‹ Le chemin de fer canadien du Pacifique: discours de Sir Charles Tupper et de Sir Hector Langevin: exposé complet de la questionChapitre 6 sur 12 · LS · texte numérisé non relu

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ment, Rien ne n'a donné plus delen même temps que celui dont LE confiance dans la solidité de notre construction a été la plus coûteuse position, l'attitude inexpugnableiJe me demande, M. le présidentà yjuenous occupons au Parlement et |quelle serait la position d'un hom: au dehors, quies ce ritiques que ce[me qui, aprèsavoir construit ur projet a rencotréesn dans la presse. navire et l’avoir entièrement équi “À Je parlerai d'abord du Citisen. Je[pé,entendrait ses armateurs lui dire vois parla critique de ce journalique comme dessin, matériaux el dont nous avions droit d'attendre de main-d'œuvre, le navire ne laisss;g une critique juste et dépouilléelrien à désirer, mais qu'il y 14% passion,que le propriétaire a ouvert|quelque chose dans la forme de li ses colonnes, non-seulement à une|yole qui ne leur convient pas el plume hostile,mais à unécrivain delqu'en conséquence ils ne pren“ mauvaise foi qui n'a pas voulu ex-|dront pasle bâtiment. Je dis donci£ poser les faits avec imparlialité de-| M. le président, que lorsque nous’ vant le pays, c’est ce qui fortifie la|nous présentons à la Chambre avecé à conviction que je possède de l’excel-lune mesure de cette importancett lence de la proposition que nous|lorsque nous occupons, relalivei soumettons au Parlement, ment à l'achèvement probable défi Si ce contrat contient des clauses |cette grande entreprise une posiéét qui puissent donner lieu à des ob-|tion sur laquelle n'auraient pue jections sur lesquelles il est néces-| compter, il y a douze mois, les gensi@e saire d'attirer l'attention du parle-|les plus confiants dans lavenir/ÿ ment et qui soient de nature à le|nous voyons ces messieurs hésiter faire condamner, était-il nécessaire |Quoique nous ayons trouvé des cafe ue la personne qui a écrit l’article |pitalistes ayant de grandes r'essour-£ du Citizen dénature entièrement, |ces à leur disposition pour pousser” à du commencement à la fin, toutes|une entreprise si essentielle ane les clauses du contrat qu'elle a|progrès du Canada, quoique le tra; commentées. Je disque rien plus|vail doive être entièrement confié que ces critiques n’a fortifié la|à l'initiative commerciale, ces mes? conviction que j'entretiens de l’ex-|sieurs faisant volte-face, malgré À ce.lence de cette mesure, qu’el-|leurs propres déclarations maintessié les viennent du Ctizen, de la part|fois enrégistrées, se plaignent desë duquel je me serais attendu àlarrangements que nous avonsésO mieux, du Free Press, dont je n’es-|eu le bonheur de pouvoir soumet##i ère pas un meilleur traitement, |tre au Parlement" in ou du Globe de Toronto. Et lors-| Sans les remarques des honoré qu’en. lisant ces journaux je m’a-|bles membres de l’opposition, . qui; perçois que toutes les critiques, |m'ont amené à croire le contraire.“ toutes les attaques sérieuses sont|j'aurais pensé que c’était un projeté bâsées sur des faitsinexacts, je suis | pour lequel je pouvais demander 38e confirmé dans l'opinion que le con-len toute confiance l'appui non-seu-i

trat est inattaquable et qu’une cri-|lement dès honorables députés qu tique impartiale et juste les amène-|soutiennent ordinairement le gouii rait à lui donner leur adhésion. vernement, mais celui des honora-# ‘ En voyant ces critiques je pense|bles messieurs de l'opposition quisÆ à la position qu’occuperait un|par leurs votes et les déclarationsi®k homme ayant accepté un contrat|les plus catégoriques de leur chef pour la construction du Greatlont accepté, pour la construction#e Eastern, énorme navire, detous les[du chemin, des conditions bien:

bâtiments du monde le plus grand.|moins favorables ‘que celles ‘qui

à el. Mais, disent ces messieurs, “ous n'aimons pas la compagnie, remarque des plus injurieuses

HR

‘our les personnes formant le syn-

{ M. MACKENZIE : Qui a dit cela ?

4 Sir CHARLES TÜUPPER : L’or-

igane des honorables députés en

fbtte ville.

#4 M. MACKENZIE : Entendez.

ous parler du Citizen ?

SR CHARLES TUPPER : Peut-

“Bopposition. Je sais que dans le “court espace de vingt-quatre heues, par un moyen quelconque, ils ous ont enlevé le Times. Je ne Suis nullement surpris, M. le présilent, que les honorables messieurs ie l'opposition repoussent avec ffhépris l'imputation que le Free iress est leur organe et l’interpréte de leurs opinions, — un journal - Qui essaie de prodiguer linsulte à des personnages occupant une hau- “2 position au Canada, aux Etatsnis et en Europe.

Ces honorables messieurs n'ai.

“ment pas la compagnie, Mais on #beut supposer qu'il s'est opéré une évolution dans leurs idées sur cetè question. Les personnes qui se ont chargées du chemin occupent “anjourd'hui vis-à-vis du pays la “position la plus forte que peuvent sénvier des capialistes engagés dans “üne entreprise de cette importance.

“#les Canadiens qui font partie du “Syndicat sont des hommes qui pos- “sedent une réputation d’habileté “Gommerciale hors ligne, le succès u’il ont obtenu en menant à bien ‘autres grandes entreprises de ééhemins de fer constitue pour nous “a meilleure garantie possible de “a manière dont il s’acquitteront Sée leurs engagements envers le ouvernement et le parlement du anada. On m'a dit que les proriétaircs du chemin de fer de

Sont contenues dans le contrat ac-[Saint-Paul, Minneapolis et Ma-

nitoba sont membres du syndicat et je suis fier d'apprendre que tel est le cas en effet ; je dis donc que s’il étaient demeurés en dehors de l'association, ils se seraient trouvés en antagonisme avec le Canada parce qu'ils sont les propriétaires d’un chemin de fer au sud de notre grand Nord-Ouest et d'immenses étendues de terre le long de la ligne.

Tous nous savons que le grand obstacle au parfait développement du Norû-Ouest, était l'absence d’un chemin de fer du Pacifique canadien, parce que notre imunigration était obligée de se faufiler pour ainsi dire à travers les territoires des Etats-Unis. Les grands efforts qui ont été faits pour attirer limmigration aux Etats-Unis et intercepter celle qui se dirigeait sur le Nord-Ouest, n’oni pas élé accomplis par le gouvernement de ce pays ou par les législatures des Etats, mais bien par les compagnies de chemins de fer qui avaient un intérêt personnel à conserver ces immigrants sur leurs propres territoires.

Nous avons annexé ainsi au Canada une partie considérable de l'Etat du Minnesota, et tout homme de bon sens se convaincra facilement qu'une compagnie qui s’est engagée à construire et à exploiter un chemin de 650 milles, de la baie du Tonnerre au Nipissingue et qui sera propriétaire de mille milles de chemin de fer, de la rivière Rouge au Nipissingue, ne peut moins faire que d’attirer par cette route et les chemins de fer du tud, grand nombre d'immigrants pour se fixer sur les terres, car c'est là la seule condition de succès de leur entreprise.

Les intérêts que possèderont ces messieurs dans le chemin de fer du Pacifique seront dix fois plus consi-

érables que ceux qu’ils ont jamais possédés dars le chemin de fer de Saint Paul, Minneapolis, et Mani-

Fi toha, et cuolle que puisse être leur|épaules pour nous en délivrer: nationalité, la signature qu'ils ont| Æt maintenant qu'il me soit per opposée au contrat donne au Ga-mis de demander à la chambre sf nada la preuve la plus évidente|pour un contrat d’une telle impor“ qu'ils n'épargneront aucun effort|tance on doit se livrer à la chicane* pour amener du trafic au chemin|à l’ergolage, comme on le ferail: de fer du Pacifique canadien. L'ho-|pour une transaction ordinaire, ar norable député semble croire qu'on|risque que ce contrat dont les négo.; ne pourra exercer sur cotte com-|ciations sont si difficiles à conduire}; pagnie le contrôle et la Surveillance lait le sort de celui de 1873 dont les’ désirables. conditions étaient bien plus avan. M. MACKENZIE. Qui a dit cela ?|tageuses que celles de ‘celui-cif Sir CHARLES TUPPER.Je crois Mais ce n’était pas un contrat; ne pas être injuste envers l'hono-|susceptible d'être rempli, car dans sable chef de l'opposition en disant] l'état où se trouvait alors le pays, bu’il a accueilli la mention quelles parties ne pouvaient réunir les: j'ai faite de la compagnie comme|capitaux nécessaires. C’est dans, il accepte habituellement une chose |cet esprit que nous abordons main qui lui est désagréable. tenant la question, et je demande à* M. BLAKE. Je ne comprends|ious les membres de cette Cham; pas parfaitement l'honorable mon-|bre inéritinctemient, si nous ne se. sieur. rions j"8 indignes de.représenter!, Sir CHARLES TUÜUPPER. Com-|le parlement du Canada, dans l’ad.” me je l'ai dit, cette compagnie se|ministration des affaires publiquesii compose de capitalistes du Ganada|si nous n'avions pas compris qu’il” et d’autres pays; ce sont des hom-|était dans les intérêts du pays deï mes de haute réputation, deslfaire un arrangement de nature à hommes dont les noms sont les/nous assurer le secours des capi-# meilleures garanties que l’on puisse taux requis et à permettre aux per-“ donner au pays, que toutes lesisonnes intéressées dans cetter entreprises dont ils se chargeront grande ‘entreprise de la mener à seront heureuses. Quant aux con |bien, comme elles le feront, j'en aix ditions du contrat, je dis sans hési-|la certitude. Ces messieurs, nous tation qu'on n'aurait pu faire un|le savons, possèdent tous les avanpius grand tort au Canada qu’en|tages que peut entraîner la disporendant les conditions de l’arran-{sition d’un capital; nous pouvons gement assez onéreuses pour que|dire sans crainte de nous tromper leur accomplissement au lieu d’êtrelque leur habileté, leur énergie, heureux entraîrnie l’insuccès. delleur connaissance parfaite de ce dois dire qu’au moment de la signa-|genre d'entreprises sont autant de ture du contrat, nous avons fait|conditions de nature à assurer La tout en notre pouvoir pour obtenir {réussite du contrat; je demanderai les meilleures conditions possibles, [donc aux honorables messieurs ce. agissant toujours sous l’impression|qu à part de cela, est désirable et, que nous devions au Canada denécessaire.

passer un contrat susceptible d’ac | J'ai parlé de la position qu’occomplissement, d'accorder à ces|cupaient ces messieurs ; je voudrais: messieurs un contrat équitable et/demander maintenant aux hono-: de leur permettre de se charger de|rables membres de lopposition si: cette grande et gigantesque entre |[le Canada pourrait espérer voi’: prise dont nous étions anxieux delexécuter ce contrat avec le succès! faire reposer le fardeau sur leursique tous nous désirons, souhaitons :

38 espérons, si nous l’avions conclu vec le corps de capitalistes le plus ' Missant que l'on puisse trouver 0 la cité de Londres ? Qu’au- ; BIONS-1OUS eu? D'abord un ingé.

eur anglais avec des idées extr a Agantes et complètement'ignorant ‘de ce qui se rallache aux travanx GE construction des chemins de fer.

dans un pays comme le nôtre, puis à suite, en dépit de l’importance ES ressources dont ils auraient pu “Hsposer, un insuccès dônt ils au Taient été cause, et bien plus la éconsidération du crédit du pays

14 nadiens, anglais, rançais 0 ou alle.

#ancds inléressés dans l’entr epri- B,on se convaincra que le Canada a é mieux partagé et que C'est une

eprise.

: On prétend que la garantie de un fpillion de piastres pour l’exécu- “ion du contrat n’est pas een forte-

ee MS Her

ee ne suffisent pas.

fuelle est mon opinion à ce sujet:

ourvu que nous ayons mené entreprise à bonne fin, moins ous demanderons de garanties, us nos intérêts seront sauve- ‘bardés. En effet, plus nous dimiuerons les ressources de la com.

pagnie, plus nous restreindrons ses Éhances de succès.

Sir CHARLES TUPPER. Ce irait aller trop loin. Je tiendrais attirer l'attention de l'honorable ef de opposition sur une entre-

ise semblable exécutée sur ce

continent, — j'entends parler du chemin de fer de l'Union Pacific.” —et à lui demander si le capita de cette compagnie était plus considérable, ou bien si la garantie qu'elle a fournie était plus élevée que ‘celle qu'on à exigée de la nôire.

En examinant comment ont été exécutées quelques-unes de ces grandes entreprises, il veria que la meilleure garantie que le gouvernement peut posséder est la confiance que les capitalistes qui se sont chargés de l'exécution du projet le mèneront à bonne fin.

«| L’honorable dépulé se convaincra -[que le contrat qui est soumis à la 1 [Ghamhre donne la meilleure garañtie de la prompte exécution des travaux. En veriu du contrat, le syndicat doit achever le chemin en dix ans,—c'est-à-dire qu'il sera terminé en juillet 1891, — et je crois devoir rappeler, M. ‘le président, quoique le chef de l'opposition ait semblé l'oublier, qu'il a pris sur li, il y a un an, d'émeitre son opinion et d’e exprimer, à ce qu'il m'a semblé, sa sympathie person- .{nelle, au sujet de la position déplorable dans laquelle se trouvaient les représentants de la province de i Québec. L'honorable député a dit “ que la province de Québec avait ‘ dépensé onze millions de piastres, ‘ dépense qu’elle pouvait difficile.

“ ment supporter, pour la cons- ‘truction d'un chemin de fer pro- ‘ vincial dans le but de s'emparer “ du trafic du Pacifique. Québec, “ditil, à étendu les bras du côté “du grand Nord-Ouest; il s’est “rendu audevant du trafic du ‘ Pacifique jusqu’en cette ville ; ‘la question est de savoir quells ‘ période de temps s’écoulera avant ‘ que cette dépense porte ses fruits.

“ Les revenus de la ligne sont ceux ‘sur lesquels comptait Québec, “c'est-à-dire qu'ils couvrent une ‘ fraction de l'intérêt des sommes

— ‘dépensées pour su cunstruclion tinais la province espérait aussi “qu’il attirerait dans ses principales villes le grand courant du ‘ commerce de l'ouest et donne- ‘érait à sa population une immense ‘“ prospérité ; mais à moins dc la “‘consiruction d'un embranche- ‘‘ment direct, ces espérances de la “ province de Québec ne seront “pas réalisées ; si la partie est ,'#tait pas construite avant l'a- “ cnevemeont de la partie ouest, il ‘espérait que tous ses habitants ‘“vivraient assez. pour jouir de

‘ses bénéfices.”

Je ne veux pas prétendre que ces remarques renferment un sarcasme, ni que l'honorable monsieur ne répandait pas de véritables larmes, lorsqu'il s'apitoyait sur le sort de la province de Québec.

Mis où sont la Nouvelle-Zcosse, le Nouveau-Brunswick et l'Ile du Prince-Edouard ; où est la’ province d’Ontario ? Comment se trouvent-ils aujourd’hui dans une position qui aurait amené le sourire sur nos lèvres si on nous l’avait prédite il yaunan. Si l’on nous avait dit, il y a un an, que dans le cours de cette session nous serions à même de conclure un contrat en vertu duquel, en 1891, toutes les villes de ces provinces auraient des communications faciles avec les territoires du Nord- Ouest du Canada, nous aurions considéré la chose comme impossible.

Est-il rien de plus essentiel à la prospérité de cette province et des villes de Test, Québec, Saint-Jean et Halifax, que d’avoir un accès facile au Nord-Ouest ?

Il est un fait acquis, c’est que cet immense pays, possédant des millions d’acres de terre fertile, rendant d’abondantes moissons à l'agriculteur, devra pendant les dix années à venir s'approvisionner aux manufactures des anciennes provinces. Il est donc d'une impor-

ré

tance vitale pour toutes les sect tions du Canada et pour le Nord:

Ouest en particulier, qu’on éta olisse le plus promptement possiblé des communications faciles, rap}, Û des et à bon marché, | J'attirerai maintenant pour quel ques instants l'attention de l Chambre sur ce que nous devons#i faire. La ligne sera commencé!

le 1er juillet prochain, à la station, de Callendar, près du lac Nipis dt singue ; les travaux seront exécuté @ff graduellement, etils seront. pousisti sés chaque année de manière à M que la section soit reliée au che min de fer du Pacifique en 1891/g Pour ce qui est du tracé, tout lé monde sait que ‘la construction dés cette ligne diminuera de.500 mille la distance entre nos grandes villes, et Winnipeg, la grande capital du Nord-Ouest. Mais en. admet tant que nous soyons obligés dei passer par le Sault Sainte-Marie, en! ; absence d’une autre ligne au nor du lac Supérieur, la distance par& le Sault à Duluth serait, de Nipisi sing au Sault Sainte-Marie 294 milles, du Sault Sainte-Marie ie Duluth 410 milles, de Duluth, vid Emerson à Winnipeg, 464 milles distance totale de la station dé Callendar à Winnipeg, 1,168 mil les. C'est là la route la plus courte que le gouvernement pouvait espéi rer construire il y a douze mois.

Aujourd’hui nous proposons ga construction d’une ligne directe iÿt devant être commencée le 1er dexé juillet prochain, et qui abrégera la distance de 111 milles. :

M. BLAKE. Nous avons ainsià 1,057 milles de Winnipeg à Souihi East Bay. y

Sir CHARLES TUPPER. Il y at 1,006 ‘milles du Nipissingue, en5tb suivant la baie du . Tonnerref jusqu'à Winnipeg si nous prenonsk le lac, soit 1,057 milles par chemin de fer ; La distance de la station de

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dllendar à Linkoping, endroit où

igne se ralliera à l’embrancheont de la baie du Tonnerre est de 5 milles, et celle de Linkoping à Winnipes, de 371 milles Ainsi jénc, la Chambre peut se convain- C1e que nous atteignons Winnipeg ér la route la plus courte possible.

le verra aussi que la distance de ‘Mbntréal à la station de Callendar t de 354 milles, tandis que la ‘détance de Toronto, par la ligne de fiavenhurst, est de 226 milles, sit 128 milles de moins que de Montréal.

Ve répondrai maintenant à queles objections qui ‘ont été présenès contre le projet. On me dit le le type du chemin estinférieur celui du ‘Union Pacific,” et "il aurait pu être préférable.

dmets volontiers qu'après avoir ussi à conclure un contrat, il it convenable d'y inclure des Hgauses sévères, mais puisque j'ai B2posé à la Chambre les conditions xquels ces capitalistes se sont gagés à construire ce chemin, spère qu’elle pensera avec moi e nous devons les traiter aussi eu que possible. Je voudrais sair qu’elle serait la position qu’asmerait le gouvernement du Cada si,après avoir offert$ 4,000,000, 1873 à la compagnie dont Sir ‘uoh Allan était le président, il geait de ces messieurs qui s’en- “édsent à faire le travail pour $78, 280,000, des conditions plus oné- “ouses que celles qui étaient stipuses dans le contrat précédent. Si honorables membres de cette ambre veulent bien consulter le jet de contrat avec la compae dont Sir Hugh Allan éiait le ésident, ils constateront qu'il rvoyait à ce que le type de la istruction et de l'équipement du min de fer du Pacifique capaa soit celui de “l’Union Pacific.” si donc, comme pourront le diles membres de cetle Chambre

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L} et les esprits impartiaux, nous ne nous sommes pas écartés de notre devoir sur cette question. Mais quel :st ce type de chemin ? Il y a une demi douzaine de chemins de fer parmi les plus importants dont les “ampes et les courbes sont plis sujettes à obj»ctions ‘que celle du rhemin de fer Union Pacific. Je crois donc qu'il n’y à guère de place ici-pour la critique. Lorsque le chemin de fer Union Pacific fut construit, le gouvernement qui lui donnait une subvention plus forte que celle que nous accordons à notre chemin, convint que le tyne du chemin de fer Baltimore et Ohio serait celui de l’Union Pacific et le chemin Baltimore et Ohio est regardé, tout le monde le sait, comme un chemin de première classe qui fait un trafic énorme. L::

chemin de fer Portland et Ogdensburg, et une demi-douzaine d’autres voies américaines ont adopté un type qui ne peut être comparé à celui que nous avons choisi. Il serait donc oiseux de ma part, de vouloir prouver à la Chambre que {e gouvernement du Canada n’aurait pas été fondé à exiger de ces messieurs, qui Consentaient à consle chemin à meilleur marché que Sir Hugh Allan, un type plus élevé que celui qui a été choisi. Mais nous avons une meilleure garantie que celle que nous-aurions pu insérer au contrat que le chemin sera d’un type excellent, c'est que ces messieufs ne construisent pas le chemin pourle faire exploiter par le gouvernement du Canada, inais qu'ils le construisent comme leur propriété, et lorsqu'il sera terminé, ils auront à trouver les moyens de conserver et d'exploiter cette voie ferrée, et tout vice de construction retomberait alors sur eux etnon sur nous. Et, M. le président, comment aurais-je pu leur poser des conditions si rigoureuses lorsqu'ils avaient entre les

. 4 e mains ma.propre déclaration—cel-

le du gouvernement du Canada--|part à dire qu'ils se proposent dé £ Prop

qu'avec toutes les ressources du pays pour nous soutenir, nons nous étions crus obligés d'abaisser le type général de laroute afin de construire une voie ferrée à bon maïché, et que l'estimation la plus basse d’une telle voie élait de 80 inillions de piastres, c’est-à-dire un montant plus considérable que cclui que nous leur accordons en argentet en terres, en comptant la valeur de celles-ci à une piastre de l’acre ? Je pense,M.le président,que je puis me dispenser de parler davantage de ce sujel. Retiendraije lonptemps la Chambre pour lui parler d’une autre objection qu'on a soulevée, relativement à la façon dont le coût du chemin aété reparti sur les différentes parties de la voie ferrée. Si les honorables députés ont suivi La description faite, il y a un an, par le premier ministre, des difficultés qu'il y aurait à surmonter entre la rivière Rouge et le pied des Montagnes-Rocheuses je pense qu'ils en arriveront à cette conclusion que le prix fixé au contrat n’est.pas exagéré. J’attire l'attention de la Chambre sur ce fait. Le gouvernement exige que le chemin entre la rivière Rouge et le pied des Montagnes-Rocheuses, soit fait au plus tôt, aussi promptement que possible. Je suis autorisé par les principaux membres du syndicat à déclarer au public qu’ils se proposent de terminer la voie ferrée jusqu’au pied des Montagnes-Rocheuses d'ici à trois ans, Si l’on croit que c’est une tâche gigantesque pour le présent syndicat de contruire 300

miles de chemin de fer, je puis di-|gent aucune injustice n’a été fai

re aux honorables députés que l’année dernière a vu quelquesuns des membres du . construire de 200 ‘à 300 mulles de chemin de fer à travers un pays

presque semblalle au nôtre. IL n'yltions que j'ai lues ce soir, et dani

syndicat|fiance, non pas le ministère actuel,

k a donc aucurre exagération de lew construire le chemin presqu'ag pied des Montagnes-Rochounses c trois ans et d'en terminer 300 mie les pendant la prochaine saisor : D

Quelle sora la conséquence de x£g BE

sera ralifié par le parlement, cc messicurs devront délier les cor dons de leur bourse et verser entr nos mains non-senlement un dépi d’un million de piastres,mais ent; rer encore un autre million pou équiper le chemin qui scra prêt 6 l'exploitation, et ce chemin serie prêt dans le courant de l’année Après avoir lu les déclarations lag

moyanties de l'honorable chef 4/88 l'ex-gouvernement, relativement aux terres et aux- difficuliéà qu'il y aura à les vendré on peut supposer avec raison que inême avec toute leur énergie et leur habilité, il leur faudréé attendre deux ou trois ans, avan de pouvoir tirer parti d’une façor

efficace, de la vente de ces terres Ces messieurs auront donc, dès lé début, à dépenser d'énormes somié mes d'argent pour équiper les sec tions terminées, payerle matérie et l'outillage nécessaires aux tra vaux pendant les trois prochaines années, et ils auront ensuite à at& tendre assez longtemps après cel pour toucher le produit de la vent te desterres. A la fin des trois an: je nées, tout cet outillage sera mis e14% œuvre sur les autres sections. Jé crois donc que plus oh. examiner cette affaire, plus on sera convainé cu que dans la répartition de l’ar

re

te, :

Ceux qui honorent de leur con:

mais le chef de l’ex-gouvernementé n’ont qu'à examiner les déclara:

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squels il estimait à $20,000 parlavions ici deux points imporille le coût de la section qui de-|lants à prendre en considéralion. it être’ construite à l’ouest de la|Le premier était de conclure pour vière Rouge, pour comprendre|le pays le marché le plus avanta- Hs avantages du nouveau plan.|geux possible ; le second était de ‘es membres du syndicat aurontine pas imposer de conditions qui bhcore à débourser un autre mil-|tout en n'étant d'aucun avantage L on, et ce sera pour nous payer lelmatériel pour le pays, auraient, ihemin construit à l’oucst de la ri-|selon toute probabilité, conduit à ‘ère Rouge et le matéricl de cons-|un désastre, quand la compagnie ‘1 uction que nous avons en cet en-|aurait placé son prospectus sur le boit, marché monélaire. Tout le monde ela posé, les honorables dépu-|comprendra que cette exemption verront que nous avons faitune|de taxes ne changera rien à la poépartition équitable du coût dujsition que nous avions lorsque ce féemin par mille. Si le syndicat/chemin était construit comme en- “Yéut que cette entreprise ne tour-|treprise du gouvernement. pas à mal, il lui faudra, dès le] Lorsque mon honorable ami cons- Sbut, dépenser beaucoup d'argent |truisait le chemin par l’agence diur faire venir des émigrants aul|recte du gouvernement,aucune taxe iys. Je regarde le plan de faire|n’aurait pu être prélevée sur ces éünstruire le chemin par une com-|terres avant qu’elles fussent utililgnie comme étant d'une impor-|sées, occupées. Aucune province, ce vitale à un certain point de|municipalité, ou corporation quel: : c’est qu’au lieu d’avoir à fai-|conque établie, ou pouvant l’être a concurrence à des compagnies | plus] tard, n’aurait pu imposer la chemins de fer pour avoir des|plus légère taxe sur £es terres avant igrants, nous verrons une gi-[qu'elles fussent vendues ou occulesque compagnie ayant desra-|pés ; mais aujourd’hui du moment fications dans les Etats-Unis, en |où il y aura vente ou occupation, nce, en Allemagne, dans leslelle seront sujettes à l'impôt. Je ne Britanniq'ies, prêtants on con-|m'’arrèterai pas à discuter la quesrs au gouvernement pour atti-|[tion de l’exemption de taxe accor- ‘vers nous des émigrants. Mais|dée au chemin, car messieurs les à forcera ces messieurs du syn-|députés n'ont qu'à jeter un coup ft à faire une dépense énorme. [d'œil sur les lois des Etats-Unis et seule chance qu’ils peuvent|celles de tous.les pays où l’on a dû &ôir d'alimenter le chemin de fer|construire des grandes lignes de Süs le construisent, sera de jeter|chemins de fer, pour se convaincre üsles fertiles vallées du Nord-lque la politique du gouvernement ist, une nombreuse population,|des Etats-Unis a toujours été d'exsitôt que possible, et par ce mo-lempter de taxes ces voies ferrées, ‘créer un trañc nécessaire à|le chemin lui-même, ses accessoibloitation du chemin. . . (res, les stations, enfin tout ce que n me dit que l’on s’objecte aus-[comprend le terme : chemin de fer. Baucoup à l’exemption de taxes} Un des juges des cours des Etatsles terres ; je n'hésite pas|Unis a déclaré que, vu que ces chetre que j'aurais préféré. ne pas|mins étaient des entreprises .natio- CIE cétte clause du contrat, danslé|nalés, des bienfaits publics, d’utili- . * but de céder aux préjugés|lé générale à la prospérité de tous, eux qui existent dans le pays|ils devraient être exempts de taxes cette question. Mais nous|d'Etat et de municipalité, Nous n’a-

vons fait qe suivre ce qui se pratique aux Etats-Unis ct ce à quoi nous étions tenus, comme l’opposition le comprendra. Quelle était notre position ? Nous demandions à ces messieurs du syndicat de venir de l’avant ct de se charger d’une tâche devant laquelle nous réculions. Je n’hésite pas à dire que, nécessaire et importante comme l’entreprise l'est, le gouvernement sentait qu’elle était colossale et tremblait lorsqu'il pensait aux frais de sa mise à exécution ct aux dépenses d'entretien et d'exploitation de la route une fois terminée. Et je demande à cette Chambre de me dire en toute sincérité si lorsque nous passions de nos épaules à celle d'une compagnie toute cette responsabilité, si elle ne pense pas que nous ne devions pas,autant que faire se pourrait,placer le syndicat dans une position aussi favorable que celle que nous occupions nous-mêmes. C'est là tout ce que nous avons fait, et comme je l'ai déjà dit, dès que les terres seront utilisées, elles seront sujettes aux taxes.

On m'a dit que lesterres de la compaguüie dite ‘ Canada Company, ” étant exemptes de taxes, 1l en est résulté beaucoup d’abus.

M. MACKENZIE. Elles n'étaient pas exemples de taxes.

M. BLAKE. La compagnie n'était qu’un propriétaire ordinaire d'une grande étendue de terres.

Sir CHARLES TUPPER. Oh!

les terres étaient en grandes sections. Alors l'affaire est de moitié moins grave.

M. BLAKE. Au contraire, ce n’en est que plus mal.

Sir CHARLES TÜUPPER. Je suppose que c’est parce qu'elles étaient exemptes de taxes. Alors nous aurons soin que ces terres ne soient pas données en grandes sections

{blocs). Nous avons prévu la diffi-

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