SÉANCE DU SOIR
Sir CHARLES TUPPER se résume ainsi: M. le président, à l’ajournement je parlais du montant que le parlement avait mis à la disposition de mon honorable ami, le chef de l’ancien gouvernement, pour la construction du chemin de fer du Pacifique cana dien, et je constate que j'ai fait une légère erreur. Je m’empresse de la rectifier, J'ai dit que la distance du Nipissing à Burrard Je dois ajouter 40 milles à cette distance en calculant le montant qu’en vertu de l'Acte de 1874, le parlement avait mis à la disposition du gouvernement pour la construction du chemin de fer, parce que, vous vous le rappelez, le gouvernement du jour avait fixé Le terminus du chemin de fer, non pas à lastation de Callender, sur le lac Nipissingue où il se trouve actuellement et où l’ancienne administration l'avait d’abord fixé, mais à quarante milles au sud de ce point. Par suite, aux termes de cet Acte, l'honorable monsieur aurait eu à dépenser, non-seulement$104,887,- 500 au plus bas chiffre, mais à faire construire aux mêmes conditions 40 milles de plus et prolonger la ligne jusqu’au terminus fixé par l’ancien gouvernement. Cela ajoutera $8400,000, en espèces, $300, 000, également en espèces, repré-
Maintenant, M. le président, j'ai démontré que le parlement avait mis à la disposition de mon houurabla «mi (sir John A Macdonald,) en 1872, la somme de $84,700,000 pour la construction de la ligne, et que le parlement avait placé $106,387,25 à la disposition du chef du gouvernement, en 1874,— somme à laquelle il faut ajouter les $1,500,000 dont je viens 4 parler. J'en viens maintenant au contrat soumis à la considération de la chambre.
Pour la section de la ligne entre Fort William et Selkirk,410 milles l’'embranchement de Pembina, 85 milles, et la section de Kamloops à Burrard Inlet, 217 milles—le tout représentant 712 milles, qui seront transférés à la compagnie lorsque la ligne sera achevée—les montants
que le gouvernement a dépensés
et devra dépenser $28,000,000.
Pour la construction de la ligne entre le lac Nipissingue et Fort William, 650 milles, et de Selkirk à Kamloops, 1,350 —2,000 en tout —le gouvernement est convenu de payer $25,000,000 d’acres de terres en outre des $28,000,000, plus une concession de 25,000,000 ce qui
représentent
représente une subvention de $93,000,000, en espèces, et de
$25,000,000 en terres, en évaluant les terres, comme je l'ai fait aux termes du contrat de 1873, et de l'acte de 1874, à un dollar l’acre.
Ainsi donc, pour construire le chemin de fer du Pacifique, le Canada dépensera $78,000,000.
Ainsi se trouve justifiée, selon moi, la déclaration que j'ai faite, au commencement de cet exposé, savoir, que ces conditions sont
sentant quatre pour cent sur $7,500| beaucoup plus avantageuses que par mille, pendant 25 ans, et $800,| toutes celles qui ont été précédem-
0OÛ en terres, à un dollar de l’acre,|ment obtenues ou
sanctionnées
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construire le 1 Pacifique, le $78,000,000.
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par le parlement pour l'exécution de cette grande entreprise.
Voici donc, en résumé, la position: contrats adjugés en 1873, $884,700,000; contrats adjugés en 1874, $104,887,500, plus $1,590,000 pour prolonger la ligne jusqu’au point où, en vertu de l’Acte, elle aurait dû commencer ; contrat de 1880, actuellement soumis à la chambre $78,000,000.
Maintenant, M. le président, permettezmoi de démontrer à la chambre qu’en prenantle contrat Foster pour base de mon calcul des dépenses qu'aurait entrainées l’Acte de 1874, si l’on avait pu exécuter les travaux dans ces conditions, l'évaluation est raisonnable, et même très basse, si l’on en croit ce que disait l'honorable chef de l'ancien gouvernement au sujet des difficultés que présen te cette section.
Voici ce que disait, à ce sujet, l'honozable monsieur, s’il faut en croire les Débats de 1873: Vu que cetle question reviendra probablement devant la chambre, je me bornerai de dire ceci: ‘“ Ce que les journaux ont publié relativement aux difficultés, de cette section, est entièrement faux. On n'a éprouvé aucune difficulté à obtenir la pente exigée par le premier contrat, savoir, 20 pieds au mille pour l4 région est, et 52?
pour la région ouest. Dans deux endroits seulement, ces pentes ont offert quelque difficulté, et les ingénieurs m'assurent qu'il est facile de les surmonter. Les exploitations faites dans le voisinage
}) immédiat de la rivière des Fran-
çais indiquent que la ligne traverse une région rocheuse, mais qui n’est pas montagneuse.” Les
déclarations de l’honorable monsieur viennent donc m'appuyer quand je dis que l'évaluation | est raisonnable.
J’attire maintenant l'attention de
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l'opposition sur une autorité relative aux clauses du contrat ; cela est peut-être nécessaire en vue de l'attitude prise par l'opposition qui, comme l’on peut s’en assurer en lisant le Globe, prétend qu'il est inutile d'évaluer à $1 le prix de l’'acre lorsque chacun sait qu’il vaut $2. Je serais fort heureux qu’on pût établir ce chiffre, mais ni le chef de l'opposition, ni le chef du gouvernement ne peuvent me contredire sur ce point. J’attire l'attention du comité sur la déclaration faite par l'honorable chef de l’opposition (M. Blake) lorsque nous discutions le contrat Foster et que je me hasardai à fixer le prix des terres à $2 l'acre. C'éteit en 1875, et l'honorable monsieur trouvera des observations à Ja page 571 des Débats de Za chambre des communes. larlant de moi, l'honorable monsieur s’exprimait ainsi :
# Nous le trouvons mettant une valeur à lui sur la subvention en terres, Nous le trouvons exagérant d’autres détails et arrivant ainsi à un total que la chambre, je crois, ne trouvera pas exact. Si je comprends bien les chifires, les frais de construction de l’embranchemeut aboutissant à ‘a baie Georgienne serépartiraient comme suit: Subvention, 510,000 par mille, $850,000 ; garantie de 4 pour cent d'intérêt sur $7,500, pendant vingt ans, lequel équivaut, me dit-on, une fois capitalisé, à $4,000 en espèces, par mille, soit un montant de $340,900, ce qui porte à $1,190,000 le montant que le pays devra dépenser pour la ;construction de l’embranchement de la baie Georgienne. Relativement à la subvention de 20,009 acres de terres par mille, l'honorable député de Cumberland évalue ces terres à $? l’acre.
Je ne crois pas que la chambre accepte ce calcul, Je crois que si l'honorable député propose que l'on entre en négociations avec l'entrepreneur pour lui reprendre ces terres, on letrouvera prêt à s'en défaire à un prix beaucoup moindre que celui que fixe l'évaluation. C’est un calcul entièrement absurde de dire que ces terres valent $2 l’acre pour le pays. Ce serait, selon moi, fixer un prix élevé que de les évaluer à 81 l’acre, et même en acceptant cette évaluation, l'embranchement de
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la baie Georgienne coûterait $2,899,000 en espèces et en terres.”
Le chef du gouvernemeutdu jour exprima son opinion à ce sujet. Mon irès-honorable ami fit observer ; “Vous allezcéder50,000,600 d'acres de terres.” M. Mackenzie répondit :
‘ Oui, mais je ne les évalue pas à $5 l’acre ; je voudrais pouvoir dire qu'elles valent 81 l'acre. Mais] quelle que puisse ètre leur valeur, | je pense que j'exprime l'opinion] du comité en disant que nous réaliserons tout ce que l'on pourra en retirer au-dessus d'un dollar l’acre, et je crois que ce dernier prix sera de beaucoup dépassé, non pas tant que ces lerres seront dans leur état actuel, mais à la suite de la construction du chemin de fer du Pacifique.”
En 1879, l'honorable monsieur disait :
“Je ne vois pas pourquoi LRongrabis monsieur attend un revenu plus considérable de la vente des terres, parce qu'il est absolument indispensable de céder les terres gratuitement aux colons, si nous voulons les attirer, L'honorable monsieur s'imagine-t-il que les colons se randront au Nord-Ouest et y achèteront des terres à $2 l'acre, quand, aux Etats-Unis, on offre gratuitement des millions d’acres de terres.”
Sir JOHN Très-bien !
Sir CHARLES TUPPER. Si nous ne pouvons pas les porter à 82