A. MACDONALD
[ D« l’acre nous arriverons à ce résultat par l'intermédiaire de la compaguie qui va coustruire la ligne et pa. les dépenses qui assureront sa construction. L'honorable mon-
sieur ajoutait :
“Si donc nous voulons coloniser cette région, il faut nous résigner à dépenser des sommes considérables pour aider les colons à s’y rendre, et leur céder gratuitement des terres quand ils seront arrivés.
Si l'honorable monsieur réalisait son attente d'obtenir $? par acre pour ces 100,- 000,000, je lui avouerai que je suis tout-àfait dans l'erreur à ce sujet.”
Sir JUHN A. MACDONALD.
Très bien!
Sir CHARLES TUPPER. Voilà pour la valeur des terres. Je parlerai maintenant du coût de l’entreprise. J'ai évalué les terres à $l l'acre, mais je supposerai, pour me metfre d'accord avec les idées des honorables messieurs de la gauche, qu'elles atteindront la valeur de $1.50 l’acre, nous verrons
lalors où nous en sommes avec les
honorables messieurs, et jusqu'à quel point se vérifiera la déclaration que j'ai faite en commençant ce débat,savoir,q'e les conditions auxquelles nous demandons actuellement à la Chambre d'assurer la construction et le fonctionnement du chemin de fer du Pacifique canadien,son! b'aucoup plus avan tageuses que celles qui ont été jusqu'à présent soumises à la considération de cette Ghambre et de La population du Canada,
Si l’on évalue les ‘erres à l'acre, le contrat de 1873, basé sur l’otfre de la compagnie Allan pour la construction du chemin de fer du Pacifique canadien, aurait été adjugé moyennant $112,050,000.
Mais je continue. Appliquant le mème principe à l'acte de 1874, on verra que $1324857,900 avaient été mis à la disposition de mon honorable ami pour la construction de la ligne.
Mais en évaluant les
SI
terres
à la chambre ? Il serait de 890, 500,000. Si nous poussions Île le calcul jusqu’au bout, comme le le demande le Globe, et je crois
qne ce journal n’a pas tort si nous à;
supposons qu'une fois la’ ligne construite ces terres vaudront $2 l'acre, quelle comparaison pourrons-nous établir entre les diverses propositions antérieurement soumises au parlement et sanction-
nées, etla proposition que nous$
venons de soumettre ?
La première proposition, celle de
a | $1.50 l’acre, quel serait le montant | du contrat que nous avons soumis
UPPER. Voilà les terres. de it du coût de valué les terres upposerai, pour avec les idées ossieurs de la atteindront la re, nous verrons mes avec les urs, et jusqu à jera la déclaracommençant ce ;, conditions auxndons actuellere d'assurer la fanctionnement r du Pacifique coup plus avan ; qui ont été Jusises à la consli- ‘hambre et de La 1ida.
les ‘erres à $l e 1873, basé sur ignie Allan pour chemin de fer dien, aurait été nt $112,050,000.
Appliquant ie acte de 1874, on 857,500 avaient position de mon ur la construc-
ant les terres à | serait le montant lé
bus avons SOUMIS
Il serait de $90, |
s poussions Île 1 bout, comme le Fobe, et je Crois a pas tort si nous e fois la’ ligne brres vaudront 8?
mparaison pourentre les diverses srieurement sounent et sancltionosition que nous titre ?
oposition, celle de
1873, mettait à la disposition du|travaux ont raisonnablement droit chef de l’ancien gouvernement|de recevoir, Le 12 mai 1874, M. pour $139,400,000 de terres. Le|Mackenzie disait : montant placé à la disposition de] «ho ce point, en se dirigeant vers l’ancien gouvernement, en 1874,|j'ouest, il n'existe évidemment aucun en évaluant les terres à $2 l’âcre|moyen de communication rapide, si ce était de 8160,827,500, pour Les 2,-[Bt que roi fre a sion da 7e ol Q FPE ” S Ds ,® mn: milles. La PRopsr ion actuelle, 000,000, et partant du point que M. Fledans laquelle on évalue les terres|ning considère comme le poiut central à 82 l’âcre, atteint un total de 103,-|des Montagnes Rocheuses, en se dirigeant 000,000 seulement, on moins que|vers l'est, la ligne qu'il faudra construire le montant mis à la disposition delet relier à la tète de la navigation, coûtera l’ancienne administration, par le pique $100,000,000 ou quelque - ! chose d'approchant.
parlement, pour la construction du chemin de fer du Pacifique cana-| Telle est l'évaluation du chef de dien, en évaluant les terres à $1/|l’ancienne administration,alors mil'âcre. nistre des travaux publics. (Cette Je crois que cet exposé devrait|évaluation fut soumise au parleêtre assez satisfaisant pour tous les|ment, sur l'autorité des ingénieurs léputés qui veulent établir une jus-|[du département, qui avaient mis à te comparaison entre les proposi-|le dresser tout leur jugement et ions antérieures et la proposition |toate leur expérience; et cette évaictuelle. Je citerai une autorité à|luation porte à $100,000,000 les e sujet, parce que cet applaudisse-|frais de construction de la ligne nent moqueur de l'honorable dé-|qui reliera le lac Supérieur, à la uté de Lambton indique qu’il n’est| Baie du Tonnerre, avec l'océan Paas satisfait; 1! semble croire que|cifique. Or, la proposition actuelle
Me n'ai point maintenu la positioniassure la construction de toute la Œue j'ai prise et douter que les pro-|ligne dans dix ans, moyennant Positions aujourd'hui soumises au|$78,000,000, en donnant aux terres
arlement soient beaucoup plus|la valeur que les honorables mesvantageuses qu'aucune autre pro-|sieurs de la gauche ont fixée euxbosition antérieurement soumise!mêmes., On aurait pu supposer t approuvée. que l'honorable député de Lamb- Je vais donc expliquer aux hono-|ton, frappé d'horreur en présence ables messieurs de la gauche—et|de cette évaluation de $100,000,000 cela sur bonne autorité—ce que|pour la section mentionnée de la Coûteront les travaux que l’on valligne, aurait abandonné le projet, ntreprendre, et j'espère qu'ils se-|comme dépassant lesressources du ont obligés d'accepter cette éva-|Canada. Mais en qualité de preuation. Je vais citer leurs propres|mier ministre, ayant toutes les reséclarations, leurs propres opi-|ponsabilitésde cette haute position, ions, et je crois être à même delil ne voulut pas manquer à son derouver, d’après l'opinion du chef|voir et fit la déclaration suivante, du ministre des finances de l’an-| relativement à la section de la Coienne administration, que les frais/lombie anglaise qui devait coûter e construction sont tels que tout|$35,000,000 : “ Nous nous propoomme intelligent peut accepter|sons de commencer les travaux, es propositions comme éminem-|sitôt que les explorations seront bent avantageuses aux intérêts du|terminées.”” Il proposa aussi de ys, et ne dépassant pas le mon-|dépenser $100,000,008, s’il était né. ant que les entrepreneurs de ces!cessaire, pour relier le lac Supé-
pue
rieur aux ports du Pacifique.
chef de l'ancienne administration s'exprimäit ainsi :
“ Nous avouons franchement avoir échoué dans la tentative de donner aux terres une valeur fictive, afin d'engager les capitalistes anglais à se charger de la construction de la ligne ; mais nous admettons, avec la même franchise, la nécéssité de construire la ligne à l’aide de subventions directes en espèces, ou d'un système combiné «le subventions en esyèces ou en terres.”
L'honorable monsieur a bravement rempli son devoir et n’a pas voulu se soustraire aux onéreuses responsabilités que lui imposait sa position, Il ajoutait :
“ Nous proposons d’abord de payer, par mille, une somme fixe de $10,000, et, en second lieu, d'accorder, comme l’ancien gouvernement, une concéssion de 20,000 acres de terre dont je parlerai tout à l’heure, puis d'inviter les compétiteurs à indiquer le montant sur lequel ils exigent la garantie de 4 pour cent, afin de leur fournir, ainsi la somme qu'ils pourront juger nécessaire pour construire la ligne. Bien des personnes pensent que $10,000 par mille et 20,000 acres de terres, en supposant qu'elles réalisent $1 l’acre, ne sufliront pas pour la cons. ::
tion. ette somme serait amplement suffisante pour construire certaines parties de Ja ligne, mais non point pour la construire d’une extrémité à l’autre. J'ignore et nous n’Avons aucun moyen d'évaluer les frais probables de la construction, par mille, si ce n’est en consultant notre propre expérience et celle de nos voisins, Le chemin de fer Intercolonia!
coûtera environ $49,000 par mille, bien qu'il traverse, en général, une région fort
avantageuse, que toutes les localités qui,
se trouvent sur son parcours soient d’un accès très facile, et qu'on ait pu se procurer les constructions en fer et les lisses à une époque où le prix du fer avait considérablement baissé. Le chemin de fer
Leltrouve plus près des nroducteurs d'appro-
visionnements qu'aucune autre section de la ligne, si ce n'est celle qui se trouve immédiatement sur les bords du lac, Je ne parlerai pas du Pacilique Central, parce que les frais de construction de cette ligne ont été si énormes, elles ont donné lieu à des spécu'ations si extraordinaires, qu'on ne saurait aller chercher là des termes de comparaison, Mais jugeant d'après ce qu'au coûté la construction de nos propres chemins de fer, nous n'avons aucane raison de supposer que l’on puisse construire cette ligne d’une extrémité à l'autre, à moins de $60,000 par mille, ou même plusieurs millions de dollars en outre. Naturellement, certaines sections dépasserent de beaucoup ce chiffre, mais sur toutes les sections situées à l’est des Montagnes Rocheuses, cette somme devra couvrir approximativement les dépenses. Or, M, l'Orateur, nous proposons de donner aux compagnies $10,000 par mille, plus 4 pour cént d'intérèt sur la somme qu'elles fixe-# ront dans leurs soumissions, et la somme ainsi désignée nous servira à déterminer quelle est la soumission la plus basse; l'octroi des terres sera de 20,000 acres dans tous les cas, J'ai déjà d.t que le pays aurait à supporter les frais de cette entreprise, qu'ils devront être payés par la population du pays. Il est partaitement inutile de supposer que pou le moment, et d'ici à quelque temps, on puisse regar‘"" la ligne comme entreprise purement ous “ma partiellement commerciale, Je ne de. en effet, que la compagnie qui construira .. ligne puisse en retirer desk avantages d'ici à bien des années, et j'exprime librement mes vues à ce sujet, persuadé que le seul moyen de conduire honnêtement les affaires du pays, est de toujou’s formuler à leur sujet, des opinionsk franches et honnètes.” £
Lette évaluation, qui n'est pas nov velle, me semble, dans tous se:
détails, la plus franche, la plu honnète que l'honorable monsieur ait jamais faite. Il ajoute :
‘M. l'Orateur. nous désirons que le
du Pacifique du Nord a coûté, jusqu'au honorables messieurs qui ont assumé cetl point où il est rendu, c’est-à-dire à la ri- responsabilité, nous démontrent comment vière Rouge, 547,000 ou $48,000 par mille, lil est possible de construire un chemin di d’après les livres de la compagnie. Or, M.12,500 milles de parcours, dans un pay l'Orateur, sur presque tout son parcours, |dont la population n'est que de quatr cette'ligne traverse une région de prairies, |[millions, et qui, sur presque tout son par aisément accessible, où l’on trouve tous|cours, traverse une région presque inha les matériaux, el qui est aussi avantageuse|bitée, tandis que sur une partie encor: qu'aucune autre partie de nos territoires, [plus considérable de ce même parcours
avec cet avantage, en outre, qu’elle se'la région est très accidentée.”
ms
te d
oducteurs d'approune autre section de celle qui se trouve >s bords du lac. de cilique Central, parce ruction de cette ligne lles ont donné lieu à xtraordinaires, qu'on cher là des termes de geant d'après ce qu'a de nos propres cheavons aucine raison n puisse construire trémité à l'autre, à mille, ou mème plullars en outre. Natusections dépasserent e, mais sur toutes les st des Montagnes Ro- » devra couvrir appropenses. Or, M. l'Ura- } de donner aux com- * mille, plus 4 pour , somme qu'elles fixenissions, et la somme servira à déterminer ssion la plus basse; era de 20,000 acres ai déjà dt que le pays s frais de cette entreêtre payés par la poest parfaitement inue pou le moment, et JS, On puisse regar"" treprise purement on commerciale, Je ne que la compagnie qui puisse en retirer desk on des années, et j'exs vues à ce sujet, peroyen de con‘duire hous du pays, est de touur sujet, des opinionsk CHU
Je suis heureux que di qu vs soit|la grande responsabilité de fournir venue où, en réponse à l'honorable! tout l'argent nécessaire à la consmonsieur, nous pouvons lui mon-|truetion.
trer comment on peut exécuter! «8: vous ajoutez, continue-t-il, six pour cette gigantesque entreprise, à des|cent aux obligations actuelles du pays, conditions tellement avantageuses|vous aurez. outre nos charges annuelles,
que les personnes les plus'confian-|$i* millions de dollars, somme qui, ajoutée
t , à ns obligâtions antérieures, donnera tes n'auraient pu se les figurer. |isue millions de dollars que vous aurez “Je crois, continue l'honorable mon-
à payer chaque année, sans pouvoir en sieur, que quiconque entreprendra la cons-| appliquer un centime aux travaux publics truction de la ligne et quelque soit l'épo-
ordinaires du pays.” que de son achèvement, les frais de cons-| C’est prendre une attitude assez truction devront, nécessairement, êtra sol-
étrange, mais qui se recommandait dés par la population du pays. Nous savons, | : ? Fo : M. l'Orateur, que les obligations qui nous|* tous les auditeurs de l'honorable seront imposées pour la construction de la| Monsieur. Il continue : + ligne n'expirent pas avec son achèvement."” Sn mg pre dans quelles
0 à : . conditions 8e trouve la ligne, en supposant
Je prie l'honorable monsieul de que nous soyons capables de ronlte les ne pas oublier, maintenant qu’illobligations contractées par les honorables siége sur les banquettes de l’oppo-| messieurs le la gauche ; supposons encore sition, que nous aurions cru qu’il|que nous construisions la ligne en sept manquait à son devoir, si, “’ant re Ponte done ni OS DES
* + : . ae . SUR ET 14! e B 2 ministre, iln eut pas signalé à la! vois pas d'inconvénient, il sera impossichambre le fait qu’à l'achèvement! ble que les recettes de la ligne couvrent de la ligne, les obligations du pays ne seront pas acquittées, mais ne
les dépenses tant que la population de ce territoire ne s'élèvera pas à trois millions,
feront que commencer. Il conti-
nua :
M. Fleming évalue ces frais à huit millions “Supposons que la construction n’exige
de doilars L vaée, somme à laquelle il faudra ajouter, chaque année, les frais de que le montant minimum de $100,000,000 indiqué par M. Fieming, vous aurez une
renouvellement de la voie, En outre, les personnes qui font autorité dans les questions de chemins de fer, assurent que conassez bonne idée du prix que coûtera fina- sidérant les difficultés du climat et avec lement cette construction au pays. Même en doublant la dette du pays, vous ne parviendrez pas à emprunter la somme
un mouvement ordinaire, la voie (c’est-ànécessaire pour construire la ligne, payer
dire les traverses et les lisses) doït êtge renouvelée tous les huit ou dix ans, en
les frais d'administration et la dette, enfin
tous les frais qu'entrainera cette cons-
moyenne. Nul doute que les lisses d’acier truction.”
ne devront pas être renouvelées aussi sou- Pendant la dernière session, l'ho-
vent, mais j'igaere jusqu'à quel point.” D'abord, nous aurions eu à payer norable monsieur nous a vivement signalé le fait que si le gouverne-
8160,000,000 pour construire la liment construisait la ligne et s’en-
gne ; en second lieu, 88,600,000 annuellement pour la faire fonc-
gageait envers le pays er le monde
financier à dépenser cent millions
ion, qui n’est pas nble, dans tous se franche, la plu onorable monsieut Il ajoute :
nous désirons que les rs qui ont assumé cell:
s démontrent comment nstruire un chemin di rcours, dans un pay:
, n’est que de quat”i * presque tout son par région presque inha sur une partie encort de ce même parcours ccidentée.”
tionner, sans tenir compte des recettes que produira ie trafic, et, troisièmement, nous aurions à re-
de dollars pour cette construction,|nouveler les lisses et les traverses nous ne devrions pas être étonnés|tous les huit ans, à moins que nous si le prix de l’argent augmente sur/ne fassions usage de lisses d’acier. tous les marchés du monde. Tel est le riant tableau que l’hono- “ Vous ne pourrez pas, ajoute-t-il, em-[rable monsieur a tracé lui-même, [prunter le montant requis à moins de six| pour l’information de la chambre pour cent.” et du pays. Et maintenant il hé- Cette déclaration n'est pas extra-|site à voter 878,000,000 pour assuvagante, certainement, en vue de|rer à perpétuité la construction et
l'exploitation de la ligne. Lorsque l'honorable monsieur en arriva à ce noint, je résolus de lui faire cette question : ‘ Combien durent, selon vous, les lisses ordinaires ?” L'honorable monsieur répondit :
“ De huit à dix ans. Telle est, du moins, l'opinion de M. Walter Shanlv, que l’on croit compétent en pareilles matières, Supposant donc que le chemin fût achevé, nous auriens, outre le paiement des intérôts sur le capital, à fournir, pour l’exploitation du chemin de fer, une somme au moins égale à ce montant, ou six millions par année pour maintenir la ligne en bon état.”
Il n’y a pas plus d’un an, mon honorable ami, le chef de l’opposition, après avoir acquis toute l’expérience et s'être procuré tous les renseignements nécessaires, pendant les cinq années d’administration de l'honorable député de Lambton, voulut bien communiquer à la chambre son opinion sur les frais de construction de la ligne, et les obligations dont nous aurions à nous charger. Avant que l’honorable monsieur refüse de ratifier
ce contrat—ce qu'il n’est peut-être pas à mème de refuser en sa qualité d'homme public, je désire lui rappeler l’évaluation dont il nous
fit part il y a un an. On la trouve à la page 1458 des Débaus :
“En outre, pour avoir un trafic sans transhbordement, il faut un chemin de première classe, ef lorsque rous aurons épuisé tout ce que l'honorable ministre se propose de dépenser, n’oublions*nas que nous n'aurons point un chemin defer du Pacifique. mais un chemin de fer de colonisation.”
Cela est vrai, et l'honorable monsieur ne faisait que sou devoir en signalant à la chambre, qu’en entreprenant ce travail gigantesque, si nous réduisions les dépenses au minimum, nous n'arriverions à construire qu’un chemin de colonisation. Mais que dit-il encore ?
‘# Suivant l’ancien mode de construction cetle section centrale coûterait,en y comprenant :es autres items que j'ai mentione nés,un pea plus de $42,500,000,abstraction
faite des deux tronçons à chaque extrémité, Or, que coûteront ces deux tronçons? Le tronçon de l'ouest, entre Edmonton et Burrard Injét, coûterait, comme je l’ai dit, $45,000,000 ; et Celui de l’est, isntre Je fort William et je Nipissingue, d’une longueur de 659 ziiies, coûterait, d’après l'évaluation du député de Lambton, $32,500 000, Ainsi, les deux tronçons estimés à $77,000,000, et la section centrale, avec les frais déjà encourus, S42.- 500,000 formeraient un total de 8120:
Et pourtant l'honorable monsieur est étonué, effrayé, et manifeste les plus graves alarmes, à la vue du projet déposé sur le bureau de la !
chambre, pour assurer moyennant | $78,000,000, la construction de cette ligne qui, au prix minimum, devrait coûter $120,000,000, sans tenir compte de la valeur que l’honorable monsieur veut bien attribuer aux terres. :
L'honorabie monsieur a dit ensuile qu’en outre des dépenses énor- à mes dont il a été question, 11 fallait M considérer les frais ‘d’expioitation.
que M, Fleming évaluait à huit millions, et que mon honorable # ami porte à $6,750,000 par année, pour toute la ligne, ou 84,500,000 | par année, du Fort William au Pacifique. Naturellement pour contrebalancer cette somme, il fallait k tenir compte des recettes qui, sur certaines sections, ég'liseraient peut-être les dépenses ; mais il croit qu’au début, sinon pour longtemps, Ë la ligne serait exploitée à perte. Je È sais que cet honorable monsieur a | le plus grand respect pour M. Fleming, et j'espère qu’en soumettant les observations qu’une mesure aussi importante exige, dans l’intérêt du public, l'honorable monsieur ne perdra pas de vue la position!
qu'il prit, il y a douze mois, en critiquant nos propositions.
Relativement aux frais de cons-B truction je citerai une opinion plus précieuse que celle de l'honorable chef de l'opposition. Personne n'ap-| précie peut-être plus que moi, l’ha-
1, à chaque extrént ces deux tronl'ouest, entre Edt, coûterait, comme ; et Celui de l’est, et je Nipissingue, 0 zuilies, coûterait, : député de Lamb- , les deux tronçons f ,et la section cenéjà encourus, $12,in total de S120;,°
orable monsieur et manifeste les es, à la vue du le bureau de la !
urer moyennant | struction de cette x minimum, de- | 000,000, sans tevaleur que l’hoveut bicn attri-
bileté de l'honorable monsieur com-|trat n’a pas été mis à exécution, ce me avocat; son grand jugement|qui confirme bien l'opinion qu'il lorsqu'il étudie impartialement delexprimait relativement à ce que
grandes questions, qui méritent |coûteraient les travaux. Il ajoutait:
cette étude—et celle-ci est certai- “ Nous avons, sur quelques milles, une nement du nombre--mais l'a-t-il quantité de 3,000 verges cubes de terre à étudiée ainsi. Quoi qu’il en soit, je enlever, toutes les rampes sont raides ;
RES À: ns = : leur degré de déclivité est de cinquantee ré- Ra: AS vals cller une opinion que Jj appré trois pieds, La moyenne des excavations
cie plus que celie de l'honorable est de 16,000 verges cubes par mille, Nous chef de l'opposition, l'opinion d’un javons à enlever en tout 1,600,000 verges homme qui, pendant cinq ans, cora-|de terre, travail qui au plus bas prix des me chef du gouvernement de notre [autres chemins, disons une moyenne de
z : 4 : . |vingt-cinq centins, coûterait $400,000... pays, 4 étudié celte quesion, en “ C'est là le coût exact des travaux de
connait tous les détails; je Vais|terrassement seulement: il ne reste rien
parler de l'honorable chef de l’an-| pour les ponts, traverses, rails, clôtures, et cienne administration. Après un an autres items, see 00 von 00.606000 060000000088 d'expérience comme chef de l’op- se pde la fin de Fe ne SE
it A DE cent milles jusqu’à Battleford, nous posLon al AU AUmeeS comme PrE- |avons 277 farine Lu obstacles sur cette mier ministre, il a voulu donner partie, ne sont pas plus considérables que à la chambre une évaluation des/sur le reste de la ligne. Il y a des ponts frais dont il s’agit, et J'avoue avec |formidables, mais la ligne est plus éloi-
® franchise, que je ne suis aucune- gnée pour le transport des rails. J'établis
nsieur a dit enes dépenses énoruestion, 1l fallait s ‘d’expivitation.
évaluait à huit
mon honorable
0,000 par année, e, ou $4,500,000 ort William au lement pour consomme, il fallait À recettes qui, sur s, égnliseraient ses ; mais il croit
rable monsieur a
ect pour M. Fle-
u’en soumettant
qu'une mesure
xige, dans l'inté-
oraple monsi®ur
vue la position!
buze mois, en Cri-
itions.
ux frais de cons-
une opinion plus
le de l'honorable
n. Personne n’ap-| us que moi, l’ha-
ises paroles :
pour longtemps, & loitée à perte. Je &
prix de cette section à #$21,000 par verge.
J'appelle l'attention de l’honor1- Je vais me servir de l'exposé dis ingé- ble ne ae ire ques PAS mn nieurs eux-mêmes, quant à la nature des qui à . ral au montant que nous travaux sur les diffléremes sections, de[aurons à payer, en vertu de ce Fort William à S:Ilkirk, et reporter ail-{contrat, pour la section centrale.
ment disposé à meltre en douie !a la valeur de son jugement. Voici
N leurs les chiffres sur lesquels on base cet| Comme je l'ai déjà dit, ces opinions
exposé, Soixante-dix milles sont repré- que mon honorable collègue s'est
sentés comme difliciles, 226 comme del 4. à ee difficulté moyenne, et 114 comme faciles :|l0rMées, après une longue expé-
et afin d'en arriver aux 818,000,900 quelrience, sur le prix le plus bas les ingénieurs ont calculés, il Jaudrait auquel pourrait revonir la consporter à 875,000 par milleles .0 milles dif-|truction du chemin, méritent la ticiles, à $39,000 les 226 de difliculté moy-| jus sérieuse considération. enne et 520,000 les 114 faciles, soit, avec M MACKERZIE. V " ' le prix du matériel roulant, évalué à 51,- demeures eu DR 1 éd 656,000, un total de $18,000,000. pas accordé beaucoup d’attention “ De Selkirk à Battleford, les 112 pre-[il y a un an. age sl DA ar Cr rss Sir CHARLES TUPPER. L'hoel, avec 1es 1ISSeS, cCidlures, eic., on peu AU in 5 Ï 1A er € n les porter à $14,000 par mille, ou 53,000 et ible Po dit LR 8 ; vs de moins que l’embranchement de Pem- PAR AOCOTAN SAN RRGQUR GATEAU bina. J'ai caleulé les 100 milles suivants|il Y à un an, muis en les envisasur les données fournies par M. Marcus|geant au point de vue des événeit et je ne + in nas Ea rera sur! ments qui se sont produits depuis, cétt: jection, obt ñ 1ne inclinaison quil; suis prêt à admettre aw’il va vermit de construire à raison de $2 J D y 8: À et À né mille ire à raison de SP0OO RS and fond de vérité dans veut-être jeté beaucoup de lumière su UOTE x APCE er à elord ; ( S or PA pq rar ve dv et fa ingénieurs disent qu'il y a treize milles entreprises aujugees. onoraDle |très difficiles q're j'évaiue à 860.000 par monsieur sait très-bien que ce con-{mille, c'est-à-dire #10.000 de moins que
| et
les travaux les plus Cifficiles à l’est de Selkirk,
J'espère que s1 l'honorable député critique le montant que ncas nous proposons de dépenser sur la section centrale, il n’oubliera pas qu’il couvre‘la construction des 13 milles qu'il évaluait à $60,000 par mille, $10,000 de moins que pour les travaux difficiles à l’est de Selkirk. Il ajoute :
“ Quarante-neuf autres milles de la ligne sont classés comme modérément difficiles et je les évalue à 39,000 par mille ; soixante-dix milles très moderés à 525,000, el quatre-vingt-dix-huit milles faciles à £20,000 par mille ; ce qui fait pour cette Ar Ans une moyenne de $27,000 par mue.
L’honorable député dit que nous avons construit la ligne de Pembina à Selkirk ; sa longueur est de 85 milles. Elle traverse la prairie, une région des plus favorables ; il dit que le montant de l'estimation que J'ai demandée l’an dernier pour l'embranehement de Pembina, était de $1,750,000, mais elle devait être appliquée à des travaux plus considérables, celle que je présente maintenant pour la construction de l'embranchement de Pembina, car, ainsi que les honorables députés pourront s’en rendre compte, les dépenses élevées qu'il y avait à faire sur cet embranchement pour usines, matériel roulant, etc., incomberont à la compagnie, l’estimation se trouve donc ainsi réduite à 81,500,000.
M.MACKENZIE, Veuillez nous exposer ces réductions en détail.
Sir CHARLES TUPPER. Tout ce que je puis dire, c'est que j'ai accepté l'estimation de l'ingénieur, en portant au compte du chemin ce qui était juste, c’est-a-dire le coût des travaux de construction et de mise en opération. Le coût de l’'embranchement de Pembina »
été éval.5 à 1,750,000, Nous le
réduisons maintenant de $250,000, | l'opposition fixée d’après torttes ve car ainsi qué je viens de le äire,linformations qu'il a recueiilies 4
les dépenses que nous aurions ew à faire immédiatement sur cette section sont, en vertu du £ontrat, .
à la charge du syndicat. Comme la Chambre ne l’ignore pas, l'estimation que j'ai soumise r’an dernier pour l'embranchement dePembina, que l'honorable député a trouvée trop basse, était de plus de 825,000 par mille ; cette ligne traverse un pays entièrement plat ; elle ne demande pas de ponts dispendieux, elle ne traverse pas de marais difficiles à dessécher ; en un mot cette section ne comprend que des prairies. D’après l'estimation qui a été déposée sur le bureau de la Chambre, l’embranchement de Pembina aura coûté 817,270 par mille, lorsqu'il aura été livré au syndicat. [L’honorable monsieur continue :
“ Ainsi donc, y compris le subside de 51,400,000 au Canada Central $100,000 pour le pont de Seikirk, 8300,000 pour les trevaux d'art sur un parcours de 1,946 milles, le coût total du chemin à l'ouest du lac Supérieur sera de £89,002,000,
Telle est son opinion. J'ai cité M l'opinion de l’honorable chef de: !
l'opposition à l'effet que cette en- # treprise pour laquelle nous avons | accordé un contrat, exige du parlement un crédit de $28,000,000, D'après l'estimation présentée il y a un an par le chef de l'opposition, le & chemin devait coûter $120,000,000 %# et une estimation plus réduite reposant sur des calculs plus sérieux, soumise par l'honorable député,qui est de tous les membres siégeant à la gauche de ia Chambre le plus apte à juger la question, établit que l’entreprise coûtera au pays une somme de $89,902,000, Il nè s'agit pas d’une question Ce terre ; nous nous occupons de l'estimation la plus basse de l'argent qui devra sortir du trésor du Canada et l’es-
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Pt que cette en- &
la question était, en chiffres ronds, | avait ai une différence d'environ
de $90,000,000. Mais j'ai tort ; je fais à l'honorable député une grande injustice.
5 M. BLAKE. L'estimation que J'ai donnée est celle de l'honorable député de Lambton.
Sir CHARLES TUPPER. Je le sais bien, je pensais que c'était bien celle de l'honorable député de Lambton, ce qui donne encore plus
ide force à mes arguments. Je
n'essaierai même pas de montrer qu'il y a une divergence d'opinion Sentre les honorables messieurs. Je onstate que leurs calculs n’ont ue peu différé entre eux. J’allais Babar dormer cette section du nord
Mi il: * nérieur, mais l'honorable + 2
@iér . .. ambton ramène la ques-
Atiou et montre qu’à l’ouest du lac supérieur, de la baie du Tonnerre ù Pacifique, nous ne pouvons con- Ætruire la ligne à moins de $89.000,- ÆU00. C'est là sa plus basse estima- Miou. Voyons maintenant ce qu’il dHit à propos du chemin de fer, à la #lète du lac Supérieur :
‘ “ Tendis que de Fort William au Nipis- Ssingue, environ 650 milles, à $50,000 Pur mille, donneraient $32,500,000 ou un total] e $121,500,000, De sorte que ces messieurs reusent d'acept:r un défi dont le Hésultat servit © r: rer que leur Opinion dif x + une grande uestion pui Après mûre onsidération, ex : avoir pesé la esponsabilité qu:l; assumaient jils présentaient à la chambre des alculs qui ne soient pas sages, juicieux et exacts, sur lesquels la population de ce pays pourrait sûement bâser son opinion, ces deux nessieurs ont admis il y a un an ue pour c”'struire le chemin de r du P&iurne, avec de l'argent mprunté €: 1° but et dépensé à @etie fin, le & ::4 exact de l’entre-
Ni
mn
rise du lac Nipissingue à Port- @oody, Burrard Inlet, serait de #120,006,000 à $121,000,000. IL n’y
un million et demi entre leurs cal-
culs :,
“On observera que si j'applique les chiffres tel que je les ai a ppliqués, c'est-àdire en calculant la dépense à l'ouest de la rivière Rouge telle qu’elle s’est produite du lac Supérieur à Selkirk, il sera m possible d’avoir la même qualité de
hemins quant aux pentes, courbes et constructions, pour des prix moindres que ceux que j'ai évalués, Je suis certain de ne pas me tromper dans ces chiffres et il
se ra impossible de construire un chemin
de fer; on ne fera qu'un tramway.”
Ce montant est de $884,000,000 et il ne permettra d'avoir qu’un tramway ; pour avoir un chemin de fer véritablement digne de porter ce nom, il faudrait dépenser $121,000,000, c’est là le ehiffre donné par l'honorable monsieur. Il continue ainsi :
« L'honorable ministre des chemins de fer pense qu’il est indifférent que nous ayons des pentes difliciles ou faciles à l'ouest de Winnipeg. Il pense que je trafic n’en sera pas aflecté. Je vois que l'ingénieur-en-chef, avec la prudence qui le distingue, s'est soigneusement abstenu de parler de ce chemin comme faisant partie du Pacifique, Il en parle comme d’un chemin de fer de colonisation et ce n’est pas autre chose, L'honorable ministre des chemins de fer doit mériter des éloges, ou doit porter le blâme pour ce nouveau plan qui consiste à transformer un chemin de fer en une ligne qui sera impropre au gros trafic.”
Je suis reconnaissant des petites faveurs, et j2 suis disposé à assumer le crédit ou le blâme d’avoir franchement déclaré à la Chambre que mon intention n'était pas de construire un chemin de fer de premier ordre, mais un chernin à aussi bon marché que possible, pour aider à la colonisation. J'ai fourni à la Chambre les estimations des deux honorables députés siégeant, lun à droite, l’autre à gauche de l’ex-ministre des finances, et je croirais manquer à mon devoir envers la Chambre, si je ne lui montrais que cet honorable monsieur, lui-même, ne considère
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