MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS
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M. LANGEVIN. Monsieur le pré |res à la construction de cette ligne, sident, je ne puis prendre la parolejsuivant l'ancien projet, épuisassent sur la question que le comité étudieltellement nos ressources que nous ne en ce momeni, sans ressentir Le prids|pourrions plus, pendant bien des ande la responsabilité dont je suisinées, entreprendre d’autres travaux chargé, surtout lorsque j'ai à répon-|de quelqu’importance. dre au discours de l’honorable député] - Elle doit aussi son importance au de Durham-Quest (M. Blake). Gettelfait que des personnes d’une haute question du cheïnin de fer du Pacifi-position, honorables et riches, sont que est une des plus importantes, ,et/venues dire au gouvernement: ‘ Nous
cut-être la plus importante qui puisse|sommes prêts à endosser la respon-
tre soumise à cette Chambre, lafsabilité du gouvernement, età cons-
lus importante peut-être dont leltruire ce chemin de fer ; bien plus, Parisment ait jamais été saisi. Elle/nous nous engageons à l'exploiter à doit son importance au fait que, de |perpétuité, aux conditions que nous puis dix ans, le parlement la discute ;| venons vous proposer.” au fait que la construction du che! Ces conditions, un message de Son min de fer aura les plus graves con-[Excellence le gouverneur-général les séquences, et, Je crois aussi, les piusia soumises au parlement, etelles font heureuses conséquences pour le pays.|ie sujet de la présente discussion. Elle la doit encore à la subvention! Maï: avant d'entrer dans l’examen énorrne en argent eten terres qui doitides détails, permettez-moi, en quelaider cette entreprise. Elle la doitiques mots, de vous ramener à l'époau fait que, bien que l’on ait deman:-|que où ce'te gigantesque entreprise à dé des soumissions, il y a quelquesipris naissance, et de vous montrer ce années, on n'en a reçu aucune, etiqui a êié fait depuis ce temps-là jusaujourd’hui enfin, nous trouvons des|qu’à aujourd’hui. capitalistes ässez hardis pour entre Il y a dix ans, lors de l'annexion à prendre la construction de cestra-la Confédération canadienne de la vaux. M. le président, le parlement/Colombie anglai:e, ic traité intervenu et la population elle-même étaientlentre cette province et le Canada pleins d’anxiété à leur sujet, car ils/contenait ia cond'tion qu’un ctemin Craignaient que les sommes nécessai-Ide fer du Pacifique serait corstruit,
artant des côtes de l'océan Paci. Avant cette époque, l'honorable déque, traversant tout Je continent etlputé qui était alors chef du gouverse reliant au système des chemins denement de l'opposition, je veux dire fer canadiens. Gette convention all’honorable député de Lambton, avait été soumise au parlement, qui l’a dis-demandé des soumissions pour une cutée ; après mûre délibération, lelpartie de la section de la Colombie traité fut ratifié, et Le Colombie ASE, dent qui est actuellement donnée laise fut admise à faire partie de lalà l’entreprise. Londres, à certaines conditions,| Voilà quelle était la situation de la à la condition, entr'autres, que celquestion du chesnin de fer dun Pacichemin de fer fût construit. ne lorsque nous sommes revenus vie : ’ En 1872-73, ie gouvernement de sir 57 Apr bol à 11 octobre bé vs : ST, près avoir examiné l1 question avec John A. Macdonald fit adopter par le D ARNE % , parlement une loi pourvoyant à la la plus grande atten on, nous restàconstruction de ce chemin de fer, aul 25 COnvaincus qu'il etait nécessaire moyen d’une subvention de $830,000,-/€ faire disparaître la solution de 000 et de 50.000.000 d’acres de lue continuité qui existait entre les deux 1 a ces . “tronçons de la haie du Tonnerre et Un certain nomore de personnes pas-|}, LÀ Riviore-R ris sèrent uu contrat avec le gouverne- tal seedienyie: xt Bee avec ment pour cette construction ; mais la partie intermédiaire. Autrement, wavant ou merer à bonne fin leurgl0US ne pouvions tirer aucun revenu ÿ L p f 8 "4. lou autre avantage du chemin de fer négociations, elles dûrent demander ve rh? E la résiliation dut contrat. en voie de construction. En conséquence. mon honorable ami, le mi- Lorsque lhonorable député delnistre des chemins de fer, après s’être Lambton fut parvenu au pouvoir, illassuré [e l’assentiment du gouveressaya, avec ses collègues, de trouver/neur-général, demanda des soumis- a ag gr en shggs 45 leisions pour ee construction de cette chemin de fer du Pacifique. Ils es-lpartie du chemin. A part la conssayèrent de le construire avec de l’ar- Dugtion de ces 185 milles, nous avons gent, des terres et une garantie. Ilsicru qu'il était de notre devoir envers demandèrent des soumissions pen-[la Colombie anglaise, devoir qu’en dant longtemps—aucüne ne vint, oulhonneur nous me tenus de remplir, dont ce parlemenÿiait été inforimé.lde voir à ce que les travaux de cons- Ils en conclurent,d’accord avec le par-|truction fâssent commencés sans lement qui les soutenait, que le seul\perte de temps, dans cette province. moyen de le construire était de le|Nous avons donc demandé des soufaire aux frais du gouvernement, delmissions pour la construction des manière, toutefois, à ne pas trop aug-lquatres sections qui vont de Yale au menter le poids des impôts que lelterminus à l'ouest. Des soumissions pays ere supporter. . tron CPE A RREE à les contrats furent cons furent commencés par l’honora-|passés. C'est là le programme dont ble député, lun ne de . baielnous avons demandé la sanction au du Tonnerre et allant vers l’ouest,|parlement à la dernière session. l'autre partant de! Winnipeg et se di: d Cependant, quoique le pays fût regeant vers l’est, laissant entre euxlavec nous, quoiqu'une grande majoun vide de 185 milles, qui devait êtrelrité des membres de cette Chambre Pop sd : nn deux so ait sanction we se vof ny puit È urent données entreprise, et lesiserait puéril de nier l'anxiété qui rétravaux étaient en voie de construc |gnait asie le pays, comme daté le tion lorsque le second gouvernementiparlement, en songeant à l'avenir. de l'honorable sir John A. Macdonald|Cette anxiété avait pour cause l'imreprit le pouvoir. possibilité où nous étions de dire avec
q e ne rêt bie dé] tru ter ploi gen d’ex terc pers min gnai
cer ce condit per le est p les vac Jourd’h que ce Majorit L’anr lorsque bre le ré l’année l'opposi 6 S'il d'affaire la même IMpossi tées, d’er sation d n'avons nécessair sommes d’accom la constni min de la donc la m timent na qu'il soit, Pas perm
* sites
pr OR = e le dé- quelque certitude combien ce chemin peut-êt uver- fe
re même pas à Prendre la part e 1er allait nous coûter » Personne dire
à laquelle il à droit" dans ja direction De pouvait dire positivement Où s’ar-|des à aires de la grande famille des avait rêtait notre TéSpOnsabilité, ni com. nations? Est.ce onC le moyen de une bien de millions il nous faudrait nous inspirer l'esprit d'union et de mbie débourser non-seulement pour Cons-[fraternité, de aire de nous un peuple nnée truire le chemin, Mais pour lexploi-luni et heureux ? Vous arriverez peutter et le maintenir en bon état d’ex lêtre à satisfaire partiellement les de la ploitation à perpétuité. Bien des|12,000 habitants de Ja Colombie an- Paci- Sens, se rappelant les cinq années|a aise, mais ce ne sera Que parce que en us d'exploitation du chemin de fer In-|votre action est leur Cause et leur 1878. tercolonial, n’osaient envisager Ja 8arantie que vons aChèverez cette avec Perspective de l'exploitation du che gigantesque entreprise en rninant le restâ- min de fer du aCifique. Ils Crai-|/penple de tout le pays.” ssaire &naient que les frais d'exploitation Je regrette que l’honorabie député, on de ne laissâssent un déficit Capablelà époque où nous Sommes, ait souledeux d'embarrasser sérieusement nos}vé la question de la faible Opulation re et finances pendant des années et des de la Colombie anglaise. Qu'elle eut 1isant années. 10,000 ou 12 006 habitants, cela ne ment, Le gouvernement a été frappé de faisait rien à l'affaire » CE Qui était en venu celte anxiété, I] s’est efforcé de selquestion C'était une grande entreprise de fer Mettre à l'unisson du sentiment POpu-lfaite pour une grande nation et un consé- laire, et d’apaiser les craintes que tout grand peuple, e mi- le monde ressentait. I] assayé de pla! I] est vrai que la Colombie anglaise s'être cer cette grande entreprise dans des|n’est qu’une province ; mais cette pro- )uver- Conditions qui Pussent être aCCeptées|vince sera habitée dans Quelques anju mis- ar le parlement et par le peuple. [nées Par une population considérable: > cette C'est Pour cela qu’il a Mûri, pendant celte population sera Composée de cons- les Vacances, le plan qu'il soumet au. Canadiens COmine nous, et formera avons Jourd’hui au parlement, et J'espèrelpartie de la gr: 2nvers
ande nation que ce plan sera sanctionné qu’en
par lald Majorité de cette Chambre.
F qui gran- s l'a Comme Îles autr
res ont grandi. Si j TOUS jetons les yeux sur nos voisins, li.
mplir, L'année dernière, M. le président, [de l'autre côté de la frontière qui 1 cons- lorsque nous AVONS soumis à la Cham- n'étaient que 4,000,006 lorsqu'ils se E sans bre le résultat de no travaux pendant SOnt séparés de l'Angleterre et ui 1 F3 vince. l’année précédente, le chef actuel delsont maintenant près de 20,000,000, it 8 SOu- ‘opposition nous répondit : NOUS n'avons aucune raison de dé- ti »n des * S'il est vrai, comme Votre chargé sespérer, nous n'avons aucune raison é ale au d’affaires en Angleterre l’a dit danslde craindre que, avec la même éner. LE issions la même circonstance, qu’il Nous estigie et la même détermination, avec # furent impossible, avec nos ressources limi-lun climat aussi favorabie que celui ÿ > dont tées, d'entreprendre seuls la coloni. d'aucun autre PAYS, Nous ne puis- : ion au sation du Nord-Ouest, Parce que nouslsions augmenter notre Population $ a. n'avons ni les hommes ni l'argentlaussi rapidement que les Etats Unis. k, LYS fût nécessaire ; si cela est vrai, dis-je, nous L’honorable député disait ensuite : ma)]o- sommes encore bien moins en étatl Tel est le Prograinme téméraire, ambre d'accomplir cette tâche impossible : inconséquent, Vaclllant et impratica. 4 ne, il la construction de la section du che-lble du Ministère.” quiré- À min de la Colombie anglaise. Est-ce Ayant ainsi defini notre politique, lans le Onc la manière de développer le sen. il continue : avenir. i
à timent national, si pauvre et si faible e . qu'il soit, chez un pe re ave
* Demande-t on quel est Pas permis d’aspir
uple à qui il n’estlJo vais le dire, er, qui n’aspire
le mien ?
Rendre libres les
venu en fai.
ources naturelles du re
sant disparaître les obstacles qui en/le sort en est jeté. Mais pour réaliser arrêtent le cours. Ouvrir des avenues|ces deux objets, pour avoir une chanau commerce légitime en abaissant|ce de faire davantage par la suite, là les droits qui les obstruent ; délivrerldoivent se borner ses entreprises. le peuple aussitôt que possible desQu’il mette toute son énergie à ce énormes taxes qui l’oppriment.” grand travail, qu’il y emploie toutes On pourrait croire que l’honorable|nos ressources disponibles ; mais qu’il député avait oublié les cinq années|diffère la construction dans l’ouest ; de pouvoir dont ses arnis avaient joui,let, en agissant comme s’il n’était guiet l’augmentation continue, annéeldé que par de vaines imaginations, par année, des taxes de tout genrelqu'’il ne s'expose pas à ruiner notre quialla jusqu’à cinq millions pour|pays.” une seule année ; qu’il avait oublié] J'espère bien qu'il ne le ruinera que, malgré tout cela, ses amis avaient|pas, et c’est précisément pour éviter clos leur dernier exercice avec un|la ruine que nous avons élaboré ce déficit de huit millions. plan ; c’est pour dissiper les appré- L’honorable député poursuit : hensions du peuple et du parlement, ‘ Revenir à un tarif modéré, le seullque nous venons le soumettre à la applicable dans les circonstances oùlsanction de la Chambre. Lorsque nous sommes ; insérer dans ce tarifinous irons aux voix, j'espère que nos des clauses qui donnent à nos indus-honorables adversaires pourront se tries nationales quelques-uns des|convaincre que nous avons parfaiteavantages de la soi-disant protection ;|ment compris le sentiment du parlepar un système bien élaboré d’éco ment, et que ce gigantesque projet nomie et de réduction, appliqué àfsera sanctionné par une grande matoutes branches du service public.ljorité des membres de cette Chambre. contribuer à rétablir l'équilibre entre| Voilà donc ce que l'honorable chef le revenu et les dépenses, tout en al-\de l'opposition nous répondait l’année légeant le fardeau qui pèse sur les|dernière ; voyons maintenant ce qu’il épaules du peuple.” nous dit cette année. Le contrat sti- Pourquoi n’ont-ils pas fait tout celalpule en faveur du syndicat une subeux-mêmes pendant les cinq ans qu’ils|vention de $25,000,000 en argent et ont eu le pouvoir, et lorsqu'ils avaientide 25,000,000 d'acres de terres, valant l’occasion de mettre en pratique leurs|à peu près $1 l’acre. Il faut ajouter magnifiques théories ? à ces deux sommes le coût des sec- “ Mais si le ministère ne prenditions achevées ou en voie de consaucun de ces moyens, s'il persisteltruction, que nous pouvons estimer dans sa course effrénée, qu’il montrelà $28,000,000. La somme totale que de la sagesse, du moins, à cet égard ;|le pays aura déboursée pour l’achès’il préfère la témérité à la prudence,|vement du Pacifique sera de $53,000,s’il se refuse à comprendre que notrel000, et si vous y ajoutez la vaieur des position est grave, qu’il n’oublie pasiterres à $1, vous avez en tout $878.que notre avenir est sérieusement|000,000, compromis, qu’il exige que nous M. BLAKE. Vraiment ! soyons prudents aujourd’hui. . Quele! M. LANGEVIN. Je ne sais pas si ministère achève la ligne iusqu’à lal’honorable député vaut dire que les Rivière-Rouge.” terres sont mises à trop bas prix ; car Elle sera achevée d'ici à dix-huitinous aurions alors à examinersi nous mois. se devons les évaluer plus cher ou non; ‘Qu'il construise la section des|nous ne ferons pas comme lui : nous rairies à mesure que la colonisation|n’appliquerons pas cetie évaluation à ’exigera ; pour cela, qu’il risque quel-[un seul contrat, mais aux contrats que chose, puisque, comme je l’ai dit,ides honorables députés de la gauche,
mais
ses r etc.
qu'ur de fei M.
ces q Contr:
autan M.
puté démor évalud plan q avait a fatigu devan | chiffre montré discuta fer, ac] nemen sera e
l'année e qu'il trat stine subgent et valant ajouter les seCcon£estimer ale que l’achè- 553,000, leur des ut 878.
is pas Si que les rix ; Car rsi nous où non; i: nous uation à contrats gauche,
aussi bien qu’à ceux du gouverne-lcoûtera que $78,000,000. Avec le ment actuel. / contrat de 1873, il nous aurait coûté Avec notre système, nous aurons|$84,000,000, et avec le plan,de nos tout le chemin de fer du Pacifiquelhonorables adversaires, si nous placomplètement achevé pour 878,000,-|çons à $1 la valeur de l’acre, il aurait 000, et nous aurons la garantie quelcoûté $104,000,000. la compagnie qui est sur le point! M. BLAKE. Très bien. d’être constituée l’exploitera à per-| M. LANGEVIN. Si mon honoraétuité. Si nous estimons à 81 l’acre|ble ami de la gauche veut dire, par es terres promises par le contrat delson interruption, que le prix de $1 1873, nous aurions, en y ajoutant laln’est pas suffisant, prenons $1.50, et subvention en espèces, de $830,000,000,/nous aurons le résultat suivant: Le un total de $80,000,000, plus, je sup-lcontrat de 1873. aurait coûté $112.pose, les frais d’études qui sont de|000,000 ; les contrats de 1874 auraient $4,000,000 en tout, $84,000,000. coûté $132,000,000, tandis que le con- M. BLAKE. Pourquoi ne pas lesitrat actuel ne représenterait que inclure aussi dans la coût du contrat|$90,000,006. De sorte que, en met-
actuel ? tant le prix des terres à $1.50, nous
M. LANGEVIN. La somme deléconomisons $32,000,000 sur le prix 828,000.000 que nous donnonsidu contrat de 1873, et $42,000,000 sur comme prix des sections construitesicelui du système des
par nous, comprend une partie de ces| députés de la gauche. frais d’étuües. Peut-être l'honorable député trou- M. BLAKE. Pourquoi pas tout ?|ve-t-il que $1.50 n’est pas assez,et peut- M. LANGEVIN. Mon honorablelêtre préfère-t-il 82. J'espère bien que ami (sir Charles Tupper) l’a dit l’autrelnous pourrons vendre nos terres à 82 jour : on n’a pas le droit d'imputerlet même à $4ouà:5. Mais si les toute cette somme au chemin de fer.|honorables Aéputés se lancent dans car elle a été dépensée non-seulement|un calcul de ce genre, ils ne doivent pour les études du chemin de fer,|pas oublier que ce prix de $2, $4 ou mais pour explorer le pays, découvrirl$5 doit s'appliquer non-seulement ses richesses, Le diviser en townships,laux terres données par ce Contrat, etc. Je ne puis donc en inclure|mais aussi à celles que les houorables qu'une partie dans le coût du chemin|députés de la gauche auraient donde fer. nées aux entrepreneurs, etaux 5,000,- M. BLAKE. Mais vous aviezinclu|000 d’acres qui sont retenus pour ces quatre millions dans le prix dulgarantie de l'exploitation du chemin contrat Allan. Vous devriez en fairelde fer.
autant aujourd'hui. L'honorable député (M. Blake) a eu M. L NGEVIN. L'honorable dé |bien garde de parler de ces 5,000,000 puté me permettra de continuer maljen faisant ses calculs aux prix de 84 démonstration, et d'appliquer cettelet 85 pour les terres données au synévaluation d’une piastre l’acre auldicat. S'il veut dire que nous donplan que le gouvernement précédentinons une somme trop considérable avait adopté en 1874 Je ne veux paslaux entrepreneurs, en leur concédant fatiguer la Chambre en faisant défiler|ces terres, il ne devrait pas cacher que devant elle de longues colonnes delnous avons une excellente garantie chiffres ; je me contenterai de lui dé jen retenant les 5,000,000 d’acres qu’il montrer que, par le contrat que nous/évalue à $5 l’acre. discutons actuellement, le chemin de, UNE VOIX. Ces terres nous apfer, achevé, en bon état de fonction-|partiennent.
nement, et avec cette condition qu'il! M. LANGEVIN. Ces terres nous
honorables
sera exploité à perpétuité, ne nouslappartiennent, c’est vrai, mais les
* autres terres nous resteront aussi.lde force en dix minutes, mais nous Non-seulement nous aurons le che-len attendons encore l'exécution. Ses min de fer comme garantie de laldiscours sont énergiques etéloquents, bonne foi de ces messieurs, mais nouslet quoique nous ne soyons pas deson aurons en outre l’excellente garantielavis, nous avons toujours plaisir à d’un cinquième de leurs terres qui[l’entendre ; maïs son dernier discours restera en notre possession. n’a pas sensiblement différé des pré-
Evaluons le tout à $2 l’acre ; lelcédents, au point de vue de la loncontrat de 1873 aurait dû coûter $139, Igueur. 000,000 ;-les honorables députés de! Il prétendait en dix minutes réponla gauche auraient dépensé $8160,000,-|dre à tous les arguments du ministre 000, tandis que le contrat actuel n’at-|des chemins de fer. teindrait que $103,000,000. La diffé. M. BLAKE. J'ai dit que je ne prenrence en faveur du contrat actuel estidrais que dix minutes pour répondre de $26,000,000, en le comparant aulaux arguments qu’il : exposés dans contrat de 1873, et de $57,000,000 silles deux premières heures et demie \ on le compare au projet de 1874. de son discours. à Nos honorables adversaires, lors! M. LANGEVIN. L’honorable dé. [ qu'ils parlent .de la convention delputé ajoute une demi-heure aux 1871, devraient se rappeler qu’ils l’ontideux heures dont j'avais parlé. Il reconnue eux-mêmes comme le traitéldisait donc qu’il allait répondre en qui nous lie à la Colombie anglaise.dix minutes aux arguments de mon Le chef actuel de l'opposition dit/honorable ami. Qu'en est-il résulté ? # que nous n'avons pas le droit de dé.|L’honorable député a parlé pendant chirer ce traité ; que ses amis eux-[une heure et demie au moins pour mêmes ont dû l'accepter avec toutes/répondre à ce discours de deux heu ses conséquences et en tirer le meil-{res et demie, et je ne crois pas qu’il leur parti possible. Ils o: . eu le pou-|soit sorti vainqueur de la discussion. voir pendant cinq aus et ils ont fait! Sir ALBERT 1. SMITH. A gauche, leur possible pour construire le che |nous sommes d’un avis différent. min de fer. Ils n’y oni pas réussi ; nou:| M.LANGEVIN. L’honorable ch:f avons aussi essayé , sans plus de suc |de l’opposition n’a répondu ni aux cès ; mais j'espère que la conventiorjarguments ni à l’exposé historique que nous avons faite avec ces hommes |du ministre des chemins de fer. . La riches, capables et honorables, avec|partie historique surtout semblait lui toutes les garanties que le contrat/répugner. Il pensait évidemment ne nous donne, nous permettra de k|pas être en mesure de combattre construire sans augmenter trop con [mon honorable ami sur la question sidérablement le fardeau dont le pays|historique ; les anciens systèmes et les est chargé. transactions auxquelles ils ont donné Mon honorable ami, le ministrellieu ne lui semblaient pas un terrain des chemins de fer, nous a démontré |propice pour livrer le combat. Aussi, l’autre jour, par des faitset des chif |n’a-t-il pas répondu aux arguments ; fres, lorsqu'il nous a expliqué sonlil s’est contenté d'examiner certains projet, que le chemin de fer ne coû-|détails du projet. Il a raillé mon terait, en argent et en terres, que la/honorable ami, il a raillé ses argusomme de $78,000,000. L’honorable|ments, il s’est moqué du projet qu’il chef de l'opposition a répondu à celala traité en commençant comme une qu’il ne lui faudrait que dix minutes|plaisanterie ; mais l'honorable minisour réduire à néant le discours éla-|tre des chemins de fer est sorti vainboré de deux heures de mon hono:-|queur de la discussion. rable ami. Le chef de l'opposition] L’honorable député, en terminant peut bien parler d'accomplir ce tour/son discours, a dit que par cette ira
que j qu'elles
mense entreprisenousallionssacrifier| M. BLAKE. Il mesemble que la l'honneur du pays. pratique invariable du Parlement est
M. BLAKE. Voici ce que j'ai dit : l'accepter pour vraie toute déclaration Lorsque vous étiez précédemment auld'un honorable député. J'ai répété pouvoir, vous avez sacrifié l’honneur|2e que j'ai dit. Le rapport officiel, du pays ; aujourd’hui, ce sont les|{ue je n’ai pas corrigé, me donne intérêts du pays que vous sacrifiez nes 4 est Re Laye
M. LANGEVIN. ’honorable ministre s en rapporte : don à l'honorable PE LE ses souvenirs plutôt qu'à ma déclara-
our la seconde fois, nous a!lions sa [On et au rapport officiel. Léfler l'honneur HP ièye Hons sa M. LANGEVIN. Je ne m'en rap-
* sorte pas à ma mémoire plutôt qu'à M. BLAKE. Je nai pas dit cela. | A pt de honorable député. M. LANGEVIN. C'est peut être wi | l'ai déjà dit que j'avais pris note de dapsus linguæ. Mais j'ai entendu ce qu: |:e8 paroles aussitôt qu'elles ont été l'honorable député a dit, et j'ai pri:| rononcées. note deses paroles. Naturellement M. BLAKE. Vous avez mal entens’il ne veut pas s’en tenir à ses paroles.| lu. comme ji a déjà dit ailleurs qu’il ne| M. LANGEVIN. L’honorable déhere pas être lié à propos delputé dit qu'il n’a pas prononcé ces ‘évaluation des terres par aucunelparoles. Je dois accepter sa déclaraopinion qu’il aurait précédemmentition. Mais comme j'en ai pris note exprimée ; sl ne veut pas s’en wnir|aussitôt que je les ai entendues, j'ai
à ses paroles... iù mal entendre, et j’accerte la recti- . M. BLAKE. Je m'en tiens à ce que |fication. j'ai dit. Pouvons nous être surpris, M. le
M. LANGEVIN. Je n'insisterai| président, de voir les honorables dépas à ce qu’il accepte la responsabilité |putés de la gauche s’opposer à cette des paroles qu’il a pu prononcer dans|mesure qui assure la construction du la chaleur de la discussion. Il en! :hemin d’un bout à l’autre, des côtes était, je crois, à la fin de son discours,|iu Pacifique à notre système de cheet il a peut être oublié qu’il traitait mins de fer, puisque, à toutes les épocette grande entreprise de cette sin | jues, ils se sont opposés à tous les
ulière façon. Dan- tous les cas, M.|zrands projets que notre parti a soue président, ce projet nous met à|mis au SEMemént, et que le parlemême de travailler à l’agrandisse |ment a adoptés à une grande majoment de notre pays, à l’affermisse | -ité ?
ment de nos institutions. Nous vou-| 1ls ont fait la guerre au Grandlons établir sur des bases solides ces] lronc et à l'Intercolonial. La Chambelles institutions dont nous jouis:ons|bre se rappelle qu’ils prétendaienit depuis des. années. Nous voulons|jue l’Intercolonial allait ruiner le qu’elles descendent à nos enfants etlpays. ‘“ Vingt millions de piastres,” aux enfants de nos enfants comme/s'écriaient-ils. ‘ Et encore si vous notre plus précieux héritage. Mais|le mettiez sur la frontière des Etatsl’honorable député prétend—non, je Unis !” Voilà comment ils ont acm'arrête, puisqu'il a retiré le mot lsueilli le projet de lIntercolonial.
M. BLAKE. Quel mot ? Que l’ho-\Nous n'avons pas été du même avis; ñorable député lise le rapport officiel,|le pays, le parlement n'ont pas pensé et il verra qu’il est dans l'erreur. comme eux. Ne disaient:ils pas que
M. LANGEVIN. Le rapport ofli-Les recettes de l’Intercolonial ne sufliciel peut être différent; mais je répètelraient pas à payer la graisse pour les que jai pris note de ses paroles, parce|roues des chars ? Et cependant, mon qu’elles m'ont paru étranges. honorable ami, le ministre des chs-
pe
mins defer,nousadit,l’autre jour,que,|$88,000,000, tandis que cette année d’après toutes les apparences, les re-lelles étaient réduites, après correccettes de l’Intercolonial et du cheminltion, à $78,000,000 J de fer de l’île couvriraient bientôt les|de quoi 11 peut se plaindre. dépenses. à BLAKE. J'ai dit que j'en étais ls ont aussi fait la guerre à la po-[enchanté. litique nationale. Ils ne pouvaient! M. LANGEVIN. Je suis heureux admettre cette politique. Depuis desique l'honorable député en soit enannées, pendant qu’ils étaient au pou-|chanté; car je ne pouvais comprendre voir, nous leur demandions de proté-lqu’il eût quelque objection à faire à ger nos industries et nos manufac-|l’évaluation réduite de mon honotures. Ils faisaient la sourde oreille.lrgble ami (sir Charles Tupper). J’au- Ils nous disaient: “* Vous n'êteslrais été plus disposé à penser qu'il qu’une petite minorité—{et nous|accepterait cette évaluation.et à croire avions peine, parfois, à nous faire en-lque le peuple en serait enchanté ; car, tendre}—vous ne représentez pas lelau lieu de $88,000,000, nous n’avons pays. Nous savons ce qu’il veut mieux|plus à débourser que $78,000,000. Si, que vous. Il demande le libre-échan |par exemple, l'honorable ministre des e.” chemins de fer avait dit, l’année der- Les élections de septembre 1878lnière que le chemin de fer allait ont montré qui avait raison; lelcoûter $78,000,000, et s'il était peuple nous à donné le pouvoir etlvenu nous dire, cette année, qu’il nous lui avons donné la politiquelfallait $88,000,000, c’est-à dire $10,nationale. Comment nos adversaires|000,000 de plus, j'aurais compris l’ont-ils reçue ? Ne s’y sont-ils pasiqu'on s’en plaignit, et je suis persuaopposés de toutes leurs forces ?|dé que mon honorable ami le minis- Croyez-vous, M. le président, que siltre des finances aurait, lui aussi, été le chemin de fer du Pacifique était/désappointé de voir les dépenses augconfié à leurs tendres soins, il seraitimenter de $10,000,000. Mais c’est terminé avant trente ans ? tout le contraire qui arrive. Mon Le chemin de fer du Pacifique seralhonorable ami le ministre des checonstruit comparativement en peu delmins de fer a pu réduire les dépenses, temps, parce qu’il est nécessaire aulet voici comment : il a examiné le pays, non-seulement à cause du traitélsujet avec plus d'attention, et avec qui nous lie vis-à-vis de la Colombieltoutes les données devant lui, il a été anglaise, mais à cause de notre situa [plus à même de juger du coût défition au nord des Etats-Unis; cettelnitif. L'’honorable député a admis situation exige que nous ayons des/lui même que nous recevons chaque communicat ns directes et non in jour des informations plus précises terrompues à ec toutes les parties delsur la richesse et la fertilité du pays, la Confédération. et que nous sommes aussi plus à mé- J'arrive, M. le président, aux objec-|me de les estimer à leur juste valeur. tions spécifiques développées par! L'honorable chef de l'opposition, lhororable chef de l'opposition, enlqui, l’année dernière, raillait nos réponse au discours de mon honora-|calculs et prétendait que ces terres ble ami, le ministre des chemins delne valaient pas $1 l’acre, vient nous fer, et à l'encontre de notre projet. (dire aujourd'hui qu’elles valent $4 et Il a commencé par faire remarquer|$5. La population augmentée, dit-il, que les évaluations soumises au par-[change notre position et nous permet lement variaient considérablement ;|de vendre nos terres à un prix plus que les prévisions de l’année der [élevé. Si l'honorable député peut nière pour la construction et l’é-lainsi changer d'opinion d’une année quipement du chemin étaient delà l’autre, pourquoi l’honorable mi-
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sition, t nos terres nous t $4 et dit-il, permet plus peut année le mi-
nistre n'aurait-il gas le même avan-|joints à ceux du gouvernement, nous tage ? pourquoi, après trois ou six|pouvons nous attendre à voir un coumois d’études, après révision et cor-rant énorme d'immigration se diriger rection des évaluations, ne peut-il pasivers le Nord-Ouest. La population les réduire ? augmentera, les revenus du pays Pendant que je suis sur ce sujet, augmenteront ; car toute personne . le président, permettez-moi de de |qui vient s’établir en ce pays paie au mander à la Chambre et au peupleltrésor sa part de droits sur les marà qui nous devons cette augmentation|chandises importées qu’elle conde population dans le Nord-Ouest ?|somme.
Est-elle due à la politique des hono4 Plus les colons qui viendront s’érables députés de l'opposition ? Est-|tablir seront nombreux, ou sur les elle due Ê leurs efforts? La Chambrelterres de la compagnie ou sur celles n’a pas oublié le discours que l’hono-|du gouvernement, plus grands seront rable député a prononcé, l’année der-|les revenus du pays. S'ils prennent nière, sur cette question; on n’a pas|des terres de la compagnie, ils augoublié comment il dépréciait notrelmenteront la valeur de celles du pays, et comment il vantait les Etats-gouvernement, qui leur seront voisi- Unis. Etait-ce le moyen d’engagerfnes; s’ils s'établissent sur nos terres, les colons à venir chez nous ? Était-|le prix de ces terres entrera dans la ce ouvrir la route à l’immigration|caisse publique, et nous remboursera pour l’attirer sur nos terres? Je neldes vingt-cinq millions de piastres crois pas. Prenons le texte mêmelque nous sommes obligés de donner du discours de l'honorable député,là la compagnie. puisqu'il n’a rien à retirer, puisqu’il| Il y a encore, M. le président, d’aune rétracte rien de ce qu’il a dit Pan-Îtres raisons pour que ce flot d’imminée dernière. Peut-on s’étonnerlgration se dirige vers notre pays. de qu'une reproduction de ce discours,|n’ai pas oublié les discours éloquents ornée à la première page d’une ma prononcés par lord Dufferin pendant guifique photographie du chef de ne était gouverneur-général du l'opposition, ait été distribuée par mil-(Canada. Ces discours non-seulement liers sur toute la surface de l’Europelsont des chefs-d'œuvre d’éloquence, par les agents de compagnies améri-|mais ils montrent notre pays à son caines de chemins de fer ? véritable point de vue. Ils ont été Non, M. le président, ce n’est pas|lobjet d’une attention spéciale de la anx honorables députés de l'opposi-[part du public, à cause de leur mérite tion que nous devons cet accroisse-Ilittéraire, à cause des faits qu’ils conment de noire population du Nord-[tiennent, et à cause de la position du Ouest. Le gouvernement dont je fais/noble lord qui les a prononcés ; ils ne partie a réuni tous ses efforts pour y|peuvent manquer d’avoir une grande parvenir, et je ne doute pas que, si ce[influence pour attirer les immigrants discours n'avait pas fait le tour üulvers le Nord-Ouest. monde, si l’on ne l'avait pas trouvé| Je ne reviendrai pas sur le discours jusque sous la porte de ceux qui selde lord Beaconsfiel ; mais ce discours proposaient d’émigrer, nous aurions|a dû avoir pour résultat d'attirer l’atréussi à attirer vers le Nord-Ouest/tention du public anglais et de ceux une immigration bien plus considé-|qui se proposaient d'émigrer, sur les rable. Maigré tout, nous avons eulressources de notre pay, et ce résulun assez bon succès sur ce point. Et|tat se fera sentir sans doute pendant si ce projet réussit, avec l’intérêtibien des années. Le gouvernement qu'aura la nouvelle compagnie, lelactuel de l'Angleterre, le gouvernesyndicat, à peupler le Nord Ouest,|ment Je M. Gladstone, d’après l’article avec les efforts de cette compagnie,ldu Times de Londres, dont nous avons
eu des nouvelles l’autre jour, prouveldais qui ne sont pas satisfaits du traique lui non plus n’est pas sourd àl|tement et des lois qu'ils subissent en l'appel des futurs émigrants, et qu’illirlande viendront s'établir ici. l'intention de coopérer avec le gou-| L'évaluation de l'honorable minis vernement canadien pour aider aultre des chemins de fer, pour les tratransport des émigrants et à leur éta-|vaux qui restent à la charge du goublissement sur cette partie de l’Em-|vernement, s'élevait, l'année dernière, pire britannique. dit l'honorable chef de l’opposition, à L'honorable chef de l’opposition|832,500,000, tandis que cette année dit que ce ne sont pas les vraies cau-lelle n’est pas de 829,000,000; ce qui ses de l’immigration, mais que M.|démontre que la première évaluation Parnell, et le malheureux état delétait erronée. Je suis vraiment fâl'Irlande ont plus à faire avec le pro-|ché que cette réduction ne plaise pas gramme d'émigration du gouverne-là l'honorable député. C’est un pas ment anglais que sir John A. Macdo-Idans la bonne direction, c’est une nald, sir Charles Tupper et les autres.|économie pour le peuple, et le peuple Personne n'en doute, M. le prési-let la Chambre seront satisfaits de voir ‘ dent. Si les Irlandais étaient satis-que le gouvernement cherche consfaits de leur condition dans leur/tamment à économiser les revenus et pays, ils n’émigreraient pas. Mais illà diminuer la dette du pays. n’en est pas moins vrai qu'ils ne sont! Mais afin -que l'honorable député pas satisfaits et qu’ils veulent émi-[sache comment ces réductions ont été grer ; ne vautil pas mieux qu'ils|ifaites, je vais lui en donner tous les viennent chez nous, que nous leur/détails.
donnions des terres, et que nous les| Sir RICHARD J. CARTWRIGHT. établissions dans nos ca: pagnes ? NefL’honorable ministre me permettravaut-il pas mieux que ces émigrants|t-il une question avant d’aller plus deviennent citoyens de la grandelloin? Il a dit que le chemin de fer nation dont nous faisons nous-mêmes|canadien du Pacifique avait coûté partie, au lieu de s’en aller aux Etats-ljusqu’à aujourd’hui $828,000,000. Est- Unis, et viennent coloniser notrelce que les $83,000,000, frais d'étude, y Nord Ouest? Ce sont de bons ci-|sont compris ? toyens, de bons cultivateurs; ce sont] Sir CHARLES TUPPER. Les $28,des hommes qui enrichiront le pays,|000,000 comprennent toutes les détout en élevant leurs familles. Pour-|penses de tout genre, même celles de quoi ne pas leur aider à venir dans|l’écluse du Fort Francis - toutes les ce pays? Nous aidons aux Anglais,Idépenses que l’on peut porter au aux Ecossais, aux Français, aux Alle |comte du Pacifique canadien. mands et aux Scandinaves à émigrer| M. MACKENZIE. Il devrait en chez nous ; et pourquoi n’aiderions-lêtre ainsi. nous pas à ces Irlandais,qui appar-! M LANGEVIN. A moins que tiennent à la même race qu’une par-|[l’honorable député n'exige que je lui tie considérable de nos concitoyens,|donne le détail de toutes les sommes à venir s'établir parmi nous? Pour [qui composent ces 828,000,000, je lui quoi ne viendraient-ils pas ici pour|dirai...….. jouir des mêmes droits, pour être) M. BLAKE. J'aimerais beaucoup régis par les mêmes lois que nous,là avoir ce détail. jouir des mêmes avantages que nous,| M. LANGEVIN. L’estimation. d’adevenir ministres, juges, membres|vril 1879 était: De Fort William à des professions libérales, ou obtenir/Selkirk, 817,000,000; elle est réduite les emplois publics avec autant delcette année à 814,000,000. J'en donfacilité que les autres? Le paysleurinerai les raisons quand j'en aurai est ouvert, et j'espère que ces Irlan-|fini avec cet état.
fesse, QG D, 2. >»
trair non
L’embranchement de Pembinalvoir, mais pour avoir fait son devoir était porté, l’année dernière, à 81,750, Jet l'avoir bien fait. 000; cette année, à $1,556,000. De] L’honorable député ne veut être Kamloops à Emory’s Bar, estimation|lié par aucune opinion qu’il aurait pu de l’année dernière, 810,340,800 ; cettelexprimer sur la valeur des terres êu année, $88,431,800. D'’Emory’s Bar à|Nord-Ouest. Pourquoi donc mon Port Moody, l'année dernière, 83,;-honorable ami serait-il lié par son 620,000 ; cette année, 83,306,000. Lelévaluation de l’année dernière, après total était, l’année dernière, de $32,-Javoir trouvé moyen de faire des éco- 715,000 ; il est cette année de 827,965, 1nomies pour le pays ? 000, et en y ajoutant les 835,000 de! L’honorable chef de l'opposition se l'embranchement de Fort William,plaint que l’on ait adopté le ‘ Union $28,000,000. ’acific” pour le type de notre che- Voici quelles sont les réductions :Imin de fer. Ilnous dit que ce chede Fort William à Selkirk, $82,230,-Imin était dans une telle et telle con- 000 ; lembranchement de Pembina, dition, que les pentes, les courbes et $193,100; de Kamloops à Emory,lle matériel étaient de telle et telle $1,913,200; d'Emory à Port Moody,jqualité, d’après le contrat, et qu’on $8313,700 ; total, 84,750,000. n'aurait pas dû, par conséquent, l’a Voici maintenant la nature de ces|dopter comme type. Mais il se trompe ; réductions sur l'évaluation de l’annéelnous ne prenons pas le contrat du dernière: de Fort William à la ri-(“Union Pacific” pour type du nôtre ; vière Rouge, par un meilleur éta-Inous prenons le chemin de fer tel blissement du tracé et par l’amélio-lqu'il est construit, et c’est un excelration des plans, $1,385,000; pir lallent chemin. Les pentes et les courréducsion du matériel roulant, $8745.-/bes de ce chemin de fer sont meilleu- 0006; par la réduction des frais delres que celles de bien d’autres chemins construction d'ateliers, etc., 8200,000 ;lqui sont regardés comme lui étant total, $2,330.000. Déduction faite dulsupérieurs, comme des chemins de coût de l’embranchement de Princelpremière classe. Arthur’s Landing et des rails d’acier,| Le“ Union Pacific” était ouvert à $35,00M, il reste une réduction della circulation en mai 1869; j'y ai $2,295,000. Sut l’embranchement delvoyagé moi-même en 1871, et je l'ai Pembina, les réductions sont: maté-Itrouvé un excellent chemin. Quoiriel roulant, 8183,100. De Kamioopslque la vitesse fût très grande, il n'y à Emory, changement de plans, $l,-leut pas pendant mon voyage, en al- 688,200 ; réduction du matériel rou-|lant à la Colombie anglaise et en relant $250,000. D'Emory à Port|venant, un seul accident sur toute la Moody, changement de plans, $8133,-[ligne, quoique, sur un chemin de fer 700 ; matériel roulant, $180,600 de cette longueur, il n'aurait pas été Ces chiffres prouvent que ces ré Jétonnant qu'il y eut quelque acciductions ont éte faites avec soin etident. Nous savons qu’il arrive des basées sur de bonnes raisons ; qu'elleslaccidents sur l’Intercolonial. C'est ont été faites dans le but d’économi-lcependant un excellent chemin dont ser les finances du pays et les reve-Inous sommes tous fiers. nus dont nous pouvons disposer, et| Les courbes et les pentes du “Union que mon honorable ami ne devrait/Pacific” sont meilleures que celles pas être maltraité parce qu'il a pu,jdu ‘ Portland et Ogdensburg ” et du après l'estimation de l’année dernière, |* Baltimore and Ohio’ Sans doute trouver un moyen de réduire encorelil y a des pentes raides sur le “Union les dépenses. Îl me semble, au con-Pacific”, mais nous ne devons pas traire, qu’il mérite des félicitations,en conclure. parce qu’il y a des inclinon pas qu'il ait fait plus que son de-naisons de 80 ou de 90 pieds au mille
es
sur ce chemin, que nous en auronsigeusement. Ils n’ont pas l'intention de même degré sur le nôtre. Nouslde l’exploiter uniquement par plaisir ; connaissons parfaitement les régionslils n’entrent pas dans cette entreprise que doit traverser le Pacifique cana-lpar simple patriotisme. Ils le font ien ; les explorations et les études|pour gagner de l'argent, et ils en gaont été nombreuses et coûteuses, etlgneront, parce qu'ils savent qu’un quoique la ligne doive passer par desichemin de fer traversant cette marégions passablement difficiles, ellelgnifique .région, colonisée par une est, cependant, beaucoup plus facile älpopulation nombreuse et prospère, construire, si on la compare avec leldoit donner des bénéfices considérachemin de fer ‘Union Pacific” etlbles.
avec la région qu'il traverse. Le] L'honorable député dit que ce sera ‘“ Union Pacific” grimpe le long deslun chemin de qualité inférieure, montagnes, ou les tourne, de sortelpourvu de rails de fer. S'il avait lu que, lorsque le voyageur s’imaginelle contrat, il y aurait vu que l’exempavoir parcouru une longue distance,ltion de droits de douane sur les mail s'aperçoit tout à coup qu’il n’a faitltériaux destinés au chemin de fer que la moitié ou les trois-quarts d’un/s’applique, non pas aux rails de fer, mille, tant est tortueux le tracé de lalmais aux rails d'acier. Il faut donc ligne à travers les Montagnes Rocheu-que la ligne soit pourvue de rails ses et la Sierra Nevada. d'acier, parce que la compagnie n’au- Mais, sur notre ligne, nous savonsira pas la maladresse dcbaier des par les études définitives que là li-rails de fer et de payer sur ces rails gne, au lieu d'atteindre jamais unelles droits de douanes ordinaires. Elle élévation de 8,000 pieds, ne sera, àlse servira donc nécessairement de sa plus grande hauteur, qu’à la moi-rails d'acier qui entreront francs de tié de cette élévation. Nous avonsidroits. L’honorable député et la donc raison d'espérer que les cour (Chambre peuvent se rassurer; il n’y bes et les pentes du Pacifique cana-la aucun danger sur ce point, dien seront plus favorables que celles! Une autre objection faite par l’homême de la meilleure partie du che-Inorable député se rapporte à l’exmin américain. emption d'impôts à perpétuité pour le Nous savons en outre, M. le prési-chemin de fer et ses dépendances. dent, qu’il ne sera pas de l'intérêt delSupposons que nous insistions pour la compagnie de construire un che-qu’ils soient taxés, le syndicat nous min de fer de pauvre qualité. Si leldira alors : Augmentez la subvention ; syndicat n'était formé que pour cons-lc’est une charge indéterminée; nous truire le chemin et le remettre en-lne savons pas ce que seront ces imsuite au gouvernement, comme selpôts; ils seront peut-être lourds ; font presque tous les contrats pourinous pourrions peut-être rencontrer travaux publics, il serait peut-être in |des municipalités dans le Nordtéressé à construire un chemin deOuest assez rusées pour défrayer ualité inférieure. Mais, M. le prési-toutes leurs dépenses avec le monent, «e chemin de fer doit lui appar-ltant de taxe imposée sur le chemin tenir, il doit l’exploiter, et il ne seralde fer. " pas assez insensé pour construire un| L'’honorable député n'insistera cermauvais chemin pour le plaisir dellainement pas sur ce point, lui qui le reconstruire à bref délai. On dititrouve déjà que nous faisons la subque ces messieurs n’emploieront pasivention trop considérable. Veut-il les meilleurs matériaux et qu’ils n’a-lque nous forcions ces messieurs à dopteront pas les meilleures inclinai faire un marçhé à leur désavantage ? sons et les meilleures courbes, quilA quoi servirait-il de réduire leurs permettraient de l’exploiter avanta-lbénéfices probables à leur plus simple