LE
expression, puisque nous ne ferion + riches et connus, qui se chargent qu'appauvrir la compagnie ? Nouslde construire la ligne à un prix de sommes intéressés, le pays est inté |1810,000,000 moindre que nos préviressé à ce que la compagnie soit enjsions de l’année Gernibre, mesure de construire le chemin de! L’exemption d'impôts en faveur fer et à l’exploiter ensuite, afin qu’elleld’un chemin de fer n'est pas une inn'ait aucun prétexte pour venir tousnovation. Voici un ‘élégramme qui les ans nous demander de meilleuresidémontrera ce que les Etats-Unis ont conditions. fait en faveur du ‘ Northern Pacific.” Nous voulons régler la question|Le gérant générai de cette ligne nous une fois pour toutes; nous voulonsitélégraphie à la date du 15 décembre dire à la compagnie: Voici nos con-Lourant :
ventions: Vous construirez le che. ‘“ Terrains du chemin de fer sur min de fer, nous vous payons la sub-une largeur de 400 pieds, et toutes vention convenue en argent et enlles constructions qui y sont situées exterres; vous exploitez le chemin etlempts de taxes en vertu de la charte.” vous nous donnez une garantie qu'il] De sorte que l’exemption de taxes sera exploité pendant les dix premiè-Jdu chemin de fer ‘ Northern Pacific” res années qui suivront son achève |s'étend à une largeur de 400 pieds, ment. Si vous l’exploitez pendantliandis que celle du Pacifique canadix ans, nous sommes sûrs que vousldien ne s'étend qu’à 100 pieds. Les continuerez à l’exploiter : car, après ce|Etats-Unis n’ont pas eu peur d’aller laps de temps, il y aura dans cetteljusque là. Ils savaient que le ‘ Norrégion une population suffisantelthern Pacific” n’était pas un ennemi. pour permettre à la compagnie unelpour le pays où pour le peuple ; exploitation lucrative, qu’il était construit vour le bien du rai plus loin; je prétends que,dansipeuple et por son usage, et qu’il l'intérêt dé notre pays, le parlementifallait, eu conséquence, le mettre sur et le gouvernement ne doivent paslun bon pied une fois pour toutes. agir envers la compagnie comme en-|[ls savaient que ce serait une des vers un ennemi, mais que nous de-grande artères du pays et qu'il fallait . vons la traiter comme un ami dulle traiter avec libéralité. Notre pays pays, et lui faire le meilleur accueillest grand sous bien des rapports, et possible, Si nous lui marchandons\nous croyons que sous certains rapmaintenant l'argent et les terres, et silports il égalera les Etats Unis ; ilnous nous la chargeons d'impôts, après/faut donc le mettre sur än bon pied, que le chemin sera'construit, il enjafin que les directeurs ne viennent résultera qu’un jour elle nous dira :/pas nous dire : “ Vous nous laissez “ Je ne puis aller plus loin” Ce n’estipérir d’inanition; donnez-nous en. pas ce qu’il nous faut: il nous fauticore de l'argent.” une compagnie forte, qui fasse hon4 M. CASGRAIN. Nous avons enneur au pays et qui soit capable delcore la garantie. mener à bonne fin cette grande entre! M. LANGEVIN Nous avons la treprise du Pacifique canadien. arantie, sans doute, mais peut-être Nous demandons à la. compagnielles honorables députés aiment-ils de faire ce que le gouvernement s’é-|mieux les forcer à nous demander de tait chargé de faire. Or le gouver-meilleures conditions ? Ni le gouvernement devait construire un bonnement ni moi ne sommes de ce senchemin et l’exploiter. Le pays crailtiment.
gnait que uous ne pussions y par] M. BLAKE. Il ne peuvent pas venir sans nous enfoncer trop pro-avoir de meilleures canditions. fondément dans la dette. Nous avons) M. LANGEVIN. Cependant, l’hoenfin trouvé des entrepreneurs, desinorable député croit que nous pour-
rions mieux faire. Les conditiens-luesions à imposer au peu]-le une taxe ditil, sont trop avantageuses pour leld2 878,900,000, ou de $88,000,000 suisyndicat. En quoi. sil vous plaît ?|vant l'évaluation de l’année dernière. Nous n'avons pas, dit-il encore, unelLes terres appartiendraient au gouarantie suflisante pour la sectionfver2ement, et celles-là seulesqui se- Est. Comment serat-eile construite ?lraient vendues seraient passibles Vous donnez trop pour la section desid’impôts au profit des municipalités. rairies. de vais dui montrer tout à|Elles ne seraient donc pas plus taxées ‘heure qu'il s'est occupé de cette sec-lque d’après le plan actuel, si le goution l’année dernière, auss' bien qu'àlvernement construisait lui-même le cette session, et qu'il y a tre notablelchemin, différence dans ses appréciations ; je! Pourquoi force: la compagnie à vais lui montrer que, si les ministresksacrifier ses terres sour échapper à la corrigent leurs estimations d’uneltaxe ? Vous voyez bien qu’elle est session à l’autre, de manière à les ré-lintéressée à les faire coloniser. Elle ne duire, le chef de l'opposition, Ilui,kserait pas assez aveugle pour les garchange complètement son program [der longtemps en vue d’une augmenme relativement à la section Est dultation future de leur valeur. Ge qui chemin de fer. l’'intéresse le plus, ce n’est pas tant le M. POPE (Compton). Il n'est paslprix de l’acre que les bénéfices réaresponsable de ce qu'il a dit Pannéellisés par la ligne sur le transport des dernière. produits de ces terres au marché. La M. LANGEVIN. L'honorable décompagnie de chemin de fer Minneaputé s'est ensuite attaqué à la clauselpolis et Manitoba vend ses terres 85 qui exemp.s de taxes les terres de lall'acre, maisavec la condition que, si compagnie pendant vingt ans. Illle colon met en culture un certain trouve toujours que nous donuônsnombre d'acres dans une année, le trop. C'est l'abjechon qu’il a contrelhrix scra réduit à 82 ou $2.50 ; preutout le projet. Si nous taxons les|ve que la compagnie trouve sun avanterres, voyons quel sera le résultat/age, non pas dans le prix des terres, La compagnis declare au gouverne inais dans leur colomisation et leur ment que le montant de la subven-|mise en culture. tion, en argent et en terres, qu'elle] Le syndicat aura tout autant d’indemande est la comrensationu desltérét à vendre ses terres de manière travaux qu'elle entreprend et de l’ex-à hâter la colonisation; et chaque ploitation de la ligne. Elle nous diralcolon sera soumis aux taxes comme donc : ‘“ Si vous taxez nos terres, aug-|les autres citoyens de ce pays. mentez la subvention ; elle n’est plus! Il faut bien le dire, ce chemin de suffisante. Il nous faut dix ans pourl|fer n’est pas construit pour l'avantage achever le chemin de fer ; et jusqu’älparticulier de la Nouvelle-Ecusse, de ce qu'il soit terminé, nous ne pou-lIle du Prince-Edouard, de Québec, vor: comptér que sur un nombred’Ontario ou de quelque autre prolimiw d'iinmigrants chaque année ;lvince, quoiqu'il doive leur amener à avant qu'il soit ouvert à la circula-ltoutes leur part du commerce du Nordtion, avant Gix ans, nous ne pouvons Ouest. Il est construit surtout et compter sur des bénéfices assez Con-lprincipalement pour les colons du sidérables pour nous dédommage: des Nord-Ouest ; il n’est donc que juste frais de construction. Ainsi, si vouée leur faire payer eur part des miltaxez nos terres,augmentez la subven-|Ihons que nous déboursons pour le tion.” construire, Et quelle sera leur con- S'il nous falloit revenir au projetltribution ? Ce sera le différence entre de l’année dernière et à celui des ho:|la Laxe de queiques arpents de terres norabies députés de la gauche, nousldans une municipalité et le prix
de ces terres exemptes de taxesition que vous n'imposerez de taxe Et cela ne durera pas toujours ; l’ex-Ini sur la voie ni sur les stations ?” je emption est lisitée à vingt ans, et lesisuis persuadé qu'elle ne serait que terres vendues en perdent le béné-|trop heureuse de l'obtenir à ce prix. fice. Ce n’est donc que parce que ce projet
Durant les premières années, lesla été élaboré par le gouvernement colons n’en souffriront pas, car ilsfque nos adversaires le condamnent. <ommenceront naturellement à s'éta-| Je nai pas fait le calcul de la su-
blir sur les terres les plus rapprochées|berficie que ces 100 pieds de lardu chemin de fer. Ces terres serOnt\seur peuvent donner sur la longueur
vendues lot par lot, et le gouverne une municipalité ; peut-être quelment, possédant des sections alterna lques-uns de mes honorables amis qui
tives, trouvera également à disposei|harleront après moi feront-ils ce caldes siennes en peu de temps. Dans/Gu] ; mais, dans tous les cas, ce ne peu un espace de temps assez limité, il nelôtre qu’un petit nombre d'acres, et ce restera plus guère de terres inOcCu-Sera la seule exemption de toute la pées dans les municipalités, et les municipalité. Si quelques unes des color: ne souffriront pas beaucouplterres restent inoccupées, les voisins de l'exemption de taxes accordée à Ces/sauront les utiliser comme pâturages. terres. Mais, dira le chef de l'opposition, la taf pt demandera une terrelcompagme saura bien faire payer un pourra 86 la Procurer ; il aura Qu'é|joyer à ceux qui se serviront de ces dire : ‘ Je veux ce lot,” et il l'aura jterres pour pâturage. Dans ce cas, et tout colon qui s'établira sur Ceslces terres seront, de suite, sujettes à terres écrira à ses amis et les enCou“taxe, et il n’est pas à craindre qu’elles ragera à venir le rejoindre. Danslsn soient exemptes, même deux ou quelques années la paroisse ou lältrois ans.
municipalité sera colonisée, et l'on ne se ressentira pas du privilége de l'exemption, car les terres ne resteront inocrupées que jusqu'au moment où
L'hororable dépuié nous accuse aussi de donner une subvention trop généreuse à la M A6 L'année — en Aa van. à dernière, dit-il, l'honorable premier PU Du us a arr oun ainistre a soumis à la Chombre les ani vingt Me d'ailes. iv règlements du département de l'In. d'exemption que our les” cent: pieds térieur au sujet de la vente des terres, de largeur de la “ligne À travers [alt Ces règlements contenaient les dismunicipalité. positions suivantes : Le gouverne- Les chemins du Nord-Ouest onsnent de décidé a les terres généralement, je crois, une largeur{°" gg ro PSE 7e ” we de 100 pieds ; et l’exemptuon de faxes DU La lisière p” Le : rs rochée d: d'une largeur de 100 pieds à tra! onin pe fer pete ° + 85 vers une municipalité peut-elle être es La Pass dà 64: 1 Ver: RAP considérée comme un obstacle à la 83 la! sr 2 \ d ROIS coionisation de cette région ? Je crois!" ? hsstensis, et la dernière $1. que nous ne demandons Jà qu'une de fe’ai observer que, l'année derfaible contribution de la part . co{nière, l'honorable député trouvait rilons aux frais de construction du dicule u'on espérât vendre ces terres chemin de fer. Si l’on demandait à[84 ou 85 l'acre, et pensait qu'après la population d'une parie quelcon-favoir montré une telle stupidité, il que au vieux Canada, qui ne soit pas ue restait plus au premier ministre encore traversée par un chemin de qu'à donner sa émission ei à lui fer : ‘ Voulez-vous que nous vous|Céder sa place. je pays n'a pas été donnions un cvemin de fer, à condi ide cet avis, et note projet fut adopté,
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et nana
Nous avons un nouveau plan, cettelpliqué aux trois différents projets. Il année. Nous donnons à la compagnielaurait dù nous dire quelle somme des sections d'un mille de front surlaurait donné la subvention promise le chemin de fer, sur une profondeurlen 1873, calculée à $4, $5 ou $3 l’acre ; de vingt-quatre milles. L’honorablelquelle somme aurait atteint la subdéputé vient nous dire aujourd’hui :|vention promise par son honorable Calculez la valeur de ces terres à $84lami (M. Mackenzie) ; eten la comou $5 l’acre, selon le cas, et ces 25,-jparant avec la somme produite par la 000,000 d’acres vous donnent unelsubvention actuelle, il aurait pu nous somme immense. Mais s'il évaluelmontrer qu’en 1873, nous donnions ces terres que nous donnons à $4 ou $5|moins que ses amis donnaient en l’acre, il devrait évaluer au mêmell875, et que le plan actuel est le
rix celles que son honorable voisin|moins coûteux des trois. M. Mackenzie) offrait aux entrepre-! Mon honorable ami, le ministre des neurs. Si cette évaluation est exces-finances, n’a pas agi de la sorte ; il sive pour son honorable ami, elieln’à pas calculé à $1 les terres que doit être excessive pour nous. Il saitinous donnions, et à 85 celles qu'ofque son honorable ami offrait 55,000, -fraient les amis de l'honorable dépu- 000 d’acres ; il faisait alors partie dulté ; il s’est impartialement servi du ministère. taux de $1, pour comparer les deux
M. BLAKE. Je ne faisais pas par-{projets, et il a trouvé 5 résultat dont tie du ministère, J'ai parlé en commençant, c’est-à-dire
M. LANGEVIN. Si l’honorablelque l’entreprise nous coûte aujourmonsieur ne faisait pas partie du mi-[d’hui $76,000,000, tandis qu’en 1873 uistère, toujours est-il qu'il n’a paslelle eût coûté plus cher, et que, d’afait d'opposition à ce plan du gouver-|près le plan de nos honorables prédénement, qu’il l’a approuvé et appuyé.cesseurs, elle e* fûté une somme li ne s'est jamais séparé de ses amis|bien plus conside:: 1; encore, sur cette question. L’honorable député s’éfforce de
A $5 l’acre, ces 55,000,000 d’acres/faire croire à la Chambre et au pays nous donnent $275,000,000. La sommelque notre plan est détestable. Je sais paraît considérable, Klle fait rirelbien que lorsque le peuple aura lu les l'honorable député. Il y a là ‘certai-Idiscours prononcés des deux côtés, il nement quelque chose de risible ;|ne nous jugera pas comme en 1873, et muis qu'il veuille bien se rappeler|verra que le plan que nous proposons qu'il a fait le même calcul q 1i luilest avantageux au pays, et que nous prête tant à rire, pour les terres don |ne pourrions mieux trouver, étant nées par notre plan primitif. Si l’unidonnées les circonstances où nous est ridieule, l’autre l’est tout autant.nous trouvons.
Mon honorable voisin de droite, Les honorables députés nous de me communique un calcul qui établittmandent s’il n'y a rien dans la conà 72 acres la superficie donnée par unelvention que nous aimerions mieux lisière de 100 pieds à travers unine pas y voir et que nous voudrions township, et ces 72 acres seront leslchanger. Ma réponse sera celle qne seuls exemps de taxes. Que l’onljai donnée en 1866, lorsque nous pranne le premier venu des townshipslavons soumis au parlement le projet etion ‘erra qu'il y a dans chacunide la confédération. Nous disions plusieurs fois 72 acres en chemins,jalors à la Chambre que c'était etc, soustraits à la taxe. Pourquoilce que, les circonstances étant taxerions nous un chemin de fer, sildonnées, nous pouvions faire de les chemins ordinaires sont exe npts mieux. Nous avons dit au pays : Nous
’en étais à faire remarquer que ‘:;2’avons pas à traiter pour un pays déprix de 85 et de 84 aurait dû être ap-lsert, qui doit être colonisé et pour le-
savio:
dehor des te demai fédére en pa dit qu tions e bien, | consta
nous à
Messie
tractan )
Le
ns ait
de
je-
uel nous devons faire des lois et créer Nous devons passer un contrat avec es institutions. Nous n'avons pasices messieurs pour la construction de à nous occuper d’un pays habité parlce chemin. Devons-nous leur dire : une seule race et ne connaissant|Il vous faut prendre ceci ou ne rien qu'une seule reiigion. Le pays aulavoir? (Ce n’est pas là la manière nom duquel nous agissons est peupléidont les contrats sont conclus. Il par différentes races, par des Anglais,lfaut que chaque partie y mette du des Français, des Ecossais, des frlan-Isien ; il vous faut prendre en considais, des Allemands ; la religion pro-Idération les exigences de la situation ; testante et la religon catholique ro-il vous faut voir si vos conditions maine y comptent chacune un grand/sont acceptables pour l’autre partie. nombre de fidèles ; nos institutions|Et après avoir débattu ja que:tion ne sont pas les mêmes, celles d’unelavec l'autre partie, si vous trouvez province ne ressemblent pas à cellesiqu'il a raison et que votre offre n’est de l’autre ; nous avons des institu-|pas suffisante, etque vous devez dontions spéciales à la race française,|ner plus de terre ou plus d'argent, le qui y est attachée et entend les con-résuitat est que vous devez vous enserver— race loyale, aussi loyaleltendre, vous faire des concesions mu qu'aucune des autres qui habitent leltuelles, préparer le contrat et le si- Canada. Nous devons donc étudier gner. C'est là ce que nous avons fait. les intérêts de tous, et voici un projet| Voici un contrat, et nous disons que de confédération que nous vous pro-|c’est le meilleur que nous puissions posons d'adopter dans son entier.faire. Je crois qu’il est avantageux C'est un compromis, c’est un traitélau pays, que nous épargnons de l’arentre les différentes provinces oùlgent au pays en l’adoptant, et j'espère chacune doit faire des concessions.ique la réponse de tous nos amis sera Il y avait certainement, dans ce pro-lune réponse affirmative. jet, des choses que j'aurais préféré! Le point suivant auquel l'honorane pas y voir; cependant, je l'ai ac-|ble monsieur a fait allusion, est la cepté comme un compromis, et en|vente des lerres par la compagnie et même temps comme une mesure des-/par le gouvernement. L'honorable tinée à faire la grandeur future dumonsieur à entrepris un calcul trèspays. savamment élaboré pour démontrer ourquoi le gouvernement a-t1llque, tandis que la vente des terres de fait cela ? Parce que nous n’étionsila Compagnie rapportera beaucoup as seuls à régler cette question.|d'argent à cette dernière, les sections Nous étions quatre provinces, et nouslavoisinantes, appartenant au gouverdevions tenir conpte des préjugés etfuement, ne pourront guère être vendes différences de races de chacune.ldues. La compagnie, dit-il, vendra Mais il y avait autre chose, Ncuslses terres à cinq piastres l’acre, tansavions qu'il y avait des provinces en|dis que nos terrains, dans les envidehors, à l’ouest et à l’est, ainsi quelrons, ne se vendront pas à plus d'une des territoires qui tôt ou tard devaient/piastre l'acre, C’est là ce qu'il faut demander à être admis dans la Con-linférer des calculs du chef de l’oppofédération. Les avons-nous traitésisition, parce qu'il applique ses calculs en pays étrangers ? Non; nous avons|à cinq piastres aux terres de la comdit qu'ils auraient les mêmes institu-[pagnie, mais non aux terrains du tions et les mêmes lois que nous, Eh !ygouvernement. Mais si la compagnie bien, M. le président, en cette cir-lpeut vendre ses terres à ce prix, nous constance, nous ne sommes pas seuls.|avons raison d'espérer que les terres
nous avons affaire au syndicr!. GCesidu gouvernement se vendront tout messieurs sont une des par con-laussi bien. J'espère que la compa-
tractantes et nous sommes l’autrelgnie vendra ses terres à cinq piastres o
Le
l’acre, et que les colons seront heu-[des dépenses que le gouvernement reux de payer ceprix; car alors lelaurait eu à encourir, s’il en eût été gouvernement pourra vendre sesjautrement, sera payée par la compaterres avoisinantes au même prix et|gnie, si cette dernière veut rendre le pourra ainsi se rembourser en peu dechemin de fer profitable, et, pour ma temps. Le discours de l’honorablelpart, j'espère qu'elle y réussira. Il monsieur ne nous permet pas d’autrelest de l'intérêt du pays qu’elle puisse conclusion. de crois pouvoir direlexploiter le chemin avantageusement que ce que l’on peut inférer raison-let avec profit, et si elle ne pouvait le nablement de son discours. tel quelfaire, il vaudrait mieux que le goupublié dans les Débats, c'est que cette|vernement expinitât lui-même le checompagnie obtiendra dix piastres par[min. Mais nous savons tous qu’une acre tandis que le gouvernement/compagnie peut exploiter un chemin n’obtiendra pas plus de cinq dollarside fer à meiileu” marché et avec Je ne sais comment il a pu arriver àlplus de profit qu’un gouvernement cette conclusion. J’ai fait tout celpeut le faire, même mieux qu’un gouque j'ai pu pour ie suivre dans ses|veinement aussi bon que l’adminiscalculs, mais ils étaient si minutieux|tration actuelle. et si abondants que, malgré tous mes] L’honorable monsieur a parlé äes efforts et malgré tout mon désir dejobligations et des responsabilités du rendre justice à l'honorable mon-Igouvernement relativement au chesieur, ilm'aété impossible de le sui-Imir, de fer. Il dit qu’elles sont indévre jusqu’au bout. Mais j'ai pu enlterminées et qu’elles ne sont pas lirecueillir assez pour comprendre quelmitées. Je trouve ordinairement que ses calculs n'étaient pas aussi impar-l'honorable monsieur est très logitiaux que j'étais en droit de m'y at-lque, mais je ne puis retrouver sa lotendre de là part de l'honorable mon-|gique dans le cas actuel. Mon honosieur. rable ami le ministre des chemins de Relativement à cette question des|fer dit à la Chambre que les parties terres, il a aussi parlé des arpentages.jdu chemin que nous avons construi- C'est là un glaive à deux trarchants ;ltes et les parties que nous sommes les terres ont dû être «rpeutées enfactuellement à construire coûtent townships, des lignes exactes ont dûü|$25,00°,000, et ajoute ensuite les être tirées, et pour ces travaux le/$25,000,000 que nous devons donner gouvernement avait besoir. d’argent.|à la compagnie,et la valeur de 825,000 e département de l’intérieur pourraf00. Je eroi que nos responsabilités, sans doute nous fournir des détailsidans cette aflaire, sont aussi bien sur le coût de ces arpentages. [/ho-ldéfinies qu'elles peuvent l'être. En norable monsieur trouve à redirelévaluant le terrain à 81 l'acre, nous arce que le gouvernement devralavons un total de $78,000,000 comme aire arpenter une partie de ces ter [la somme que nous avons à pa er, res. Si nous devons donner des sec-|Assurément ce calcul est assez défini, tions de terrains à la compagnie, illagsez limité pour convenir à l’hononous faut donner les lignes extérieu-lrable monsieur, Mais il n'y aurait res de ces sections: dans ce Cas, lesipas de définition dans le projet de
arpentages devraient être faits. [llhonorable chef de Popposition. Je faudrait qu’ils fûüssent faits par lelne puis concevoir ce que le peuple gouvernement si nous gardions lesid'Oniario 00 de Québec a fait à l'ho
terres. Mais lorsque nous &uronsluiorable mousieur pour qu'il leur
concédé ces 25,000,000 d’acres à Jaidise: Vous n'aurez pas 4e Chemin de
compagme, elle devra, naturellement, fer, 11 dit: ‘ Ne construisez pus le faire ses arpentages elle-même pourlchemin de fer, laissez à laver le diviser: les lots, de sorte qu’une purtielsoin de déterminer les responsabili-
tés du pays.” Il ajoute que la région/fois, ce discours était très savamau M du lac Supérieur est si sau-|ment élaboré et très intéressant pour vage et si inaccessible, que c’est unelle pays, et l’on nous promettait que telle solitude, que nou: ne pouvonsiles déficits auraient une fin si la y construire un chemin de fer et que|Chambre voulait seulement consentir nous devons laisser cela pour consi-là augmenter le tarif. Mais après avoir dération future. Un honorable dé-lattendu d'année en année, pendant puté, je crois que c’est le députélcinq ans, le résultat n'a pas été un d’Algoma—qui connait ce dont illsurplus—ni la définition de nos resparle—nous dit que cette région est/ponsabilités, ni les deux bouts joints loin d’être aussi mauvaise qu’on lalensemble, mais un déficit de plureprésente; que nous erons agréa-|sieurs millicns de piastres. Je crois blement surpris de sa condition silque le pays admettra avec l'honoranous la traversons. Assurément|ble chef de l'opposition que c’est un l'honorable monsieur ne peut selgrand soulagement pour le pays de plainôre du manque de définition|voir le ministre des chemins de fer dans ia matière lorsqu'il peut déter-let ses amis au pouvo.”.
miner le coût par un simple calcul! A six heures, l’Orateur quitte le L’houorable membre qui, évidem |fauteuil.
ment, voulait plaisanter, dit qu'il y
aura un soulagement à la fin pour le pays—et que ce soulagement viendra! M. LANGEVIN reprend le débat : de ce que l'honorable ministre des|J’en arrive à la huitième objection chemins de fer sera à sa place pourique le chef de l'opposition a faite présenter de nouvelles évaluations/contre le projet. Il4 prétendu que réduites. Je n'ai pas de doute que cella division de l'argent et des terres sera un soulagement pour les hono jen trois sections n’est pas équitable, rables messieurs de la droite de voirlet n'offre pas ume garantie suflisante mon honora};le ami au pouvoir com-lau pays. Cette question a été bien me ministre des chemins de fer pen-|posée par le gouvernement lorsque dant : ;: vingt années; et Je n’ai pasnous avons discuté les conditions de doute que le peuple lui-même nelavec le syndicat. En consultant le soit content de cette prédiction. Dans|contrat, nous trouvons qu'il y à trois tous les cas, je crois que ce sera/sections, ou llutôt deux sections avec mieux d’avoir mon honorable amiicilune section divisée en deux souspour préparer des estimations rédui-/sectiens ; de la section du centre 900 tes, qu'il peut avoir exagérées, quelmilles vont jusqu'aux Montagnes Rod'avoir les honorables messieurs delcheuses—à Jasper House—et 450 la gauche au pouvoir, promettantimilles de Jasper House à Kamloops ; une augmentation de revenus et tous|la section de l'Est, de 650 milles, est les bienfaits d'un âge d’or à un peu-lau nord du lac Supériew. Par le ple conflant. Nuus devons nous rap-/conirat, la première partie de la secpeler que lorsque les honorables mes-|tion du centre, 900 milles, doit recesieurs occupaient les banquettes mi-|[vou #10,000 par mille, faisant 89,000, nistérielles, ils ne se sont pas montrés/0Q0, et 11,250,000 acres, ce qui, à à la hauteur des promesses qu'ils ud dollar l’acre, équivaut à $11,250.avaient faites. [is disent que nos/000, faisant $20,250,000 en argent et obligations et nos responsabilitéssontien terrain, La seconde pariie, 450 indéfinies ; mais j'aimerais à savoir/milles,doit recevoir 810,338 pai milie s'il en était autrement lorsque cesjou $6,000,000 en argent et 7,500,000 honorables messieurs étaient au pou lacres de terrains, à une piastre, égale à voir. Nous avons chaque année un/$7,500,000, faisant 813,500,000 en ar. discours sur nos finances. Quelque-igent eten terres. La section du lac Su