‹ Le chemin de fer canadien du Pacifique [microforme]Chapitre 17 sur 18 · SÉANCE DU SOIR · texte numérisé non relu

SÉANCE DU SOIR

périeur, de 650 milles, doit récevoir/partis centrale, avec les frair déjà en argent $15,384 par mille ou $10,-Jencourus, à $45,500,000, former aient.

000,000, et en terres 9,615 acres parlun total de 8120,000,000. mille, ou 6,250,000, équivalant à] L’honorable monsieur nous a don- | 86,250,000, faisant 816,250,000 eniné ces chiffres pour montrer ce que | argent et en terres. Si vous prenez/coûterait le chemin. C'était, sans ensemble les subsides en argent eten|doute, son but à cet‘e époque de déterres, vous trouvez pour les 900]|montrer qu’il coûterait une énorme milles de Jasper House 822,500 par/somme d’argent, de faire connaître à mille ; pour les 450 milles à travers lalchaque électeur du pays qu’il coûterégion montagneuse de la Colombielrait $120,0v0,000; que nous étions anglaise, 830,000 par mille, etlincapables de continuer le chemin, our les 650 milles de la section Est,let qu'essayer Te le construire, ce se- N 25,000 par mille. Néanmoins, l’ho-frait ruiner le pays. (C'était sa prénorable monsieur dit que cette divi-[tention alors. Cette année, nous : sion n’est pas juste et n'offre pas une|venons dire que nous pouvons consgarantie suffisante au pays pour laltruire le chemin pour 878,000,000, constructiun du chemin. L'honora quoique, l’année dernière seulement, le monsieur devrait se rappeler quelselon l'honorable monsieur, il devait À lui-même, l’an dernier, nous a faitlcoûter 120 millions de piastres. Le un discours sur cette question dans/fait est que les honorables messieurs lequei il citait des chiffres pouride la gauche ne veulent pas du tout. montrer quel serait le montant requisidu chemin de fer du Pacifique. Si pour ces trois sections. Naturelle-Inous appliquons les calculs de l’homent, son but à cette époque était delnorable député aux sections de l’est prouver que le chemin coûterait unelet de l’ouest, nous trouverons que très forte somme d'argent. L’hono-chaque mille de chemin de fer dans rable monsieur, D rage co au minis-[la section montagneuse aurait coûté tre des chemins de fer, disait : $100,000, et que chaque mille dans la “ En outre, pour avoir un traficisection de l’est aurait coûté 850,000. sans transbordement, il faut un che-[D'après nos calcul!s, la section de min de première classe, et lorsquell'ouest coûtera 850,000 au lieu âe nous aurons épuisé tout ce que l’ho-[8100,000, et la section de l’est, 825.norable ministre se propose de dépen-|000 par milie. La proportion donse’, n'oublions pas que nous n’aurons|née ici est plus favorable à la section point un chemin de fer du Pacifique,lde l’est, comme garantie pour le goumais un chemin de fer de colonisa-[vernament, que la proportion d’après tion. les chiffres donnés par l'honorable À Suivaut l’ancien mode de cons-|monsieur l’année dernière. Mais à truction, cette section centrale coûte [quoi sert de leur donner $100,000 et rait, en y comprenant les autres iteins|$50,000 par mille, si ces montants ne que j'ai mentionnés, un peu plus delsont pas nécessaires ? Les honorables $42,500,000, abstraction faite des|messieurs de la gauche doivent voir deux tronçons de chaque extrémité.lque l'évaluation de l'honorable mi- Le tronçon de l’ouest, entrè Edmond-luistre des chemins de fer, si c'était - ton et la passe Burrard, comme jellà son évaluation, pouvait être chanl'ai dit, coûterait 845,000,000, etigée cette aunée, comme dans le cas celui de l’est, entre le fort William|de la réduction dans les contrats, qui et le Nipissingue, d’une longueur dela diminué de $38,000,000 à $28,000,- 650 milles, reviendrait, suivant l’esti-1000. Donc le gouvernement a une mation du député de Lambton, àlample garantie dans ce montant d’ar- 832,500,000. Ainsi, les deux parties|gent pour la construction de la sec- 1

extrèmes, estimées À 877,000,000, et laltion de l’est comme pour celle de la

Lu

section de l’ouest. En vertu du con |tres, et où il y a besoin de chemin de trat, ces trois sections doivent êtrelfer ? Jamais; nous leur donnons construites simultanément et rapide-[toujours une charte, et elles sont soument. Le premier juillet prochain,|vent subventionnées par les autorités il faut que les travaux commencentllocales ou fédérales. Dans le ras sur la section de l’est aussi bien quelactuel, la compagnie du chemun de sur la section du centre; c’est là unelfer canadien du Pacifique ne demande des conditions du contrat, le marchélpas un seul dollar \e subvention, ni avec le syndicat, et à l'expiration delen terres ni en argent,pour construire dix années, la section de l’est, commelces embranchements. Elle nous dit: la section du centre et la section delNous avons besoin de cette autorisal’ouest, doit être complétée, La section. Nous lui donnons 25,000,000 tion des prairies sera peut-être cons-[d’acres dont une bonne partie ne sera truite plus rapidement que lés autres.pas près du chemin ; une bonne par- Si oui, tant mieux. Cela ouvrira leltie des terres peut se trouver à 59, pays plus tôt, Les émigrants afflueront.!100 ou 200 milles de distance. Comet nos terres ainsi que les terres delment pourra-telle atteindre ces terla compagnie seront occupées pluslrains ? Elles a beaucoup d'intérêts tôt. C'estune condition particulièreldans ces terrains. Pourquoi? Non du contrat que les deux sections puis-seulement parce qu'ils doivent être sent être terminées dans dix ans|vendus pour lui donner le capital Pour cette section de l’est, nous|pour se rembourser, mais parce que avons réservé 16,250,000 acres pour|ces terrains, une fois colonisés, donconstruire les 650 milles et $25,000neronit du trafic à la ligne-mère. ar mille. Comme je l'ai dit avant|Ainsi il est de son intérêt de consa suspension de la séance, on ignoreltruire des embranchements, et pourque la région au nord du lac Supé-lquoi en serait-il autrement? Ce che rieur n’est pas la région stérile quelmin ne sera pas un simulacre de grand nombre de gens se figurent. [chemin de fer, mais une grande voie paraît qu'une bonne partie de cettelferrée d’un bout du pays à l’autre ; région es un bon pays qui fourniralet pourquoi ne pas offrir toutes les du trafic au chemin de fer. Heu-ffacilités pour la colonisation du reusement pour Ontario, ! selpays? Mais les sections de terrains trouve compris dans ces limites, etlde la compagnie à 100 milles ou à le chemin de fer ouvrira le pays ;/200 milles à l’intérieur sont avoisimais cela n'empêche pas que nousinées par des sections de terrains apsoyons certains que ce fait n’était pas/partenart au gouvernement, et les suffisant pour assurer la construction »mbranchements de la compagnie de cette ligne. favoriseront le gouvernement en ou- L’objection suivante du chef delvrant ses terrains et en augmentant l'opposition est Len la compagnielleur valeur. Les colons ne se fixepeut construire des chemins de ferlrons pas à 200 milles à l'intérieur, où partoui où il lui plaît; que les autreslil n’y aura pas de chemin de fer. Je Canadiens n’ont pas le même privi-suis surpris des plaintes des honoralégn, mais doivent s'adresser au par|bles messieurs de la gauche à ce lement pour obtenir l’autonsationlsujet. Je suis certain que iles colons La compagnie peut construire deslde ce pays, dans 10, 20 ou 30 ans, ne embranchements au Nord-Ouest ;leur seront guère reconnaissants quel mal y a-t-il à cela? Est-ce queld’avoir essayé empêcher la companous refusons jamais aux messisursignie de construire des embranchequi veulent s'organiser en compagnielments du chemin de fer pour ouvrir la permission fde construire un che-|le pays. FA min de fer où il n’y en a pas d'au e chef de l'opposition dit que les

“Canadiens ne sont pas sur un pied|compagnies qui ont des terres à vend'égalité avec le syndicat. Cela n'est|dre et un chemin de fer à exploiter. pas douteux, et c’est parce que cer |Les recettes provenant de la vente taines autres personnes n’appartien [des terres et du trafic vont dans la nent pas au syndicat et ne veulent|caisse des compagnies, et servent à as consentir les mêmes obligations.|payer les dépenses et les dividendes, Non-seulement la compagnie est in-let je suppose que cette compagnie téressée, mais le pays est intéressélaura le droit de faire la :nèême chose. autant que la compagnie à avoir des|Mais si les terres sont vendues, le embranchements. Il est de l’intérêt|$yndicat ne les transportera pas hors de cette région que de tels pouvoirsidu pays. Ces terres doivent rester soient accordés à la compagnie. Jeldans le Nord-Ouest, et, si elles sont suis sûr que le gouvernement ne re-|vendues, à qui seront-elles vendues ? fusera pas son acte constitutif à toute|[l faudra qu’elles soient vendues à compagnie qui s’adressera à lui pour|des colons, et si elles sont vendues à les obtenir. Supposons que quelques|des colons, nous aurons atteint exacmessieurs demeurantà Winnipeg dé |tement le but que nous veulons atsirent avoir un chemin de fer pourlteindre, c’est-à-dire que nous aurons aller à la rivière à la Paix ; quelqu’unlattiré des colons pour se fixer dans croit-il qu’ils éprouveront moins delle pays, pour le coloniser, pour en difficulté à obtenir une charte? Celfaire un grand pays, pour créer de syndicat ne peut ètre un obstaclelnouvelles provinces dans cette répour eux. Il ne peu’ empêcher d’au |gion. Nous aurons de nouveaux sutres citoyens de construire ce chemin|jets britanniques dans ce pays, des s’ils le desirent. Ne nous rappelons-|hommes qui auront les mêmes aspinous pas le fameux Prat de loi dufrations que nous, qui éliront leurs député de Bothwell (M. Mills)? Ilfreprésentants, dont les représentants favorisait la construction de tous le:|Isiégeront dans cette salle, si cette chemins de fer au Nord-Ouest, non|sall: est assez grande pour les contepar un bill, comme naus le propo-|nir ; qui, dans tous les cas, siégeront sons, mais en donnant aux entrepre [en parlement avec nous. Ils vien neurs des subventions en argent et'dront ici prendre part à notre législaen terres. Donc, s’il était juste sous|tion, et ils auront tousles droits que le gouvernement de l’honorable dé nous possédons. Mais l'honorable puté de Lambton-—et le chef actue!|monsieur se plaint de ce que cette de l’opposition a dû être en faveur delcompagnie aura l'avantage de vendre ce programme—d’aider aux Chemin:}ses terres et d'y. fixer des colons. de fer jusqu’à ce point, il ne peut être| L'objet que nous avons en vue est de injuste pour nous de les aider lors |construire le chemin. Nous ne déque nous ne leur donnons ni argentisirons pas dépenser $850,000,000 en ni terrains. argent, mais $25,000,000 en argent L’objection suivante que l’honora let 25,000,000 d’acres de terres; et ble chef de l’opposition a faite estpourquoi agirons-nous ainsi? Si celle-ci : que la compagnie versera|l’honorable monsieur a raison, si la 85,000,000 seulement, et se rembour compagnie se rembourse par la vente sera bientôt par la vente de ces ter-Ide ces terres, que devient l’affirmares. Quelle objection y a-t-il à cela f|tion de l'honorable monsieur qui dit Ces terres seront les terres de la com [qu’il y a un monopole qui fermera pagnie, et elle les vendra, et le pro le Nord Ouest à notre population ? duit ira dans sa caisse et servira à|Comment l'accès de ces terres lui rembourser l’argent dépensé ou sous |serait-il fermé si ces terres doivent crit par ses membres pour le chemin.|être vendues aux colons et achetées C'est le cas pour toutes les autres|par eux ? Vous ne pouvez avoir rai-

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son sur les deux points. La compa PLUSIEURS VOIX. Très bien, gnie ne peut exercer un monopoleltrès bien !

qui fermera ce pays à la colonisation] M, LANGEVIN. Cette loi durera et se rembourser par la vente de Ceslaussi longtemps que le parlement terres aux colons. | voudra la faire durer ; et si le parle- L'honorable monsieur a dit qu’elle! ment voulait abolir la loi, je suppose deviendrait la grande propriétairelque cette compagnie serait traitée du Nord-Ouest. Cela ne peut pas/comme toute autre compagnie, comêtre, parce que, dans le premier cas.|me tout individu, et serait indemnielle sera obligée de vendre ces ter-\;66 pour la perte de ses droits. Peutres dans son propre intérêt, et d'après|ôtre l’opinion de l'honorable monl'honorable monsieur, elle se rem-\sjeur qui dit: “Très bien,” diffère-t. boursera bien vite par la vente de ces|alle de la mienne! " terres. all ve due la campagne M. MILLS. Très bien, très bien ! peut, s’il emploie le mot monopole ; dans un autre sens, exercer un mo- M Eee ft La op eo nopole de cette manière : elle sera}, Éd oro at dur le) MR 1h une compagnie de chemin de fer qui nt ar cé Pose: (HE grétidèe sure le traflo du pays eur sa ligne; usée de la société, et, en consémais, dans tous les cas, de tels pou- üéboe, ‘à ol: doidt dé pros voirs doivent être donnés à une com- “se Mons masaiète qui ocagnie, ob il vaut sa a les donner cupe une position éminente dans son une Compagnie puissants qu'é une parti, qui a été ministre de la cou- OULE Er OA, ER ronne, puisse épouser une semblable Dh draps gt ve) PO doctrine. Je suis certain que ie par- Len RO na AR 8 cause, préten ag lement n’admettra jamais une telle LRO LOL QE FE UN SSSR queie doctrine, dan aucun cas, que ce soit STAQCAL ASTRA 2P RAR. DPODFIEMNIRS au sujet de’ te compagnie ou d’un du Nord Ouest, dr Je répète, il individu,ou que cé soit un agent d’une ne pau Eire le propriétaire du Nord- compagnie peu sympathique. Le Dunes pour l'excellente PRRVE:. NME parlement rend toujours justice. ke 250,000,000 d'acres de terres, ilot l’un des principaux traits disnr "a que na + + sg Li ya tinctifs de notre législation que chaere. Qu (qui. dat MOTTE ue fois qu’un droit acquis, un droit monsieur, dans sa crainte, a oublié e propriété, a été en danger, le parqu'en.sa quatiié de chef de l'oppoai- lement a toujours indemnisé les partion, dans la haute position que ses os léode talents et la confiance du parti libé- M. MILLS. Pas touiours ral lui ont fait atteindre, qu’un défi °* LA NGNVEN + " ne doit es être lancé ici au parle. M. \. Nature re Ù ment. nous a dit que les hommes l'honorable monsieur persistera dans qui s’étahliront au Nord-Ouest se-|565 VU6s; Je ne puis les modifier. Ses raient moins que des hommes s'ils/Vues sont très avancées, mais je rmeltaient à cette loi d’exister.|doute fort que, dans ce parlement, il ous parlez, at-il dit, d'envoyer des “ap ES eee A À dar frlandais au Nord-Ouest. Qu'est-ce NU MILLS. À La e. : essaye. que l'honorable monsieur voudrait! "7 + ANR Wu que ces hommes fissent? Qu'ils em.| M. LANGEVIN. Qu il résente êchassent la compagnie d’exercer|une motion, et il verra si le parlees pouvoirs qui lui seront conférés|ment a pionves cette doctrine. par cette loi? 11 dit que les colons) M. MILLS. Vous avez un projet seraient moins que des hommes s’ilside loi de cette nature devant la permettaient à cette loi d'exister. Chambre.

M. LANGEVIN. Si l'honorablelCela ne s'accorde pas avec les vues monsieur veut me permettre de reve-lexprimées par l'honorable monsieur nir au sujet qui est sous consi-l’année dernière, Maintenant, il dit: dération, lorsqu'il présentera le pro-|le raccordement de l’est, au nord du jet de loi dont il parle, je seraillac Supérieur, coûte trop cher, nous prêt à lui répondre. La dernière par-In’en voulons pas; ayons la ligne du tie des remarques du nouveau chef/Sault Sainte-Marie qui nous amènera de l'opposition va plus loin, sur celà Manitoba en passant à travers les pen que nous pourrions le croire. Etats-Unis. L'honorable monsieur se

l diten substance, parlant de l’en-rappellera que le programme de ce voi des Irlandais au Nord-Ouest, quelparlement n'a pas été d’avoir un nous n’avons pas besoin d’Irlandais,/chemin de fer passant à travers un “no Irish need apply” Ils ne doi-pays étranger, ni de dépenser des vent pas aller au Nord-Ouest, quiestimillions pour un chemin de fer inainsi réservé pour les honorablesiternational à l’est et un chemin de messieurs de la gauche ; nul Irlandaisifer du Pacifique à l’ouest, dans le ne doit y être toléré. Nous trouvonsibut d’aveir un chemin à travers les ordinairement des Anglais, des Ecos-|Etats-Unis d'Amérique. Nous vousais, des Français et des Irlandais/lons un chemin à nous, pour le maintravaillant ensemble aux cheminsitien des institutions britanniques de fer, essayant à faire leur part,lsur ce continent. Nous voulons un et l’on sait parfaitement que leschemin qui sera un bienfait pour le Irlandais ue sont pas des ouvriersCanada et les Canadiens, mais nous moins utiles que les autres. Maisine voulons pas d’un chemin qui conque veut l'honorable monsieur? Jelduira nos émigrants à travers les n'ai pas de doute que vous vous rap-[Etats-Unis et les enlèvera au Manipelez son discours de 1874. Il pré-ba et au Nord-Ouest, Si l'honorable férerait la main-d'œuvre chinoise, Illchef de l'opposition veut un chemin

référerait les Chinois aux Irlandais.de ce genre, pourquoi n’a-til pas,

e n'ai pas d’objection aux Chinois,llorsqu’il était au pouvoir, présenté lorsqu'il y en à dans le pays, tant/son projet du Sault Sainte-Marie, s’il qu'ils respectent les lois et sont delen avait l'intention? Mais non; il bons citoyens ; mais ce que je dis estin'était pas certain de son fait. Il saceci: que nos propres compatriotes,|vait qu'il ne pouvait eflectuer ce racles Irlandais, qui quittent leur ilelcordement de l’ést par le noxd du lac magnifique ne manquent pas deSupérieur; il ne pouvait trouver une venir ici. Il y a assez de travail etlcompagnie, il n'avait pas une com de terres en ce pays pour eux, et ilsipagnie, il n'avait pas les moyens à seront reçus comme des amis, non/sa disposition, et il n’a jamais parlé comme des ennemis. de ce projet. Mais maintenant, voy-

J'arrive maintenant à un point trèslons ce que l'honorable monsieur a important, une remarque très impor-Idéclaré l'année dernière. (C'est très tante faite par l'honorable chef delintéressant, parce que cette déclaral'opposition. Il dit qu’il est en faveurition expose le programme de l’oppod’un raccordement avec l'Est, maislsition relativement à l'Est du Cananon au prix d’une dépense énorme.da ; et lorsque je parle ainsi, je veux Il ne veut pas, dans tous les cas, de arler de cette région à partir du lac la section du lac Supérieur pour le[Nipissingue à l’est, y compris Ontarésent, et préfère la ligne du Saultlrio, Québec et les provinces mari Sainte-Marie. Il dit que la ligne se-times. Voyons ce qu'était le prorait de 87 milles plus longue que parlgramme des honorables messieurs ñe le nord du lac Supérieur, mais quella gauche, au sujet de l’est, et ce que nuus l’aurions sept années plus tôt.Inous pourrions attendre de leur part

s’ils occupaient les banquettes minis-|bec lui avait présenté avec plus de térielles. Je ne veux pas être troplchaleur encore, dans le secret du calong sur un sujet de cette nature,|binet, les observations que je viens mais je crois que la Chambre pren-|de lui faire publiquement. Je ne sedra patience pendant que je lirailrais pas étonné qu'on lui eût fait enquelques extraits du Aiscours de l’ho-|tendre, en termes aussi énergiques norable monsieur. Je ne demandelque le permettent les égards dus à pas la permission des honorables|\un ministre puissant, qu’il est indismessieurs de la gauche, parce que|pensable de sa part de laisser entrec'est un discours de leur propre chef,|voir l'espoir, si faible qu'il soit, que, et naturellement ils seront heureux/dans un avenir prochain, le chemin de l’entendre encore une fois. L’ho |de fer sera raccordé à la ligne princinorable monsieur disait : pale; et que l'honorable monsieur “ Nous ne devons pas oublier ici leleût répondu à la députation de Quéchaînon de l’est. L'honorable mon-lbec: ‘ Messieurs, pour le moment, sieur, de son côte, ne l’a pas tout ànous ne pouvons brûler la chandelle fait oublié, et 1l a fait preuve d’égardsique par le milieu et par le bout de à notre endroit en laissant entrevoir|l'ouest; mais un temps va venir, une faible espérance que ce chaînon|plus tôt que vous ne le pensez, où sera construit. nous la brûlerons par le milieu et “ La province de Québec a dépensé|par les deux bouts, et le bout de l’est près de 811,000,000—ce qui était unflambera comme l’autre” C’est là, peu au-dessus de ses moyens—pour/du moins, ce que l'honorable monconstruire un chemin de fer dont le/sieur nous a laissé vaguement entenbut principal est de s'emparer duljdre ce soir. commerce du Pacifique. Elle a tendu! ‘“ Mais mes honorables amis de son bras dans la direction de l’ouest,(Québec ne manqueront pas de comaussi loin que cette capitaie, et elle se/ prendre combien ils se rapprochent demande maintenant à quelle époqueldavantage de leur but en se mettant elle pourra atteindre plus loin, quand/immédiatement à construire l’extré les dépenses énormes qu’elle a en-|mité de l’ouest et à dépenser, suivant courues lui rapporteront les béné-|l’estimation corrigée, 830,000,000 à la fices sur lesquels elle comptait. Je|Colombie anglaise. Ils sentiront suis heureux d'apprendre que son/combien en allant jeter 830,000,000 chemin de fer donne quelque rende-ldans ce pays à teinte brune, reprément tel qu'il est; mais Québec nelsenté sur la carte de l'honorable micomptait pas ce que son chemin delnistre, ils vont hâter le jour où fer rapporterait, étant encore neuf etinotre excédant devra nous permettre diflicilementexploité : elle voulaitqu'illde faire le raccordement après lequel amenât un grand changement delils soupirent. Ils examineront si commerce dans ses principales villes,notre bourse est semblable au vase qu'il attirât la prospérité dans son|d’huile de la veuve, lequel contenait sein. Mais à moins qu’il ait un rac |toujours la quantité suffisante, quelcordement à l’est, et tant que ce rac-[que quantité qu’on en tirât. Îls concordement ne sera pas fait, l’espoir/sidéreront si, même dans notre abonqui l’a engagé à construire ce chemin|dance et notre prospérité, même avec ne se réalisera pas. Mon honorablelles facilités que nous possédons de ami a senti cela. faire des emprunts et d'obtenir des

“Je ne prétends rien savoir, mais|capitaux, nous serons plus en état je ne serais pas surpris si, privément, d'exécuter les travaux à l'extrémité on lui avait parlé dans ce sens. Jelde l’est, par le fait que nous comimnenne serais pas surpris si quelqu’hono-|çons maintenant à construire la sec-

Ils songeront qu’il

rable député de la province de Qué |tion de l’ouest.

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