‹ Le chemin de fer de Bagdad (volume 2)Chapitre 54 sur 67 · LA TURQUIE ET L'ACCORD RUSSO-ALLEMAND · texte numérisé non relu

LA TURQUIE ET L'ACCORD RUSSO-ALLEMAND

Lorsque l'on apprit, à (Don&tantiaople, que les Gouvernements de Berlin et de Saint-Pétersbourg allaient conclure un accord relatif au Chemin de fer de Bagdad, le mécontentement fut grand dans la capitale ottomane contre \)Am% qui avait traité de questions intéressant la Turquie sans prendre l'avis du sultan et de son Gouvernement. L'irritation fut d'autant plus vive, qu'aux termes de l'article 3 du texte révélé par VEvfening Tunes, l'Allemagne s'engageait à « ne pas construire de lignes de chemin de fer dans nu zone antre que la ligne de Bagdad et frontière russe, et fierse uord-Ka nihi n et à ne pas prêter sou appui matériel ou diplomatique à des entreprises semblables dans Cette zone ». La convention russo-allemande détruisait donc les rêves turcs de réunir la frontière d'Arménie au réseau de Bagdad par une voie ferrée, qui permettrait une prompte concentration militaire sur la frontière en cas de guerre avec la Russie. Pour obtenir l'adhésion russe au Chemin de fer de Bagdad, l'Allemagne n'avait donc pas hésité à sacrifier les intérêts de la nation ottomane, à enlever au Bagdad son caractère d'instrument de défense nationale que les Turcs avaient surtout pris en ronsidération lors de la concession de 190:2 !

A peine cette irritation avait-elle pris naissnnco à Coin&tantinople, que l 'ambassadeur allemand, le

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