‹ Le chemin de fer de Q.M.O. & O. [microforme]Chapitre 2 sur 3 · SS · texte numérisé non relu

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ner un prétexte quelconque pour les | Province : les embranchements de Josauver aux yeux de leurs électeurs. |liette, de Berthier et le chemin de fer Il fut bien vite trouvé: on leur dit | sur la glace eu face de Montréal sont qu’ils pourraient faire cette enquête | là pour établir mon assertion.

contre M. Sénécal dans le comité des

comptes publ, . els:leur sut pour | sous serment avoir des intérêts consisacrifier leurs opinions à l'esprit de

; j Lou dérables dans tous ces chemins de fer ; parti; cette pauvre raison fut le ban- et, quand les intérêts de ces diftérents j deau avec lequel on leur ferma les

' chemins F.Tiaient en conflit avec ceux yeux pour leur arracher un vote cou- du chemin de fer de Q. M. O. et U:c'6-

pable et opposé aux plus chers inté- tait M. Sénécal, gérant de ce dernier, réts de notra pays. qui transigeait avec M. Sénécal pro-

On verra que M. Sénécal a admis

Le gouvernement compte sans doute priétaire ou intéressé sur les autres lisu le petit nombre de journaux libé- gues. On comprend facilement que M, TAUX pour Gémasquer ces misérables | Sénécal ne négligeait pas ses retites afexpédients et renseigner le public. | aires et je vais le démontrer. La ligne C'est évident, puisque depuis son avè- | de Jolictte a fait avec le chemin de Q. nement au pouvoir, le gouvernement | M. O. et O. un contrat pour le trafic,

C u a acheté plusieurs feuilles Or, ce chemin de Joliette n’a que 6 mil.

Docraiel) qui m'ont pas eu le courage | lesde longueur, tandis que la longueur de

e continuer les combats pour la honne | la voie duchemin de fer de Q. M. O. et | cause sous le drapeau libéral. Mais O.,depuis la jonction du chemin de Jo- | Dieu merci, le parti libéral qui à fait |liette à Montréal est de 46 milles. A té depuis tant d'années toutes sortes de part cette différence déja si considérasacrifices pour éclairer l'opinion publi- | E e, le gouvernement fournit tout le qe, fonda un nouveau jourfal pour Hatériel «aoulané, la force motrice, dénoncer au peuplé tôas'ceux qu: lé le. personnel el reçoit seulement les pillent et le trompent. ‘ "| l'deux tiers du prix du fret, l’autre

“tébéndent — l'opposition l'opposition voyant tiers appartient aux propriétaires de la qw'on lui refusait obstinément un co-|ligne de Joliette dont M Sénécal est fité d'enquête, eut recours au comité LU des principaux intéressés. Voilà # des comptes publics. Elle profita de ce Le . PAU ch / moyen, tout insuffisant qu’il fat, pour | Pien; ss se se “ 7 Ar . . + ile L [a és

7 obtenir quelques renseignements sur da M U PAR Ho ÉCa ne

L la façon dont notre chemin de fer pro. | PERTE QU pe de tra GROS à Lis Er vinciai est adminiitré, Lorsque cette | également d'excellentes transactions Le enquête sera mise devant le public, on | vec M. Sénécal gérant du chemin de

verra que M Sénécal administre mal | er PIRATES

ce chemin et qu'il se sert de sa posi-| S'il est un principe bien connu dans

tion pour spéculer aux dépens de la {notre droit, c'est que les employés pu-

Len ne à

EP era

\ PS Re Pa k=

blics sont tenus de donner des cautions comme garantigde la bonne exécution e leurs devoirs. Le moindre petit oflicier publie qui ne réçoit souvent qu’un salaire de 5 ou 6 cents piastres, est obligé de. fournir un cautionnement.

On a agi différemment pour M. Sénécal. Le gouverneme;:t lui a confié l’administration d'une propriété qui nous a coûté 12 millions de piastres et cela sans exiger de lui un centin de sautionnement. N'est-ce pas là un fait révcltant? Et, l'on ne prétendra pas que M: Sénécal ait des antécédents qui soient de nature à rassurer le public.

Bien loin de là, il est de notoriété publique que M. Sénéral est un banqueroutier, un insolvable et qu’il ne pourrait obtenir pour cent piastres de crédit dans aucune banque. Il est connu de tout le monde que M. Sénéeal a tué toutes les entreprises auxquelles il a été mêlé, qu'il a ruiné presque tous ceux avec lesquels il a fait des affaires.

Cette Chambre n’ignore pas la pro fonde sensation que créà, dans ‘hôtie public le vigoureux aïticle: de L'RiEé TEUR Où tous ces faits étaient relatés.

M. Sénécal s’attaqua à M. Gagnon, le gérant de ce journal et le traduisit devant la Coar à Montréal: il crut effrayer le député de Kamouraska en suspendant au-dessus de sa tête cette épée de Damoclès, mais on sait qu’il n’est pas homme à prendre peur pour si peu de chose, et quand le fil qui la retient sera rompu, cette épée tombera sur la tête de M. Sénécal lui-même.

Car ne l’oublions pus, le procès qui se déroulera cet automne devant la Cour

ee

Criminelle à Montréal, ne sera pas celui de M. Gâgnon, mais bien celui de

M. Sénécal. Quand ce dernier aura ÿ passé une journée dans la boite, ques=

tionné par des hommes de l’habileté de MM. Irvine et Mercier, il est sûr qu’alors la cause de L'ELEcrEur sera à peu près gagnée. Les rôles seront intervertis et d’accusateur M. Sénécal pourrait bien fini: au banc des accusés qui ne lui est pas tout à-fait étranger, on

le sait.

Eh bien ! encoreune fois c’est entre les mains d’un pareil homme que le gouvernement a remis l’exploitation de notre chemin de fer. Acssi quel a été le résultat de ses opérations? Tout simplement désastreux. Il est bien vrai que dans les comptes publics, en manipulant les chiffres, en ‘hargeant aux frais dé construction des sommes qui auraient dû être imputées aux frais d'exploitation, on est arrivé à montrer qu’on avait réalisé sur le chemin $110,000 de profit Mais je dis

que 6e ghiffre. est faux, qu'il ne donne

pas dre! ‘idée: exacte de l’administration. Car on a beau dire, si l'on consulte les recettes et les dépenses du Q. M. O. et O. on contate que les dépenses sont de $27.383 plus élevées que les recettes, Il y a donc un déficit clair, indéniabie de $27,383 sur les opérations de l’année dernière !

Tout le monde pourtant, admet que le chemin de fer Q. M. O. et O. devrait payer énormement, rapporter des profits considérables ; le Canadien.je crois, est même allé jusqu’à dire que l'an prochain/fle chemin donnerait un excédent

sur ses dépenses de $400,000. Comment se fait-il alors que M. Sénécal— ce modèle des surintendants—arrive avec un joli déficit de $27,383.00! Si l'on veut se convaincre de l'exactitude de ce chiffre, qu'on refère aux pages 8 et 9 des comptes publics de cette Province pour 1880 et l’on y verra ce qui suit :

Q. M. O. et O. dépenses pour salaires et trafic. $419,805.33

Q. M. O. et O. revenus provenant du trafic... 392,522.72

Déficit : $ 27,383.00

Voilà le bilan de l'administration de M. Sénécal pour l'année fiscale qui vient de finir. Ses comptes accusent un déficit de $27,383.00, quand ce même chemin devait nous rapporter d’après les arrangements que M. Joly avait faits, la jolie somme de $225,000.00 par an net.

Un autre fait qui prouve que M. Sénécal est un prodige comme financier est celui-ci : Il est payé comme suriutendant au moyen d’une commiseior de 2£ p. c. sur les profits nets du chemin. Or, malgré que ses comptes accusect un déficit de $27,383.00, il a reçu l'an dernier, grâce à cette petite commission, un salaire de $11,500.00! Le gouvernement a eu le soin de nous dire que ce joli denier comprenait ses frais de voyages. Les frais de voyage de M. Sénécal ! Quelle immense plaisanterie ! Est-ce qu'on ne sait pas que M. Sénécal voyage toujours à bord d’un char palais qui a coûté #6,000.00 à la Provine: ? Est-ce qu'on ignore que

oo

M. Sénécal ne paie jamais un liard quand il voyage? Mais, ce qui est plus renversant encore, c'est que M. Sénécabavec sa petite commission de $11,- 500.00 par an a trouvé moyen d’acheter des parts pour un montant considérable dans le chemin de fer de Joliette et Berthier et aussi dans le chemin de fer sur la glace. Il a pu encore Payer ses frais de voyages et en outre acquitter des vieilles dettes à un montant d'environ $60,000.00 tel que l'a affirmé M. Mercier en Chambre.

Voilà les faits incéniables constatés dans nos comptes publics. Eh bien!

après cela, y a-t-il un seul membre de cette Chambre qui voudrait confier à M. Sénécal la gestion de ses affaires ?

Je dis non. Or si l’on ne voudrait pas lui remettre en mains la gestion de ses affaires personnelles, comment peut on consentir à lui laisser l'exploitation d’un chemin qui nous a coûté douze millions de piastres ?

Franchement, 3 :M: Sénécal a toujours procédé de cette façon eu affais res, iln’yarien d'étonnant que ses créanciers aient eu à s'en plaindre ; L'ELECTEUR a parfaitement apprécié sa manière de calculer en disant qu'il posait zéro et retenait tout. C’est précisémént de cette théore si nouvelle en fait d’arithmétique que les créanciers de M. Sénécal se sont plaint, si amèrement et c’est cette mème théorie qu'il met aujourd’hui en pratique sur le chemin de Q. M. O. et O.

J'arrive maintenant aux arrange ments du gouvernement Joly au sujet de la location du chemin de Q. M. O.

et O. au Syndicat composé de MM.

Thos McGreevy, Thos Teffin, C. O.

Perrauit et E. M. Hart, des hommes, ori l’admettra, dont la position dans le monde des affaires vaut bien celle de M. Sénécal, L’hon. député de Montréal-Est a blâmé ces arrangements,il a prétendu qu'ils étaient très désavantageux pour la Province. Dans le même temps, il nous a parlé avec des éloges délirants des propositions magnifiques qui avaient été faites au gouvernement actuel au sujet de la location de notre chemin de fer provincial.

Quelies étaient les propositions faites à M. Joly ? Les voici telles qu'on les lit dans lo projet de bail : ‘‘ Lie présent bail est fait pour la somme de deux cents mille piastres par année, que les

Province, cet homme là, dis-je, exigeait une garaïtie au moyen d’un dépôt en argent, au montant de $50,000, du.

syndicat qui, offrait pourtant toutes les garanties possibles d'honorabilité ct de solvabilité. Mais cette garantie n’6tait rien comparativement à celle que fournissaient au gouvernement les amé- Jioraticns sur le chemin (ue le syndicat.

devait faire Le gouvernement actuel, ce gouvernement de bonne volonté, ce gouvernement économe qui devait restaurer n6s finances, livre notre chemin de fer aux mains d’un banqueroutier, sans même exiger de sa part un sou de cautionnement.

Notons bien qu'à l'époque où M.

Joly voulait ainsi le louer, le chemin de Q. M. 0. et O, n'était pas terminé,

dits locataires s'obligent de payer con- let le syndicat s'engageait à le finir tel

jointement et solidairement au Tréso:

qu’on le voit par la clause suivante:

rier de la Province de Québec, à son |‘ Les dits locataires s'obligent à faire bureau, par paiements semi-annuels | terminer et complèter à leurs propres

pendant la durée du dit bail et du mo- | ment que le pont déynpill sera cons-|

truit de façon à mettre le div chemin en correspondance ‘vec le chemin de fer du Canada Central, une somme additionnelle de vingt cinq mille piastres par année, payabi: comme ci-üesens prescrit, sera ajouté au montant du dit loyer.”

Et comme garantie que le loyer serait payé régulièrement M.Joly forçait les syndics à déposer entre les mains du Trésorier une somme de cinquante mille piastres, pour assurer le paiement du dit loyer. Donc M Joly, cet homme qui au dire de ses adversaires, ne savait pas gouverner, ruinait la

frais les usines du dit chemin, à Montréal, Québec et Hull ou à tout autre endroit qu'il sera nécessaire pour le bon fonclionnement du dit chemin, d'après des plans pour toutes ces améliorations et additions d’un caractère permanent, tels que stations, usines et voie d’évitement qui devront, au préalable, être soumis au Commissaire des Travaux Publics, etc., etc., etc.”

Comme on le voit par cette clause, le syndicat devait terminer À ses frais le chemin et payer un loyer annuel de $8225,000.00. Et qu'on n'oublie pas que dans le temps, il fallait créer un trafic au chemin, donner une nouvelle direction au commerce, développer

l’industrie ot l'activité sur le parcours 4 TV du chemin, toutes choses fort difficiles | / à obtenir et indispensables au succès À, Al» .s) min de fer.

Cri / 7/4 7/“Hêlles étaient, en résumé, les condi- 8 du marché de M. Joly avec le pe he n- Voyons maintenant en quoi l sistait les propositions faites à M.

L Chapleau.

Le goufernément vient nous dire

|| ane on lui offre un loyer de

et | / T r 00,000 par année. A l'instar du

singe montrant la lanterne magique,

Je gouvernement n'oublie qu’un point,

Le’est'dé dire à la Chambre et au pays

due depuis l’époque à laquelle le gou-

gouvernement offrait de louer le che-

27, min pour $225 000 par an,il a été

b F AL} Mépensé surce même chemin, pour

1 / “frais de çonstruction et payé parle tré-

+ "7/7 sôrupe/somme de $2,696,193.86 et fee 4

| | \ | Po 1

/ que l'intérêt sur cette somme forme un & Eee de $134,809.61,ce qui porte la éper otale à $2,831,001.97. L’in- À 44} rs ne cette dernière somme à 5 par

cent représente $141,550.10. En ajou-

# * tant ce montant au $225.000 de loy-

| / er que devait retirer le ministère Joy,

| TS 7 6%rivo/ Lun chiffre de 8366,550,10.

Un autre fait bien important dont le | Pt à Premier ministre n'a pas parlé, c'est qu’il devait obtenir ces $400,000.00 de |A , loyer seulement lorsque le chemin serait prolongé jusqu'aux casernes de la por- = te de Québec, ce qui va coûter encore | tout près d’un million de piastres et ce qui de fait réduit à $350,000.00 le loyer du chemin.Or je viens de démontièr que les arrangements proposés par le gouvernement Joly équivalatent

F, Re. vx if

à un loyer annuel de $8356,550,10, c'est-à-dire $16,550,10 de plus que ne rapporterait le projet de location tant vanté par nos adversaires.

Voyons maintenant quel aurait été le résultat de cette transaction du gouvernement Joly au point de vue des finances de la Province.

Au 30 juin 1882, le chemin de fer de Q. M. O. et O. aura coûté au gouvernement la somme de $12,912,712.- 64 qui se répartit comme suit, année par année :

LEE CPAS 8650,706.19 187 sesess 0 1,822,055.01 ARR res 3,481,670.24 PU AT AP MAT 2,146,108.01 Te A MU 1,900 980.83 UT AR EUR 268,129.52 EC RES rune. 2,428,062.84 T0 ai 715,000.00

Pour l’année 1881, l'état des recettes et des dépenses pour les dix mois expirés le 30 Avril dernier porte à $2,- 023,385.70 les frais de construction durant ces dix mois, ce qui fait une moyenne de $404.677,14 pour les deux mois qui expireront le 80 juin prochain et ce qui donne pour toute l’année un total $2,428,062.84. Quant aux dépenses imputables au compte construction pour l’année 1882, je prends le chiffre qui est porté au budget sapplé-!

rmentaire \

Maintenant, en résumant ces chiffres je constate qu’au 30 juin 1879, date à laquelle aurait pris effei le bail proposé par le miuistère Joly, le chemin de,

Î À | k El !

fer du gouvernement coutait à la Province $9,501,520.28, ce qui laisse pour la période comprise entre cette date et le 30 juin 1882 une somme de $3,411,- 192.36. Il est évident qu'en louant le chemin aux conditions mentionnées dans le projet de bail que je viens de citer, le gouvernement Joly aurait épargné à la Province la dépense de ces $3,411,192.36, puisque les loca-.

taires s’obligeaient à faire à leurs dépens, sauf remboursement dans la suite, les travaux pour la confection desquels le trésor provincial a payé ou paiera cette même somme, c’est-à dire qu'au moyen de ce bail, le ministère

Joly dégrevait le budget d’une somme de $3,411,192.36, moncant qui à 5 079 représente un intéret annuel de $170,- 559.62. Enfin c’est pour payer toutes ces dépenses de construction ou plutôt de parachèvement du chemin que le gouvernement actuel a du contracter en France un emprunt de quatre millions, et comme ces dépenses auraient

té évitées par le bail proposé pur le gouvernement libéral, lemprunt français aurait été pareillement évité, et la dette publique serait de quatre millions moi:dre qu’elle n’est aujourd’hui.

Et ce n’est pas tout. En vertu de ce hail le trésor aurait déjà touché $400,- 000.00 pour les deux années de loyer comprises eutre le 30 juin 1879 et le 30 juin 1881, ce qui aurait aidé davanta.

ge le guuvernement à faire face à la situation et relevé d’autant le crédit de la Province. Puis, au lieu de se trouver, comme il l'est aujourd’hui,dans la triste récessité de nous annoncer un déficit

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