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mesu estion.
oude s4 la criti è nous he sed rivière n5000,0( and-T'rd tie du ment po ac Sun
M. BLAKE : Elle peut être tournée de fait en ayant nous-même de gros cauons.
SR CHARLES TUPPER : L'honorable monsieur dit que l’on peu surmonter la difficulté en ayant nous mêmes de ros canons, mais nou avons trouve un autre moyen. Il suffirait de construire, quand cel
90, comme M. MACKENZIE : Ce n'est pas là la section des terres du chemin ce cheminkse icr.
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par année. M. CHARLTON : Cette quantité c : + nnée ; et silière de la Paix? quantité comprend-elle la région de la
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sa CHARLES TUPPER : Oui, jusqu'à un certain point. Je suis 2 de ire que les explorations seront terminées le premier jour juillet cette année, et que chaque piastre votée pour la prochaine
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.…. son sera affectée à : Î i l nterrupti ot ë e à ia construction du chemin. Si la diversion de la de plus À ne au sud du lac Manitoba, qui a élé faite dans le but de permettre
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ë ses, et nous avons évité les énormes ravins qui se trouvent au (| € PE n , # 1 e la passe Edmonton, ce qui raccourcit la route de 10 milles es, il y à ut plus.
nent, qu’elle M. MACKENZIE : Le mesurage n’en a pas encore été fait.
|} SR CHARLES TUPPER: Non; il nous faut nous appuyer sur } mesurages approximatifs pour pouvoir discuter maintenant cette estion. Je suis heureux de dire, au sujet de la construction de la oude section de 100 milles, que non-seulement nous somines à l'abri la critique, que non-seulement nous aurons une bonne ligne, mais è nous venons de recevoir des soumissions pour la construction 1e section aussi difficile, probablement, que toute autre entre age Rouge et le pied des Montagnes-Rocheuses, pour moins po00, 000 pour 100 milles. Les pentes ne Cépasseront pas celles du M re re ré du :kemin de fer Grand-Occidental. S'il est une RUE mél in Jour IaqieUe il importe qu’elle ait le meilleur nivel-
’ Agent possible, c’est bien celle qui se trouve entre la rivière Rouge et », quand celac Supérieur. :
pêcher qui un terminu urtante, C’es de l'ile San onsidérations
nous même
Personne n’a pu entendre le discours élaboré de l’honorableBR ministre de l’intérieur sans venir à la conclusion que la population se dévelnppera dans le pays aussi rapidement qu’il Ja dit.
M. BLAKE : Ecoutez, écoutez !
Sir CHARLES TUPPER : Je puis citer la bible grite à l’honorable monsieur pour établir l'exactitude de mon assertion. Je vais lui lire, par exemple, l’extrait suivant du Globe :
“ Ce n’est pas trop préjuger que de dire qu’il y aura une popula
tion d’un million d'habitants dans le Nord-Ouest, lorsque ces 1,400 inilles seront terminés.
‘“ Mais admettons qu'il n’y ait alors que 500,000 personnes dans le Nord-Ouest. Si elles contribuent au trésor dans la même proportion que la population des autres provinces, elles augmenteront le revenu de $3,000,000 par année. Les 1,300 milles de chemin de fer, une fois achevés et en état d'exploitation, ne coûteront pas plus de $30,000,000,. Cette somme représente le paiement d’un intérêt annuel de $1,200,000 ; il restera donc à l'actif $1,800,000. Une partie de ce montant sera naturellement consacrée aux dépenses du gouvernement et à la protection des 500,000 Canadiens qui contribueront à son paiement; mais, malgré cela, il est facile de se rendre compte que le pay. n’a rien à perdre en prolongeant, dans un bref délai, le chemin de fer jusqu'aux Montagnes Rocheuses.”
Ce passage corrobore parfaitement l’assertion que nous pourrons construire tout le chemin avec le seul revenu des douanes provenant des 500,000 personnes qui ‘vont s'établir dans ce p.ys. Vu ces cir-
constances, je suis surpris que les honorables membres de la gauchek
prennent une attitude aussi hostile à cette entreprise, prétendant qu’elle va nous plonger dans des difficultés financiè;as. Quoique je ne sois
pas disposé à admettre comme vrai tout ce qui paraït dans le Globe, je
crois que son rédacteur n’a jamais écrit un article plus sage ni plus patriotique que celui que je viens de citr. Aucun homme n’a été aussi injustement attaqué par ce journal que moi-même; mais, après avoir lu cet article, je suis prêt à tout lui pardonner. Je sens qu’animé
par des sentiments patriotiques, dans une crise comme celle que aousi
traversons, le rédacteur de ce journal a cru que le devoir lui coramandait de jeter le poids de sa grande influence en faveur de cette vaste
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tructic essent la bai l'avon OCCU pe les Mo distric l'impo vingt ans.
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entreprise réclamée par la réputation et les meilleurs intérèls du Canada.
Le mème article continue dans les termes suivants :
“# Arrivons maintenant à la section du lac Supérieur dont la cons. truction est certainement une nécessisé politique, mais qui n’est pas essentielle jusqu’à ce que la ligne des prairies soit terminée et "éunie à la baie du Tonnerre. Il est raisonnable de snpposer, comme nous l'avons démontré, qu'une population d'au moins un demi-million
| occupera les plaines lorsque le chemin de fer du Pacifique atteindra
les Montagnes Rocheuses. Chaque famille se rendant ensuite dans ce district contribuera à augmenter la quantité des produits se prêtant à linportation. La population des Etats-Unis a doublé dans l’espace de vingt-cinq ans; dans certains territoires de l’ouest, elle a doublé en dix ans. La population du Nord-Ouest canadien sera continuellement accrue par l’émigration, et elle se multipliera rapidement. Lorsque la ligne conduisant jusqu'aux Montagnes Rocheuses sera achevée, il sera opportun de pousser activement la construction du chemin le long du lac Supérieur ; car, quelle que soit la rapidité avec laquelle seront poussés les travaux, un trafic considérable aura déjà été créé. La section du lac Supérieur, du terminus Est de la ligne principale du Pacifique jusqu’à Fort William, aura une longueur de 620 milles, et lorsqu'elle sera terminée, elle constituera pour le trafic canadien et pour
| une partie considérable du nord-ouest américain la ligne de chemin de
fer la plus courte—sans transbordement—jusqu’au bord de la mer. * 2 2 . CRC Q Cette ligne ne sera pas nécessaire avant que les prairies soient ouvertes
| par le chemin allant jusqu'aux Montagnes Rochéuses. Après cela, la
ligne pourra sans contredit être considérée comme un Chemin commercial, dont les ressources augmenteront d'année en année et qui deviendra à un moment donné une propriété très rémunérative.”
Quelle est notre présente position ? Le trente et un décembre dernier, nous aviuns dépensé $14,159,665, qui se décomposent comme suit:
Nous avons dépensé sur le chemin entre le lac Supérieur et la rivière Rouge, $4,866,861 ; la construction du télégraphe avait coûté $905,039 ; l’'embranchement de Pembina, outre les rails, avait coûté $511,214; finalement, il avait été dépensé pour lisses, boulons et
| chevilles, sur toute la route, $2,958,062.
M. MACKENZIE : Qu'a-t-on fait des anciennes lisses ?
Sir CHARLES TUPPER : Ce.sont les anciennes lisses. Je n’inclus
pas dans ce chiffre une quantité considérable de lisses achetées depuis,
car il n'avait pas été fait de paiement bien considérable jusqu'à cette date.
Il a été dépensé sur le Canada Central une somme de 8563,715.
Je suis heureux de dire, au sujet du contrat pour la section à l’ouest de la rivière Rouge, que l'entrepreneur a la certitude de pouvoir construire 50 milles pour le mois de juillet, et de poser la voie pour transporte: les voyageurs sur tout le parcours des 100 milles à la fin de la saison.
Nous espérons aussi pouvoir achever les premiers 50 milles de la seconde section de 100 milles, à l’ouest de Manitoba, au mois de juillet suivant, et le reste durant l’année 1881. Les dépenses du génie et autres en rapport avec la construction s’élèveront à $993,000 ; les autres dépenses non déterminées par des contrats, comprenant l'achat de terrains sur la Kaministiquia et le draguage à la baie du Tonnerre, etc. $8247,300. La dépense totale pour la construction jusqu’au 31 décembre dernier a été de $10,729,257. Les explorations, les études préliminaires de tout le pays entre Nipissing et la baie James à l’est, et dans la
Colo"bie britannique à l’ouest de Victoria jusqu’au Port Simpson, allant du 4)ième parallèle au 86ième, ont entrainé une dépense de $3,119,618. La dépense totale sur le chemin de fer du Pacifique, y compris l’embranchement de Pembina, s'élève à $13,848,876.
Il y un autre item dans ces comptes du chemin de fer du Paci fique qui s'élève à 822,995, lequel a servi à payer l’un des entrepreneurs de la route Dawson ; il faut y ajouter $287,795 pour l’écluse du Fort Frances, laquelle, se trouvant à cent milles du chemin, ne devrait pas, je crois, être imputée au compte du chemin de fer du Pacifique.
Mais si l’on inclue ce montant, la dépense totale à la fin de l’année sera |
de $14,159,665.
Je vais maintenant aborder la question de la dépense qui pourra être nécessaire pour achever le chemin de fer du Pacifique. Je vais soumettre une estimation qui n’est pas celle d’un homme intéressé, ou qui dépasse la dépense probable. Cette estimation a été nréparée par un homme qui a eu les meilleures occasions de se former une ovinion tout à fait juste sur le sujet, un homme dont l’habileté, selon moi, n’est
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surpassée que par sa prudence : monsieur Sandford Fleming, l'ingénieur en chef du chemin de fer du Pacifique. Quelle que soit la réduction que l’on puisse faire à cette estimation, je suis persuadé qu’elle ne saurait être plus élevée.
La distance du lac Supérieur à Burrard Inlet est de 1986 milles, den ajoutant 20 milles pour la diversion de la ligne au sud du lac Manitoba, et en déduisant 3% milles pour la réduction de la distance
Montre le lac Supérieur et la rivière Rouge, ainsi que le raccourcissement
causé par le changement de la route qui passera au nord au lieu de
passer au sud. Ce total comprend la section de 406 milles, telle que
maintenant réduite entre le Fort William et Selkirk, pour laquelle je
soumettrai une estimation qui démontre qu’il serait possible de l’achever
comme chemin de première classe, parfaitement équipé pour un trafic considérable, y compris les stations terminables, moyennant $17,000,000, ou $1,000,000 de moins que mon estimation de l’année dernière.
Monsieur Fleming calcule qu’il faudra une dépense de $13,000,000 pour la section des 1,000 milles, de Selkirk à la vallée Jasper, la ligne de démarcation au delà du pied des Montagnes-Rocheuses, y compris un léger équipement, qui seul sera nécessaire d’ici à quelques années; ce chiffre dépasse de $3,000,000 l’estimat‘on moyenne pour la seconde section de 200 milles à l’ouest de la rivière Rouge, afin de faire face à toute éventualité. Une section de 100 milles est à l’heure actuelle donnée à l’entreprise; j'ai reçu des soumissions pour une seconde section de 100 milles, et je ne m’attends pas que celle-ci coûte plus cher
que lautre.
M. BLAKE : Quelle est l'estimation du coût de l'équipement par mille ?
SIR CHARLES TUPPER: Un léger équipement suffira d'ici Là plusieurs années.
M. BLAKE : Sera-ce $1,000 ou $2,000 par mille ?
SIR CHARLES TUPPER : Quand le trafic nécessitera un équipe Ement plus coûteux, il sera facile d'y pourvoir.
M. BLAKE : Je désire seulement connaître votre estimation en piastres.
SR CHARLES TUPPER: Notre estimation est de $13,000 par mille, et cependant nous serions justifiables de la porter à 810,000 par mille, c’est-à-dire que notre estimation dépasse de $3,000,000 la moyenne du montant qui sera probablement nécessaire pour achever et équiper convenablement les 200 milles actuellement donnés à l’entreprise sur les prairies.
De la vallée Jasper à Port Moody, la distance est de 550 milles. La distance de Jasper à Kamloops, dans la Colombie britannique, où commence la section donnée à l’entreprise, est de 335 milles, qui peuvent être construits, je crois, moyennant 540,000 par mille. Pius prudent, monsieur Fleming a estimé la dépense à $43,660 par mille. Cette section est plus difficile que celle des prairies, mais elle est facile comparée à la section que nous avons donnée à l’entreprise dans les gorges du Fraser. Cela fera $15,500,000 pour la section de Jasper House à Kamloops. La section de Kamloops à Yale est de 125 milles, dont la construction, d’après M. Fleming, devra coûter 880,000 par mille, ou $10,000,000, somme nécessaire pour achever le chemin et l’équiper convenablement. Mais, selon moi, nous pouvons estimer le coût de cette entre rise à $9,000,000 au lieu de $10,000,000. IL calcule aussi que la section de Yale à Port Moody, qui est de 90 milles, coûtera en moyenne $38,888 par mille, ou $3,500,000. Ces 550 milles coûteront $29,000,000, auxquels, avec sa prudence ordinaire, M. Fleming ajoute $1,000,000, Cela fait un total de $60,000,000, y compris les $17,000,000 de Fort William à la rivière Rouge, les $13,000,000 de la rivière Rouge à Jasper Valley, et les $30,000,000 de ce point à Burrard Inlet. A cela, il faut
ajouter pour études et exploration, non comprises dans les frais du
génie, et autres opérations, $3,119,618,.
La Chambre sera fort surprise d'apprendre les dépenses extravagantes de l'administration précédente dans la Colombie britannique, si le premier ministre d'alors n'avait pas l'intention de continuer lentreprise. Du mois de juin 1871 au mois de juin 1872, les explorations dans la Colombie britannique ont coûté $182,216 ; de 1872 à 1773,
L tion de
8315,0 de cetl de 18 moins $126,4 $25,00 Colom Supéri les M $3,119 toutes à l’exc4 brancl équipé
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extravanique, si r l’entrelorations à 1773,
$8315,000—l’administration précédente n'étant pas sans doute responsable de cette dépense. De 1873 à 1874, les arpentages ont coûté 8118,000 ; de 1874 à 1875, $191,241 ; de 1875 à 1876, $330,162 ; de 1876 à 1877, pas
| moins de $8273,788, ou $600,000 pour ces deux années ; de 1877 à 1878,
$126,476; de 1878 à 1879, 850,112, et de juillet 1879 à décembre, 825,000 de plus : soit un total de $1,611,997 pour arpentages dans ja Colombie britannique. A cela ajoutons la dépense entre les lacs Supérieur et Nipissing, et entre le lac Supérieur, la rivière Rouge et les Montagnes Rocheuses, en tout $1,507,621 : soit un total de $3,119,618 que ïon doit ajouter aux #%60,000,000, ce qui comprend toutes les autres (lépenses en rapport avec le chemin de fer du Pacifique, à l'exception de l’'embranchement de Pembina. On calcule que l’embranchement de Pembina coûtera en tout, lorsqu'il sera achevé et équipé, $1,750,000, ce qui fait en tout, y compris les frais de construction depuis le lac Supérieur jusqu’à Burrard Inlet et tous les arpentages, une somme de $64,869,618. Cette somme suflira pour achever le chemin de fer du Pacifique, à l’exception des 600 milles de Fort William à Nipissing.
M. MACKENZIE : La distance dépasse 600 milles.
SR CHARLES TUPPER : Quand la compagnie du Canada Central aura construit son chemin jusqu’au Sault sur le parcours qu'elle doit suivre, la distance sera de beaucoup moindre que 600 milles; car nous nous souderons au Canada Central à environ 60 à 70 milles à l’ouest de la baie sud-est du lac Nipissing. Monestimation sera
donc plutôt au dessus qu’au-dessous du chiffre véritable.
Je suis porté à croire, d’après les explorations qui ont été faites l'année dernière de Nipigon à Fort William, qu’on peut y construire une bonne route, à tel point que je doute s’il ne serait pas désirable de nous rendre à Fort William au lieu de relier la ligne du lac Supérieur
L à la rivière Rouge, à environ 50 ou 60 milles du terminus actuel. J'ai
fait faire aussi une exploration de Nisigon vers l'Est jusqu’au lac Long, et la ligne qu’on a trouvée est beaucoup plus favorable qu’on ne le supposait d’abord. On a aussi trouvé une ligne très favorable du Nipissing à la tête du lac Supérieur ; elle traverse un pays très plan et
bien boisé. De sorte que je puis dire que notre grande artère de Æ& opinio chemin de fer depuis Ottawa jusqu'aux eaux du Pacifique—je puis à grandi
même dire d'Halifax, sur l'Atlantique, jusqu'aux eaux du Pacifique— à d'alors pourra être construite avec moins d'obstacles et de dépenses que nous BR auspic ne l’avions supposé jusqu’à présent. trop & Je n'ai pas besoin d'ajouter que nous n'avons pas l'intention de M Polit'q construire maintenant cette dernière partie du chemin, quoique je sois de cer persuadé que le développement de notre Nord-Ouest et l'augmentation Le ; de sa population nous forceront avant longtemps de construire cette M énergi route comme étant nécessaire dans l'intérêt du Canada. Je crois que M 'out Hs nous pouvons en toute sûreté porter le coût de cette entreprise à 830,000 M :"teLlis par mille. Tout d'abord nous y aurons un accès facile par le Canada fait qe Central, à ou près de la rivière des Esturgeons, à 60 ou 70 milles à du de l’ouest du terminus actuel, à South-East Bay. De la tête du lac Supé- député rieur à Nipigon, nous pourrons encore atteindre la ligne par eau, et à dirige Fort William nous aurons un chemin de fer pour l’atteindre à cette Mfeouran extrémité. Je crois donc que nous pouvons, en toute sûreté, estimer le[}"0tre P coût de cette entreprise à 830,000 par mille, c’est-à-dire qu’il nous faudrait à mr
ajouter $18,000,000 pour achever notre grande route nationale. Si nous estimons le coût du chemin tout entier à 830,000 par mille, chiffre auquel on peut le réduire en toute sûreté, nous arrivons à un total de $882,869,618. Monsieur Fleming estime le coût de ces 600 milles à $820,000,000, ce qui ferait 884,869,618.
Comme le très-honorable ministre de l’intérieur a calculé, d’après une base qu'il croit être correcte, que nous recevrons dans les dix prochaines années $38,000,000, et que nous aurons $32,000,000 à rece. voir sur hypothèques dans les dix années suivantes, soit une somme totale de $70,000,000, on voit que nous ne courons pas de risques. En supposant que les terres ne nous rapporteraient pas ce montant, je puis invoquer une autorité que les honorables membres de la gauche ne voudront pas contester, pour affirmer que le revenu des douanes prove nant des colons qui iront s'établir au Nord-Ouest dans les dix prochaines années suffira pour payer l'intérêt sur les $60,000,000.
permis conclus la poli tuestio ions be Etats-U rembou Laissez honoral ’est-à-d le publ a
ment fe ois plu hemin apide Je n'hésite pas à dire que le sentiment du pays est entièremendRssez cl changé sur cette question. Je n’ai pas honte de reconnaître que meslibiaie.
itère de Æ opinions ont subi un changement complet au sujet de la nature de cette —je puis À grande entreprise. Je me rappelle que, lorsque le premier ministre cifique— Î d'alors soumit une mesure, en 1874, pour construire ce chemin sous les que nous auspices du gouvernement, j'étais d'avis que nous allions encourir une trop grande responsabilité. Je crus alors qu'il était de mauvaise polit'que pour le gouvernement de ce pays d'entreprendre l'exécution
ention de 1
que je dois de ceite grande entreprise nationale comme ouvrage du youvernement, mentation et je n’hésitai pas à exprimer mes opinions de la façon la plus nivo cute énergique possible lors de l’adoption de cette mesure. Mais la condition
crois que tout entière du Canada a changé depuis. Il n’est pas un homme sx 830.000 intelligent dans le pays qui n’ait pas aujourd’hui des opinions tout à À fait différentes de celles qu'il avait alors au sujet de l'établissement et
ada rs du développement du Nord-Ouest. Qui a pu entendre l'honorable
10 milles à a 2 À
| lac Supé- député de Norfolk-Nord décrivant le flot énorme d’émigration qui se
Wat OV À dirige vers les Etats du Nord-Oues:, et démontrant qu'un même ?
courant n’attendait qu’une occasion favorable pour se déverser dans notre propre Nord-Ouest ; qui à pu entendre la démonstration faite par l'honorable député que le placement de $54,000,000 capitalisés aurait donné aux Etats-Unis tout l'argent reçu de ces terres et leur aurait permis de les céder gratuitement au lieu de les vendre—sans venir à la conclusion qu'il donnait ainsi la preuve la plus forte de la sagesse de la politique adoptée par le gouvernement dans la solution de cette question ? Nos réglements des terres du Nord-Ouest offrent des condiions beaucoup plus avantageuses que celles qui étaient offertes aux Stats Unis, et nous conservons en même temps assez de terres pour rembourser le Canada de chaque piastre dépensée sur le chemin da fer. Laissez-moi citer une opinion qui a encore plus de force sui les . Mhonorables membres de la gauche que tout ce que je pourrais dire ; sques. En à dire un article que le grand organe de leur parti, le Globe, vient
ant, Je PUS, publier après une étudé très attentive de la questiun : à gauche nel
anes prove prochaines
re à cette estimer le us faudrait le. Si nous lle, chiffre un total de 0 milles à
lé, d'après ns les dix ,000 à rece.
ne somme
} ‘Chacun reconnait que les plaines du Nord-Ouest sont excessivement fertiles et que-leur culture peut faire vivre une population deux lois plus nombreuse que celle des Etats-Unis. On admeï aussi qu'ur hemin de fer de Sel.irk aux Montagnes Rocheuses ouvrira le pays si apidement, que dans quelques années la ligne rapportera des bénéfices entièremengRssez considerables pour être considérée comme entreprise commerre que me baie. On n’a rien à gagner en activant sa construction de manière à
lui faire devancer lé mouvement de colonisation qui se jette continuelle. ment vers l’ouest, en suivant le tracé du chemin; mais personne ne
eut dire que la construction de cette voie ne rapportera pas de grands Déniéhices an pays. Elle aura une étendue de 900 milles, c’est-à-dire qu'elle représentera plus d’un tiers de toute la longueur du chemin de fer du Pacifique...
“ Nous constatons donc que pas moins de 1,924 milles du chemin de fer du Pacifique peuvent êt-e considérés comme entreprise commerciale. Ajouter que c’est une entreprise nationale, c'est là, sans doute,
selon ses adversaires, un pauvre argument contre le projet. Lorsque lelf
chemin s'étendra du terminus de l'est jusqu'aux Montagnes Rocheuses, on peut dire sans hésitation que la population du Nord-Ouest sera assez nombreuse pour cor. .buer aux revenus du Canada dans une proportion assez forte pour couvrir plus que l'intérêt de l'emprunt pour lequel les provinces plus anciennes ont engagé leur crédit.
“ Nous ne nous sommes pas occupé de la vente des terrains qui, étant bien conduite, produira chaque année des revenus considérables, qui ne feront qu'augmenter...….
Mais il faut aussi envisager la question à un point de vue politique. La Colombie britannique se uvera lésée si l’on ne tient pas la promesse qui lui a été faite. J opper les ressources de la province,
en attendant l'achèvement du cacuuin de fer du Pacifique, n’est pas un désir déraisonnable. Il y a de riches terrains le long des lacs et des rivières de la section en voie de projet, de Yale à Kamloops. Cette partie de la ligne coûtera peut-être $12,000,000 lorsqu'elle sera en voie d'exploitation, et il est question de l’achever en cinq ans. On demande au Canada de dépenser $2,400,000 par année pour coloniser en même temps que contenter la Colombie britannique. L'intérêt sur cette somme sera de #96,000 la première année et de $48,000 la deuxième
année et les années suivantes. Ainsi donc, tout compte fait, on auraith
à payer une somme considérable pour une section de chemin de fer qui, tout en n'étant pas encore nécessaire aux anciennes provinces, doit être
construite à un moment donné au fur et à mesure de l’augmentation dek
la population dans la province du Pacifique.
“Si 100,000 émigrants se fixent dans la Colombie britannique durant la construction du chemin—et tout fait croire que d'ici à peu d'années l’émigration sera portée à ce chiffre—le gouvernement recevra un revenu qui paiera l'intérêt des déboursés.
‘ Chose très importante à considérer, c’est que la population de la rovince du Pacifique pourrait s'élever contre l’abandon total de la igne, et elle amènerait peut-être la rupture des liens de la Confédéra-
tion en demandant à grand cri la sécession.”
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J'espère que ces observalions sufliront pour calmer toutes les craintes que pourraient avoir les honorables membres de la gauche au sujet de l'opportunité pour le gouvernement d'entreprendre la construction de ce chemin avec de semblables précautions.
Laissez-moi citer de nouveau ce journal, qui est une si grande autorité dans l'opinion des membres de la gauche. A l'ouverture de la session, et longtemps mème avant que lé gouvernement eût commencé celte exploration jusqu'au Port Simpson dans le but de constater sil serait possible de trouver une route plus facile, quel était le langage que tenait le Globe à la Colombie britannique ?
“ Si monsieur Mackenzie n'eut pas perdu le pouvoir, cette route serait en ce moment en voie de construction, et l’on pousserait rapidement les travaux”
Il est certain que le Globe, lorsqu'il vit que l'honorable monsieur non-seulement demandait des soumissions, mais qu’il faisait une dépense de $3,400 en toute hâte à l’époque d’une élection générale, en vint à la conciusion qu'il était aussi sérieux que je le pensais moi-même. Oui, je n’étais pas le seul de cet avis; car l'organe de son parti semble avoir été victime de la même erreur, ainsi qu’on peut le constater en consultant le Globe. Bien plus, ce journal déclara à l'ouverture de la session, si je me rappelle bien, au moment même où le chef de l’opposition annonçait qu’il était prêt à renier son passé et à répudier les engagements qu’il avait pris avec la Colombie britannique au nom du pays, que ce chemin serait en voie de construction si l’ex-premier ministre n'avait pas perdu le pouvoir. Il serait inutile d'en dire davantage pour montrer combien l'honorable monsieur avait convaincu tout le monde de son intention de continuer les travaux.
Mais l'honorable député de Durham-Ouest me dira peut-être : Supposuns que vous pouvez construire ce chemin de fer pour une somme
| moindre que vous ne l’estimez, vous n’anrez encore que surmomwté le
premier obstacle ; il vous faudra alors exploiter la ligne, et les frais dépasseront tellement les revenus, que vous serez obligé d'imposer des charges intolérables sur le peuple.—Arrêtons-nous un moment à
cette question.
Voici les renscignements que je viens de recevoir du surintendant ne f de l’embranchement de Pembina : Se bien ‘ Sur les !60 milles qui sont maintenant ouverts dans le Nord-Ouest, l'étre nous avons, depuis le premicr mars jusqu’au 12 avril, transporté 5,236 com passagers, outre 1,248 wagons chargés renfermant 12,460 tonnes de fret, Les receites brutes durant ceite courte période ont été de $36,387, et les frais d'exploitation, $15,000, laissant un profit net de $21,387, .. cela publi durant une période difficile et orageuse comme on n’en à pas vue ton depuis longtemps.” ke ù Kam Au mois de juillet 1882, nous aurons environ 700 milles de ce © faites chemin en opération, nous aurons 85 milles de Selkirk à Emerson ou Æ 0] Saint-Vincent. Nous aurons 200 milles en opération à l’ouest de la Æ reste rivière Rouge, qui, avec l’embranchement de 16 milles à Winnipeg, Æ sans mettront environ 700 milies en opération, sans tenir compte de la 5 Gel section qui se trouve dans la Colombie britannique. explo J'ai toute raison de croire que chaque mille de chemin, depuis le BF quest jour où il sera ouvert, fera fructifier amplement toute la dépense BB sur 1 occasionnée par sa construction. Je crois avoir raison de dire qu’au Æ$ pareil
fur et à mesure que nous pousserons ce chemin vers les Montagnes BR le ch
Rocheuses, il aumentera tellement le trafic de la rivière Rouge à la BE l'océa
baie du Tonnerre, qui deviendra le grand entrepôt de ce pays, que cette M $10,0( de te
entreprise ne sera pas un fardeau pour le peuple, mais rapportera 11ème un intérêt raisonnable sur l'argent que nous aurons affecté à son exécution.
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comme je l’ai déjà dit, que la condition entière des affaires a changés dans une courte période de temps, et que ce qui aurait pu être regardé] rem b4 naguère comme purement spéculatif au sujet du développement du Nord-Ouest canadien, peut maintenant être considéré d’une façon tout à fait différente.
Il suffira à mon honoralle prédécesseur de se rappeler qu'il demanda} des soumissions, en 1876, offrant $10,000 par mille et 20,000 acres de terre pour la construction du chemin, et demandant quel serait le 1aontant additionnel que les soumissionnaires exigeraient à quatre pour cent pendant vingt-cinq ans pour les engager à entreprendre la cons truction de la route. Et quelle fut la réponse? Pas une soumission
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Êle Canada prendrait bientôt place parmi les nations.
ne fut reçue. Les honorables membres de la gauche avaient tellement bien réussi à faire perdre confiance aux capitalistes de ce pays et de l'étranger, que pas un de ceux-ci ne voulut entreprendre la chose comme une affaire commerciale.
Quels sont aujourd’hui les faits ? Supposons que ce gouvernement publierait une annonce dans les journaux, demandant à quelles conditions des capitalistes construiraient le chemin de la rivière Rouge à Kamlocps, et nous rembourseraient toutes les dépenses que nous avons faites au-delà de la rivière Rouge, s'engageant à construire et à mettre en opération, non-seulement toute cette partie du chemin, mais le Cet appel resterait il sans réponse? Si pareille proposition était faite demain, ne sait-il pas que les premiers capitalistes du pays s’engageraient à construire et à exploiter le chemin à des conditions qui régleraient pour toujours la question de savoir si cette entreprise est réellement une charge sérieuse sur la population? J'ai les meilleures raisons pour croire qu’rne pareille offre assurerait la construction et la mise en onération de tout le chemin, depuis la rivière Rouge jusqu’à Kamloops ; bien plus, jusqu’à l'océan Pacifique, moyennant une dépense n’excédant pas $13,000, ou $10,000 par mille de la rivière Rouge à Kamloops, et 26,000,000 d’acres de terre. De cette façon, nous n’aurions pas à faire une dépense d’un montant indéterminé, entraînant des charges qu’on ne saurait bien calculer, e‘ nous serions en mesure de terminer cette grande entreprise nationale dans dix an.,.à des conditions qui entraîneraient des dépenses
; DE comparativement faibles de la part de notre population, et qui serait s à changéhs
remboursée mille fois par le développement du Nord-Ouest. M. MACKENZIE : Pas mille fois.
M. BLAKE : Ni cent.
Sir CHARLES TUPPER : Quand j'ai dit remboursé et que je
® parle de fois, je ne veux pas dire, comme je sait fort bien lhonorable | monsieur, que le montant réel sera remboursé mille fois.
Je veux dire
que notre magnifique Nord-Ouest se développerait tellement vite, que Dans ces circons-
|tances, je demanderai à l'honorable monsieur si le gouvernement n’est
pas en mesure de dire qu’il ne saurait avoir d’appréhension quant au coût de la construction ou de l'exploitation de ce chemin ?
Avant de terminer, je dois parler de l’annulation du contrat de Ë
l'embranchement de la baie Georgienne. Comme les honcrables messieurs le savent, l’'embranchement de la baie Georgienne a été
entrepris sans qu'on eût les données nécessaires. Comme le savent aussi les honorables messieurs, le gouvernement dût changer complète.
ment sa politique, après avoir constaté les difficultés à surmonter et
l'utilité des travaux commencés. Au lieu de se rendre de Nipissing àB
la baie Georgienne, il résolut d'arrêter le chemin à la baie Cantin et de canaliser la rivière des Français depuis ce point. Le gouvernement se convainquit que tout l’argent qui serait dépensé au sud du lac Nipissing serait gaspillé. Il anuula le contrat après en ètre venu à cette conclusion. |
IL est évident maintenant que le pays tout entier veut surtout obtenir la ligne de communication la plus courte avec notre grand Nord-Ouest, par Je Sault Sainte-Marie. D’honorables membres de la
gauche pourraient me rappeler que j'avais de sérieuses objections à ce que l’on allât au Sault Sainte-Marie, mais le cas est bien différent aujourd’hui.
M. MACKENZIE : La plupart des gens s’en vont aux Etats.
Sir CHARLES TUPPER : Il n’est rien qui pourrait faire autanl désespérer de l'avenir de ce pays que la politique bien connue de honorables membres de la gauche, qui est de décrier leur pays; mai je puis dire à ces honorables messieurs qu’ils se méprennent sur | patriotisme de notre population, s'ils croient jamais monter au pouvoi sur les ruines de leur pays.
Ce qu'il faut pour donner un élan rapide et décisif au progrès d Canada, c’est imprégner le patriotisme dans l'esprit et le cœur de se enfants, qui leur permette de s'unir sur une grande question nationale sans se laisser atteindre par l'influence délétère de la politique de par qui pousse les gens à rechercher des avantages personnels et de par au détriment du pays.
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