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Durham-Ouest ne devrait pas oublier qu’il a accepté les conditions Carnarvon arrachées à l’ancienne administration. Naturellement, l'ancienne administration y avait inséré une clause interdisant l’augmentation des taxes ; mais c'était après avoir augmenté ces taxes de $3,000,000. Maintenant, l’ancienne administration a t-elle fait face aux dépenses
à ordinaires avec cet excédant de $3,000,000 de taxes? Non. Tant qu’elle
a été au pouvoir, elle n’a fait qu'accumuler les dettes auxquelles nous sommes maintenant obligés de faire face. L’honorable monsieur dit que l'administration n’accepta pas ces conditions sans la sanction du parlement. Nul doute qu’elles ont été acceptées par le pays. IL était compris que l’on dépenserait $2,000,000 par année à la Colombie britannique ; mais les honorables messieurs de la gauche, appliquant à cette province leurs façons ordinaires d'agir, envoyèrent une commission à la Colombie britannique. La province ne voulut point accepter $700,000 pour renoncer au premier marché.
Jusqu’alors, l'honorable monsieur ne voulait pas répudier entièrement l’entreprise. Mais son cabinet offrait ce montant à la province pour l'empêcher de manifester son mécontentement au sujet du délai
japporté à l'exécution des travaux, ainsi que l’honorable député de .
Durham-Ouest explique la chose. Mais la Colombie britannique n’était pas assez pauvre, assez réduite pour se laisser acheter ainsi, et elle se
dit: ‘“ Nous avons un traité avec le Canada, qui—nous le savons—-a
suffisamment d’esprit de justice et d'amour-propre pour reconnaître les droits d’une province petite et faible comme la Colombie britannique.” Elle avait raison ; elle a sagement agi en prenant la parole du gouver-
[nement actuel lorsqu'il lui a promis de continuer le chemin de fer ; ct,
bien qu’on n'ait pas commencé les travaux avant le mois de janvier dernier, la province savait que ce n’était pas notre faute et avait confiance que les contrats seraient bientôt adjugés. Actuellement, si la population de la Colombie britannique s'aperçoit que la ligne n’avance pas avec tout la rapidité possible, elle ne se plaindra pas, parce qu’elle sait que nous agissons de bonne foi et que, si nous ne dépensons pas d'autres millions, c’est que nous n’en avons pas les moyens. Elle sait que nous exécutons les travaux graduellement et sûrement. Nous ne voulons point plonger le pays dans les dettes et l’entraîner à la ruine, comme l’affirme l’honorable député de Durham-Ouest. Nous voulons
simplement agir de bonne foi avec la Colombie britannique, et cela ue La di nous Coûtera point la somme énorme que l'honorable monsieur pense. Elle n Nous voulons construire une bonne ligne, un chemin de colonisation, se dis eomme ça été l'intention dès le commencement. Nous pourrons progr. utiliser un grand nombre de pentes et de coudes naturels, et construire de ‘à ainsi le chemin de fer du Pacifique jusqu'aux provinces plus anciennes,
ables sans que les frais de construction grèvent trop le pays. s
admin
L'honorable député de Durham-Ouest cherche à gagner les sym- Btonstr pathies et les votes irlandais en exprimant son grand respect pour les B partis: droits et réclamations de cette nationalité; il va même jusqu’à B Willia approuver les ‘ Home Rulers,” et prédit que le récent changement 200 mi d'administration, en Angleterre, aura d'heureux effets pour l'Irlande. Bsur les Je ne dou‘? point que justice soit rendue à l'Irlande, quelle que soitBnistrat l'administration aux affaires, de même que justice a été rendue à nos La ancêtres dans leur lutte pour le gouvernement responsable. Nous député sommes aussi favorables aux Irlandais que l'honorable monsieur, et $120,0( nous leur avons témoigné notre sympathie en demandant au parlementBéinclir un crédit de $100,000 pour les populations pauvres d'Irlande. NotreBcomme seul regret est de n'avoir pu leur offrir davantage. Mais, dans laNGonstrt circonstance actuelle, pas plus que dans toute autre, nous ne voulonsBoonvie faire parade de nos sympathies. Il convenait de les manifester enMservira temps opportun ; mais je me demande pourquoi l'honorable monsieur] ost fait appel aux sympathies irlandaises à propos du chemin de fer duBbssih] Pacifique ? recher( dans 1 entrep gradud s'opére princin n pa pauch4
L'honorable monsieur a essayé encore de surprendre les sympa: thies de tous les honorables représentants de la province de Québec et de les enrôler sous sa bannière. ‘ Quel mauvais gouvernement, a-t-il dit, est celui qui refuse à la province de Québec un chemin de fer reliant au chemin de fer du Pacifique, après avoir dépensé 811,000,000 pour le beau chemin de fer de Québec à Ottawa!” Puis, s'adressant aux honorables représentants de la province de Québec : ‘ Le gouver: nement ne prolongera pas le chemin de fer du Pacifique assez loin pour le relier avec votre ligne ; ainsi, faites bien attention ; ne manque pas cette occasion de voter contre vos amis; ma motion propose délé nu suspendre la construction du chemin de fer à la Colombie britannique sn
[44 Qui es
et cela ue eur pense.
lonisation,
pourrons construire anciennes,
La motion parle-telle de l'extrémité Est du chemin de fer du Pacifique ? Elle n’en dit pas uu mot. L’honorable monsieur aurait donc bien pu se dispenser de faire cet appel. Le gouvernement n’a pas changé son programme, qui comporte la construction d’une ligne non interrompue de chemins de fer de l'Atlantique au Pacifique. Les étendues navigables ne formeront point partie de la ligne, comme le voulait l’ancienne administration. Mais nous devons prendre le temps nécessaire pour er les sym- construire la ligne. Nous pouvons dire, en toute sincérité, à nos set pour les partisans que nous achevons la section de 185 milles entre Forte jusqu’à R William et Selkirk, que nous avons adjugé le contrat d’une section de hangement B?00 milles dans les prairies de l'Ouest, et que nous faisons travailler r l'Irlande. Bsur les quatre sections de la Colombie britannique que l’ancienne admile que soit nistration avait donuées à contrat et décidé de construire. endue à nos able. Nous nonsieur, et u parlement de. Notre is, dans la ne voulons anifester enk le monsieurk n de fer du
La ligne ne coûtera pas la somme considérable que l'honorable député de Durham-Ouest suppose. Il parle d’une dépense de $120,000,000. Si nous construisions un chemin de fer de 24 à 26 pieds d'inclinaison au mille, la ligne pourrait coûter cette somme. Mais, comme le gouvernement l’a déclaré, ce n’est pas son intention de fconstruire un chemin de fer avec des inclinaisons aussi faibles. Elles conviennent et sont même essentielles pour la partie de la ligne qui servira au trafic des prairies, de la rivière Rouge à la baie du Tonnerre. Il est nécessaire que la construction de la ligne soit aussi parfaite que possible, à inclinaisons faibles et coudes convenables ; nous devons rechercher les inclinaisons les plus faibles que nous pourrons ohtenir dans les circonstances. Mais nous ne prétendons point, pour cela, entreprendre à la fois toutes les sections de la ligne. Nous procéderons graduellement. Le reliement des chemins de fer de Québec et d'Ontario ‘’opérera aussi lorsque la section entre le lac Nipissing et le tronc principal sera construite. Pendant que j'en suis sur ce sujet, je citerai n paragraphe du Globe, organe des honorables messieurs de la pauche ; ce paragraphe a trait à l'extrémité Est de la ligne :
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> de Québec uvernement, hemin de fer 4 $11,000,000 s, s'adressant ‘ Le gouver:
1e assez loil ne manque n propose dé
. Nous arrivons maintenant à la section du lac Supérieur, section qui est certainement de nécessité poHtique, mais ne sera pas requise avant que la ligne des prairies soit achevée et reliée à la baie du
; .. Aponnerre. On peut raisonnablement supposer, comme nous l'avons britannique MRémontré, qu’une population d’au moins un demi-million d'âmes sera
établie sur les plaines, lorsque le chemin de fer du Pacifique atteindra les Montagnes Rocheuses. Chaque famille qui ira sy établir ensuite augmentera la quantité des produits offerts à l'exportation. La population des Etats-Unis a doublé en vingt-cinq ans ; dans plusieurs districts de l'Ouest, la population a doublé en dix ans. Le Nord-Ouest canadien gagnera continuellement par l'immigration, et, comme il arrive toujours dans les régions où l’on peut aisément se procurer des terres fertiles, les naissances seront très nombreuses. Vers l’époque où l’on achèvera la ligne jusqu'aux Montagnes Rocheuses, il sera bon de pousser la construction autour du lac Supérieur, parce qu'avant qu'on ait pu l’achever en travaillant à une vitesse raisonnable, un trafic considérable en attendra l'ouverture. La section du lac Supérieur, depuis le terminus Est du tronc principal du Pacifique jusqu'au Fort William, aura 620 milles de longueur, et, quand elle sera achevée, elle offrira une voie au trafic du Nord-Ouest américain, tout en constituant la ligne la plus courte, par voie ferrée, pour arriver à la mer. Cette section n’est pas nécessaire tant que les prairies n'auront pas été ouvertes par la ligne des Montagnes Rocheuses. Quand cette dernière sera construite, on pourra, en toute sûreté, achever l’autre qui sera la ligne d' conimerce, rapportera davantage d’année en année, et deviendra finalement d’une grande importance.”
Telle est l'opinion du journal le Globe, et nul doute que la grande majorité, au moins, des honorables messieurs de la gauche ne répudiera
pas cet article.
L'honorable député de Durham-Ouest a contesté les chiffres cités par “non honorable ami le ministre des chemins de fer pour établir le coûui de construction de la ligne, de la baie du Tonnerre à Burrard
Inlet. L’honorable monsieur a fait ses calculs; c’est un nouveau rôle £
qu'il joue, lui avocat : rarement nous l’avons vu aussi plongé dans les
chiffres qu’il l'était ce soir. N'ayant pas manié de chiffres depuis quelque k
temps, il a voulu s’en donner à son aise. En calculant le coût de construction de la ligne, il a cru qu’il pouvait fort bien se permettre de doubler lévaluation faite par M. Fleming. Hier, le ministre des chemins de fer a déclaré que la première portion de la ligne, entre Fort William et Selkirk, coûterait $817,000,000 ; de Selkirk à la vallée de Jasper, $13,000,000 ; de la vallée de Jasper au Fort Moody, y compris le matériel et les travaux d'ingénieurs, $30,000,000, soit un total d : $60,000,000. En ajoutant à ce chiffre les frais d’études, explorations, etc., préliminaires, soit $4,869,800, on arrive à un total de $64,869,000. Il faut ajouter encore le coût d’une section du chemin de fer du
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Pacifique, entre Nipissing et le Fort William, #24,000,000, à raison de 840,000 par mille; mais il est plus probable que le coût de construction du mille ne sera que de 830,000, et, alors, cette section coûterait $18,000,000, qui, ajoutés aux 864,000,000, donnent un grand total de 882,860,000. L’honorable monsieur a voulu convaincre la Chambre que ces chiffres ont été arrangés pour les besoins du moment; qu’ils ne sont basés sur aucune donnée précise ; que nous ne saurions produire les résultats d’un examen et de calculs soignés, de calculs qu'un ingénieur pourrait soumettre au chef de son département. Puisqu’il en est ainsi, qu’on veuille bien me permettre d'indiquer à la Chambre les données sur lesquelles l'ingénieur en chef a basé ces chiffres. IL est bon que la Chambre sache que ces chiffres n'ont pas été simplement arrangés pour démontrer que le chemin de fer coûtera 864,000,000, plus le coût de la portion qui reliera Nipissing au Fort William, soit $82,000,000 pour le coût total. L’ingénieur en chef a fourni les données sur lesquelles il a basé ses calculs; je vais lire sa lettre:
OrrawaA, le 15 avril 1880.
‘© À l'honorable sir Charles Tupper, K.C.M.G., ministre des chemins de fer et des canaux.
« ÉVALUATION DU COUT DE CONSTRUCTION DU CHEMIN DE FER CANADIEN DU PACIFIQUE.
‘ MonsiEur,—dJ'ai l'honneur de soumettre l'évaluation suivante des dépenses De ten nécessaires pour mettre le chemin de fer cana-
dien du Pacifique en opération, du lac Supérieur au Fort bn a Relativement au chemin de fer, le gouvernement a adopté, je crois, le programme suivant:
1, Construire la section entre le lac Supérieur et la rivière Rouge, en adoptant les faibles pentes et les courbes restreintes indiquées dans mon rapport qui a été soumis au parlement, de manière à assurer le transport à bon marché et à se procurer, vers l’époque de l'ouverture de la ligne, un matériel roulant et des dépendances générales qui puissent suffire au trafic sur lequel on compte.
“9, Procéder aux travaux à l’ouest de la rivière Rouge en construisant 200 milles suivant le tracé récemment déterminé. La chaussée devra être telle que celle qui est décrite dans les soumissions dernièrement reçues pour le 66ème contrat,
‘ Procéder à la construction de 125 milles, à la Colombie britannique, aux termes des contrats Nos. 60, 61, 62 et 63. Sur le parcours de ces 125 milles, les dépenses seront limitées conformément aux termes du contrat etaux vues exprimées dans ma lettre du 22 novembre dernier.
‘ Procéder graduellement sur les sections intermédiaires.
‘ Ne point adjuger de nouvelles sections à la Colombie britannique jusqu'à ce que les 125 milles soieni achevés ou bien avancés, pour empêcher ainsi l’augmentalion subite du prix de la main-d'œuvre.
“ À l’ouest de Manitoba, ne construire la ligne, dans les’ prairies A » . 1 ?
qu’à mesure que la colonisation avancera.
Dans mon rapport de l'an dernier, j'ai fixé à $18,000,000 ie coût de la section entre le lac Supérieur et la rivière Rouge. Depuis lors, les mesures prises pour réduire les dépenses sur les 185 milles qui séparent la rivière des Anglais de Keewatin, ont si bien réussi que l’on a pu réduire le parcours de 3% milles et l'évaluation d’environ $500,060. On s’est procuré les lisses, pour lexécution de ces deux contrats, à un prix beaucoup plus faible que celui qui était porté dars l'évaluation. Quelles que soient les dépenses qu’exigeront les dépendances et le matériel roulant, à mesure que le trafic augmentera, je suis persuadé qu’en dépensant $17,000,000, on pourra ouvrir, entre le Fort William et Selkirk, une ligne bien équipée pour le trafic sur lequel on peut compter.
“ A l’ouest de la rivière Rouge, 100 milles ont été adjugés et on a reçu des soumissions pour une seconde section de 100 milles. On a résolu de construire et équiper ces deux sections de la manière la plus économique, évitant toute dépense qui ne sera pas absolument nécessaire pour rendre la ligne irnmédiatement utile à la colonisation de la région. La ligne ne sera que partiellement ballastée, afin qu’on puisse l'utiliser comme chemin de colonisation ; on ne complétera le ballastage que quand il deviendra nécessaire d'y faire passer des convois à grande vitesse. On ne se procurera que le matériel suffisant pour les besoins immédiats, et la ligne ne sera complétement équipée que quand la région se peuplée et que le roulement exigera une augmentation du matériel.
“ Me basant sur ces données et sur celles que me fournissent les contrats déjà adjugés et les soumissions dernièrement reçues, je pense que l'évaluation suivante couvre les dépenses nécessaires pour ouvrir la ligne du lac Supérieur à la côte du Pacifique :
46 milles, du Fort William à Selkirk, pentes douces, y compris un matériel roulant suffisant
et les travaux d'ingénieurs pendant la construction COPIES CNT IITEN IN ENINITEELLLLLLLLLLLL,, $17,000,000
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Le coût ais lors, Iles qui ussi que ’environ es deux rté dars s dépenitera, je entre le ‘afic sur
et ona x. On a > la plus It néceson de la n puisse allastage à grande besoins uand la ation du
ssent les je pense r ouvrir
| sur d’autres sections de la ligne.
100 milles, de Selkirk à la vallée de Jasper, équi-
PSMOnt pardol, EG. 46 estevrossorersasrsssses
590 milles, de la vallée de 5asper à Port Moody, équipement partiel, etc.; de Jasper au lac Kamloops, 355 milles à $43,660................. $15,500,000
Du lac Kamloops à Yale, 125 milles à $80,000..... 10,000,000
De Yele à Port Moody, 90 milles à 838,888... 3,900,000 $29,000,000 ist Daiai a atenset ee UD —— !,00u,000 Nombre total de milles, 1,956............ Lsnstannts ss $60,000,000
‘ T’évaluation précédente ne comprend pas les frais d'exploration et les études préliminaires dans toute la région au nord du lac Nipissing
| jusqu’à la baie de James, à l'Est, et d'Esquimalt jusqu’à Port Simpson, à
l'Ouest, entre les latitudes 490 et 560 ; ces frais ne sont pas, à proprement parler, imputables à la construction et représenteront $3,119,618.
à On ne peut les imputer non plus à l’embranchement ds Pembina, qui
coûtera $1,750,000, non plus qu'aux autres montants imputables au compte du chemin de fer du Pacifique.
‘ J'ai l'honneur d’être, ‘“ Monsieur, ‘“ Votre obéissant serviteur,