‹ Le Chemin de fer du Pacifique [microforme]Chapitre 15 sur 20 · SANDFORD FLEMING · texte numérisé non relu

SANDFORD FLEMING

L'honcrable üéputé de Durham-Ouest a encore fait un reproche à mon honorable ami de ce que nous n’avions point de données précises pour déclarer que, du lac Kamloops à Yale, la construction de la ligne coûtera $10,000,000. Sur ce point comme sur l’autre, je demande

permission à la Chambre de lire un court extrait d’un rapport de

monsieur Fleming, rapport qui a servi de base à cette évaluation :

“ J'ai examiné, dit monsieur Fleming, les prix indiqués dans les

2 soumissions les plus basses ; ils s'accordent généralement bien et sont

les mêmes que les prix d’autres travaux récemment donnés à contrat Je crois que des entrepreneurs responsables et expérimentés ne pourraient sûrement entreprendre

pareils travaux à des prix moindres.

“ Le chiffre des soumissions les plus basses, pour les quatre sections, est, comme je l'ai déjà dit, $9,167,040. On doit se rappeler que la

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nature du contrat dont il s’agit ici diffère essentiellement de celle des 3, } contrats ordinaires. Le montant du contrat ne doit pas excéder ce

chiffre, mais il peut être beaucoup moindre. — (Voir les clauses 5, k des 6 et 7.) conc

‘ Les ingénieurs qui ont fait les études et les calculs m’informent E les } que les quantités sont pleinement indiquées et qu’on pourra considé- repré rablement les réduire dans l’exécution des travaux. En outre, je suis Ut persuadé qu’en faisant une étude excessivement soignée du tracé à définitif, en réduisant les coudes par endroits, en mettant le plus grand Æ cette soin à adapter l'alignement aux sinuosités et aux inégalités soudaines E &6s mr et considérables du terrain, en substituant aux constructions les plus Quel! coûteuses celles qui coûtent le moins, quand la chose pourra se faireE * sans danger, en n’exécutant que des travaux absolument nécessaires, R déput on arrivera à une réduction très marquée. ” Fit-il

La Chambre peut voir, par cet extrait, avec quelle précaution lek #5 re gouvernement agit dans toute cette affaire. Nous avons soigneusement lieu : gardé le pouvoir de suspendre les travaux à un moment donné, si cette È trouv mesure devenait nécessaire, ou de réduire la quantité des travaux ainsi de vo que les dépenses. Le gouvernement a plein contrôle sur les entrepre- Provu neurs. S'il survenait une crise financière, il nous suffirait de sus- | Sentar pendre l'exécution des contrats, et le gouvernement n’est responsable déput aux entrepreneurs que pendant la durée de cette suspension. Par suite, bien que mon honorable ami de Durham-Ouest ait tenté d’effrayer la Chambre, il doit être forcé d'admettre que le gouvernement a l’entier contrôle de l’entreprise. Si nous avons l'argent, nous pouvons continuer les travaux ; les fonds venant à manquer, nous pouvons les suspendre. Le gouvernement a pris des engagements avec la Colombie britannique et il doit les tenir. Au lieu de ‘“ gouvernement” je devrais dire parle:| ment ; car, comme administration, nous dépendons du parlement, qui peut, à un moment donné, faire suspendre les travaux s’il le jugel convenable.

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M. MACKENZIE : Mais vous avez aussi l’entier contrôle du park lement.

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M. LANGEVIN : Le pays ne reprochera pas cet avantage à notre parti et à notre administration.

En cherchant à prévenir la province de Québec contre l’adminis tration et contre la partie de son programme relative au chemin de fer

e celle des excéder ce clauses 5,

informent ra considétre, je suis du tracé plus grand soudaines ns les plus ra se faire nécessaires,

écaution le neusermeni né, si cette avaux ainsi es entreprerait de susresponsable nsion. Par té d’effrayer nt a l’entier ns continuer »s suspendre.

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du Pacifique, l'honorable député de Durham-Ouest aurait dû fournir des preuves de la bonne volonté, des grands services et des grandes concessions dont l'avantage a été conféré à la province de Québec par les honorables messieurs de la gauche. Il aurait dû rappeler aux représentants de cette province comment ils ont été traités, il y a deux ou trois ans, lorsque la même province a fait exposer ses griefs devant cette Chambre. 1l aurait dû leur rappeler comment fut accueillie, par cés messieurs, la pétition présentée à cette Chambre par leur province. Quelle satisfaction lui ont-ils donnée? En 1878, où était "honorable député de Durham-Ouest lorsque cette question fut mise aux voix ? Fit-il preuve alors d’une vive sympathie pour la province de Quétec et ses représentants ? Son nom paraît il dans la division des voix qui eut lieu à cette occasion ? Parmi les noms de 70 députés, sur 112, cn ne trouve pas celui de l'honorable député de Durham-Ouest, quand il s’agit de voter sur la question Letellier. Il ne voulut ‘point voter pour la province de Québec. Après cela, il est fort douteux que les représentants de la province de Québec se mettent aux ordres de l'honorable député de Durham-Ouest.

Maintenant, nous ferions bien d'étudier un peu l'attitude de l’honsrable député de Durham-Ouest dans ces débats au sujet du chemin de fer du Pacifique. Il était opposé à la construt ion de l’'embranchement d'Esquimalt à Nanaïmo, et l'honorable député de Lambton n'eut pas le courage de lui résister : il abandonna le bill.

L’honorable député de Durham-Ouest prétendait encore que nous e sommes pas liés par les conditions CGarnarvon. Je suppose que l’horable député de Lambton dut encore se soumettre et renoncer à ces

conditions.

L’honorable député de Durham-Ouest prétendait encore, ou voulait faire croire av pays que le gouvernement du Canada était engagé, de quelque manière, à construire une voie ferrée à la Colombie britannique. En conséquence, il souscrivit à la proposition de l'honorable député de Lambton d'offrir un dédit de $150,000 à cette province. L'offre fut refusée. Pourquoi la faisait-on? Il s'agissait J'offrir une

compensation pour les délais apportés à la construction de la ligne à la ensu Colombie britannique. témc M. BLAKE: Et pour les délais qui devaient survenir encore. |

s que

M. LANGEVIN : Vinrent ensuite les soumissions demandées par son } l'honorable premier ministre pour les quatre sections de la ligne à la de pl Colombie britannique L’honorable député de Durham-Ouest consentit. LE }, ;,; M. BLAKE : Et comment? ji

M. LANGEVIN: En continuant à soutenir l'honorable député de Æ ayons Lambton, et prenant fait et cause pour lui dans les élections. 820,0 M. BLAKE: J'étais en Angleterre lorsque ces soumissions furent À Mis à demandées, et je ne suis revenu qu’au mois de décembre dernier. } h Durh:

M. LANGEVIN: Alors, pourquoi l'honorable monsieur n’a-t-il pas BE trats, déclaré, sur les hustings, qu’il n'était pas d'accord avec son hono- B ment rable ami ? opinio SIR RICHARD J. CARTWRIGHT : Parce qu’il n’était pas en su rép

Canada lors des élections.

l'Amé jration ayons du Pa

M. BLAKE : J'ai dit que j'avais quitté le Canada avant que ces soumissions eûssent été demandées, et que je n’y suis revenu qu’au mois de décembre dernier. Le fait est que j'ai aporis, il y a quelques mois seulement, que ces soumissions avaient été demandées.

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M. LANGEVIN : Jaccepte la déclaration de l'honorable monsieur ; mais il est étrange qu’il n’ait jamais saisi l’occasion de déclarer également qu'il n'avait pas consenti à cette demande de soumissions et qu’il n’en savait rien. Il est également on ne peut plus étrange que, pendant son absence, l’hcaorable monsieur n’ait jamais vu un journal canadien et soit resté dans l'ignorance complète de ce qui se passait au pays. L’honorable monsieur nous dit aujourd’hui que si son honorable ami, le député de Lambton, eût voulu construire ces quatre sections, il s'y scrait opposé. Il est maintenant un peu tard pour faire cette décla ration. Il est facile de voir comment l'honorable monsieur varie. D'abord, il renonce à l’embranchement d’Esquimalt et de Nanaïmo;

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ensuite, il consent à l'offre d’un dédit de $150,000 ; enfin, nous sommes témoins de son attitude au sujet de ces quatre contrats.

Maintenant, de quelle façon a-t.il agi, l’année dernière ? Persuadé que le gouvernement ferait passer la ligne par Bute Inlet, il a dénoncé son programme, et la gauche a affirmé que nous dépensions $20,000,000 de plus qu’il n’eût é!é nécessaire pour construire aussi bien la ligne en la faisant passer par la rivière Fraser. Eussions nous adopté ce dernier tracé, que ces honorables messieurs n'auraient pas manqué de dire : “ Pourquoi ne pas adopter notre tracé par la rivière Fraser? Nous avons demandé des soumissions et, en les acceptant, vous épargneriez $20,000,000 au pays?” Ils ont vu leur petit jeu découvert et se sont mis à blâmer ce qu’ils avaient demandé eux-mêmes.

Mais queile est la nouvelle tactique de l'honorable député de Durham-Ouest? Il nous demande de différer l’Adjudication de ces contrats, probablement pour nous suggérer ensuite d'abandonner entièrement la construction de la ligne. Mais le pays ne partage point cette opinion. Le pays a besoin de cette voie ferrée, tout comme il avait besoin de l’Intercolonial. Nous ne voulons pas demeurer à la merci de

la république voisine. Nous voulons fonder un grand empire dans l'Amérique britannique du Nord. Nous voulons que notre Confédéjration réussisse, et, pour la faire réussir, il est nécessaire que nous

ayons une voie ferrée nous appartenant et aboutissant aux côtes du Pacifique. ‘

Mais nous comprenons la position du pays. Nous ne prétendons pas construire une ligne de 1,956 milles en deux, trois ou quatre ans.

Nous prendrons le temps nécessaire pour la construire et nous pousse-

rons les travaux suivant ce que les besoins du pays pourront exiger.

Les honorables députés ont dû être frappés d’une autre chose : est la détermination bien arrêtée des honorables messieurs de la gauche—y compris, je regrette d’avoir à le dire, l'honorable député de Durham Ouest—la détermination bien arrêtée de dénigrer notre pays.

Du commencement à la fin de son discours, l'honorable monsieur n’a cessé de déprécier nos ressources et notre pays en général, et de vanter

es Etats-Unis. Il a fait tous ses efforts pour prouver que nos terres ne

Palent pas celles des Etats-Unis ; que nos institutions ne valent pas non

plus celles des Etats-Unis ; que nous ne pouvons attirer une immigration aussi nombreuse qu'aux Etats-Unis ; que nous n’avons pas les moyens de peupler notre Nord-Ouest. Et pourquoi? Parce que, je suppose, nous sommes ici sur le territoire anglais; parce que nous avons des institutions anglaises. Je soutiens que les émigrants des îles britanniques n'hésiteront pas à venir dans notre Nord-Ouest, s’ils peuvent y trouver de bonnes terres, avec la protection et les institu tions qu’ils auront laissées chez eux. Nous avons, dans cette région, les meilleures terres du monde. Nous y cédons gratuitement des terres à l’'émigrant pour commencer, et il peut ensuite en acheter d’autres à très-bas prix. Il y trouve les institutions libres de la mèrepatrie et la plus grande protection possible. Il aura des communications avec les anciennes provinces sitôt que le chemin de fer sera construit. On attribue aux industries manufacturières des Etats-Unis l'attrait qu’ils offrent à l’'émigration étrangère et à celle des provinces les plus anciennes du Canada. Mais il n’y a aucune raison pour' qu’une émigration ne se dirige pas très prochainement vers notre Nord-Ouest. Grâce à notre politique nationale, on va voir se développer, dans notre pays, des industries manufacturières qui emploieront tous les bras que le pays peut fournir, et offriront de l'emploi aux émigrants étrangers. Déjà une émigration des Etats-Unis se dirige vers le Nord-Ouest canadien. J’ai vu, l’autre Jour, dans un journal, que trois chefs de familles, avec leurs femmes et enfants, viennent d'arriver à Winnipeg en vue de se fixer au Nord-Ouest. On me dit que, l'an dernier, au moins 3,000 émigrants des Etats-Unis sont venus s'établir au Nord. Ouest canadien. L’honorable député de Durham-Ouest prétend que nous n’aurons jamais qu'une faible émigration au Nord-Ouest, et

honorable ami le ministre des chemins de fer. Or, supposons que l’émigration et la vente des terres n’atteignent qu’à la moitié des résul tats calculés par mon honorable ami. Cela ne le satisferait pas ; il trouverait qu’il vient encore trop d’émigrants, et leur suggère des arguments pour les engager à ne point rester en Canada, mais à se rendre aux Etats Unis, qu’il appelle ‘ce beau pays.” Je ne prétends pas que l’honorable monsieur manque de patriotisme; mais je crois que, parfois, il oublie ces sentiments patrintiques pour lesquels il est si renommé.

qualifie ‘“ d’extravagance absurde” les chiffres mentionnés par mon leur o

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Toutefois, j'ai été heureux d'entendre dire à l'honorable monsieur que celte année et l’année prochaine, nous pouvons compter sur un de sement considérable du chiffre de l'immigration. Il dit que nous nous trouvons, cette année, dans des circonstances particulières qui nous permettent de compter sur une immigration; peut-être même sera-t-elle ee considérable que dans aucune année antérieure ; mais, ps ae RÉ i complètement et tous les émigrants se dirigeront vers Ps

M. BLAKE : L’honorable monsieur dénature mes paroles.

Fa : La SE eu à tirer des paroles de l'honorable ie assurément celle que j'indique. Si nous devons avoir des PA année, pourquoi n'en aurions nous pas l’année pro- | Dis 1ée suivante et ainsi de suite ? Les raisons qui les amènent ne oi et Fame prochaine les feront aussi venir les années e . nr il n'ya aucune raison pour les empêcher de

; ement des circonstances particulières, c’est que la population des vieux pays est forcée d’émigrer pour vivre, et que le Canada offre des avantages à toutes les classes neue L'autre

jour, n Ô édi idé jour, nous avons voté un crédit considérable pour venir en aide à une

ne anse nous l'avons voté sans de RE plus. grand plaisir, et nous n'avons a , | oyens ne nous permettaient pas de a Es à eo . de celte population émigrera et viendra ne éjà eu Heu, Les terres sont d’étendue trop ve i HATORNen traversant l'Atlantique, ils trouveront à s'établir pe ER . de le Ksroie anglais. Ils savent qu’on plus grande étendue et qu’ils de . % cents a “#) A dis ce pas à vivre sous des institutions ere RE is ici des institutions libres; ils y trouveront er us nous avons tant entendu parler. Ilstrouveront : institutions qu’ils ont rêvées ; ils trouveront ici de leurs compalriotes dans toutes les positions sociales : dans la judicature, au AS ment fédéral, dans les législatures locales, au barreau dans ds les professions libérales ; parmi les marchands, parmi les bornes re FA

riches et les plus influents du pays. Dans toutes catégories, les u

pose Ar dr 164, me Lu ” SA PR y CR LR PER ENTRANTS PE NIET

Irlandais occunent des positions marquantes; ils sont bien traités et, ri partout, sur le même pied que nous. Nous sommes toujours heureux N de les recevoir, et, si je voulais parler pour ma province, je pourrais Cx dire que quand, à une certaine époque, ces pauvres émigrants furent dé] obligés de se rendre ici en grand nombre, quand plusieurs moururent, tan

frappés d’une maladie épidémique, et pour d’autres causes, leurs enfants ne furent pas abandonnés ; ils trouvèrent des personnes bienfaisantes Æ . V pour les vêtir, les nourrir et eu prendre soin, et, aujourd’hui, plusieurs gra de ces enfants, devenus des hommes, occupent de hautes positions dans ang le pays. Ils n'étaient pas de notre race; ils n'appartenaient pas à notre tra nationalité. Mais c'étaient des êtres humains, et nous les avons jna accueillis dans nos foyers, comme s'ils eussent été nos enfants. Oui, l'ho: monsieur l’Orateur, les Irlandais trouveront ici une patrie, avec la paix et la satisfaction, et personne n’a besoin de s’alarmer de l'insinuation lancée par l'honorable député de Durham-Ouest, à l'effet qu’ils n’y} viendront pas pour vivre sous le même drapeau anglais et sous les l mêmes lois qu’en frlande. Ils ne se laisseront pas prendre à cette E priét argument spécieux ; ils savent qu'ils sont aussi libres, en Canada, sous empé le drapeau anglais que sous la bannière étoilée des Etats-Unis. Nous traire avons ici la liberté, monsieur l’Orateur, la liberté parfaite; mais laB du go licence est proscrite. valeu L'honorable monsieur a prétendu aussi que, pendant plusieurs pend: années, l'honorable premier ministre n’a pas droit de s’attendre à cel il est que les émigrants qui s’établiront au Nord‘Ouest contribuent pour uneB il y a large part au revenu du pays. Et quelles raisons donne-til à l'appui d'un de cette prédiction ? Ils auront, dit-il, à construire une maison et une grange, acheter du bétail, des chevaux et des instruments aratoires pourvoir à leur entretien et à celui de leurs familles, se nourrir € anjou s'habiller, et pour fournir à tous ces besoins, il leur faudra de l’argeng;, comptant. L’honorable monsieur s’efforce, je ne sais pourquoi, d’élots... à gner les émigrants de notre pays. S’adressant à eux: “Ne venez pal, dans ce pays, leur ditil; il vous faudra payer comptant tout ce dos vous aurez besoin” Ur, monsieur l’Orateur, j'ignore avec quoi ilé;:, paient, aux Etats-Unis, les mêmes articles, vêtements, nourrituré, à, instruments aratoires, bétail, chevaux, si ce n’est avec de largehss, comptant. Assurément, aux Etats-Unis, on ne leur donne pas pouls,

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raités et, rien, bétail, chevaux, instruments aratoires, nourriture et vêtements.

heureux N'ont-ils pas à payer tous ces objets aux Etats Unis comme en Canada ? pourrais C’est donc là un triste argument, tout à fait indigne de l'honorable ts furent député de Durham-Ouest. Je suis surpris qu’il y attache tant d’imporoururent, tance.

ars enfants Mais il donne à l’émigrant une autre raison de ne pas venir ici. infaisantes “ Vous aurez, dit-il, à faire la contrebande, et vous la ferez sur une

, plusieurs itions dans pas à notre les avons ants. Oui, avec la paix insinuation 4 qu'ils n'y| et sous les hdre à cette janada, SOUS Unis. Nous ite; mais la

grande échelle” Telle est l'accusation qu’il porte contre les émigrants anglais, contre les Irlandais, les Ecossais, les Anglais et les Canadiensfrançais. Voici ses propres paroles : “ Autant que possible, l'émigrant fera la contrebande et il la fera sur une grande échelle” Voilà comment l'honorable monsieur explique que les émigrants ne contribueront pas au revenu. Pour ma part, je crois que le ministre des douanes n'a pas besoin de surveiller la contrebande dans cette direction.

L'honorable monsieur nous parle ensuite de la valeur de la propriété foncière. Il prétend qu’elle a baissé partout. Cela n’a pas empêché le député de Vancouver de lui répondre que c'est tout le contraire à la Colombie britannique. Mais ce n’est pas la politique fiscale du gouvernement actuel qui a fait baisser la propriété foncière. Si la valeur de la propriété foncière a graduellement et énormément baissé pendant que les honorables messieurs de la gauche étaient au pouvoir, il est de fait notoire que, depuis l'inauguration de la poiitique nationale, il y a eu amélioration ;'la valeur de la propriété foncière a augmenté d'un bout à l’autre du pays.

Parlant des banques et des actions de banques, l'honorable monsieur à dit que plusieurs banques ‘avaient disparu. Qu'il compare aujourd’hui les cotes de la bourse avec les listes de deux ans passés, et il constatera, pour cette année et l’année dernière, une immense diffé. rence dans la valeur des actions. Mais il a résolu de ne rien voir de on dans notre pays; il ue veut voir et signaler que des ruines et des désastres. C'est l’ancien système. A l’époque où l'honorable monsieur tait encore bien jeune, ses amis politiques parlaient aussi de désastres t de ruines ; la manœuvre continue et se perpétuera de génération en énération. Je suis même persuadé que ce mot d'ordre sera répété, à

ntervalles convenus, par les descendants politiques de ces honorables

nt plusieurs attendre à ce ent pour une til à l'appui jaison et un nts aratoires, se nourrir € ra de l’argetl urquoi, d’élo Ne venez P it tout ce doi avec quoi i ts, nourrituré ec de l’argel lonne pas po

—— : h HUE CAR IT GR 24 les ENCRES : .

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messieurs, daus dix, quinze, vingt et trente ans. Tant qu'ils ne siégent pas sur les banquettes ministérielles, tant qu'ils ne sont pas au pouvoir, rien ne marche bien, l'avenir apparaît sombre, nous ne pouvons espérer d’émigration.

M. BLAKE : Vous répétez ce que vous disiez pendant les dernières élections.

M. LANGEVIN : L’honorable monsieur dit que je répète des paroles par moi prononcées pendant les dernières élections. Mais, alors, uous a-ions de bonnes raisons pour parler ainsi. Les honorables messieurs de la gauche avaient abaissé le pays au dernier degré ; leur politique fiscale nous avait amenés à la veille de la banqueroute nationale ; la population abandonnaïit le pays de toutes parts; le revenu diminua les déficits s’accumulaient ; nous nous trouvions obligés de signaler au peuple ce triste état de choses. Nos efforts ont amené un changement. Appelés à la conduite des affaires, nous avons inauguré une sage politique pour améliorer l’état du pays, et l'honorable monsieur doit s’apercevoir que nous avons assez bien réussi. Le pays nous à Compris et nous a rappelés au pouvoir pour travailler à la prospérité du pays ; jusqu’à présent, nous avons obtenu d’assez bons résultats, el nous comptons encore sur de meilleurs, l’année prochaine.

En terminant, je me bornerai à dire que ce parlement a aujourd’hui, selon moi, la première occasion de régler cette grande question d’une manière définitive. C'est la première fois que nous nous trouvons en face de cet important problème : ‘“ Maintiendrons-nous la Confédéra tion que nous travaillons depuis tant d'années à consolider, ou aban: donnerons-nous ce grand travail?” Aux honorables messieurs de décider. J’en appelle à l'honorable député de Lambton, qui doit être favorable à la Confédération, ainsi que son honorable ami, l'honorable George Brown, dont la saxie—je l’ai appris avec regret —est dans ul état fort précaire. Rejetons cet amendement. Ne détruisons pas l’œur vre de la Confédération ; c’est une bonne et grande œuvre qui assiéra d'une manière permanente les institutions anglaises sur ce continent; une œuvre qui assure à jamais la liberté à nos enfants et qui fonder

un grand empire sur le continent d'Amérique; et nous atteindron:

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ces résultats en nous occupant du pays, et pas seulement de nous-mêmes ; en nous occupant du pays, et pas seulement de nos propres intérêts comme représentants.

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Les honorables messieurs de la gauche ne doivent pas oublier qu’à l'époque où ce projet de Confédération fut mis en avant, les provinces, aujourd’hui confédérées, n'étaient que de petites dépendances de l'Angleterre ; elles étaient isolées les unes des autres ; les hommes marquants d’une province ne connaissaient pas ceux des autres ; elles n'avaient point de rapport entre elles; les institutions de chacune étaient aussi étrangères les unes aux autres que l'Irlande l’est à la

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ds à jour Chine, Mais, aujourd’hui, nous formons une Confédération puissante E, , M dont le territoire est immense. Notre population n’est pas encore très anqueroute

nombreuse, un peu plus de 4,000,000. Mais, lorsque les Etats-Unis se séparèrent de l'Angleterre, leur population n'était aussi que de 4,000,000 ; aujourd’hui, elle est de 40,000,600, voire même 45,000,000. En outre, monsieur l’'Orateur, leur pays ne vaut pas mieux que le nôtre ; à l'époque dont je parle, leur perspective, les avantages dont ils pouvaient jouir ne valaient pas mieux que les nôtres. Ils ont eu des guerres sanglantes; nous n’en avons pas eues. La guerre de l’indépendance fut sanglante aussi et suivie d’une autre guerre non moins terrible, Enfin, ils ont eu une guerre fratricide des plus sanglantes. Pareilles calamités nous ont été épargnées ; l'Angleterre a reconnu nos Adroits; elle a compris que la meilleure politique à suivre était de rendre ce pays libre, et, aujourd’hui, nous sommes tellement libres qu'un seul soldat anglais ne stationne plus parmi nous, sauf un petit détachement laissé à Halifax pour aider à la garde des côtes. Nous sommes libres d'exercer nos droits, et nous sommes tous loyaux à l'empire et à la Reine, parce que nous nous savons protégés en cas de guerre, protégés sur mer, protégés non-seulement sur notre territoire, mais à l'étranger ; car tout Canadien qui voyage à l'étranger est protégé par le drapeau anglais.

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Encore une fois, monsieur l’Orateur, ne détruisons pas l’œuvre de la Confédération ; ne déchirons pas la charte de nos libertés ; soyons idèles à nous-mêmes et continuons l’œuvre de progrès commencée avec la Confédération ; sachons nous contenter, soyons heureux de notre

destinée, Adopter cet amendement, c’est, suivant les expressions de l'honorable député de Durham-Ouest, dire à la Colombie britannique : ‘“ Allez! vous n'êtes pas raisonnable!” Or, c'est nous qui ne serions pas raisonnables en nous séparant de la Colombie britannique. Elle a montré de la patience et de la raison. Elle attendra des temps meilleurs, alors que nous pourrons pousser plus activement les travaux du chemin de fer. Nous construirons ce chemin de fer d'année en année, et bientôt nous aurons une voie ferrée reliant l'Atlantique au Pacifique. Et alors, j'en ai l'espoir, nous pourrons voir, dans un char de première classe, les honorables députés de Lambton et de Durham- Ouest,en route pour aller visiter leurs amis de la Colombie britannique. A cette époque, ils seront les premiers à regretter d’avoir tenté de briser l'avenir du Canada en dépréciant leur propre pays et vantant les Etats- Unis d'Amérique.

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DISCOURS DE J. B. PLUMB, ECR, M. P.

M. PLUMB : Depuis quatre ou cinq jours, la Chambre et le pays suivent, avec anxiété, l'importante discussion qui a lieu dans cette Chambre. L'avis de motion de l'honorable député de Durhari-Ouest nous faisait espérer une revue habilement faite de l’histoire financière et politique du pays,et l'attente du public a été, jusqu’à un certain point, justifiée grâce à la manière dont l'honorable monsieur a élaboré son sujet. Son discours et celui de l'honorable député de Lambton constituent le pronunciamento du fragment de parti qu’ils représentent et dirigent. Comme figure politique, l'honorable député de Durham- Ouest peut certainement être classé parmi les astres erratiques. Il est abord entré dans l'administration de l'honorable député de Lambton t a été, pendant quelque temps, ministre sans portefeuille. Puis il a uitté Padministration et y est rentré pour y rester jusqu’à sa chute.

M. BLAKE: Non.

M. PLUMB: Il est, du moins, resté membre de l’ancienne admiistration jusqu’à la fin de la session dernière — agissant toujours omme protecteur crratique sur lequel on ne pouvait trop compter, abord sans portefeuille, prenant ensuite un siége en arrière, succédant M. Fournier comme ministre de la justice, puis abandonnant le porteuille de ministre de la justice à un autre de ses collègues, M. Laflamme, ur prendre le portefeuille laissé libre par M. Cauchon. L’honorable onsieur à fait un si grand nombre d'entrées et de sorties qu’il est ficile de suivre ses mouvements. Son dernier discours en public est lui qu’il a prononcé à Teeswater, dans le comté de Bruce-Sud qu’il présentait alors ; le pays s'attendait à ce qu’il défendrait l’adminisation dont il faisait partie. Mais ses amis furent grandement désap. intés. À peine fit-il allusion aux résultats de la campagne en ce qui

sense …

concernait les actes du gouvernement, et cette réticence fut prise pour une condamnation.

Toutefois, il traita au long les affaires de son département de la justice, se vantant d’avoir accompli aisément ce que son prédécesseur (sir John A. Macdonald) avait négligé; mais comme MM. Dorion el Fournier étaient réellement ses prédécesseurs et avaient été récompensés de leurs services par des places de juges où ils sont à l'abri des exigences des électeurs, je crois plutôt que ce sont eux qui avaient laissé s’accumuler le nombre toujours croissant des affaires que l’honorable monsieur a si promptement réglées.

Ceia n’empêcha pas qu’à la session suivante, l'honorable monsieur appuya une loi pourvoyant à la subdivision de ce ministère et à la nomination d’un procureur-général, avec un traitemeni de $7,000 par année, nomination qu’il motivait par le fait que le travail était trop fort pour un seul ministre. A Teeswater, on observa que l'honorable monsieur défendait ses collègues d’une manière bien peu chaleureuse.

Il était bien capable, sans doute, de trouver des arguments, bons À

ou matvais, en faveur du gouvernement dont il avait été membre; mais il ne s’en donna pas la peine, et le public le tint responsable de tous les actes du gouvernement dont il faisait partie. Il nous a appris, aujourd’hui seulement, à quelles conditions il avait accepté un porte. feuille dans Padministration dont l'honorable monsieur Mackenzie était le chef.

ja carrière politique de l'honorable monsieur est caractérisée surtout par son inconstance et son manque de logique. Un jour, “il voudrait bien, mais il n’ose pas,” et il refuse un portefeuille ; un autre jour, il

accepte un portefeuille en rapport avec sa profession; un autre jour

encore, il quitte ce ministère pour un autre qui est presqu'une sinécure rendue vacante par la promotion d’un collègue dont la présence lui

rappelle des souvenirs désagréables, et sa propre place est remplie enk

vertu d’un arrangement auquel il aurait dû s'opposer avec indignation.

L’honorable monsieur nous dit qu’il s’est retiré ; mais il emportail

avec lui des responsabilités dont il ne peut se dégager, il demeurek

corplice de tous les actes dont il a eu connaissance pendant qu'il était

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en charge. On fit ensuite courir le bruit que l'honorable monsieur voulait se retirer de la vie politique. Il devait, en effet, connaître bien mieux que nous les fautes pour lesquelles il aurait eu à répondre s’il fût demeuré en charge. Les électeurs de Bruce-Sud lui envoyèrent des délégations lui demandant, d’une manière pressante, de se laisser nommer de nouveau ; et, enfin, quand ils lui apporteut une réquisition cou: verte d’un nombre formidable de signatures, il consent, après avoir déclaré qu’ils ne consentirait jamais; toutefois, il laisse prudemment ses électeurs faire la lutte, ne s'occupe point de la campagne électorale el reste absent du pays jusqu’à la 1in des élections et la consommation de sa défaite. Il revier. et, de mois en mois, fait de la coquetterie avec ceux de ses partisans—car ils n’y étaient pas tous, certainement—qui voulaient le voir dans le présent parlement, dont une session avait été signalée par son absence.

L'automne dernier, en apprenant la retraite de M. Burke et la nouvelle que l'honorable monsieur allait accepter la nomination pour Durham-Ouest, nous étions fort anxieux de savoir quelle attitude il allait prendre sur les hustings. Nous nous attendions à de nouvelles théories aussi creuses que celles d'Aurora et peut-être plus extraordinaires et plus dangereuses ; car l'honorable monsieur se fait quelquefois l’avocat de changements radicaux dans notre sys:ème politique, de changements qui impliquent un progrès r “esque révolutionnaire et que des niveleurs moins ardents, mais plus sincères dans leur patriotisme, regarderaient comme dangereux. À d'autres moments, comme nous venons de l’entendre, il nous demande de faire une halte subite dans notre carrière, de retraiter en toute hâte et de nous réfugier derrière les mines de la

forteresse démantelée en 1871, retraite qui impliquerait l'abandon de

tous les grands avantages que nous avons gagnés depuis cette époque.

1 l'outefois, lorsque l'honorable monsieur fit connaitre son programme à } Durham-Ouest, nous fûmes surpris de voir qu'une grande partie de

son discours, relative à la nolitique nationale, n’était qu'un recueil de vieilles citations du Globe et que toute son argumentation était empruntée à des articles usés de ce journal. [l entra au parlement, et, avec une orgueilleuse humilité, prit un siége en arrière. Mais bientôt il fit voir que cette position ne lui plaisait pas. Aujourd’hui, ses déclarations doivent être consiuérées comme celles du parti, et il est vraiment péuible

oÙ

de voir comment son ancien collègue, et je pourrais presque dire son ancien chef, l'honorable députe de Lambton (M. Mackenzie), adopte ses arguments et va même plus loin que lui dans ses efforts pour démontrer que le pays ne peut pas construire le.chemin de fer du Pacifique; car telle est la proposition qui forme la base du discours de l'honorable monsieur. dJ’ai suivi une grande partie de son discours (M. Mackenzie) avec une vive surprise et avec un profond regret, et je suis sûr que cette impression a été partagée par les honorables députés qui en om remarqué le .on et lesprit, Jamais discours prononcés dans cette Chambre n’ont été plus propres à décourager le pays que ceux de ces honoiables messieurs. Le discours de Phonorable députs de Durham- Ouest (M. Blake), principalement, n'a été, d'un bout à l'autre, qu'une oraison funèbre, une voix de la tombe, une lamentation, une jérémiade imitée de celles d’un célèbre prophète sur [sraël qui a perdu pouvoir et prestige. Il nous a avertis que nous allions trop vite; que nous n’avious aucune raison de nous glorifier d’un progrès malsain; que cette région n'offre aucun avantage aux émigrants; que les races teutoniques sont attirées aux Etats Unis par leurs sympathies politiques et leurs senLimerts démocratiques ; que l’émigration celte s’est toujours dirigée vers la granie répuslique, qui a répondu aux appels de l'Irlande opprimée; que l’éniigraiion serait arrêtée par la nouvelle administration de ce

qu'on appelle “ l’'Empire-uni,” et nous avons tous remarqué l’'emphase ,

sarcastique, moqueuse avec laquelle 1l a prononcé ces derniers mots, et il a exprimé lespoir que ce cha"gement amènerait le succès des ‘ Home Rulers,” et qu’enfin on rendrait à la nation irlandaise la justice qu’on lui a si longtemps niée et refusée, Il a dit que personne ne vienirait occuper nos terres vacantes, si ce n’est quelques fermiers anglais qui seraient attirés par la similarité des institutions du Canada avec celles de l'Angleterre ; que notre seul espoir était de changer complète-

ment nctre politique ; qu'’autrement, le pays ne saurait faire face à sesk

engagements financiers ni supporter les charges qu’il ne pourrait renier.

Mais l'honorable député de Durham Ouest s’est bien gardé de formulerB

ces avertissements pendant les cinq années qu’a duré l’administration,

alors qu'il approuvait le gaspillage désastreux des deniers publics, f l'augmoutation audacieuse des dépenses dans les départements, et lak politique de chemins de fer si extravagante d'un gouvernement réforE

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miste qui n'aurait dû réformer que sa mauvaise administration.

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En face de la dépression commerciale dont le pays a souffert peu dant cette triste période, alors que ses collègues étaient lancés dans les cutreprises extravagantes qu’il condamne aujourd’hui, entreprises qu'il a laissé au gouvernement actuel lobligation de continuer, alors que ces messieurs Construisaient des chemins de fer, ouvraient un nouveau territoire et augmentaient, de toute manière, la dette publique, accu mulaient des déficits auxquels ni lui ni ses coupables collègues n'ont pourvu, Phonorable mousieur ne disait pas un mot pour biâmer ce qu'il condamne :i violemment aujourd'hui.

Il w’avait aucunement l'attitude qu’il a prise aujourd'hui, bien qu'il eût alors beaucoup plus raison de la prendre. Il laissait ses amis vider le trésor ; il voyait la Chambre remplie d'entrepreneurs et, cependant, il n’a jamais dit un mot pour condamner le système inique grâce auquel l’ancienne administration a fait la honte du pays.

Il était partie consentante à tout ce qui s’accomplissait sous ses yeux, et il sied mal à ses partisans et à lui-même de signaler bien haut un scandal avorté quand ils ont à leur compte des scandales dix fois plus considérables. Dans son attaque contre une des provinces unies, il a dit que c'était folie de jeter notre or dans les passes de la Colombie britannique ; il nous a accusés de gaspiller les deniers publics à con truire une voie ferrée le long de la rivière Fraser, entreprise que nous

nous croyons, en honneur et bonne foi, obligés d'exécuter.

“auche avaient jamais eu l'intention de construire un seul mille de che

de fer à la Colombie britannique. Je supposais qu'après avoir accepté la décision arbitrale de lord Carnarvon, après avoir présenté un bill autorisant la construction du chemin de fer de Nanaimo à Esquimalt,

Ce débat m'a appris que les honorables messieurs de la

et surtout, en dernier lieu, après avoir fait transporter, sur un point

convenable de la terre ferme, les lisses nécessaires à la construction de

celte ligne et avoir signalé ce fait comme un indice de leur bonne foi,

ils se seraient crus obligés, en honneur, de mettre à exécution l'engage ment qu’ils avaient pris.

Cet eugagement a élé malnte fois ratifié por La Chambre. Or, quand les conditions Carnarvon furent acceptées, les honorables m sieurs avaient si peu l'intention de s’y conformer, qu'ils omirent |

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viso relatif à l'augmentation des taxes, proviso qui faisait partie de toutes les lois précédentes, et ils prétendirent que la résolution qui pourvoyait à cela avait été oubliée par l’honorabie député de Durham-Ouest, et que, plusieurs jours après la clôture du débat et l'acceptation des conditions Carnarvon, elle fut, à sa demande, proposée par l'honorable député de Middlesex-OUuest, qui l’'accompagna d’un discours dans lequel il prétendait que l’émigration au Nord-Ouest devait précéder la construction du chemin de fer.

Je n’entreprendrai pas de suivre l'honorable député de Durham- Ouest dans son discours qui a duré cinq ou six heures. Mais dans l'étalage de chiffres qu’il a déployé à l’appui de ses arguments, je crois avoir reconnu l’œuvre d’un homme exercé, ayant l'habitude de faire dire aux chiffres le pour et le contre.

L’honorable député de Durham-Ouest s’est servi de ses chiffres comme un avocat se sert, en plaidant, d’un bref qu’il n’a pas eu le temps d'étudier. Ilest évident qu'il n’a point l'habitude de faire des relevés statistiques dans les comptes publics, et il s’est perdu dans les couclu: sions qu’il en a tirées.

L'état de choses que mon honorable ami a signalé ne prouve aucunement ce qu'il voulait démontrer. Il est inutile de dire que Pétal actuel du pays ne nous permet pas d'espérer des progrès et des amélio rations.

S'il n'y a pas eu de progrès satisfaisants depuis 1873, nous savons à qui la faute. Elle ne retombe pas sur les honorables messieurs de la droite, qui ont honnêtement travaillé à la prospérité publique; mais elle retombe sur ceux qui, du moment où ils arrivèrent au pouvoir, en 1873, ont agi comine ils agissent encore dans l’opposition, s’efforçanti d’alarmer les capitalistes pour les empêcher de placer leurs fonds dans des entreprises qui assureraient la prospérité du pays.

Mon honorable ami s’est plaint, il y a quelque temps, de ce que nous l’accusions de manquer de patriotisme. Cette accusation s'applique

généralement à toute la gauche, mais je crois que le plus grand coupable est l'honorable député de Durham Guest, parce qu’il pèche sciem- Æ inent, comme le prouvent ses ‘ ;1rs qui retentissent encore à nos

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Il était vraiment pénible d'entendre ce que l'honorable monsieur a dit des affaires du pays, et ce tableau devrait nous afiliger profondément si nous ne savions qu’il n'existe que dans son imagination exaltée.

Il ya plus de deux ans, l’ex-ministre des finances nous prédisait que la crise commerciale arrivait à son ierme. Quand il était disposé, cet honorable monsieur pouvait parler aussi bien qu'un autre de la brillante perspective ouverte au pays. Mais alors, il voulait seulement déguiser son embarras ; il ne savait aucunement que le temps était arrivé où la dépression allait disparaître. [l ne cessait de mentionner les Etats-Unis en nous conseillant d'éviter leur exemple.

Il nous disait que ce pays, pour avoir adopté la protection, était arrivé à une ruine dont il ne se relèverait jamais. Mais aujourd’hui, le ton des honorables membres de la gauche est bien changé. On ne peut demander de la logique à ses partisans quand même, et je n'ai pas été surpris d'entendre l'honorable député de Durham-Ouest louanger les Etats Unis et nous les donner comme nn exemple de prospérité de laquelle nous ne saurions approcher et que nous pouvons encore moins atteindre.

Mais quand j'ai pris la liberté, bien permise selon moi, de lui demauder si le pays qu'il louangeait si haut n’était pas un pays ayant un tarif protecteur fort élevé, l'honorable monsieur, au lieu de me répondre franchemet, a mis la main sur son cœur en se plaignant d’être trop faible pour supporter une interruption, et me priant de ne plus linterpelier jusqu'à la’ fin de son discours. J'ai toujours essayé de traiter cet honorable monsieur avec toute la courtoisie que mérite un gentilhomme.

Je n’insistai donc pas à lui demander une réponse ; mais je crois que cette interpellation a eu son effet, et formera, dans les rapports ofiiciels du discours de l’honorable monsieur, une petite parenthèse qui servira un peu d’antidote à un grand mal.

Mon honorable ami a dit que la population des Etats-Unis aug-

mentait rapidement. Il ne doit pas oublier que le tarif protecteur à

été inauguré dans ce pays, en 1861, par l'adoption du tarif Morrill, et que l’augmentation considérable de la population et de la renaissance rapide de la prosnérité, après la guerre civile, datent de cette époque.

Mais l'honorable monsieur n'a pas dit, même à moitié, la vérité en parlant des ventes de terres qui ont eu lieu dans les Etats de l'Ouest et en basant sur ces chiffres un argument contre les calculs du premier ministre. Il n’a mentionné que les ventes de terres faites par le gouvernement, et je suis presque sûr, sans avoir fait le calcul, que ces ventes ne représentent pas un dixième des ventes totales.

Dans cette région, les grandes ventes de terres ont été faites par les corporations de chemins de fer qui ont des octrois énormes de terres publiques, précisément d'apres le système que nous voulons adopter ici, celui de construire des voies ferrées avant la colonisation et de payer les frais de construction au moyen de la vente de ces terres.

Dans les Etats de l'Ouest, Ia construction des chemins de fer à précédé l'irnmigration dont l'honorable monsieur parle avec tant d'emphase, et ces chemins de fer sont devénus de puissants agents de colonisation. Le Kansas, dont l'honorable monsieur a spécialement parlé, ne serait rien sans les grandes voies ferrées qui le traversent. C'est grâce à une ‘ombinaison d'octrois de chartes de chemins de fer et de concessions de terres que les Etats de l'Ouest se sont faits et que leur population a si rapidement augmenté.

Le nord du Missouri et de l'Illinois se sont peuplés, en grande

pi , par ce moven, et l'Hlinois est un des premiers Etats qui ait ressenti l'influence de ce système. Le chemin de fer central de l'Illinois

a beaucoup contribué à peupler cet Etat et à lui donner richesse et

puissal ous avons In cette page de l'histoire de l'Union améri aine que mon honorable ami trouve si prospère, et, d’après ses recomlandations, nous essaierons peut-être d'utiliser les enseignements

qu’elle contient.

Pourquoi eme qui a réussi dans ces Etats ne réussirait:l

Qu

SVS

point ici ? possedent-ils qui ne se trouve pas chez nous? Quels

avantages trouve t-on dans les Etats de l'Ouest at qui n'existent pas dans

notre territoire du Nord Ouest ?

Toute l'argumentation des honorables messieurs de la gauche s

réduit à dire que notre pays n'offre iux émigrants les avantages qiils trouvent dans les Etats qui bordent

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iarchés, l’isoleme

plus au sud, y comp Texas ; que la difficulté de transporter les

provisions, l'absence de et plusieurs autres objec

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tions bien connues font que les émigrants ne prendront pas de terres chez nous; que le climat est rude, et, en dernier lieu, ce qui est plus grave, que le système adopté par le gouvernement est de nature à éloigner les immigrants et à mettre les terres en possession des spéculateurs. Les honorables messieurs de la gauche prétendent que l'histoire des Etats de l'Ouest justifie leurs prévisions. Je crois qu’ils se trompent grandement. Nous savons que la grande voie ferrée qui s'étend de l'Etat du Missouri à l'océan Pacifique a été construite à l’entreprise particulière. Or, maigré les sommes énormes qu'il a coûté, jamais les bons du che min de fer central de la Californie n’ont été au-dessous du pair, même aux époques de la plus grande dépression commerciale, On nous dit de nous arrêter après avoir dépensé des millions, après nous être engagés el avoir engagé tout le pays dans cette grande entreprise, bien que nous sachions que l'opinion publique est pour nous et que le pays repose toute sa confiance dans nos chefs, sachant qu'ils pousseront convenablement l’entreprise, sachant que nous pouvons l’exécuter sans augmenter nos charges. Mon honorable ami de Durham-Ouest présente son évaluation à la Chambre ; cet exposé contient uu étalage de

L chiffres désolants, sinon bien exacts, et il nous demande d'abandonner & une entreprise que ladministration dont il faisait partie était, comme à l'administration présente, obligée de mener à bonne fin. On ne saurait

L faire rien de plus préjudiciable au pays que d'accepter cette proposition.

Je prétends que, si sa proposition était acceptée, nos bons baisseraient

à immédiatement sur le marché anglais et que cette baisse continuerail

toujours. Adopter cette proposition serait faire une confession de juge

à mont dont nous sentirions bientôt les effets. L’'homorable rionsieur

Rjoue des intérûts les plus chers du pays en nous proposant de renier les

Rengagements que nous avons ativement à cette grande entre Burise. Je n'ai jamais demandé qu'on en presse l’exéc de mani

à surcharger ‘es contribuables du pays. Mais le premier acte de l’ho

norable monsieur et de ses amis, lorsqu'ils arrivèrent pouvoir, fut

a gauche 5e | d'augmenter les taxe ine somme que leur inistre des finances a es avantages déclaré lui-même êti $3,000.000. En vain ils prétendraient qu'ils ‘ux qui son A aient à faire face à itres obligations qu les que nous irapose la ansporter les mont iction du chemin de fer d cifiqu | peut démontrer que

autres objet

les somm runtées en 1874 ont été d ées dans les projets sans

RARE ct: est a sata ta

résultats de l’ancien gouvernement pour construire cette ligne, contrai- sal rement aux promesses solennelles qu'il avait faites au par.ement. J’ai qu’ été surpris que l'honorable député de Durham Ouest ait maladroite. ment répété l'accusation, tant de lois répétée et jamais prouvée, que le des fait de porter les dépenses à dix millions en 1874, tandis qu’elles étaient et d bien moindres en 1867, constituait un acte répréhensible. J'ai pris la me peine d'examiner chaque iten de l'augmentation des dépenses ; je les qui ai produits ici et j'ai défié nos amis de la gauche de me moatrer un nou seul item de laugmentation des dépenses qui ne fût pas justifiable. pour Je ne signalai le fait qu'à l’époque où ces items furent adoptés, aucun tion des membres de la gauche n’y fit objection. J’affirmai, sans être con. Æ enga tredit, que près d’un million des dépenses imputables à l’exercice de Æ Qu P. 1875 avait été frauduleusement porté au compte de 187% L’honorable Æ pas | monsieur à établi une comparaison entre les dépenses de 1871 et celles LE entre de 1874. | avons ; fo éi ase oblige M. BLAKE: Je n’ai point établi pareille comparaison. He M. PLUMB: Je prie mon honorable ami de ne pas m'interrompre ; B longte j'ai droit aux mêmes priviléges que lui. de dis frauduleusement, dans B être t un sens politique, et j'ajoute que l’on peut aisément démontrer à l’ho- honor, norable monsieur que le développement du pays, les obligations qu’il a B maniè dû s'imposer, pour ne rien dire de l'amélioration de son système Æ dise si iministratif, rendent absolument impossible l’idée de revenir au un se budget de 1871 œuvre En outre, je défie mon honorable ami d'examiner, item par item, E si énergiquement, et deB Coffre

qu'il condamn.

seul item qui ne soit pas acceptable. de dérabl

augmentation des dépense l |

qu'a 1872,

faire voir, jusq convi qu'au printemps de 1873, l'honorable député d’'Huron-CentreRqui oc (Sir Richard J. Cartwright) fit une critique boiteuse du budget de monket le c hon: le ami, le ministre actuel des finances. D Antérieurement, il avait é sa critique à quelques observationBlépens bien faibles sur le budget de fa milice. On se rappelle qu'en 1872, lftompt Globe avait décerné à cet éminent financier le titre de ‘ barbouiileur deBipriren chiffres,” et s'était violemment opposé à son élection; mais mon honofien 187 A

rable ami de Durham l’accepta comme collègue, en 1873, alors que lk député d’'Huron-Gentre avait le portefeuille des finances, et de fait, emi (s

contraipt. J'ai ladroitee, que le 8 étaient ai pris la s; je les Jatrer un astifiable.

és, aucun être conxercice de honorable 1 et celles

terrompre ; ment, dans trer à lhotions qu'il à on système revenir äl

a par item, ment, el de ‘eptable. dè [uron-CGentre idget de moi

observation en 1872, |!

rbouiileur de is mon hond alors que et de fait, el

ss

gardant son portefeuille, il s’est rendu responsable de tous les actes qu'il a sanctionnés.

De 1867 à 1874, toutes les dépenses sont rendues nécessaires par des circonstances et des obligations résultant de l’union des provinces et de l’expansion de notre territoire, et je défie l'honorable monsieur de me montrer un seul item qui n'ait pas été accepté par l'administration qui succéda au cabinet renversé en 1873. Rien n'embarrassait les nouveaux ministres lorsqu'ils arrivèrent au pouvoir, et je me demande pourquoi n’ont-ils pas mis à effet leurs solennelles promesses de réduction et d'économie ? Admettons un moment qu'ils fûssent liés par des engagements avec la Colombie britannique, au sujet du chemin de fer du Pacifique, bien que mon honoralle ami prétende qu’ils n'étaient pas engagés. Mais pourquoi leur gouvernement continua-til une entreprise dans laquelle les députés de la gauche prétendent que nous avons échoué? Pourquoi, d'année en année, ont-ils multiplié leurs obligations? Pourquoi, dès le début, ontils gaspillé des sommes immenses pour la construction de ces lignes télégraphiques inutiles, longtemps avant que les lignes de chemins de fer dont elles devaient ètre un annexe fussent mêmes explorées et tracées ? Je défie mon honorable ami de Durham-Ouest de répondre à ces questions d’une manière satisfaisante. Je voudrais bien que mon honorable ami me dise si lui-même et ses collègues ont jamais réduit, sans nuire au pays, un seul item des dépenses qu’ils déclarent téméraires, extravagantes et œuvres de corruption.

En arrivant au pouvoir, ces honorables messieurs trouvèrent le coffre public rempli. Il y avait eu, chaque année, un surplus consi dérable, malgré une remise considérable de droits, administration qui occupa le pouvoir de 1867 à 1873 ayant aboli les droits sur le thé et le café,

Durant cette vériode, plus de $10,000,000 des surplus avaient été dépensés pour des travaux publics, dépenses proprement imputables au compte du capital; etil n’y avait point de déficit lorsque ces messieurs

rirent les clefs du coffre public ; il n’y avait point encore eu de déficit n 1873 ni l’année suivante.

A la réunion du parlement, au printemps de 1873, mon honorable mi (sir Samuel L. Tilley), alors, comme aujourd'hui, ministre des

finances, déclara que les engagements conclus et ceux que l'on devrait prendre nécessileraient probablement une augmentation des droits.

I dit encore que le revenu de l’année suivante serait suffisant à toutes Û fins et laisserait un léger surplus, mais qu'à la session suivaute, il serait (0 probablement obligé de modifier le tarif, et que, dans ces modifications, D il ne perdrait pas de vue la protection de nos industries nationales et, à di cet égard, favoriserait les intérêts du pays autant que possible. e1 Il fut, comme on le sait, remplacé par l’ex-ministre des finances k (sir Richard J. Cartwright), qui, la chose est également connue, com ke mença par dénoncer ses prédécesseurs dans les termes les plus violents, pe en exagérant et faussant la nature des obligations qu'ils avaient imposées au pays. he Il aflirma carrément que le chemin de fer du Pacifique qu'ils nés avaient entrepris coûlerait au pays plus de $150,000,000 ; qu’ils avaient laissé, sans y pourvoir, $13!,000,000 d'obligations; que cela nous 1 créerait une dette plus considérable que celle de l'Angleterre en pro: pue portion de nos ressources el de notre population ; qu’enfin, ils avaient

laissé, à lui (pauvre hoinme !) le soin de trouver ces $131,000,000, mais

Fe se « A ne r qu'il se sentait à la hauteur de la tâche.

Il nous fit le tableau le plus sombre possible et déclara que le pays était ruiné par l’extravagance des ministres qui venaient de sortir de

alla sOtit

charge. Or, le même honorable monsieur à augmenté ou permis qu’on qué augmentât les dépenses sous toutes les formes. Il accumula déficih ;;,

sur déficit, sans pourvoir à aucun, si 6e n’est par sa memorable recon:-k puis mandation de ne point porter au compte des dépenses annuelles les contributions annuelles au fouds d'amortissement, et, après son départs

mon honorable ami, le ministre actuel des finances, dût pourvoir à ceshs

s'est Edo de M etes soun

déficits.

Dans le cours de sa longue harangue, mon honorable ami dell Durham-Ouest n’a suggéré aucun moyen de soulager le pays del fardeaux que lui a imposés l'.onorable monsieu: de concert ave Golo qui il à agi pendant cinq ans. [’honorable mons'eur a une facoi particulière de plaider. Il base son plaidoyer sur son bref et plaide ave habileté, énergie et éloquence : mais il ne se sert pas du bref,

À cle, E l'hon diunsi

ah

devrait & droits.

, à toutes il serait

Les personnes qui out entendu toute Lx harangue de l'honorable

imonsiour out compris qu'il présentait tous ses arguments à son point

de vue personnel ; non point eu homme à El

ui sur lequel la jeunesse du Canada fonda uu jour de grandes espérances, mais comme s'il eûl

fications, plaidé une cause ordinaire, en avocat bien exercé, surtout à

1ales el, à

fenudre

des cheveux en quatre. L2 discours de l'houorable monsieur nous

je

explique pourquoi il reparait en chair et en os parmi les hommes et

veul encore prendre part aux affaires dont il affectait de s'être retiré

4 finances aue, COl- 8 violents, ls avaienl

pour toujours. [1 y à moins d'un an, l'honorable monsieur se donnait

pour un revenant, visitant de nouveau la terre, mais ne prenant plus aucun intérêt aux choses lerrestr

Mais bientôt, fatigué de jouer Île

rôle d'un esprit erraul, éloigné des affaires et des améliorations qu’il avait chéries, il reparait, comme Bauco, avec vingt discours empoison

nés pour détrôner son ancien chef et prendre sa place.

ique qu'ils ils avaieul , cela nous rre en pro:

ils avaient 00,000, mais

L’honorable monsieur est trop irritable, trop impérieux et trop

arbitraire ; son organisalion est trop nerveus pour supporter les tracas d'un chef de parti, surtout d'un parti qui n’a plus despérance, qui est désorganisé et démoralisé comme celui qui nous “c:nbat et où Punion ue règrie plus.

L’honorable monsieur n'a pu s'empêcher de diriger une maligne que le pays de sortir de permis qu’on fs imula déficit brable recont annuelles les bs son départ :

jourvoir à CU

attaque contre certaines provinces en dénoncant la manière dont elles sout entrées dans la Confédération. Salon lui, chacune d'elles a man

qué de vertu, Ce qui reviendrait à dire qu’elles sont coupables d'une honteuse prostitution ’ La Nouvelle-Ecosse a été secrètement achetée, puis forcée d'accepter, moitié coutre son gré. Le Nouveau-Brunswick s'est vendu et à empoché Le prix de son déshonneur. L'Ile du Prince. Edouard a cédé au tentateur el a succombé. Même la faible province

de Manitoba à fait un semblant de résistance qui n’était que coquetterie,

etest bientôt devenue une victime complaisante, sinon tout à fail soumise.

Mais le la honte ax été Le marché conclu avec la

Colombie britannique, “ le ler jour d'avril, un bou jour pour pareil

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