‹ Le chemin de fer [microforme]Chapitre 2 sur 5 · LH AR · texte numérisé non relu

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“Cependant, je me hasarderai à citer des autorités d’ane habileté incontestable.

“Dans les explorations instrumentales pour le canal de l'Cutaouais et du lac Huron, faites par MM. Shanly et Clarke, nous trouvons que le plateau d'épanchement entre les deux cours d’eau Ssus-uentionnés, au lac à la Truite, pour la ligne du canal projeté, et dans le voisinage du lac Nipissingue, est d'environ 655 pieus audessus du niveau de la mer.

‘ Dans les cartes soigneusement préparées par Sir William Logan pour les annéss 1853 et 1856. nous trouvons que le “ Lac de lie Brûlée,” et le ‘ Lac à la Loutre,” sources respectives de la rivière Muskoka coulant dans le lac Huron à l'Ouest et de la Petewahwah se déchargeant dans l'Outaouais à l’est, sont chacun de 1,405 pieds audessus du niveau de la mer.

‘Ces deux lacs sont situés à une courte distance l’un de l’autre et sur la ligne directe de l’hon. Premier-Ministre, ertre l'embouchure de !a Rivière des Français et Renfrew. Les côtes da pays environnant var où passera le chemin sont considérablement audessus du niveau des eaux de ces lacs, tandisque la rive sud du lac Nipissingue près du lac à la Truite, n’a que peu d’élévation. Cependant, en prenant la surface des eaux les plus hautes des lacs à ia Truite et à la Loutre, afin de ne pas nous tromper, nous trouvons une différence de niveau de 750 pieds contre la ligne préconisée par l’hon. Premier-Ministre,. et c'est sur cette hauteur extrème qüe le trafic immense qui se fera sur le chemin du Pacifique en tout temps, devra passer ? L'expérience du génie démontre que, our des fins de transport, vingt pied de hauteur verticale équivalent à un mille de parcours. Conséquemment, en adoptant cette manière de voir, la hauteer extrèmo, disons 751 pieds, sera égale à environ 374 milles de chemin additionnel, ce qui, ajouté à la distance déjà connue par la Carte, portera la ligne de l'hon. Premier-Ministre, pour des fins de transport, à 322% milles, soit 254 milles plus longue que sa rivale, la route de Colonisation du Nord d'Ottawa via la Matawan et le lac Nipissingue au même point à l'embouchure de la Rivièro des Français. Ces résultats qu'on ne peut invalider, embarrasseront beaucoup ies prôneurs de la

ligne directe d'Ontario. Je suis sous la forte impression que les conclusions finales seraient encore plus frappantes, si l’on avait occasion de comparer le mérite des deux lignes rivales, après les ävoir soumises à des explorations instrumentales, Nous pourrions alors comparer minutieusement la question entière des pentes, des courbes, de la longueur mesurée des lignes, des frais de construction, du montant des subventions que devront donner les gouvernements locaux d'Ontario et de Québec avec l'aide municipal, s’il y en a, et alors faire pencher la balance en ‘aveur de l’une ou de l’autre des routes rivales. Comme je le déclacrais dans le rapport du 31 mars, page 21: ‘“ Le gouvernement fédéral serait alors en état de juger avec ‘connaissance de cause, et d'agir pour les meilleurs intérêts “ du pays.”

Et dans son second rapport, M. Legge dit encore :

“ Vous remarquerez, d’après ce qui précède, que cette élévation extraordinaire de terrain sur lequel doit passer le trafic, est une question d'importance eapitale pour déterminer la valeur relative des deux lignes. On peut aussi considérer comme faisant partie du même sujet les “ montées et les descentes” des degrés d'élévations intermédiaires, lorsqu'on se rapproche des niveaux élevés à partir des eaux du lac Huron et de l’Ottawa. Ces renseignements qui ne sont nécessaires que dans un but de comparaison, ne peuvent être obtenus qu’à l’aide d’une exploration instrumentale minutieuse des deux routes.

“ Pour ce qui est du point principal, c'est-à-dire du passage des niveaux élevés, on ne peut donner à ce sujet de plus haute autorité que les explorations instrumentales de Sir William Logan, qui place le niveau élevé de l’eau de l'ile Brülée et du lac à Loutre, sur la ligne de l'Hon. Premier, à 1,445.85 pieds audessus du niveau de la mer, tandis que MM. Shanley et Clark placent le niveau du lac à la Truite, point culminant de la ligne de Matawan. à 665 pieds audessus du même point, ce qui constitue en faveur de notre ligne une différence de 751 pieds, et représente, comme je l'ai dit plus haut, en ce qui regarde le transport du trafic sur le chemin de fer de Coloni-

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