‹ Le chemin de paradis; contes philosophiquesChapitre 30 sur 33 · Les Idées de Charles Maurras, par Albert Thibaudet · texte numérisé non relu

Les Idées de Charles Maurras, par Albert Thibaudet

très propre à les mécontenter. Ce que j'ai voulu éviter, c'est de les offenser. Mon intention ne leur a jamais été adverse. Le respect m'a toujours paru être obligatoire envers eux. L'alliance des catholiques me semble désirable pour tout homme de bonne foi, et surtout s'il est né Français ou si une raison quelconque l'intéresse au maintien de l'héritage latin ou helléno-latin : sans l'alliance catholique, c'est un trésor dont l'humanité peut faire son deuil.

Cela va si loin, à mon point de vue, que pour telle ou tellepartie aiguë, controversée etsusceptibled'équivoque, j'ai pris soin de réimprimer en appendice * des explications déjà anciennes que je ne me permettrai pas d'appeler satisfaisantes ou victorieuses, mais auxquelles en fait l'ennemi implacable n'a rien redit.

Et maintenant que vaut le livre ? Est-il bon ? est-il méchant ?

Un point étonnera. Dans une génération d'écrivains caractérisés par le souci ardent de la vie morale, presque tous obsédés de la même utopie d'une vie intérieure maîtresse de soi et régulatrice du monde ; dans cette jeunesse littéraire de 1890 dans laquelle Léon Daudet nous dessine déjà sa figure de moraliste ; quand des esprits aussi vigoureux que Henri Vaugeois, Maurice Pujo, Pierre Lasserre, Daniel Halévy n'y diffèrent qu'au fond des André Gide, des Paul Claudel, des Henry Bordeaux, des Marcel Schwob, des Marc Sangnier ; dans

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