‹ Le chemin de traverse (volume 3)Chapitre 4 sur 37 · IK CHEMIN BE TIATKRSB · texte numérisé non relu

IK CHEMIN BE TIATKRSB

ils , ces braves gens ! Et maintenant que la vapeur a dompté même le Rhône , ils ne conçoivent pas comment cola n'a pas été inventé plus tôt , et comment on n*a pas trouvé plus tôt ces commodes bateauic , ou plutôt ces îles flottantes que la vapeur emporte , mieux que le Rhône , d*iin rivage à un autre rivage! Ainsi, ce qui était miracle la veille est à peine regardé le lendemain. Le Rhône à présent est chargé comme la Seine de ces longs vaisseaux, sans mâts ni voiles , habités comme des villes, Mémec^est dans le bateau à vapeur, ce pont mobile , que J*écrls ces lignes , côtoyant sur la Seine les beaux villages de Paris à Melun ; la riche maison de M. Aguado, Pelit-Bourg tout resplendissant de sa fortune moderne; Brunoy en deuil de son cher acteur Talma ; la maison de Fouquet , pauvre ruine dont on a volé les plombs , les eaux et les mar* bres chantés par ta Fontaine; Sainte-Assise, autrefois royale maison d*un prince d^Orléans , descendue aujourd'hui à une humilité plus que bourgeoise , qui n'ouvre plus ses portes que pour vendre le lait de ses vaches , tes auH de ses poules et le lùmier de ses écuries. Que de grandeurs et que de ruines, de Paris à Monterean seutemeiit I Mais revenons à Prosper, notre voyageur. Quand Je dis qu'il était à pied , je le flatte ; Il était entassé , lui quinzième , dans la lente et infecte diligence CaiHard. Ost là entrer d*une triste façon dans le monde ; c*est là donner tout de suite un horrible démenti aies plus beaux rêves !0ù est la liberté que vous alliez chercher? Où sont les bonheurs que vous appeliez de tous vos vcbux ? Tous êtes entré là dedans un poëte , e^t à peine si >ous en sortirez un homme. Tous avez toute la poussière , toute la chaleur et toute Flnfection de la route , ^ns «n avoir

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