‹ Le chemin des écoliersChapitre 139 sur 259 · TROISIÈME PARTIE. 3<il · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE. 3<il

vite au cœur? Il me semblait que, après Antoine Minorel , Brascassin était mon meilleur ami.

Pourquoi , sur les dix arbrisseaux que , dans l'espace de dix ans, j'ai fait mettre dans mon jardin, le dernier planté est-il aujourd'hui le plus élevé et le plus vigoureux? Comme l'arbrisseau , l'amitié pousse vite quand le terrain est à sa convenance.

La route de Wildbad à Bade-Baden est, dit-on, charmante. Je me dispenserai de la décrire, n'ayant fait qu'un somme depuis le départ jusqu'à l'arrivée.

Bien résolu à ne point m'arréter un instant à Bade , même pour y voir Junius, je pris congé de mes compagnons de voyage. Tous, préoccupés de leur installation, du choix d'un hôiel, des renseignements à prendre, me regardèrent h peine; une seule main se tendit vers moi , celle d'Athanase".

Ainsi va le monde, à ce qu'il parait. On se rencontre sur la route, quelqqe temps on marche ensemble du même pas et du même cœur; on croit à une liaison qui se continuera. Le moment venu, comme une bande d'oiseaux effarouchés, chacun tire de son côté sans un regard d'adieu adressé à ses^ anciens compagnons. Quelque peu mortifié, je courus vers le petit chemin de fer qui de Bade devait me conduire à la station d'Oos. Je n'eus que le temps d'y prendre place; il parlait.

Enfin , j'étais en route 1

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