‹ Le chemin des écoliersChapitre 164 sur 259 · QUATRIÈME PARTIE. kOb · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE. kOb

— C'est justement le sacrïGce de ta vie qu'ii me faut. Serastu prête À mourir quand je l'exigerai?

— Je le jure! »

Ce chasseur n'était autre que Frédéric I".

Frère du dernier palatin, il avait d'abord gouverné l'électorat en qualité de régent pendant la minorité de son neveu Philippe. Encouragé dans ses idées d'ambition par d'heureux pnHiostics, puisés dans des livres de cabale dont il faisait son étude favorite , il usurpa le sceptre électoral , s'engageant toutefois à reconnaître pour unique héritier le fils de son frère , Philippe, encore enfant.

Une première ligue de princes allemands s'était formée contre lui ; il en triompha dans les champs de Phedersheim , et mérita lace surnom de Victorieux, qui devait lui rester. De nouveau, une coalition formidable venait d'envahir ses Étals. Au nombre de ses ennemis, cette fois, figuraient non-seulemenl l'évêque de Metz, le margrave de Bade, Louis le Noir, duc des Deux-Ponts , son propre cousin , mais les ducs de Wurtemberg, de Lutzelstein, de Bavière, le pape Pie II lui-même, et jusqu'à l'empereur Frédéric IV.

Le 14 juin 1461, Frédéric I" les battit tous complètement à Seckenheim, près d'Heidelberg.

La fortune lui restait donc fidèle ; le peuple l'acclamait comme son libérateur ; ses soldats en avaient fait leuridole ; ses ennemis, humiliés, abattus, étaient pour la plupart devenus ses captif.

Pourquoi alors une sombre pensée flïait-elle sur ses traits, naguère souriants, épanouis, le masque de la désolation!

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