‹ Le chemin des écoliersChapitre 166 sur 259 · QUATRIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE

talions. Il lui imposa une pénitence pour les unes et lui indiqua un remède contre les autres. Mais ce remède, malgré le caractère sacré dont semblait se revêtir le moine -magicien, aurait pu passer moins pour une inspiration du ciel que de l'enrer. Il fallait qu'une jeune fille se dévouât k la place du palatin et donnât au démon des eaux la victime qu'il réclamait.

Ce sacrifice expiatoire, quoique renouvelé des Grecs, tenait surtout aux anciennes coutumes de la vieille Germanie, à laquelle les Iphjgénies n'ont pas manqué.

Frédéric venait de trouver la victime volontaire.

Toutefois, craignant que Claire ne revint sur cette parole donnée dans un accès de désespoir et presque d'égarement, il

la conduisit, velue de blanc, à l'église des Récollets d'Heidelberg, où, après avoir communié, elle renouvela entre les mains de Siegfried son serment de mourh*, dès que le prince lui en intimerait l'ordre.

Comme ils rentraient au château : • Étes-vous bien sûr qu'elle TOUS aime? dit le moine k Frédéric.

. — Est-il donc besoia qu'elle m'aime! ré-

pliqua celui-ci arec un mouvement de sur-

ble ié-

— Puisqu'il le faut, elle m'aimera, • répondit l'oi^eilleui palatin.

Bien des femmes l'avaient aimé à l'époque de sa verte jeu-

Page 1