‹ Le chemin des écoliersChapitre 169 sur 259 · QUATRIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE

une ftoupe d'hommes qui faisait mine de vouloir l'envelopper, piquant des deux , disparaissait dans les ténèbres.

Remis de sa panique , lorsqu'il regarda autour de lui , seule , Claire l'accompagnait encore. Le reste de l'escorte, dispersé de gauche et de droite, ne rejoignit que plus tard.

Il se souvint alors du bon avis de son astrologue.

Dans cette fuite à deux , Claire de Tettingen avait eu le bras percé d'une flèche. Le prince s'entendait à soigner les blessures faites par des armes de guerre ; il voulut la panser loi-même. Ce fUt sa première et sa dernière préoccupatioD de

chaque jour. Grâce à son habileté, la blessure de Glaire s'était cicatrisée avant la fin du voyage.

Jusque-là, Frédéric avait soigneusement évité tous les grands cours d'eau ; mais une fois en Italie , de tous les côtés , à droite ,

h gauche, par devant, par derrière, les fleuves et les torrentssemblaient d'eux-mêmes venir à sa rencontre. Il ferma les yeux aussi bien, aussi hermétiquement qu'il put; mais une fois à Milan, dans les tiats de la princesse, force lui Tut de les tenir grands ouverts, ne fût-ce que pour admirer celle qu'il était venu chercher à travers une si longue route

Pour faire honneur au nouvel arrivant, de nombreuses fêtes fbrent ordonnées, fêtes nautiques à son grand dépit, courses de bateaux , à la rame ou à la voile , luttes sur l'eau , régates , exercices des nageurs et des plongeurs les plus célèbres; tous les tritons du riv^e vinrent tour ù tour faire assaut devant lui. Ses promenades avec la princesse, ses parties de plaisir avaient immanquablement lieu sur des rivières ou sur des lacs; le conviait-elle à visiter ses arsenaux, ses forteresses, U lui fallait

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