QUATRIÈME PARTIE
ennemis, ils s'étaient revêtus de la peau de toutes sortes de bëtes féroces, moyen qui leur avait peu réussi cette fois, et, serrés de près par un vainqueur acharné et impitoyable, ils prévoyaient trislemenl que le Mein allait leur servir à tous de tombeau, quand le passage de la biche au pelage fauve signala une voie de salut.
Ils franchirent le gué k leur tour , d'abord au nombre de cent, puis de mille, puis de dix mille. Et quand ils furent réunis en ordre dans la plaine, un homme haut de six pieds, qui semblait les dépasser par son autorité aussi bien que par sa taille , s'avança au milieu d'eux et tomba à genoux , après a^oir fait le signe de la croix , mouvement aussitôt imité par ses dix mille compagnons.
Le jeune oiseleur-sabotier, comprenant qu'il avait afliure à des chrétiens , descendit de sa colline , mais s'arrêta à micAte en voyant l'homme de six pieds agiter en l'air sa Ion-
^e lance, l'implanter dans le sol d'une main vigoureuse, et adresser h ses soldats quelques mots dont ces derniers seuls parvinrent à son oreille.
* Franken-Furth I »