‹ Le chemin des écoliersChapitre 228 sur 259 · LES FUNÉRAILLES DE LA POÉSIE · texte numérisé non relu

LES FUNÉRAILLES DE LA POÉSIE

« La Poésie était morte frappée au cœur d'un coup de compas.

■ Quoiqu'on ne la regrettât guère, on voulut, vu le grand rôle joué par elle autrefois, traiter k défunte en impératrice douairière et lui faire des obsèques convenables.

• On songea à l'eiposer sur un lit de parade , dans des voiles de pourpre et avec une couronne de fleurs sur le front.

. Mais chez les marchands d'étoITes on ne trouva plus de pourpre, et dans pas un jardin on ne rencontra de fleurs. Une gelée inattendue les avait toutes anéanties.

« On convint , pour lé cérémonial , de remplacer les voiles de pourpre par des draperies habilement peintes, et les fleurs par un peu de musique.

e Mais il n'y avait plus aux alentours ni un peintre ni un musicien.

■ La Poésie était morte.

• On pensa à faire du moins accompagner le corps par une

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