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tôt à partie pour se plaindre à moi de M. Alexandre Dumas. M. Dumas, par une impardonnable légèreté, a nommé comme propriétaire de l'Étoile d'Or , à Bonn , un autre hôtelier de la même ville, Heer Simrock, le frère du poète, le frère de ce même Karl Simrock , dont justement il venait d'être question entre nous.
Certes, si M. Joseph Schmitz avait un frère dans la poésie, il est assez riche pour l'en retirer, et lui donner un emploi plus convenable, dùt-il le prendre avec lui comme teneur de livres, ou comme premier keller.
M. Schmitz me fit visiter en détail tout son magnifique établissement. Je doute que la salle à manger de l'hôtel du Louvre, à Paris, surpasse en grandeur, en somptuosité , celle de l'Étoile d'Or, à Bonn.
Je ne m'expliquais guère la raison d'un pareil luxe dans l'auberge d'une ville prussienne de second ordre; mais M. Schmitz déposa entre mes mains un grand registre relié de maroquin rouge, et me laissa le méditer à mon aise. C'était son livre d'or.
En voici le titre :
Princes et prircesses descendus à l'Hôul de l'ÉtoUe dOr, depuis Vannée 1818.
J'y trouvai, à la date du 5 juillet 1839, Son Altesse Impériale le prince Jérôme-Napoléon Bonaparte, ex-roi de Westphalie; — à la date du 29 novembre 1 852 , Sa Mîgesté la reine Marier ' Amélie , comtesse de Neuilly; — Son Altesse Royale le prince de Joinville; — puis encore, en octobre 1852 et 1853, la reine Amélie, le prince et la princesse de Joinville, la princesse Marie-Amélie d'Orléans, les ducs de Penthièvre et d'Aumale, toutecettebonneet grande famille; — en octobre 1855, en juin