CINQUIÈME PARTIE
1856, 1857, de nouveau la reine Amélie, avec sa suiu de Clanmont.
Que de réflexions à faire devant ce registre d'aubergel
Au milieu de ces constellations de premier ordre , s'y groupe une quantité d'étoiles de seconde et de troisième grandeur; les ducs de Hesse , de Nassau , de Brunswick ; ceux de Saxe-Cobou:^, de Mecklenboui^ , d'Oldenbourg, de Lauenbourg, deSchauenbourg, de Schwartzboilrg, de Bernbourg; puis, après les ducs en bouTg, les ducs en berg; c'est à n'en pas finir.
Hais parmi toutes ces Altesses , je n'y trouvai point M. Alexandre Dumas, une Altesse littéraire, cependant!
Le registre m'expliquait la salle à manger. Dans celle-ci , au besoin , il doit se tenir un congrès de princes et principicules de la confédération allemande.
Tandis que dans un petit salon du rez-de-chaussée , je recueillais ces notes précieuses, j'aperçus du coin de l'œil, sur la place du Marché , mon excellent Antoine Minorel se promenant, par un soleil légèrement voilé, avec mon vieux Jean. Jean s'appuyait sans façon sur le bras d'Antoine. Tous deux, comme de bons amis, cheminaient doucement, à la volonté, à la commodité du malade. Jean ayant laissé tomber son mouchoir, je vis Antoine s'empresser de le ramasser. Les larmes m'en vinrent aux yeux, 0 le meilleur des ours ! ■ ■
Quand j'allai les rejoindre , Jean me rendit un très-bon compte de son compagnon : s-^
* Il a été aux petits soins, me ^'
dit-il , et complaisant pour moi , ni plus ni moins que s'il était mon maître. »
Jean , comme son homonyme Jean de La Fontaine , produit de ces mots sublimes sans calcul , sans elTorts , sans conscience aucune de leur valeur.
Au milieu de la place où nous nous trouvioDS, s'implante un obélisque de marbre où rayonne le nom de Maximilien. Antoine alTectionnait ce grand batailleur , d'abord poète , puis roi des Romains, puis empereur d'Allemagne, et qui avait eu un instant l'idée de se faire pape, non-seulement il avait la collection des monnaies et des médailles frappées sous son règne, en Allemagne et dans les Flandres, maïs dans la cathédrale d'Inspruck, en Tjrol, il avait vu son tombeau, entouré d'un cortège d'hommes bardés de fer. C'était un des vifs souvenirs'de sa première jeunesse.
Nous nous rannrochAflies ant en(
État démocratique, comme Andemach, comme tant d'autres localités, rapetissées, amoindries de nos jours jusqu'à l'état de petite ville, de bourgade, ou môme disparues complètement? De combien de guerres, de révolutions, de quel» remaniements de peuples les bords du Rhin n'ont-ils pas été témoinsî