ROBE BLANCHE
Le soir où je te vis de blanc toute vtHue, Sur tes bras et tes seins jusqu'à ton cou de lis Ta robe, ayant fermé la candeur de ses plis, Austère te faisait telle qu'une statue;
Et, \ictime à tes pieds dès longtemps abattue, Pliante sous le faix des espoirs abolis, Mon âme, blancbe aussi de ses rêves palis, Sentit s'accroître encor l'angoisse qui la tue.
Telle du mont sacré droit dans l'air matinal, La neige, décorant le sommet virginal, Présage au voyageur pensif une mort sûre.
Et j'admirais tout bas ta beauté, maudissant
Cette armure de marbre altière et se dressant
Entre mon cœur qui saigne et ton cœur sans blessure
L'KPÉE
J'ai Ml, semblant voler à tes yeux sa clarté, Sourire dans tes mains la gloire d'une épée, Et, sur sa lame en feu de sang jadis trempée, Comme sur une fleur se pencher ta beauté.
De mon rêve cruel tentant la volupté,
A mon âme toujours de loi seule occupée,
Apparut, debout près d'une tête coupée.
Ton aïeule au grand cœur dont le nom f^st resté.
Et j'adorais en toi celle de Béthunie, Pensant qu'il n'est d'ivresse ici-bas infinie Qu'à bénir la beauté sur le seuil de la Mort,
Comme un libérateur, comme un bourreau sublime,
Impitoyable et doux ensemble à sa victime.
Et qui seule à le droit de frapper sans remords !