EN APPRENANT LA MORT DE SA MERE
Un souci douloureux, fraternel, attendri
Fait mien ton désespoir et vers lui pe ramène.
Car, du coup qui t'atteint tout cœur d'homme est meurtri
Et tu touches au fond de la douleur humaine.
0 toi que j'admirais, aujourd'hui je te plains. Si sa main contre tous est également sûre, L'inexorable loi qui fait les orphelins, Au cœur qu'elle a blessé mesure la blessure.
D'être plus grand le tien ne doit que plus souffrir. Heureux ceux dont la peine au vent léger s'envole ! 11 te faudra chercher, plus haut, pour te guérir, Qu'où vont se consoler ceux que l'oubli console.
Un mâle sentiment te peut seul relever : Pour la patrie en deuil ta tendresse fut telle Que, dans ton cœur viril, tu sauras retrouver. Pour ta mère qui meurt, une mère immortelle !
10 jnilUn 1SS2.
LA CHANSON DES JOURS. 9a