A MU)AME TOLA DÛRIAA
Nous sommes les vaincus de la cause éternelle, Ceux dont le sang vermeil, tragique et radieux, Met quelque pourpre encor sous les pieds nus des dieux Dont le temps flagella la gloire de son aile.
Tout ce que la Beauté proscrite emporte en ^le, Est salué par nous d'ineffables adieux ; Et, meurtri sous les coups du vulgaire odieux, L'Idéal pleure en nous sa plainte solennelle.
Nous portons le secret d'un courage indompté
Dans le souci divin de l'Immortalité,
Et plus haut que le vol de nos heures amères.
Car la Mort penchera des lauriers sur nos fronts,
De l'antique défaite effaçant les affronts,
Et nous fera pareils aux dieux de nos chimères.