A ISIDORE SALLES
Oui, j'ai tenté d'unir, ainsi que dans la vie, Le rêve et le réel, le triste et le joyeux. J'ai montré librement, et selon mon en\ie, Le rire de ma bouche et les pleurs de mes ^eux.
Sur la route que j'ai, sans révolte, suivie, (Juand mes pieds ont saigné j'ai regardé les cieux; Je n'ai jamais maudit celle que j'ai servie Pour les maux que m'a fait son cœur capricieux.
Tout n'est qulieur et malheur et l'àme seule est forte, Qui le Mal et le Bien reçoit de même sorte. Le parfum le plus doux est frère d'un poison.
Tout songe a son ré\eil, toute coupe a sa lie. Tour à tour plein d'espoir et de mélancolie J'ai dit selon mon cœur et crois avoir raison.
0 CAR A SUBOLES