‹ Le chemin des saisonsChapitre 14 sur 100 · RENDEZ -VOUS · texte numérisé non relu

RENDEZ -VOUS

N'ayons point l'air de nous connaître Les rideaux de chaque fenêtre Cachent des yeux, des yeux jaloux , Dont quelques-uns ont de la haine ; Mais tu m'auras à tes genoux , Quand la nuit couvrira la plaine.

Dessous le laurier et le houx.

Auprès de la douce fontaine .

Pas un regard, pas un sourire Si ton cœur anxieux soupire.

Marche en levant un front altier ; Auprès de moi passe hautaine ; Mais rien ne viendra f effrayer , Quand j'aurai ta. main dans la mienne , Dessous le houx et le laurier , Auprès de la douce fontaine.

Attends les ombres embrumées , Et qu'à leurs portes refermées Les gens aient tiré les verrous ; Alors, retenant ton haleine.

Tressaillant aux cris des hiboux.

Prends le sentier obscur qui mène Dessous le laurier et le houx , Auprès de la douce fontaine.

Je goîiterai, heureux et triste De ton brave amour qui dépiste Tant d'yeux chargés de le veiller.

Les baisei'S que ta lèvre égrène Dans ton cher parler Jamilier , Oui rit de ta fierté prochaine; Dessous le houx et le laurier.

Auprès de la douce fontaine.

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