‹ Le chemin des saisonsChapitre 15 sur 100 · LES CLOCHES · texte numérisé non relu

LES CLOCHES

â Paul Painlevé

Dam le clocher sur la colline , O cloches qui tintez là-bas.

Dont la claire voix argentine rient mourir parmi les lilas

Où ma bien- Aimée est assise , Comme vous entrez dans mon cœur !

Aupi'ès de la petite église D'où s'éparpille votre chœur.

Dans l'herbe haute et parfumée, A l'ombre des quatre cyprès , Sommeille une autre bien- Aimée , l'ers qui souvent vont mes regrets.

Loi7î des deux de cendre ou de flamme ,

Elle dort, ienayit dans sa main

Les primevères de mon âme.

Son long sommeil sans lendemain ;

D' autres Jleurs , la rose embrasée , Le lis pur , ont depuis fleuri ; Mais le seul baigne' de rosée Fut ce pawre bouquet flétri.

D'autres amours, plus chers peut-être , Plus puissants , n'ont pu recouvrir La grâce innocente et champêtre De celui doiH le souvenir ,

Cloches de la petite église , Me vient par vous sous les lilas Oji ma iicn-Aimcc est assise , O cloches qui tintez là-bas /

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