LES CLOCHES
â Paul Painlevé
Dam le clocher sur la colline , O cloches qui tintez là-bas.
Dont la claire voix argentine rient mourir parmi les lilas
Où ma bien- Aimée est assise , Comme vous entrez dans mon cœur !
Aupi'ès de la petite église D'où s'éparpille votre chœur.
Dans l'herbe haute et parfumée, A l'ombre des quatre cyprès , Sommeille une autre bien- Aimée , l'ers qui souvent vont mes regrets.
Loi7î des deux de cendre ou de flamme ,
Elle dort, ienayit dans sa main
Les primevères de mon âme.
Son long sommeil sans lendemain ;
D' autres Jleurs , la rose embrasée , Le lis pur , ont depuis fleuri ; Mais le seul baigne' de rosée Fut ce pawre bouquet flétri.
D'autres amours, plus chers peut-être , Plus puissants , n'ont pu recouvrir La grâce innocente et champêtre De celui doiH le souvenir ,
Cloches de la petite église , Me vient par vous sous les lilas Oji ma iicn-Aimcc est assise , O cloches qui tintez là-bas /