L'APPROCHE
Oui touche du luth dans la nuit sereine r D'un luth faible et doux quon discerne à peine De l'imperceptible et timide haleine Des saules rêvant aux pleurs du matin.
Fers quel rêve épars va l'dme incertaine De ce luth lointain ?
Oui chante d'amour dans l'ombre voisine ? Sa molle chanson, charmeuse et câline.
Se 7néle au jet d'eau jaseur qu'illumine Un rayon d'argent de perles semé; Sa musique monte et se dissémine Da)is l'air embaumé.
Oui parle d'amour prés de mon oreille?
Quels soupi)'s frôlants, pareils à l'abeille Quand son vol courtise une fleur vermeille , Effleurent mon front, mélangés d'aveux:
Quel baiser soudain dont mon cœur s'éveille A fermé mes yeux ?