‹ Le chemin des saisonsChapitre 17 sur 100 · L'APPROCHE · texte numérisé non relu

L'APPROCHE

Oui touche du luth dans la nuit sereine r D'un luth faible et doux quon discerne à peine De l'imperceptible et timide haleine Des saules rêvant aux pleurs du matin.

Fers quel rêve épars va l'dme incertaine De ce luth lointain ?

Oui chante d'amour dans l'ombre voisine ? Sa molle chanson, charmeuse et câline.

Se 7néle au jet d'eau jaseur qu'illumine Un rayon d'argent de perles semé; Sa musique monte et se dissémine Da)is l'air embaumé.

Oui parle d'amour prés de mon oreille?

Quels soupi)'s frôlants, pareils à l'abeille Quand son vol courtise une fleur vermeille , Effleurent mon front, mélangés d'aveux:

Quel baiser soudain dont mon cœur s'éveille A fermé mes yeux ?

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