‹ Le chemin des saisonsChapitre 25 sur 100 · LA VACHÈRE · texte numérisé non relu

LA VACHÈRE

à F. York Powell.

La fille mi y^egard clair conduisait une vache , Et tenait par un bout la corde qui l'attache Au piquet que l'on frappe au matin dans le pré ; La vache la suivait de son pas désœuvré' , S' attardant à brouter le bout menu des branches. Ou le talus semé de pâquerettes blanches : Elle suivait, montajit le chemin caillouteux. Bordé de vieux tilleuls et d'ormes souffreteux Dont les troncs rabougris sont envahis de mousse. Et la fille parfois donnait une secousse , Quand la vache voulait monter sur les talus. Ou s'arrêtait devant des arbres vermoulus ,

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y cherchant trop longtemps une brindille verte ;

Puis elle reprenait son attitude inerte ,

Et laissait l'animal avancer à son gré ;

Les feuilles reluisaient dans le ciel empourpré

Du clair ruissellement d'une averse fuyante ,

Et l'eau, dans les fossés, courait encor bruyante.

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