‹ Le chemin des saisonsChapitre 26 sur 100 · L'ORAGE · texte numérisé non relu

L'ORAGE

Un grand silence solennel :

Puis les longs et lourds assemblages De vapeurs grises , dont l'accord En amas gnomes et sauvages De tous côtés met un décor Sombre et tragique au fond du ciel.

Puis un rauque et strident appel:

V ouragan brise les branchages , Les chênes craquent dans T effort Pour rester droits contre ses rages ; La pluie en tourbillons se tord, Ivre de vent au fond du ciel.

Puis un noir /loi iorrenticl :

Les paysûns , sous les rm'ûges Oiii rendent vain leur long e ffort.

Abandonnant leurs attelages.

S'enfuient en maudissant leur sort ; La foudre éclate au fond du ciel.

Puis s'apaise le vent cruel :

Les flocons sombres des nuages Sont cardés par des peignes d'or ; Et l'on voit, sur les clairs feuillages , Repai'aître plus bleue encor , La toile bleue au fond du ciel.

Le sol fume comme un autel :

L'air se remplit de paysages ; Le bruit des eaux plus faible sort De la rivière , à ses barrages :

Des chansons premient leur essor ; Le soleil luit au fond du ciel.

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