‹ Le chemin des saisonsChapitre 45 sur 100 · L'INDIFFERENTE · texte numérisé non relu

L'INDIFFERENTE

Si ta main , mise sur mon cœur, Pouvait se fermer et le prendre , Tti saurais peut-être comprendre Sa longue et secrète douleur.

Tu connaîtrais ce qu'il te cache , En voyant tes doigts pleins de sang, Dont le jet pourpre et jaillissant Ferait sur ta robe utie tache,

A l'endroit de ton sein glacé ; Et tu devinerais sans doute.

Si je me tais, ce qu'il m'en coûte Pour contenir ce cœur blessé.

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Mais peut-être alors, ô misère!

Avec un geste de dégoût , Tu jetterais, comme un caillou.

Ce cœur saignant dans la poussière ..

Et le laissant sur le chemin.

Toujours froide et toujours sereine , A la source la plus prochaine Tu t'en irais laver ta main.

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