A DES LÈVRES
Ces Ih'res que tu m'as do7i)iées.
Où tu m'as offert to7i baiser , Tu les as de moi détournées; Notre long amour est brisé.
Tu dis qu elles resteront pure!^ Que mon baiser est le dernier Dont elles voudront les brûlures , Le dernier oiseau du sorbier.
Hélas ï je voudrais bien le croire.
Mon chagrin serait adouci; Mais as-tu perdu la mémoire De serments pareils à ceux-ci .-
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Elles auront un autre maiire.
Oui les aimera moins que moi , Qu'elles aitneront moins peut-être ; Mais le cruel et doux émoi
Du baiser leur est nécessaire ; Elles ont besoin de ce miel.
Et quelque abeille passagère Viendra vers leur muet appel.
Adieu donc, lèvres frémissantes.
Si sincères dans votre ardeur , Rouges, rieuses , caressantes.
Et que je sentais sur mon cœur !
Ailes donner à d'autres botuhes La même soif dont vous brûlez.
Et. langoureuses ou farouches , Dans des baisers renouvelés,
Assouvisses la sans F éteindre !
Bien que des pleurs soient dam mes yeux. Je vous vois partir sans me plaiiuire ; Je vous dois mes instants heureux ;
Il6 LE CHEMIN DES SAISONS.
Puisqu aussi bien votis fûtes faites Pour quon vous aime et pour aimer , Pour offrir et sentir vos fêtes.
De quel droit puis-je vous blâmer ?