‹ Le chemin des saisonsChapitre 46 sur 100 · A DES LÈVRES · texte numérisé non relu

A DES LÈVRES

Ces Ih'res que tu m'as do7i)iées.

Où tu m'as offert to7i baiser , Tu les as de moi détournées; Notre long amour est brisé.

Tu dis qu elles resteront pure!^ Que mon baiser est le dernier Dont elles voudront les brûlures , Le dernier oiseau du sorbier.

Hélas ï je voudrais bien le croire.

Mon chagrin serait adouci; Mais as-tu perdu la mémoire De serments pareils à ceux-ci .-

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Elles auront un autre maiire.

Oui les aimera moins que moi , Qu'elles aitneront moins peut-être ; Mais le cruel et doux émoi

Du baiser leur est nécessaire ; Elles ont besoin de ce miel.

Et quelque abeille passagère Viendra vers leur muet appel.

Adieu donc, lèvres frémissantes.

Si sincères dans votre ardeur , Rouges, rieuses , caressantes.

Et que je sentais sur mon cœur !

Ailes donner à d'autres botuhes La même soif dont vous brûlez.

Et. langoureuses ou farouches , Dans des baisers renouvelés,

Assouvisses la sans F éteindre !

Bien que des pleurs soient dam mes yeux. Je vous vois partir sans me plaiiuire ; Je vous dois mes instants heureux ;

Il6 LE CHEMIN DES SAISONS.

Puisqu aussi bien votis fûtes faites Pour quon vous aime et pour aimer , Pour offrir et sentir vos fêtes.

De quel droit puis-je vous blâmer ?

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