‹ Le chemin des saisonsChapitre 49 sur 100 · ALLEE D'AUTOMNE · texte numérisé non relu

ALLEE D'AUTOMNE

Septembre est mort , et c'est F automne , Le ciel est gris et monotone ;

La longue allée De vieux tilleuls est déjà jaune ,

Et mutilée.

Les feuilles mortes, sur la 7'oute, Tombent sans cesse de la voûte

Oui se dévouille , Dans l'herbe qu'un rayon velouté , Qu'un brouillard mouille ;

Tombent sans cesse, et la statue, Qui rêve au bout de V avenue

Dans sa rocaille , Se devine à peine entrevue

Sous leur grisaille ;

Tombent sans cesse, en lente averse D'or pâle ou fauve , qu£ traverse ,

Dans la buée.

Un soleil fatigué qui perce Une nuée.

L'heure du soir, douce et furtive. Du fond de l'avenue arrive ,

Et s'épand grise, Dans la tremblante perspective,

Plus itidécise.

De ces chutes d'or prolongées, Flottant entre les deux rangées

De branches sombres.

Oui fuient moins loin, déjà chargées

De franges d'ombres.

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