‹ Le chemin des saisonsChapitre 67 sur 100 · LE VRAI PARDON · texte numérisé non relu

LE VRAI PARDON

Que tous les mots que tu m'as dits , Cher cœur, soient oublie's ! je veux Que tes promesses , tes aveux , Tous les serments que j'entendis ,

Et ceux, muets, que tes soupirs Apportaient de ton cœur profond.

Auxquels un soupir seul répond , S'effacent de nos souvenirs ;

Que même tes baisers fervents.

Dont mon être entier était fier , Soient comme est, au bord de la mer, Uyi peu d'écume éparse aux vents ;

l/ô Le chemin des saisons.

Que tout cela soit dispersé , Dissipé, dissous, aboli.

Perdu dans la nuit de l'oubli; Oiiil ne reste rien du passé !

Afin qu'en ce nouvel amour P'ers qui t'entraîne ton destin.

Loin du port tranquille et certain Oti ton cœur fit un long séjour.

Dans ma tendresse et mon souci.

Aucun reproche . aucun remords, Aucun scrupide de ton corps.

Pas même un sotipçon adouci

Du chagrin dont je puis soujfrir.

Me vienne troubler, tin instant , L'espoir que ton cœur inconstant A d'un bonheur qu'il croit saisir.

Je t'aime assez pour qu'il soit doux A mon cœur déchiré par toi.

De songer, que jamais, par moi, Une ombre, un seul regret jaloux ,

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