‹ Le chemin des saisonsChapitre 88 sur 100 · VANITÉS · texte numérisé non relu

VANITÉS

Hélas ! combien de fois j'ai déjà vu le cierge S'allumer tristement auprès d'un cher cercueil , Et suivi l'huissier noir qui frappe de sa verge Le pavé de l'église aux tentures de deuil !

Notre existence brève est une étroite berge,

Et nous des naufragés sur ce rebord d'écueil ;

A chaque instant, un flot en prend un qu'il submerge;

Et nous nous déchirons dans la haine et l'orgueil !

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