‹ Le chemin le plus long: comédie en trois actes, en proseChapitre 3 sur 58 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les mêmes, M. DE REU1LLE, un domestique es dedans du

parc.

LE DOMESTIQUE, ouvrant la grille.

De ce côté, Monsieur... Tenez, voici ces dames. (11 montre à

M. de Reuille madame de Lormoy et Berthe.)

MADAME DE LORMOY, allant à M. de Reuille*.

Mon ami! nous vous avons fait attendre...

« DE REUILLE.

Nop, j'arrive, et dans mon impatience $e vous serrer la main et de vous remercier de votre charmante réponse à ma lettre, j'allais au-deyant de vous.

MADAME DE LORMOY

Je vous remercie <|e l'empressement...

DE RKUILLE.

11 est bien naturel... Je ne sais rien de plus doux, quand les événements, plus forts que la volonté, vous ont séparé des gens que l'on aime, je ne sais rien de plus doux que de retrouver un bon souvenir, où fut jadis une vive et franche amitié; cela rajeunit presque de tout le temps qui s'est écoulé.

MADAME pE LORMOY, faisant passer Berthe, vers laquelle de Reuille a plusieurs fois dirigé ses yeux**.

Ma nièce Berthe.

DE REUILLE.

Qtt e i§ fl'aj P^ vue ^PUis !'âge de c*nq ou six ans, si je ne me trompe... alors, une adorable enfant, aujpurd'nui, une

charmante jeune fille. On peut-être, par miracle, aussi jolie que vous, Mademoiselle, mais pas plus.

MADAME DE LOBMOY.

Et surtout, on n'est pas meilleure. Veille, chère petite, à ce que le déjeuner soit promptement servi; si le pâtissier n'est pas venu, que l'on retourne chez lui tout de suite. Va, ma belle chérie.

Peut-on savoir quel est ce Monsieur qui m'a vue enfant?

MADAME DE LORMOT.

Je te conterai cela plus tard. C'est toute une longue histoire* Va, Berthe, va!

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