SCÈNE III
MADAME DE LORMOY, DE REUILLE. n reste les yeux fixé, sur le point par où « disparu Berthe.
MADAME DE LORMOT.
Elle est charmante, n'est-ce pas?... Ah! si vous saviez, cher ami, toutes les qualités dont le ciel a doué ce cœur-là, vous me trouveriez bien heureuse; et je le suis, en effet, ou plutôt, je le serais, si je ne songeais que le moment approche où, pour sa position, pour son avenir, pour son bonheur, il me faudra me séparer de cette chère Berthe. Mais... à quoi pensezvous donc, mon ami?...
DE REUILLE, sortant de sa rêverie.
Moi?... à rien.
MADAME DE LORMOY
Vous-même, n'avcz-vous point un fils?...
DE REUILLE.
Non! mais l'enfant adopté par moi est maintenant un grand t beau jeune homme, qui porte vaillamment mon nom. Peut-être l'avez-vous rencontré' dans le monde sans le remarquer?
MADAME DE LORMOY
C'est possible, mais peu probable je vais rarement dans le monde, et ne reçois personne... Mais, voyons, à nous deux, cher M. deReuille...
DE REUILLE, lui offrant sou bras.
Bien volontiers.