PEN N | À MT
que dans une certification à découvert: les abus qui peuvent se commettre à l'ombre d’une institution ne prouvent rien contre, si du moins ils ne sont pas dans sa logique. Or, ici, la certification est normalement la preuve qu'il y a fonds disponibles et suffisants lors de l'émission. Elle individualise en quelque sorte ces fonds puisqu'elle les met en réserve et les affecte par priorité au payement du chèque.
D’après Léon Say, c'est à l’occasion d’un chèque certifié que s'est ouverte la crise américaine de 1884: il s'agissait d’un chèque de 215.000 dollars remis au Clearing-House de New-York par la maison Grant et Ward et que la première banque nationale avait accepté, bien que Grant et Ward n’eussent pas plus de deux mille dollars au erédit de leur compte. (Léon Say. Dictionnaire des Finances. Mot: chèque). Qu'une acceptation à découvert puisse créer des dangers sérieux, c'est l'évidence même; mais la faute, en pareil cas n'est pas à l'institution, mais à la Banque qui en fait un usage abusif. Aujourd'hui, on est exposé à des risques identiques, parce qu'un chèque peut être tiré sur une ouverture de crédit et qu'une ouverture de crédit imprudente peut amener la débâcle d’un établissement et déterminer une crise. L'on pourrait citer des exemples en France: (Société Centrale des Banques de Province). (Député G..). La conférence de la Haye redoutait la certification comme portant atteinte à la nécessité de fonds disponibles: mais le Comité était unanime à reconnaître