PAIEMENTS EN ESPÈCES
Nombre. . . . 485.809 Montant . . 3.343.498.979
VIREMENTS (Débit des Comptes)
Nombre . . , . 314.086 Montant . . 4.427.441.162
VIREMENTS (Crédit des Comptes)
Nombre . . . . 313.420 Montant . . 4.426.563,380
L’avoir disponible aux comptes-courants, le 31 décembre 1919, était de 294.229.147 francs, représentant une moyenne de 7.039 par compte.
Ces progrès furent encore plus rapides par la suite, grâce aux réformes apportées au fonctionnement du chèque postal par la loi et le décret du 28 juillet 1919.
Le nombre des titulaires de comptes ouverts dans les divers bureaux s’éleva rapidement ; il atteignait en septembre 1922 le chiffre de 144.042 et en janvier 1923 il monta jusqu’en 154.580.
Dès 1921, 25.000.000 d’opérations relatives au
4 L La LE CHÈQUE ET LA DÉFLATION MONÉTAIRE 419
chèque postal eurent lieu en France, et en 1923 38.000.000, se répartissant en 29.857 pour le crédit et 8.000 pour le débit, représentant au total 95 milliards.
Depuis son institution, le chèque postal français voit son utilisation s’accroître à raison de 40 à 50 % chaque année et le nombre des comptes ouverts augmente actuellement de 4.000 environ par mois.
D'ailleurs les tableaux qu’a bien voulu nous communiquer M. le Sous-Secrétaire d'Etat aux Postes et Télégraphes, et que nous reproduisons ci-après, permettront de saisir les détails de ce mouvement.
Année 1920.
NOMBRE MONTANT
Versements en espèces . . . . .| 10.598.299 | 12.997.631.330
Paiements en espèces. . . . . .| 1.815.205 2.889.017.559
Paiements par virements sur le Tré-
sor (1), c’est-à-dire sans RARE lations d'espèces. . . . . : 1.044 9.905.302.030
Virements inscrits au débit des comptes courants. . . + , . . 934.755 | 15.551.567.306
Virements inscrits au crédit des comptes courants. . . . + . . 932.684 | 15.518.981.371
1. Prélèvements effectués par les Succursales de la Banque de France fonctionnant au chef-lieu de chaque département sur l'avoir de leur compte courant postal,
Année 1991.
NOMBRE |. MONTANT
Versements en espèces . . . . .| 18.908.864 | 17.463.311.769 Paiements en espèces. . . . . .| 4.267.628 4.802.924.875 Paiements par virements sur le Tré-
sor (1), c’est-à-dire sans manipu-
TATIONSIMESDECCS 1.044 | 12.545.151.766
Virements inscrits au débit des comptes courants. . . . , . .| 1.830.983 | 20.628.842.208
Virements inscrits au crédit des comptes courants. . . . . . .| 1.825.885 | 20.626.467.559
Année 1922, du 1° janvier au 30 septembre 1922.
jf
NOMBRE MONTANT
Versements en espèces . . . . .| 19.197.314 | 16 620.119.869 Paiements en espèces. . . . . .| 3.934.439 6.035.954.469 Paiements par virements sur le Tré-
sor, c’est-à-dire sans manipulation
'ESDECÉSSR EC 3.096 9.556.952.707
Virements inscrits au débit des comptes courants. . . . . . .| 2.015.531 | 18.132.863.155
Virements inscrits au crédit des comptes courants." "1. ,-0.12:026.115 118.133:615.151
Des améliorations sensibles sont en effet offertes aux personnes désireuses d'utiliser le chèque. En ce qui concerne la faculté, accordée aux titu-
laires de comptes, de faire inserire à leur crédit le
montant des mandats qui leur sont adressés, les règles suivantes sont appliquées maintenant :
Tout titulaire du compte peut demander par écrit et une fois pour toutes au bureau de poste qui le dessert, que les mandats télégraphiques, les mandats-cartes et les mandats-lettres du régime intérieur, ainsi que les mandats-cartes et les avis d'émission du service international parvenant à son adresse, soient dirigés sur le bureau de chèques pour être portés au crédit de son compte-courant postal.
La réexpédition et l'inscription ont lieu ensuite sans que l'intéressé ait à intervenir.
Quant aux mandats ordinaires qui lui parviennent à son domicile sous pli fermé, le titulaire de compte peut les adresser directement à son bureau de chèques, après les avoir décrits sur un bordereau et avoir fait figurer sur chaque titre le numéro de son compte courant. Son intervention dans la circonstance est donc réduite au strict minimum.
Les bureaux de chèques où peuvent être ouverts des comptes courants postaux sont au nombre de 44 et fonctionnent dans les villes désignées ciaprès : Paris, Alger, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Dijon, Lille, Lyon, Marseille, Nancy, Nantes, Rennes, Rouen, Strasbourg et Toulouse.
Le programme de l’Administration comporte la création d’un bureau de chèques postaux au
chef-lieu de chacun des départements qui ont été désignés comme centres de régions des Postes et Télégraphes en raison de leur position géographique, de leur importance au point de vue industriel et commercial, ainsi que de la facilité des relations postales existant entre eux et la région à desservir.
Pour réaliser complètement ce programme, il reste à envisager la création de trois bureaux de chèques, qui sera poursuivie dès que la situation budgétaire le permettra.
Mais l’Administration n’estime pas pouvoir aller plus loin dans cette voie sans nuire au bon fonctionnement du service.
Il y a intérêt, en effet, à ce que les comptes courants ne soient pas répartis entre un trop grand nombre de bureaux de chèques. Le groupement des comptes par région, présente l’avantage de permettre une exécution plus rapide des diverses opérations et notamment des virements qui constituent les opérations essentielles d’un service de comptes courants. Les virements effectués entre deux comptes d’une même région peuvent ainsi être inscrits presque simultanément au débit et au crédit des comptes intéressés, ce qui ne pourrait pas avoir lieu si les comptes n'étaient pas tenus par le même bureau de chèques.
En 1920, l'administration a accordé diverses facilités aux titulaires de comptes courants pos-
de nl
taux : ils peuvent payer sur le montant de leur dépôt leurs abonnements téléphoniques ; ils peuvent obtenir des lettres de crédit de 100, 500 et de 1.000 francs. Ces lettres de crédit sont payables à vue dans tous les bureaux de postes. Le délai de leur validité est de deux mois. Enfin, les titulaires de comptes postaux ont la faculté de se faire ouvrir, au bureau de poste de leur domicile, un compte particulier alimenté par des prélèvements sur leur avoir disponible.
Notons en passant que le service des chèques postaux procure à l'Etat un bénéfice qui, pour l’année 1921, est évalué entre 5 et 13 millions.