DE PUB SANG
Section L — Pureté du sang, ^
35. — La pureté du sang est un sine quà non pour Tobjet des courses; mais il est nécessaire de comprendre ce que Ton entend par le tenne « sang. » On ne doit pas supposer qu'il y ait aucune différence réelle entre le sang du cheval' pur et celui de demi-sang. Personne ne pourrait, par aucun mbyèn^connu, faire la moindre distinction entre les deux. Le terme sang est ici synonyme de race, et, par pureté du sang, nous entendons pureté relative dans la généalogie de Tanimal, c'est-à-dire que le cheval qui provient d'une source est pur de tout mélange avec d'autres et peut être un pur Suffolk Punch (1), ou un pur Clydesdale, ou un pur Thorough-bred. Mais tous ces termes sont relatife, puisqu'il n'existe aucun animal parfaitement pur dans aucune race, soit cheval de trait, de selle ou de course. Tous ont été produits par un mélange avec d'autres espèces, et, bien que maintenant on les garde aussi purs que possible, cependant originellement ils ont été formés d'éléments composés; même les meilleurs et plus purs Thorough-breds sont tachés de quelques légères imperfections. Ainsi, ce n'est donc que comparativement qu'on emploie l'expression de pur pour ces chevaux ou pour d'autres. Mais depuis que de longue date le Thorough-bred a été produit pour les courses et que les choix ont été faits uniquement dans ce but, il est raisonnable de supposer quecette race est la meilleure pourcet eflfet et de considérer une mésalliance comme une déviation de la source la plus claire dans une autre plus trouble et par conséquent impure. Il faut en conclure que l'animal provenant de la source impure est défectueux sous quelques points caractéristiques de la race pure, et aussi qu'il est impropre à l'objet particulier des courses. Maintenant, le fait se retrouve dans la pratique, car en toutes circonstances il s'est trouvé que le cheval produit avec la moindre déviation des sources indiquées dans le stud-book est
(1) Suffolk Panch, bidet 4u Suffolk; Clydesdale, race de carrossiers; Tborougb-bred, pur sang.
incapable de lutter de fonds avec ceux qui sont entièrement de cette race. De là il est passé en règle que, pour les courses, tout cheval doit être dé pur sang, savoir, comme je l'ai déjà expliqué, issu d'un père et d'une jument dont le nom se trouve au itud'book.
Section IL^^ Forme extérieure.
36.— La forme extérieure dû cheval de course a une grande importance , mais il est hors de doute que l'axiome suivant est wjansle vrai : « Le cheval peut courir sous toutes les formes. » Les exemples qui le 'vérifient sont toutefois exceptionnels, et il y a une autre bonne règle qui établit que, cœteris paribuSj tel cheval sera le meilleur coureur s'il est formé dans le modèle le plus semblable aux meilleurs chevaux de course. Ainsi, supposons que l'on trouve que sur 50 bons chevaux 49 ont de joues têtes, des encolures légères,' ^es poitrines profondes, des épaules obliques, de longs rayons âiïfttçulaires à la croupe , des jarrets vigoureux, etc., la présomption sera qu'un cheval semblable de formes à ces 49, leur ressemblera pour la vitesse et pour le fonds. D'un autre côté, il est admis sur le turf que la pureté de la race l'emporte sur la forme extérieure, et que de deux chevaux, l'un parfait de forme, mais d'un courant de sang inférieur, et l'autre d'un sang habituellement victorieux , mais inférieur pour les formes, c'est ce dernier qui a le plus de chances de se comporter sur l'hippodrome à la satisfaction de son maître. De ce principe décoide le proverbe qui nous vient de nos pères: « Q'une once de sang vaut une livre d'os, » et avec l'explication ci-dessus la chose est réellement ainsi. En dépit de cette supériorité reconnue pour le sang, il est incontestable que pour les succès de premier ordre il ne faut pas seulement nne gpande'pureté de sang provenant des sources les plus victorieuses; mais encore une charpente de l'espèce la plus utile, iânonlaplus élégante. Plusieurs de nos meilleurs chevaux ont été laids et même communs, comme par exemple presque tous lesMelbournes, et particulièrement ce cheval si vite Sir Tatton Sykes; mais en dépit de leur laideur, tous les détails étaient bons et utiles. Rien ne peut surpasser la bonté de charpente des produits de l'étalon Melbourne ; leur largeur de hanches et leurs amples proportions étaient de nature à leur donner une : puissance énorme et une grande masse de muscles, ce qui est
'^ t":"/';'^!":"r?eTit Titile dans le? iiiments îpsnef^ de ce père, classe
Q3 f Ç CPÇYfl* 4K0LAIS*
d'animaux plus souvBut défectueux spus pçs i^ppoit^ %w len mâles. Concluons de là q^u'il fiiut toujours distinguer rutilité de Télégance, et souvenons-nous que si celle-ci plaît à VœU, elle n'est pps la cause réelle de la victoire^ tmdifi ^u^ d'un autre côté, les hanches saillantes et les formes osseuses de quet ques chevaux ne sont pas si élégantes à l'œil, mais elles donnent de fortes attachés aux fbvces metriees, et permettent au système musculaire d£ s'étahlir spliden^ent sur une pai^e base. Voici les points essentiels par lesquels on distingue dii troupeau vulgaire le cheval de course de haute caste,
37. — La hauteur du cheval de course varie de 15 mains ^ 15 1/2 (1), mais la taille moyenne de nos meilleurs chevau? est h peu près 15 main^ 3 pouces^ Peu de coursiers de premi^é classe ont excédé la taiUe de Surplice, qui est de 16 vwm l pouce, comme l'est aussi Wild Dayrell, vainqueur du Derby de cette année. Sir Tatton Sykes a 15 mains 1/2(2), et entre sa taille et celle de Surplice on peut ranger tous les grands vainqueurs, depuis 10 à 12 ans. L'on peut donc poser cette moyenne comme la meilleure taille pour le cheval de courseï quoique l'on ne puisse nier que pour quelques petits hippodro^ mes rétrécis, comme celui de Chester, par exemple, un cheval plus petit/n'ayant guère plus de 15 mains, se trouve avoir ime meilleure chance, comme étant mieux en état de tounier les angles et les courbes qui se présentent sans ces^e.
38. — La tête et le cou doivent être caractérisés par la lég^ reté, qui est essentielle dans ces parties* Tout ee qui est imitilf de ce côté est un poids mort, et nous savons quel est l'e^ que peut produire un poids de 7 Uvres pour retarder un c^eyal sur une distance un peu sensible. Or, sept livres se répartissent fy,r cilement sur l'étendue d'un cou qui peut eu allant d'un ej^it^m à l'autre varier de 20 à 30 livres. Ainsi l'on peut considérer comme indubitable que tout ce que l'on rencontre dans la t$te et le cou qui n'est pas nécessaire aux mouvemeul^i du c^wnl dans la course, est autant de poids superflu imposé k ranimi^L Voilà les caractères généraux , mais en détail la t^ 49it ^
(i) 15 mains, i"5?4.
<6 mains il '2, l»t)76, ip mains 3 pouces^ 1<°600.
16 mains t ponce, 1*651.
(î) l'n574(15 mains 1/2).
MiiQifdet du fisont» qui doit être cpnyexe et llarge, de juaméra h pont^m daB9 le çrto^ un bo« volume de cervelle. Dès que fipns aves obtenu pl^tude ^ eettd partie, tout le reste de la 0» peut être au^si £iu que po^ble ; les mâchoires se réduisant 4 M musei^u étroit, avec uu léger creux en dehors eu &ee , iMÛs avec up espace entre les deux côtés de la mâchoire infélierre à la jonctiou avec 1^ cou, de manière h donner une large llacepour la pfirtie supérieure du tuyau respiratoire, quand feiiçolnre est pliée. Les oreilles doivent être droites et finea, 'f{U3 tTQp courtes ; les yeux pleins et animés ; les narines larges rtoiqpables de se bien dilater à l'allure extrême, ce qui se vé • lifis facileoient après une poussée m galop. Elles doivent saillir »yec ferpieté, de manière à montrer en plein la membrane int^tevue. Le QQU doit être mu^culeu:^ et cependant léger, le woduit respiratoire libre et séparé du cou, c'est-è(,-dire pus trop Mdé par le faseia ou membrane du cou ; le sommet doit être wm et Aerveux, pas épais et chargé, comme on le voit dans les étalons commun^ et même chez quelques juments. Entre ks extrêmes de l'encolure de brebis et le défaut contraire, il y a bien des degrés, mais pour les courses je préférerais le pre- Biier des deux , car peu de chevaux peuvent bien marcher avec reacûlure assez pliée pour mettre le menton sur la poitrine ; loais ici comme partout c'est le heureux milieu qu'il faut re* iChmher, comme on le voit dans le portrait de Kingston qui icooiapagne cet «article, quoique peut-être il soit encore un peu plus chfurgé qu'il ne ffiut le désirer ou que l'original. Sa tête ^saforme généi^ale sont cellesqui peuvent être choisies comme modèle du cheval de course ; car quoiqu'il soit considéré comme trop léger de co&e, il est dans mon opinion juste ce qu'un cheval de course doit être daus cette partie, qui est plus souvent trop profonde que trop petite , et la solidité connue de ce pror diicteur, comme celle de ses parents et descendants, vérifie cette assertion.
39, T~ ^.e corps ou la région du milieu devrait être modérenmient long dans l'ensemble, et pas trop court entre la âemière côte et l'os de la hanche. Tant que les dernières côtes ont de la profondeur, il y a peu d'importance à ce qu'elles soient très rapprochées de la hanche, car cette forme raccourcit les enjambées, et quoiqu'elle permette au cheval de porter un grand poids, cependant elle l'empêche d'atteindre un haut de-
gré de vitesse. Le dos lui-méme doit être musculeux et les hanches assez larges , pour permettre un bon développement du système musculaire. Le garrot doit avoir une légère saillie, mais sans cette élévation en rasoir que plusieurs qualifient de belle épaule, mais qui dans le fait est sans rapport avec cette partie, et n'est qu'un embarras pour le sellier, puisqu'elle empêche l'épaule d'être pincée par la selle. La poitrine elle-même devrait être bien développée, mais pas trop large et profonde. Aucun cheval ne peut bien parcourir une cQstance, s'il n'a une bonne place pour les soufflets ; n^iais si le cœur est sain et de bonne qualité, il y aura aaeez de poumons dans une poitrine de dimensions moyennes; tout ce qui est au-dessus est superflu, c'est du poids additionnel. Plusieurs de nos chevaux à longue haleine ont eu des poitrines moyennes, et quelques-uns des plus mauvais avaient de l'espace pour faire jouer une paire de soufflets de forge. Si le cœur fait bien son devoir, les poumons peuvent toujours fournir assez d'air, et nous savons que quand il est renouvelé fréquemment et avec assez d'énergie, le sang est aéré aussitôt que chassé, et la grande difficulté réside dans ce pouvoir de propulsion qui réside seulement dans le cœur. Si le poitrail est trop large, cela affecte matériellement l'action des jambes de devant ; par conséquent, à tout point de vue théorique et pratique, il y a un heureux miUeu entre la trop grande contraction dans cette région, et la poitrine lourde, large, encombrante, que l'on trouve quelquefois même dans le cheval de^ pur sang, surtout quand on l'élève dans des herbages trop riches, trop succulents, plus propres à l'élève du bœuf que du cheval oriental. Dans la forme des hanches ^ le point essentiel est la longueur et la largeur de l'os pour l'attache muisculaire, et il importe peu si la croupe est un peu avalée ou si elle est élégamment droite et horizontale, pourvu qu'il y ait une boime longueur entre la hanche et la pointe de l'ihon. La ligne entre ces deux points peut être presque horizontale ou former avec le terrain un angle considérable. Dans tous les cas, ce doit être une longue ligne, plus elle sera longue, plus il y aura dessus de substance masculaire, et plus les muscles auront de bras de levier. Toutes ces parties sont mieux expliquées dans l'anatomie du cheval, la voir pour les détails.
40. — l' avant-main (1) consistant en épaule, bras et avant- (I) Forequarur, en anglais, 110 répond pas abisolument à raYant-maid*
bras, canon et pied, doit être fixée sur la poitrine, et l'omoplate doit être couchée obliquement sur le côté avec un développement complet des muscles qui doivent la mouvoir et la pousser en avant dans la course. L'obliquité est de la plus grande importance, puisqu'elle agit comme un ressort qui annule le choc de la course ou du saut, et donne aussi une plus longue attache aux muscles qui, de leur côté, peuvent agir avec un grand bras de levier sur le bras et le canon. On verra, en examinant le squelette, que l'omoplate n'atteint pas le sommet du garrot, et que les os qui forment cette partie n'ont rien et feire avec l'épaule elle-même ; de là provient que beaucoup de chevaux à garrot élevé ont les épaules faibles et mauvaises, tandis que d'un autre côté beaucoup de chevaux à garrot bas ont des épaules obUques et puissantes qui donnent la plus grande faci- Kté et la plus grande souplesse aux extrémités antérieures. Vipaule doit être très musculeuse sans excès, et formée de manière à jouer Ubrement dans l'action (1) du cheval. La pointe de l'épaiile, articulation correspondante à l'épaule humaine, ne doit pas être trop saillante, mais pas trop plate en même temps. L'on doit désirer un certain développement de la pointe osseuse , mais tout excès est un défaut et gêne l'action de cette partie importante. Uavant-^hras entre cette jointure et le coude doit être long et bien revêtu de muscles, le coude établi tout droit et ho rentrant pas dans la poitrine, le hras long et musculeux, les genoux larges et forts avec la saillie osseuse postérieure bien développée, les jambes plates et montrant le ligament suspenseur large et libre , les paturons assez longs sans être faibles, les pieds sains, ni trop grands ni trop petits, et sans le moindre degré de contraction, ce qui est le point délicat du cheval de pur sang.
41. — V arrière-maîn est le principal agent de la locomotion et Se trouve par suite d'une grande importance pour atteindre tme grande vitesse. L'on a souvent avancé que l'épaule oblique est la particularité la plus désirable pour cet objet^ que c'est la forme d'où dépend la vitesse et dans laquelle on peut dire qu'elle réside. Cela est vrai jusqu'à un certain point , parce qu'il n'y a point de doute qu'avec une épaule chargée, la haute vitesse est impraticable ; car, quelque puissante impulsion que reçoive le corps, si, au moment où les membres antérieurs tou-
(1) Le mot action signifiamt le mottveineijit d'épaule et de haadie oobh meace à être admis en français.
66 LB CHBYAL ANGLAIS.
clientja terrç , la m^see ne rebondit pas au^i vififQurç^seçiçQt qn*elle le devrait, Tallure devient lente* L'o^ peut assîiailer cette position à Texpériencç faite avec deux balles, l'^ne ^e caoutchouc et l'autre, de même taille et même poids^ faite de matériaux sans élasticité, comme la cire. Maintenant, supposez ces deux balles lancées avec une force égale sur un champ de gazon bien uni, avec un angle qui les fiatsse rebondir plusieiirs rois après avoir rencontré la surfkce, la balle élastique commencerait avec une vitesse égale à l'autre, mais elle la dépasserait hiejçL vite, parce que son élasticité lui permettrait de coxiservçr la puissance motrice , tandis que la nature inerte et sans élasticité de la balle de cire la ferait promptement adhérer à la terre, n en est de même de l'épaule élastique, elle reçoit la résistance dé la terre, mais réagit sur elle et perd peu de la puissance engendrée par le coup des jambes de derrière, qui doit être fort et rapide, sans quoi l'épaule ne recevrait ni ne transmettrait aucune force. Pour la pleine et entière action de l'arrièrë-main deux choses sont i^écessaires, savoir : d'abord, longueur et yo^ lume de muscle, et puis longueur du bras de levier sur lequel le muscle doit agir. Il s'ensuit que tous les os formant l'arrièremain doivent être longs, mais la longueur relative doit beaucoup yarier, pour que les parties sur lesquelles les muscles reposent soient longues plutôt que celles qui correspondent aux ten4ons , qui ne sont que des cordes et n'ont aucun pouvoir propulseiur, mais ne font que transmettre celui qu'ils tirent dêis muscles euxr-mêmes.
Ainsi l'os de lahanche doit être long et large, et les àeux parties supérieures du membre et le fépiur doivent être longs, forts çt complètement développés. Dans cette forme, le grasset est por^é bien avant, et il y a un angle considérable entre ces deux parties. Le jarret doit être osseux et fort, sans jardon lû éparvin ; la pointe doit être longue et établie de façon à être exempte de faiblesse h l'endroit où se produit la courbe, ^n examinant l'arrière-main pour juger de son développement myacuiaire, le cheval ne doit point être examiné de côté , mais pu doit lui lever la queue et l'on doit s'assurer que les muscles des deux membres se rencontrent au-dessous de l'anus, qui doit être bien supporté par eux et non laissé lâche dans un creux profond ^t flasque. La ligne de la partie extérieure de la cuisse doit être pleine, et dans les chevaux ordinaires le muiscle doit saillir auâdUt du plan de la pointe de la hanche. Néanmoins^ cette plé-
^tade n'çst pas souvent remarquée dans le plieval .de par sahç ; osqu'îi ce qu'il soit soit arrivé à l'âge mûr et retiré àe rentrâtlement. Les os sous le jarret doivent êtî-e j^làta et sacs adlié-r ions, Issligamentsidi tendons pleinement iléveloppés et fitisant librement saillie sans adhérence à Tos, les articulations bieii fsmè^ et largfta, ixvBÎ^^Qa trTo^iisisaïQeilt t^adif j lf»s patuions jQ0dàré«eil( IpugS: e^ o^Uqui$e, \^ m de bonHK (li|»e»8iQfl» et ep
Urmt Kftû, ï^ pipds dâyent (?orp^p^adre j^ ee ^u» m^ aYW§ 4(^ dit pour le$ 0xl?i§mit# antérieuf^.
. I^'ettô^BSLble 4e pes fomt^ doit être m prppprtipn rd^tlTi 9 ^est-^dU» jue 1* forme du oJwBval doit être \% wide (l). ? H m doit pfLs.i^VW^ une a^ière^m^n loôgiie e^ lÂeii dévdioppéts f7«î lUie ^^ntf-mai|9i à épi^ule yerUcf^le faible ou clievilléQ. Vinfm^ »^ vjQudriit p^s ^lieiiK, ee^ quelque Mm cç^ca^^née q1|^ pHTép^ille, 1b cheval ne mat'chisra pe« bi^û si les propulaeuis n'ont p9^ la même valeur. Il est donc de grft^de importance qw la ckev»! d^ epurse ait toutes ses parties en parli^te hiu^nonid, # 4ue rpu ne trouve pe« Tarrière-iueîiu d'un long et rapide (S^psi^f &vep une épaule épai^^ et courte qui cQnyipudr^t i^ des {aljwbée^ mpips étendues.
Section III. -rr /ia rofte, la p^au, le crin,
43. — La robe du cheval de pur sang est maintenant géné^r fâlement le bai, le bai brun, ou l'alezan ; Tune ou l'autre de "«es robes paraîtra 99 fois sur cent. Le gris n'est pas commun, 9UU3 pa^t quelquefqis, cQmme dan^ le cas ?ëc^iit de Cba^tiém et qu^ues-un^ de ses descendante» Le noir parajtt aussi 4Qdi|uefpis, p^s ptp plus souvent que le gris, lies routtn^, k$ ^isabelleS; les alezane lavés sont maintenant hors de ^Misa, flMes (ânq robes mentionnées eideeeus peuvent être considéré^ m^^ complétât Ips opul^ui^ que Ion voit surrhippodrome. i^elqupfois ces robes sont mélangées de beaucoup de blapc, ttttt en lices sur la face, spit m balzanes plus ou moins chaus- ^ ; quelquefois lee jamb^ et les pieds sont si blanes que le fihevi^ln'a guère que son porpg b|»i, bai Ihwi, ouf|>lezan« Pres^ ^e tout le monde pré^^re les couleurs franches avec aussi peu ^ blanc que possible, et il n'y a que les grands suceès des ¥r^mts d'un étalon qui eng^agerimt las éleveurs à avoir ror cours à lui, s'il fait des poulains largement marqués da UaBOf
(l)NonA dirions suivie»
Les poils gris mêlés dans la robe, comme cliez Venison, sont plutôt approuvés qu'en défaveur, mais ils n'arrivent jamais au rouan, dans laquelle robe les gris sont en quantité égale ou en majorité.
44. — Le tissu de la robe et de la peau est un grand indice de race, et en absence de généalogie , on^ y fait fort attention, mais quand la généalogie est satisfaisante, il est inutile d'attacher de l'importance à cette preuve secondaire. Aussi n'examîne-t-on guère la peau, excepté comme signe de santé. Toutefois, dans les chevaux de pur sang, la peau est plus fine et le poil plus soyeux que dans les espèces communes. Les veines sont plus apparentes, partie en raison de la finesse de la peau, partie en raison de leur grosseur et de celle de leurs nombreuses ramifications. Ce réseau de veines est important, en ce qu'il permet à la circulation de continuer au milieu dès plus violents efforts ; car si le sang ne pouvait pas s'accumuler dans ce système veineux, souvent il engorgerait les gros vaisseaux du cœur et des poumons, tandis qu'en se concentrant à la surface, il donne beaucoup de soulagement, et le cheval se trouve en état de maintenir une vitesse énorme et prolongée qui serait impraticable sans leur secours. Ainsi ces parties ne sont pas seulement utiles comme marques de race, mais encore essentielles pour le but même pour lequel la race a été créée.
45. — La crinière et la queue doivent être soyeuses et non frisées, bien que l'on voie souvent une légère ondulation* Quand elles sont décidément frisées, c'est presque universellement un signe d'avilissement qui indique, aussi clairement qu'un signe extérieur peut le faire, une tache dans la généalogie. Là encore, comme dans d'autres cas, le titre authentique de généalogie doit prévaloir sur tout raisonnement fondé sur des doimées moins certaines. L'attache de la queue est aussi regardée comme de grande importance, mais c'est principalement pour l'apparence, car pour les allures et. le fonds, le cheval ne dépend nullement de ces accessoires. La force du tronçon n'a aucune valeur comme indice, j'ai connu bien des chevaux très énergiques avec des queues flasques et tombant lâchement.
S^tian IV. — Vari&és de forme.
46.-^Entpe la forme, de West Australfan et celle d'un cheval qui court pour un prix de province, il y a une vaste différence, et aucun poids inférieur à celui qui écraserait jusqu'à terre le noble coursier ne pourrait les faire arriver ensemble au tut. Il y a des cas très-nombreux dans lesquels 4 stone' (25 k. 38) peuvent être portés par un cheval de première classe au-dessus de la plume que Ton fait porter à un cheval très lent, et cependant le cheval aux formes distinguées laissera derrière lui l'animal inférieur, qui ne peut, par aucun moyen, parcourir le terrain plus vite qu'au train où il peut supporter le poids ordinaire. En examinant nos Ustes de handicaps, l'on verra que du haut en bas il y a généralement une différence de quatre ou cinq stone (de 25 k. 38 à 31 k. 73), et bien que cette différence réussisse souvent à tenir en arrière les meilleurs chevaux, elle ne permet pae toujours aux poids les plus légers d'emporter le prix, c'est seulement à ceux qui sont légèrement chargés relativement à leur puissance réelle. Mais il est aussi bien connu que certains chevaux peuvent courir un demi-mille (804 m.) à fond de train, mais pas plus; d'autres, un mille (1,608 m.); d'autres encore, un mille et demi (2,014 m.) à deux milles (3,218 m.), tandis qu'une autre classe, maintenant moins commune qu'autrefois, demande une distance de trois à quatre milles (de 4,828 à 6,437 m,) pour pouvoir développer des moyens supérieurs aux chevaux ordinaires. Ces particularités sont généralement héréditaires, quoique pas toujours ; mais cependant, quand le sang est connu, il peut être généralement préjugé d'avance si l'animal pourra ou non supporter une distance. Quand le croisement est solide d'un côté et brillant de l'autre, il n'est pas aisé de deviner de quel côté penchera le jeune rejeton ; mais dans le cas où un chcTçalest produit par un étalon et une jument tous les deux de sang résistant, ou bien dans le cas inverse, l'homme expérimenté pourra presque toujours décider quelles seront les qualités de fonds que présentera le produit. Il y a encore quelques chevaux de charpente forte et compacte, avec des reins courts et des croupes puissantes, que l'on peut espérer voir monter une côte sans difficulté, surtout s'ils sont de sang résistant ; et de même il y en a de formes brillantes, avec des lignes longues mais faibles et beaucoup d'air entre les jambes, qui peuvent gagner sur le terrain plat une course d'un mille ou
99 Lb è^fXL JmbtÀîs.
un mille un qu^ (de l>6e9 à S,019 m.)» nu^ ne peuvent grimper une côte, ou.sur le terrain plat dépasser la distance précitée. Tous ces détiedls âoitent être soSgneiisement értitcËés për réleveur éii faisant choix de ses étalons et |)oulinièreà, hwA que par le propriétaire, polir décider daiis quel geiire dé côtirsë à engagera ses jeunes produits.
GHAPITHfi V.
l'itABLlSSBUiNt n'tm fiAttAd HE OHBTATTX DE COUBSB;
SMbm IL -^ Cùmparaism entre filémgè ei fax^iat.
47. — Quand une fois on a pris là résolution de stûrrè là carrière pleine d'excitation que nous allons considérer, là première chose à discuter sont les moyens d'exécution. Tly à defui i^oyens de former un stud (1). La première consiste à élever leë chevaux iiécessaîres pour le sport, et l'autre à les acheter â Tàge de deux, trois bu quatre ans, selon les circonstances. Le choix doit être guidé principalement par l'espèce dii prix auquel on aspire et par le jugement du propriétaire ou deàon cônseillei^ hafcituel. il y à aussi à considérer les faciUtés pour l'élevage dont il peut disposer, car sans ferme d'élevage contenant les terres propres à l'éducation des chevaux, il est inutile d'âvëtf recours k ce mode de procéder. Chacxmè de ces méthodelâ demande beaucoup d'habilité et de jugement, et il est rare que Ttin puisse atteindre ces qualités sans dépenser dé grosseà sommes et sans que le désir du succès né sôit r^roidi psir là conviction qu'il n'est pas toujours là récompense dû mérite. Néanmoins, pendant que la passion duré, il est juète de lui donner tout son développement, et si l'hippodiromë pouvait seulement être débarrassé de ceux de ses habitués qui le déshonorent, les fàçonshonorables pourraient reparaître fet les gens de bien seraient encouragés & entrer dans le cerclé magique et & s'y disputer les honneurs. Si l'ambition du jeune Turfite est élevée et qu'il veuille dévenir un des cordons bleus dé l'ordî^i sans douté îl faut qu'il élève pour lùi-mémfe, car rien îi'est plus rare que le succès avec des chevaux achetés, après rage des épreuves. Quelques poulains de ràimêè sont
\ï) 8ivA, Uxùié dé i^Tl&i diùtltidli Iftt toécm:
t/ftidué irar Mfê de cirtebnstiancéâ J>articiilîèrës, feiâîs là g^àMé Aajorité de Vainqueurs du Derby biit été élevés pàt lés prô- |rlé(àires qiii les ont faîl courir. Eh outre, quand un beèù j^tdain d'un feang à là mode est en Tenté, il est généràlenieiit acheté à un prix qùî rendrait un stud ainsi recruté d'un prix exorbitant, et^ cependant, sans un stud (1) rien ne peut rièussîr dans eé genre d'entreprise. Un homme peut avoir élevé, ètillraJné et fait courir pour seule chancfe un "Wîld Dàyrell, Vainqueur du Derby en 1855^ c'^est un cas exceptionnel, et tous ceux qui ont Tbâbitude de Tarêne conviennent qu'il feut àvdit' |It]s d'une eorde à son arc. Mais û les luttes iattx)4ud9^es on fc destine sont seulement ces réunions de campagne pour iqùel-
Se but local ou iautres petits concours de tie genre, un petit mbre de chevaux estimés propres à ce jeu peuvent être trbùife à des prix Comparativement bas et avec de belles chàiicèsdë fticcôs. Différébt en cela du leVrierj te cheval peut toujours èliiô essayé avec une approximation he diHérani guère dé ton vrai mérite, parce qu'en toute occasion, il fera dé soli lieux pour l'étal d'entraînement dans lequel il se trouvera, ililn'y a point de chttice (à moins que te caractère soit iîiaùym) pour que le cheval se montre plus tard différent de ce qu'il était le jour dfe l'essai. Il fttut savoir àùissî que pour lêk pix ordinaires, on peut trouver un cheval dont la Vitesse n^est pas tout à fait de première classe, mais dont la constitution 'et te jambes lui pennettront de paraître dans l'arène beaucoup jius ftéquemment que ison compétiteur d'uhe riche éfgaiiisaifon, avec une forme plus brillante et un tempérament piùé ffritablé. Ainsi le débutant sur l'hippodrome peut, avec ùhé Wble dépense i-elalive, sâtifefairfe son goût pour lès excifetibrs 01 concourant dans des courses de icathpagné avec deis écuries limitées, et cependant aVe^c de jolies chances de Succès; fet avec certitude d'évîtet ces loui^tes dépensés qu'éntraJneiit lés écuries nombreuses et tout ce qu'il faut pour réussit k Epsom o"d à Ne^maAet. Peu die personnes voudraient 'entreprendre dé sfe l^ocûrer ces Sâtisfectiiotife dispendieuses avàht d'àvbîf gagné *B l'expérience dans leS Voies secondaires, et jte conseillerai toujours fortement aux commençants de se tenir dégagés de «s manifestations extravagantes qui sont liêcëâsàires pour
(i) Stud, hBTiâ, écaile, signifie ici ùU cellftia nombre de letilévitix ^e eoarse de diyers âges.
7^ LE CHEVAL ANÛLAIS.
réussir dans les hautes régions de Thippodrome. Qu'il se rende maître de l'alphabet de la science, et aujourd'hui il trouvera encore à qui parler, même quand les prix secondaires sont disputés par le rebut des grandes courses. Car il est extraordinaire combien sont bien préparés les chevaux de nos réunions secondaires, et combien il y a peu de différence apparente entre les chevaux qu'on y rencontre et ceux qui courent à Epsom et à Doncaster.
48. — Pour les courses de second ordre, il suffira donc de choisir des chevaux vendus comme impropres aux prix principaux, auxquels on ne reproche guère que de la lenteur et qui sont toutefois vigoureux et francs, avec les membres et les pieds bons et solides. Ces chevaux seront bons à tout eu société de leurs pareils, et recueilleront des prix réservés aux animaux qui n'ont pas gagné plus d'ime certaine somme, ou ils conviendront aux selling stakes (1), où on peut les entrer et s'engager à les vendre pour une somme assez faible, proportionnée, d'ailleurs, au prix d'achat et à la valeur qu'on leur attribue. Quand ces poulains ou pouliches ont couru en pubUc et ne sont pas tarés, on peut estimer leur valeur précise, mais si on ne peut les essayer qu'en paiiiculier, c'est une parfaite loterie, à moins que l'on ne puisse faire une épreuve avec un cheval dans les mêmes conditions d'entraînement et dont la valeur est bien connue. Si par quelqu'un de ces mode^ d'appréciation l'on peut se rendre compte de la valeur de l'emplette que l'on veut faire et qu'il n'y ait aucun doute sur l'absence des tares, le jeune adepte du turf peut hasarder à investir de 50 liv. st. à 2 ou 300 (2)^ suivant l'estimation qu'il a faite et l'avis de son entraîneur, car il est bien entendu qu'il ne se reposera pas uniquement sur son propre jugement. Les chevaux de course sont vendus sans garantie et sont pris avec tous leurs défauts, de sorte qu'il faut bien de la prudence pour apprécier leur valeur sous ce point de vue particulier. Peu de chevaux de tout genre sont sans un vice quelconque (3), et cela est particulièrement vrai des chevaux de course, pour lesquels toutes les parties de l'économie ani-
(1) SeUlDg stalces, poules dans lesquelles on fait connaître le prix pour lequel on veut céder son cheval. Il est chargé en conséquence du prix annonce.
(2) La lif re sterling, eft anglais £, pound, yaut 25 fr. 21 c. à peu prèa^
(3) En anglais une vU relâchée^
maie doivent être aussi parfaites que possible. Bien n'éprouve davantage qu'une préparation sévère sur la terre desséchée par les chaleurs de Tété, et les courses que Ton fournit sur quelquesuns de nos hippodromes suflfeent pour détruire tous les membres qui n'ont pas la dureté de l'acier. Il ne faut donc pas s'étonner si beaucoup succombent, et il importe à l'acheteur de prendre soin de ne pas mal employer son argent et de ne pas s'embâter d'une brute infirme qui ne peut supporter une préparation sévère et encore moins les épreuves continuelles en public dans lesquelles le propriétaire voudrait la produire. Quand il a fait tout ce qui était en son pouvoir pour reconnaître l'aptitude du cheval et que les résultats sont satisfaisants, l'amateur peut Tacheter avec un ou plusieurs autres du même acabit et les donner à un entraîneur public ou à son serviteur particulier.
Section IL ^^ Ce gw'iî faut pour une écurie peu nombreuse.
49. — * t/h cheval pour conduire les galops préparatoires sera nécessaire dans tous les cas, et si l'établissement d'entraînement est particulier, un animal propre à ce service doit être acheté et employé uniquement à cet effet ; mais dans les écuries pu • bliques ce cheval fait partie des engagements de l'entraîneur, qui ordinairement trouve un cheval pour mener votre petit groupe, ou si on lui confie un seul cheval, il l'associe à d'autres pour les exercices de galop. Toutefois, dans toutes les occasions importantes, dans les écuries publiques ou particulières, un cheval de cette sorte doit être mis spécialement de côté pour conduire les autres ; le propriétaire le trouve, et l'entraîneur public fait un prix particulier pour son entretien.
50. — Un garçon pour chaque cheval est également nécessaîre, et selon les conventions peut être choisi par le propriétaire ou par l'entraîneur ; mais dans tous les cas, chaque cheval a un «n&nt à son service, qui prend de lui un soin exclusif, lui met ses couvertures et le monte pour les exercices. Il est étonnant de voir ces légers gamins avec leurs chevaux, les monter et les tenir ensemble. Par une éducation précoce et une pratique constante, et aussi en partie par l'habitude d'être toujours avec les animaux confiés h leurs soins, de façon à leur faire croire qu'ils font partie de leur être, ils parviennent à faire plus que l'on n'eût osé espérer. Il est désirable d'avoir des enfants aussi légers que possible, h cause des effets du poids sur les membres
dû cheval, mais quelquefois le carpxîtère du cl^eval est assez mauvais pour nécessiter des mains de bride plus fortes et plus^ expérimentées, et alors ses jambes doivent supporter les conséquences de cette surcharge. Après quelque temps, toutefois, le poids léger peut être remis en selle et s'y maintenir sans difficulté. C'est ici que les grands établissements ont de l'avantage, ils peuvent changer les garçons pour les accommoder aux chevaux, et dans le nombre il se trouve généralement quelques gamins en état de monter n'importe quel quadrupède.
51. — Cette petite écurie de bcrurses peut donc être considérée comme devant consister en quelques produits des grand? établissements d'élevage choisis avec grand soin avec l'avis <Je l'entraîneur et aussi d'un bon vétérinaire, qui peut être consulté relativement à la netteté du cheval. J'examinerai maintenant leur préparation aux courses, ordinairement appelée entraînement, et je supposerai qu'il est entrepris en particulier avec un bon groom entraineiir et un terrain copvenabl^ poiur cet .objet.