‹ Le cheval anglais: extrait du manuel du sportChapitre 40 sur 62 · COURSES DE HAIES · texte numérisé non relu

COURSES DE HAIES

Section i'®. -^ But de ce Sport.

154. — Au point de vue de Tutilité générale, il est difficile de découvrir le but de la course de haies^ puisqu'à mon sens elle n*B aucun bon résultat, si ce n'est d'amuser la foule, et encore aujourd'hui elle ne paraît pas y réussir comme pal» le passé. Autrefois, c'était une adjonction très-fréquente aux coursés ordinaires de cantons ruraux; mais depuis l'apparition très-générale des steeple-chases, ce jeu a perdu de ce charme, et une eourse de haies annoncée à l'avance attire rarement de bonnes entrées, et l'on n'y voit pas de foule, à moins qu'il n'y adt efli même temps un steeple-chase. Ce genre de divertissement ne servant aucun des intérêts pour lesquels on crée des courses, il s'en suit qu'il est très-généralement abandonné. La dureté du terrain pendant Tété est un grand obstacle, et le cheval qui vient à tomber non-seulement éprouve une terrible secousse j mais encore blesse son cavalier. Les fractures de clavicules, bras et cuisses accompagnent souvent ce genre d'amusement. Ordinairement, ces courses sont de deux milles par dessus quatre haies et encore presque toujours très-fragiles, de sorte que l'on puisse aisément galoper au travers. De sorte que ces sauts ne sont guère que le simulacre de ce que l'on voudrait fdire,- et souvent la haie se trouve renversée par le premier cheval, qui laisse ainsi passer les autres sans obstacle.

Section II. — Chevaux en usage,

155. — Les chevaux de course usés ou ceux qui n'ont pas assez de vitesse pour la course plate sont généralement condamnés à finir leur carrière en franchissant des haies. Là, s'ils sont

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prompts à sauter, ils ont plus de succès que sur le terrain plat. Mais presque toujours on emploie des chevaux de pur sangf, ou en approchant de beaucoup, que l'on dresse à sauter le moins possible de peur de perdre de leur terrain et qui trouvent moyen de passer dessus ou au travers des haies sans perte d'allure. Quand un cheval saute posément sa haie, non-seulement il perd du temps, mais il se fatigue à s'arrêter d'abord et à repartir p,près, de sorte qu'il est rare qu'un pareil cheval ait du succès. Il y a pourtant des exemples de chevaux qui faisaient ce manège à chaque haie, excepté la dernière, et pourtant trouvaient moyen de gagner, je citerai à cet égard Duenna, à M. Ekin, qui gagnait beaucoup de ces courses il y a dix ans.

Section III. — L* entraînement^ etc.

156. — L'entraînenMînt pour les courses de haies est exactement le même que pour les courses plates, si ce n'est qu'il faut exercer par occasion le cheval à passer une haie. Mais s'il les franchit bien sans jamais refuser ou sauter trop loin, on peut le considérer comme accompH et l'entraîner comme pour une course plate ordinaire. Quand il est suffisamment exercé, il ne faut pas le blaser sur cet amusement et rarement lui faire franchir un obstacle sur terrain dur. Peu de chevaux aiment à le faire, et ils en souffrent toujours plus ou moins par l'ébranlément qu'éprouvent les articulations et par les chocs nuisibles aux pieds. Pour montrer à sauter les haies, il faut envoyer devant, un vieux cheval sachant ce métier, car, sans cette excitation, peu de chevaux voudraient les sauter ou au moins le faire sans résistance. Dans ce genre de course, il est encore plus mauvais de faire des sauts trop longs que trop courts, bien que l'habitude comge le premier défaut; mais comme ce& sauts énormes épuisent le cheval, il n'a plus à la fin assez de force pour gagner. Ainsi, jusqu'à ce que le cheval ait appris à franchir tout juste ses haies (et tant mieux s'il les racle un peu), il n'est pas propre à ce genre de courses. A part ces différences relatives à la manière de sauter, les épreuves, etc., doivent se passer exactement, comme nous l'avons expliqué au chapitre VI.

Section IF. — Les poids les jockey s ^ les hippodromes.

157. — Jusqu'à une époque assez récente, les poids étaient presque toujours gradués pour Tège ; mais maintenant, pour se

conformer à la mode dominante, des poids de handicap sont généralement adoptés. On peut faire à ce système les objections que j*ai déjà mentionnées en traitant de la course plate.

158. — ^Le terrain que Ton choisit est presque toujours un hippodrome fréquenté, et pendant Tété il en est toujours ainsi. Quand les courses de haies font un appendice du steeple-chase, ce n'est que quand celui-ci a lieu sur un hippodrome régulier où l'on établit des haies factices, comme àLiverpool, Hereford, Worcester, etc.

159. — Les jockeys pour les courses de haies sont quelquefois des coureurs de steeple-chases ; d'autres fois on les prend dans la classe inférieure des jockeys de course plate.

Section V, — Règlements,

160. — Les règles de la course des haies sont les mêmes que pour la course plate , la seule condition supplémentaire consiste à passer au-dessus ou au travers des haies factices établieè sur rhippodrome. Mais il suffira que le cheval passe dans Tintervalle compris entre les deux poteaux d'attache des haies, même quand il n'y a pas lieu de sauter le moins du monde et que la haie se trouve par terre au moment du passage •

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