CHAPITRE P
Section I^. — Description des courses au trot,
. 231. — Cet amusement, autrefois populaire en Angleterre comme en Amérique, est devenu maintenant presqu'une lettre morte dans les annales du sport. De temps à autre vous voyez le compte-rendu d'une lutte au trot entre Tinker à M. Smith et PoUy à M. Brown, ou tout autre nom, pour dix livres; rien qui puisse attirer l'attention de celui qui admire la chair de cheval sous la forme d'un bon hack. Tout récemment, on lisait le paragraphe suivant dans notre première chronique du sport (1). Il donne bien la mesure de l'état actuel de ce genre de courses. « Trot extraordinaire. A Long Sutton, dans le Lincolnshire, le 26 juillet 1855, le Cob du Norfolk, âgé de 4 ans et haut de 14 mains et demie, a été engagé pour parcourir au trot un mille en trois minutes, il a accompli sa tâche en 2 minutes 47 secondes, et dans la même soirée il a été engagé pour une distance de quatre milles à parcourir en 13 minutes. 11 s'en est tiré en 12 minutes 19 secondes, bien qu'il ait perdu un fer de devant à un mille et demi du poteau d'arrivée. » Cet exploit contraste tristement avec les luttes animées qui ont eu lieu entre Rattler et Driver ou entre Rattler et Rochester. Alors des milliers de livres sterling changeaint de mains et aussi les performances (2) se distinguaient par une vitesse supérieure. Driver, haut seulement de 13 mains et demie, accomplit la prouesse de 17 milles au trot à l'heure. Tom Thumb fit 18 milles à l'heure et cent milles attelé, en dix heures et quelques minutes. Mais il n'y a point de cheval anglais qui puisse lutter avec les trot-
(1) Beirs Life in London. (Note du traducteur,)
(2) Ce mot passe dans la langue française, il signifie Texploit accompli dans une course.
LE CHBYAL ANGLAIS. 237
leurs américains, dont plusieurs peuvent faire un mille en 2 minutes 30 secondes au trot franc et régulier. Ils peuvent traquenarder sur la même distance en 2 minutes 12 ou 13 secondes. Ce traquenard est une espèce de trot bâtard, et n'est pas considéré comme une allure franche par les Américains eux-mêmes. Pour apprécier les résultats de l'autre côté de l'Atlantique, il faut savoir que les chevaux prennent leur départ étant déjà lancés à toute allure ; mais les trotteurs américains qui ont battu les anglais sur le terrain britannique ont été obligés de se conformer à la ôoutume anglaise de partir du pas. Les trotteurs américains ont l'aspect très commun, généralement de taille moyenne , avec -une vilaine arrière - main , mais des têtes bien conformées , dénotant l'énergie, avec des membres et des pieds de fer. Sous ce rapport comme sous celui du fonds, ils n'ont point de rivaux, et sans "aucun doute il y a peu de chevaux anglais en état de renouveler l'exploit de Tom Thumb, de trotter 100 milles en un peu plus de dix heures. Néanmoins je persiste à croire qu'il y en a ou qu'il y en a eu, et que les chevaux anglais actuels feraient tout aussi aisément que lui , si on les choisissait et si on les entraînait spécialement pour cette besogne. Le pari contre la voiture d'Hereford était un subterfuge, parce que le cheval fut attelé tout le temps. Moi-même, dans un gig pesant, j'ai conduit pendant 80 milles, en douze heures, dont plus de quatre furent absorbées par la halte à moitié chemin, et je ne mets pas en doute que ma bête n'eût pu faire 20 milles de plus, sans cette halte, en ne lui donnant d'autre repos que le temps de prendre ses repas, et cela sans autre entraînement que son travail quotidien. Mais l'épreuve de Tom Thumb indiquait beaucoup de fonds, et je crois que, sous ce rapport, les Américains peuvent réclamer la supériorité comme pour la vitesse de l'allure. Le fait est que, faute d'hippodromes convenables, ils ont été obligés jusqu'à ces derniers temps de se borner à des courses au trot et se sont mis à élever exclusivement dans ce but ; ils ont merveilleusement réussi, comme dans toutes leurs entreprises, quand elles ne sont " pas tout à fait impraticables. L'on trouvera peut être intérêt sant de comparer le récit d'une course au trot en Amérique^avec nos comptes-rendus. Voici un récit emprunté à l'ouvrage de -M. - Murray , intitulé : « La Terre de V esclavage et de la liberté. » C'est certainement une description très-correcte de leurs courses telles qu'on les exécute aux environs de New- York. A la Nou-
*iM LIÉ €MtAL .4)^31 Aid.
vëllè-Of^léftn§, les courses dont différentes; on \è» hii au gM \6pi, ^ tout ^è fnslssé comttie sur nos hippodromes d'itapôrtanof sé(k]i£lâftil'èj &p^H k délicieuse élasticité de nos gazons.
Description d'une lutte au trot à Long tsland.
Hdâi — L'hipjjodromeadeux milles de longueur 5 il est trèsrica sur lin cheinin dout et sans pierres, et formant complétementlil cercle | des chariots légers pour des épreuves au trotse meuvenl au dèntrè^ allant facilement au train de 16 milles h l'heure ; ep dehors sont des groupes de spéculateurs italins, arrangeant leurs libres et ajant l'œil ouvert sur les jobards,» espèce plufi rare à Long Island qu'à Epsbm/ La course doit se faire à U selle, et la longue liste de compétiteurs annoncés finit par sa réduire à la vieille et célèbre Lady SuflFblk, et le jeune Taconj, eneo^ë sans réputation. L'on voit un mouvement dans là foidé des Rôdeurs, c'est Tarrivée de Lady Suffolk ; je fus à son aspeet frsLppë d'étonnement : c'est un petit animal ajant la mine d'un poney^ remuant les membres comme s'ils eussent été ïnaintenus par des échsses et comme si le train de six milles à l'heure était au-dessus de ses moyens. Puis, Tacony s'avance^ bon modèle de cheval de poste bien charpenté, sans la moindre beauté, Inais paraissant plein de moyens. Les cavaliers n'ooi aucun costume particulier , bottes à la Wellington, misefl par-dessus le pantalon, éperons aiguâ fixés au talon, ils paraissent des gaillards rudes et déterminés. Le poteau d'arrivée est vis-à-vis la tribune du juge qui s'y tient avec une planche de sapin à la main, uti coup de cette planche sur le bord de la tribune signifie qu'il faut seller, un second coup indique le départ. Il se commence au poteau de distance, de &çon à ce qUe les chevaux puissent acquérir toute leur allure avant de passeï* au poteau d'arrivée, où le juge crie : Off (1), s'ils sont bien ensemble à même hauteur. Quand on parle dû temps mis à parcourir un mille, il faut toujours tenir compte 4u fait, qu'il a été commencé à toute allure. Quelquefois,- l'un des antagonistes fait exprès de faux départs pour mettre à l'épreuve et irriter le cheval du rival, de môme gi un homme se sen| parfaitement maître de son cheval, il se mettra à hurler comme un sauvage au moment où il rejoint son adversaire, de façon aie faire rompre, c'est-à-dire prendre le galop, et comme on les entraîne aux grandes allures plutôt par la voix que par
(IJ 0*. part z.
l'éperon^ 8©iiyeiit la niée réussit, et riàttireHeniéiit TadTen^lii^e P^d beaucoup de temps à chercher à i<eprendi^ le tf dt. Dlius VoccasioU qtie nous relatdtis, il n'y eut point de fau< départ, l'écho du sèieond coup retetitiôsait encore dans Toreille qlitiiid les chevaux arrivèretit tête h tête au poteau. Le mot o/f fut proneneé et les voilà partis; Il étidt sa&B ddute mefveiUeux de toir eemment dette bonne Vieille lady Suflfolk ai^entmt 1« t^rrayi 4vec ses jambes raides; Bile pdî'aîssait avoir été nourrie avec des éclairs^ tant elle les remuait vite \ mais ses {las étdieat remarquablement courts. Tack, au contraire^ avait Vùf d'Avoir maûg'é des balles en caoutchouc^ Chaque fois qu'il levait tme ïambe de derrière^ elle semblait se jeter à une longueur de cheval en avant de sa tétë ; s'il avait pu répéter s^ pas âiissi fréqueinment que la vieille jument, il aurait presque j^areourii tin mille à la minute < Voilà que Taoonj vient à Irômpre^ et avant qu'il ait pu rej)rendre le trot il se fait un long intervalle ; Tàir se remplit de cris de victoires pour lady Suffolk \ quelques eei^ondes encore et les gigantesques enjaiîibées de Taeony diminuent l'intervaÛe à chaque pas; leâ chevaux arrivent au poteau^ un cri s'élève; c'est Tadony qUî gagne^ et Cela se trouve vrai d'une longiiëuif de chevah Le jeuile sang a battu le tieux, te caoutchouc l'emporte sur les éôlàirs. Le temps a été de cinq minutes. Comnle à l'ordinaire retentissent tumulte et distussion ; le temps accordé s'écoule* le pi^einier coup se donne et i'oH s'apprête; au deuxième, L rôUà prêlud J, le. bridons font leur jeu, les cavaliers tirent dessus, comtne s'ib voulaient faire pénétrer le tnoi« jusqu'à là racine de la queue. Au eri de off ils recommencent à lutter ; Tacoby rompt l'allure, encore du terrain perdu, mais regagné par d'énormes ecyambées, Tacony est vainqueur en cinq minutes cinq siacondefei (Hon* capitaine Murhat.)
Dans une autre partie de ses voyages en Àmériîiue, le même gentleman décrit ufae cdurse dans unfe localité différente» « Le » terrain de coUrse à Philadelphie est une route parfieitclnent » horizontale forniant un cercle d'un mille* Les pierres soût % soigneusement enlevées et l'on dirait un plancher balayé. » La tribune permet de voir parfaitement toute la course ; » tnais son état de délabrement prouve clairement que lés % courses au trot ne sont pas ici aussi à la mode qu'autrefois, i bien qu'elles soient mieux fréquentées qu'à New- York* Au- I Jourd'huî l'excitation est à son comble, vous pouvez le re-
» connaître rien qu'à la vigueur toujours croissante avec » laquelle on fume et l'on crache. On a trouvé un antagoniste » assez hardi pour se mesurer avec Mac, le grand Mac, qui, » tout en enfonçant toute la création, n'a pas, dit-on, laissé » connaître encore toute sa vitesse. Il était de pur sang, haut » de 15 mains 1/2 et plus légèrement construit que mon osseux » ami Tacony; il avait été vendu récemment 1,600 Uvres » sterling. L'on paraissait tellement sûr que Mac gagnerait » sans peine, qu'il n'était pas question de parier simple contre » simple. Contrairement à ce que nous avons vu à Long » Island, les cavaliers se montrèrent en tenue de jockey, » et l'ensemble de la fête était mieux arrangé. Cependant » il y avait déjà longtemps que les dames avaient renoncé » à embellir ce spectacle de leur présence. L'on fit plusieurs » feux départs, tous attribuables à Mac, qui, comptant sur le » fonds que donne le pur sang, semblait chercher à irriter le ca- » ractère de Tacony et à le lasser un peu à ce jeu. La suite » lui prouva la futilité de ses eflEbrts. Us partirent à la fin, Ta- » cony écartant les jarrets à une largeur -comparable à l'arche » centrale du pont de Westminster et faisant des enjambées » qui eussent presque franchi le canal de Bridgewater. Le ca- » vaherde Mac s'aperçut bien vite qu'en épiçant le caractère » de son adversaire, il n'avait réussi qu'à poivrer celui de sa » monture, car deux fois il passa au galop. Le vieux Tacony » et son cavalier étaient évidemment devenus intimes depuis » que je les avais vus à New- York, et ils se comprenaient » maintenant en perfection. A pas de géant il arpentait son » terrain, Mac disputa bravement l'avantage, mais ne put » mettre le nez plus loin que les sangles de Tacony au poteau » d'arrivée. Vinrent alors tous les incidents accessoires des hip- » podromes, tels qu'applaudissements, disputes, grognements, » rires, paris, liqueurs fortes, etc. Le pubUc n'était pas con- » vaincu, Mac continuait à être le favori et la couronne de » champion ne pourrait aussi promptement s'arracher de son » front victorieux. Un repos d'une demi-heure précéda leur » seconde apparition, Mac a recours à sa première tactique. » Rien ne put déranger Tacony ou produire un faux pas, il » vola sur l'arène, à enjambées de la valeur du ricochet d'un » boulet de 32. Son adversaire rompit plusieurs fois le trot, » perdant à la fois son caractère et sa place, et échappa tout » juste à être distancé pendant que le brave Tacony arrivait
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au but les rênes flottantes et caressé sur l'encolure par son cavalier. Il avait mis 2 minutes, 25 secondes; jamais un mille n'avait été parcouru aussi vite au trot régulier, et Tacony aurait évidemment pu encore gagner deux ou trois secondes. Au traquenard cette distance avait été franchie précédemment en deux minutes 13 secondes, et au trot 2 minutes 26. Le triomphe fut complet, Tacony gagna noblement sa guirlande, et tant qu'il sera sous son même cavalier il faudra, pour lui faire perdre le titre de champion, un cheval sinon beau comme le jour, au moins vite comme le diable. »
Section IL — Le trotteur (ï hippodrome *
233. — Le cheval employé dans ce pays pour les paris au fcrot est une variété accidentelle du hunter ou du hack. Il y en a eu que l'on élevait exprès dans ce but, mais aujourd'hui cet essai se ferait à perte, puisque le prix marchand d'un trotteur de premier ordre, considéré seulement comme trotteur, atteindrait rarement 100 livres. S'il est bon hack, bon cheval de caresse, de belle apparence, bon à monter un gentleman, il vau dra quelques livres de plus, mais certainement il ne dépassera ipas 150 liv. st. Avec cette perspective en cas de réussite et beaucoup de non valeurs en animaux manques, ce serait une pauvre spéculation. Toutefois l'on a employé plusieurs étalons frotteurs dans le pays, pour y améliorer la race des hacks et des carrossiers, et parmi leurs produits, l'on choisit quelquefois un trotteur de grands moyens pour le faire travailler sur l'hippodrome comme cela s'est pratiqué pour Eochester, que l'on supposait venir de Norfolk Phenomenon. En général, ces chevaux ont à peu près 14 mains 1/2 ou n'excèdent pas 15 mains. Bochester, l'un de nos meilleurs trotteurs d'hippodrome, était à peu près de cette hauteur. La planche jointe à ce chapitré donne une appréciation fort juste d'un fort trotteur de cette classe engagé dans un pari contre le temps. Il est rare toutefois que ces chevaux aient les formes aussi symétriques, mais cela arrive pourtant quelquefois, et l'artiste a plutôt essayé de rendre ce que doit être l'idéal d'un beau trotteur que ce qu'il est le plus souvent. Mais il n'y a aucune raison pour que ces belles formes ne se trouvent réunies à une exécution parfaite, pas plus que pour le cheval de course ordinaire, chez lequel Télégance coïncide généralement avec l'excellence, car le meil-
§4è LE CHETAIi Àiil&LAlS;
lëiir (îhfeval de feon année est aussi soutent le pliis beau. Néitn- Itibifas un àiiimal comme le représente notice esquisse vaudrait uii grand prix rien que pour Tapparehce, s'il avait seutemfent un trot ordinaire. La tête est en perfection et rend la térîtdble expression du feheval, lorsqu'il fait voir tout ce qu'il sait JÉaire. L'épaule oblique, le corps long et près de terre, le rëifa fortj les membres osseux et bien conformés, conviennent pttrfïtitement pour un travail vite sur la grande route j et le éheval à bien l'air de pouvoir tenir tin hack ordinaire derrière lui à un boii galop de chasse, comme oU a ici représenté les témoins de la course. Dans quelque cas, les trotteurs ont été à peu de chose près ou complètement de sang oriental, comme par exemple Infidel par Turk, Scott par Blank, Pretéhder J)af Hue and Cry, et ime jument de pur sang fllle de t^i'etendef ; mais généralement parlant ils sotit moins que demi-safag.
Section III. — Ze Cavalier.
294. ^^ L'art de monter les trotteurs de façon à les développér sans rompre, est une tâche d'une grande diffictdté et demande un ensemble de patience, d'assiette et de mains que l'on ifouvé r&relnent au complet. Presque tous ces chevaux tirent feonsîdérablement à la main, et tant Anglais qu'AméHcains n'ar- Mvent â toute leur allure qu'à l'aidé d'un bras vigoureux et d'une maili régulière. On les monte ordinairement avec uli ëitfaple Pelhjtm ou avec im bridon et quelquefois un mors droit, itiais il faut un Pelham ou une bride ordinaire pour les arrêter ëoixH, qùaûd ils viennent à rompre, ou, comme disent lél Américains, quand ils s'enlèvent dans la course. Dans cetti circonstance, s'ils n'ont que le mors sur lequel ils ont l'habitudtt de s'appuyer, il est rare qu'on puisse les arrêter assez tôt poifl Satisfaire les juges, et il devient indispensable de pouvoir em- J)lôyer un aide plus efficace, tel que le Pelham ou le mors bride. Il faut une assiette bien régulière et ne s'enlever, ni l^etomber que juste ce qu'il faut pour ne pas laisser le che fe'emporter sur son enjambée, et cependant assois pour lui v en aide. Surtout, il faut prendre garde, tout en le poussante Ulnite de sa vitesse, de ne pas le presser trop ; car dans ce caa f&inpra et {)erdra un espace considérable. Le poids a qu ^iie importance dans une course au trot, mais un homme modl téméni loti qui peut maintenir son cheval à l'allure voul
vaut iiiiéu:^^ qu'une plumé (|ui le laisse fbmftë ^mtàtiÊë&miëûti M. Daniellftilt là tetnarque miiVàtite 2 & Eli 1800^ la jtiÈËeiit ^ bai brun de M. Robson, Phétioineûà^ attii^a^ selon M, Léw-- » rence, une attention considérable efi trèfttatit 17 inilles feri' » 56 minutes, et enstiite en 58 minutes^ quand mh ptopAêikitê rf s'engagea à lui- faite felre 19 milles etdeM h Tlietlrëj mais » lé pari ne fut pas accepté. Ce furent sàn^ dèiltë des fêèiû^' ^ tats extraotdinaii^, mais ni le public, ni l^^ëkë^â de tf'ot » ne tinrent aucun compte de ce qu'il ftlUait altribiicF àti » poids minime dont elle était chargée et qiii méritait MéÛ » le nom de plume, puisque c'était un gamin d'écurie de » course, pesant environ cinq stones. Elle n'allait pas plus » vite sous une pluine^ et p^obableliieitt pds aussi tite » que d'auttes chevaux de premier ordre portàrit Ife 8t(«ïë* * et au-dessus, qui, selon toute probabilité, àvàiett àô'côfnjilî avec aisance tout autant d'espace dans uiie heure OU taètRë qui sont arrivés à te nec plus ultra du trot, 20 milles à Vhmrés BaM lès courses aii trot l'on adoptait autrefois la inalime que le poids ne formait pas obstacle et que les ppidfe légers ne contenaient pas. Aussi les paris se fkisaient-lls sans faire ïnëntidii dû poids, comme dans le défi d'Archer, dans lequel il porta J^6é de 12 stbùes.
Section tp'. — lerrain dé course.
295. Le terrain de course est ordinairement une roiité asse2 large, unie et horizontale, sans pierres roulantes ou autres obstacles. Il est rare d'en trouver sans côtes sensibles ou sanS cailloux brisés dans un espace dépassant quelques milles; aussi daïis les paris de plus de quatre ou cinq milles l'on s'arraiïge d'avance de façon à trotter une certaine distance, tomme cinq inilles en allant et cinq milles en revenant^ jusqu'à ce que là tâche soit remplie.
Section F. — Règles.
236. Les seules règles pour les courses au trot sont les suivantes : il y aura de chaque côté un arbitre désigné, avec un seul juge, et aussi pour chaque concurrent un observateur muni d'une montre à arrêt (1). Les arbitres font partir le cheval et arrêtent leurs montres au môme instant, après s'être mis préalablement d'accord avec les observateurs qui n'ont qu' à arrêter
(t> thrtPkeeper (gafde-teràps).
les leurs au moment où le cheval franchit le poteau de distance; les diflférences entre les deux montres indiquent le temps mis à accompUr le pari. Quand ce sont des chevaux attelés, l'arbitre adversaire crie: reculez, et le cheval est obUgé de s'arrêter et de faire reculer la roue, dans cette opération la moindre fraction de tour suffit, et puis il peut repartir. A la selle, si le cheval rompt le trot, il doit, au commandement de l'arbitre, faire un tour sur lui-même, et si le cavalier reftise il perd le pari. Tous les autres points sont réglés dans les conditions du défi, qui varient presque à chaque course.
Section FI. — Performance (résultats obtenus).
. 237. En Angleterre, avant l'introduction du trotteur américain, l'extrême vitesse obtenue était de quelques secondes inférieure à trois minutes par mille. Seize milles à l'heure étaient aussi la limite du trot du cheval, toutefois avec un poids de douze stones sur le dos. En novembre 1810, le cheval de M. Fielder parcourut, au trot, dix milles en 30 minutes 10. secondes, d'après les journaux de l'époque, mais il y a encoPB des doutes sur l'exactitude de cette évaluation, bien que la performance de la jument de Robson, déjà citée plus haut, soit presque aussi bonne, et si l'oflfre de son propriétaire (19 milles 1/2 à l'heure) avait été réalisée, ce résultat eût été plus méritoire en raison de la double distance. Dans ce pays, les chevaux américains n'ont jamais accompli tout-à-fait les mêmes exploits que dans leur terre natale. Mais Rattler, à M. OlbaldestOD, compléta ses cinq milles, deux secondes au-dessous de 14 minutes, ce qui fait un train de 2 minutes 47 secondes 3/5 par mille, allure merveilleuse qui, si elle pouvait se soutenir, dépasserait 21 milles à l'heure. Ce cheval fut ensuite tué en le surmenant dans un pari de course attelée. Toutefois, en se reportant à la première section de ce chapitre, l'on verra que cel exploits ont été surpassés de nos jours sur les hippodromes américains, où les trotteurs sont incontestablement sans rivaux.
Section VII, — Entrainement.
238. Les préparations pour ces paris varient selon leur longueur. Si la distance est très courte, on ne gagne rien en consacrant du temps à l'entraînement, et, si le cheval est en bonna condition d'écurie, une quinzaine de jours ou trois semaines suffiront amplement. Il faudra de l'exercice au pas comme pour
le coureur ordinaire, et puis, la distance choisie doit se parcourir tous les jours (sur un terrain qui ne secoue pas les articulations)^ à moins que le pari ne soit pour plus de 8 à 10 milles. Bien n'est plus nuisible que de toujours piler sur des routes dures, cela produit des douleurs d'articulations et une sensibilité des pieds incompatibles avec la vitesse. Cependant le gazon ne convient pas bien à ces chevaux, il est rare que Ton puisse leur faire prendre leur allure extrême sur ce terrain. Il De convient donc ni pour la course, ni pour Tentraînement, excepté pour les promenades au pas, et il faut former et entraîner le trotteur sur les routes ; mais il faut choisir les côtés, qui sont moins durs que le milieu et qui ont tous les avantages sans aucun des inconvénients. Si le cheval est trop gras, il faut le faire suer comme clans un entraînement ordinaire, et il vaut mieux le faire suer au galop qu'au trot, parce que le poids des couvertures tend à faire racourcir Tallure. Cependant il y a des chevaux qui peuvent trotter plus vite qu'ils ne galopent, et avec eux il serait absurde d'essayer de les faire suer à l'allure la plus lente. Vers les dix derniers jours, il faut exercer le cheval à faire tout son possible, et s'il doit courir contre un autre, et non contre le temps, il doit s'habituer à travailler en compagnie, ou bien, le jour du pari, on le trouverait trop chaud et sûr de rompre l'allure. Si la distance à parcourir est longue, il faudra une préparation de deux mois, avec au moins quatre heures de promenade au pas, tous les jours, en surplus d'une course au trot régulière de 8 ou 10 milles. Ce régime suffira pour mettre n'importe quel cheval à hauteur de sa tâche, et vaut mieux que de trop faire. Pour ces longues distances, les chevaux ont besoin de quelques suées pour faire tomber la chair superflue ; mais, en même temps, ne les réduisez pas trop et ne les affaiblissez pas par des suées excessives. Comme pour le cheval de course, tout cela doit varier selon l'animal, et l'on ne peut poser de règle générale.
Section FUI. — Voitures et harnais pour les courses au trot. 239. — Les voitures et hêirnais destinés à ces exploits doivent être fort légers. Il y a des voitures à roues de cinq pieds, qui ne dépassent guère cent livres. L'on trouve avantage à se servir d'une bricole au lieu de collier, afin de laisser les épaules plus lihres. Les équipages américains l'emportent en tous points sur ceux des Anglais et dans leur modèle le plus léger, le conducleur se trouve en partie assis h côté de son cheval.