‹ Le cheval anglais: extrait du manuel du sportChapitre 52 sur 62 · HIPPIATRIQUE ET ÉQUITATION · texte numérisé non relu

HIPPIATRIQUE ET ÉQUITATION

Section 1'®. — Du Cheval et de son équipement.

Le cheval que Ton monte en promenade, appelé communément hack , est d'une nature différente du hunter ou du cheval de course que nous avons décrit dans les chapitres ad hoc. Le hack ordinaire n'est pas non plus précisément comme celui appelé covert-hack (cheval qui porte le chasseur vers le rendezvous de chasse) , et que nous avons décrit au chapitre de la chasse à courre. Beaucoup de chevaux de course de pur sang deviennent de hons hacks, et plusieurs hunters sont assez souples pour en servir ; mais, généralement parlant, ce n'est point le cas, et ni Tun ni l'autre ne répondent à l'idée du hack parfait. Parmi les hacks, la distinction la plus saillante est entre les chevaux de promenade et les chevaux de route. Les premiers n'ont hesoin que de belles formes avec, des allures voyantes, tandis que l'on choisit un cheval de voyage pour ses qualités utiles. Il doit être en état de parcourir une distance, dans un temps donné, avec aisance et sans fatigue pour le cavalier.

116. — Le hack de promenade est généralement ce que les marchands de chevaux appellent « une attrape-nigaud » , c'està-dire que c'est un cheval brillant, avec une apparence qui flatte l'œil , mais qui au fond ne vaut rien, par suite de quelque défaut de constitution ou infirmité des membres. Tous les ans , l'on expulse par vingtaines , des écuries d'entraînement, des brutes sans utilité aux travaux préparatoires, en raison de leur tendance à s'enflammer et à s'endolorir. Maintenant ces chevaux sont souvent à peine aptes à porter un cavalier de 11 stones (70 kilog.) et aussi impropres à la chasse, pour leurs jarrets défectueux ou pour quelque disposition de caractère qui les empêche de devenir bons sauteurs. Ils ont souvent un beau dessus, c'est-à-dire sont bien conformés de tête, d'encolure et de corps , et pour l'œil inexpérimenté sont fort séduisants. Us ont souvent des allures bien relevées et quelquefois d'une manière toute particulière > car les mouvements les plus relevés

sont ceux qui ont le plus de chance de produire Tinflammation des jambes. Ces animaux sont mis de côté, rafraîchis à Taide de blisters (1) et montrés ensuite comme de beaux hacks à Tusage des amateurs qui ne demandent qu'une courte promenade de santé d'une heure ou une heure et demie, chaque fois qu'il feit beau, et comme la moyenne des beaux jours n'est pas au-dessus de quatre par semaine, la plupart des chevaux peuvent faire ce travail, même avec les jambes les plus infirmes, si on les mène doucement sur le terrain dur. Tous les jours , on fait parader bon nombre d'animaux semblables dans Hyde-Park, où le terrain doux de Rotten-Row (2) leur convient à merveille. Mais vous en trouverez là également de l'extérieur le plus parfait et aussi durs à l'ouvrage que n'importe quel poney de boucher. Toutefois, il faut admettre qu'en grande majorité nos jolis hacks modernes sont incapables de faire autant d'ouvrage sur le terrain dur que la brute d'origine moins distinguée et d'aspect plus commun, en usage parmi les bouchers et autres détaillants qui vont à des foires de campagne fort éloignées. Le sang oriental présente de grands avantages sous presque toutes les considé • rations, et sans doute quand l'animal qui le possède est sain , il supportera impunément les chocs de la route ; mais je ne mets pas en doute qu'il n'est pas en état de supporter ces chocs si le travail est quotidien , et qu'un poney du pays de Galles ou un cheval normand résisteront à un travail double, sans en éprouver de mal. C'est la partie faible de cette race, venant en partie du manque de dimension dans l'os et l'articulation , mais princîpaiement, je crois, par l'usage constant de faire servir les jumentsde second ordre par des étalons qui ont eux-mêmes souffert de l'inflammation des jambes et de ses conséquences , d'où avec le temps s'est formée une race plus que naturellement délicate dans ses extrémités, parce qu'elle provient d'animaux affectés de ce défaut, pris par nécessité, il est vrai , et non par choix. Ma raison pour penser que le sang arabe n'est pas infailliblement porté à produire des inflammations d'articulations , est que dans le pays natal les chevaux arabes sont particulièrement exempts de cette tare, quoiqu'on leur fasse parcourir de longues distances. Egalement en Angleterre , ceux qui sont procréés

(1) On entend par là des espèces de vésicatoircs appelés, ^en France, feux anglais.

(2) Littéralement allée pourrie, dont le terrain est semblable à celui des allées destinées aux cavaliers dans le Bois do Boulogne.

992 I«B CHJBYAL ANaLAIB.

pa^* de3 arabeB modernes ont les membres sains, quoiqu'ils soieiit autrement impropres pour Tobjet auquel on le» destine (les courses). Safeguard, qui descend de Tarabe gris Wellesley, a donné à la plupart de ses produits des jambes d'acier. J'en 9! un de cette race , dont les extrémités supporteraient tous les chocs possibles sans le moindre inconvénient, et en outre j'en ai connu en d'autres mains plusieurs du môme genre. De là je suis fondé à conclure que la cause ne tient pas au sang, mais s'est introduite accidentellement par l'emploi que font les fermiers d'étalons de rebut. Ces étalons donnent de jolis poulains qui atteignent de hauts prix, et par suite remplissent le but de l'éleveur tout aussi bien qu'un étalon plus sain, dont la monte se ferait payer le double. L'éleveur n'éprouve que rarement les jambes des poulains , et ce n'est que quand on les met au travail que l'on découvre une faiblesse qui était primitivement imperceptible à l'œil. Par une longue expérience , pour mon propre compte et pour celui des autres , je suis convaincu que l'on ne peut juger les membres par l'apparence ou le toucher. Je ne veux pas dire que, sur quarante chevaux, les vingt dont les membres paraissent les meilleurs ne battront pas les autres, mais il est impossible pour un connaisseur , quelque bon qu'il soit, de prononcer qu'une certaine jambe résistera ou non, s'il ne sait rien du cheval auquel elle appartient. J'ai vu, dans tant de circonstances, unejambe bien conformée se démolir immédiatenient et une jambe paraissant mauvaise tenir bon , que je ne puis venir à d'autre conclusion qu'à celle de l'impossibilité de se fonder une opinion certaine par une simple inspection. Ceci est une grande soiu-ce de perte pour le marchand qui achète les chevaux après un long repos , avec des jambes paraissant belles et saines, car même la simple montre du cheval devant les écuries en met plusieurs à bas , et il s'ensuivra une boiterie d'une nature qui n'implique pas rédhibition et cependant suffisante pour empêcher une vente avantageuse. Un cheval qui boite à la suite du travail est rafraîchi, médicamenté et mis en liberté dans la boxe ; on lui met des feux anglais et on le garde avec aussi peu d'exercice que possible, jusqu à ce quu doive être vendu, et à ce moment ses jambes sont redevenues aussi nettes que le jour de sa naissance. Maintenant je défie qui que ce soit , même parmi les connaisseurs, de s'apercevoir de la faiblesse inhérente , mais elle n'en existe pas moins, et àl» première semaine de travail un peu dur, l'inflammation revient

I«B ÇHEYAl^ ▲NOIiAIS.

(lugBi dangerensa qu'auparavant^ Le hauài <ia proinwada Q'ayaut pas besoin de jambes de résistance, sou emploi peut être rem^ pli par tout cheval de bon caractère, sûr de pied « d'aUure^ brillantes et de forme élégante. Le bon caractère est nécesMaaire, parce que, comme on ne fait pas durement travailler ces chevaux , ils deviennent bientôt ingouvernables f s'ils sont naturellement d'une disposition vicieuse. Le travail calme presque tous les chevaux , mais pour avoir un animal agréable à monter en tout temps , frais ou fatigué , il faut qu'il poit d'un caractère bien maniable. Beaucoup de chevaux qui , Irais, sortant de l'écurie dans un état de feu et d'impatience, se cabrant et ruant comme slLs étaient fous, seront aussi tranquilles que des ânes après avoir bien travaillé. Par cela même , il n'est pas toujours sage d'en rejeter un qui montre cette nature, ni prudent pour un mauvais cavalier d'en l^onter un pareil, tout d'abord, quoiqu'une fois dans son assiette ordinaire il soit assez tranquille. 11 est deux qualités de conformation que tous les hacks devraient posséder, d'abord une bonne épaule, et ensuite un usage libre de l'arrière-main. D est inutile que la jambe de devant soit bien levée et bien poussée en avant, si ce mouvement n'est pas aidé par la jambe de derrière. Il n'y a point dehackplus désagréable que celui qui lève le pied et le repose presque exactement à la même place. Ici le défaut est dans l'arrière-main, qui ne porte pas le corps en avant aussitôt que la jambe est levée, et de là l'allure dont je parle, qui, en faisant beaucoup à^esbrouffe ne dépasse pas six miUe à l'heure (9 kil. 1/2). En même temps de trop grandes enjambées, au pas, trot ou galop, ne sont pas agréables, et le cheval qui a une allure vive et modérément courte, sera préféré dans presque tous les cas. Tout ( ela comme la bonté des jambes ne peut se deviner avec sûreté par la forme; c'est pourquoi le marchand, qui a un cheval à belles allures, dit toujours à l'amateur qui trouve à redire à l'extérieur du cheval dans l'écurie : « Voyez-le dehors, monsieur ^ et vous faifnerez, » et fort souvent il se trouve avoir raison. Souvent le cheval le plus laid à l'écurie est non-seulement le meilleur, mais le plus beau dehors, étant un animal tout à fait différent une fois en mouvement. En fait, tous les essais doivent se faire avant Tachât, car ce n'est que quand le cavalier a monté luiïûême, que les bonnes ou mauvaises qualités au point de vue de l'agrément ont été complètement développées. Quelques

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personnes croient pouvoir choisir un hack rien que par leur coup-d'œil, niais quoique sur les grands nombres ils puissent passablement réussir, cependant, dans plusieurs circonstances, ils seront cruellement trompés les pieds devraient toujours être bons avec abondance de corne, les sabots plats ne supportent pas la route, pas plus que les talons contractés ; il n'y a pas de cheval qui demande autant de perfections dans la forme des pieds. Le hunter ou le cheval de course peuvent être employés quand même ils ne pourraient plus marcher sur la grande route, mais le hack doit être sain de ce côté, ou il sera paralysé au premier terrain dur. En hauteur, le hack des parcs va ordinairement de 14 mains à 15 1/2; toutefois il dépasse rarement 15 mains (de 1"*42 à 1™57).

117. —7 Le hack de route peut être beau ou laid, mais il doit, avant tout, aller au pas, au trot et au galop d'une manière irréprochable. Comme pour le hack des parcs, il doit avoir le pas sûr et agréable, le pied de devant bien levé et déposé sur le talon avec une action nette de la jambe de derrière par laquelle il évite de butter en le posant trop tôt ou de|faire des atteintes par le défaut opposé. Cinq milles à Theure (8,045 m.) est un pas convenable pour le pas d'un bon hack, et quoique quelques-uns fassent considérablement plus, il est rare que ce ne soit pas par une fausse allure qui n'est pas agréable pour le cavalier, ni élégante aux yeux des spectateurs. Le trot doit être de nature à être restreint à 8 milles à T heure (12,872 m.), ou étendu à 14 milles (22,526 m.), et ceci est la perfection de l'allure, et peu de chevaux peuvent bien faire les deux, rasant trop le terrain pour pouvoir rendre la première allure avec sûreté, ou trop bien mis et trop relevés dans leurs mouvements pour faire les 14 milles. Aucun défaut n'est pire que le manque de sûreté dans le mouvement de l'avantmain, qui résulte d'une faiblesse des muscles extenseurs du bras, par suite de laquelle le mouvement est assez bon tant que le cheval n'est pas fatigué, mais après quelques milles la jambe n'est pas levée avec assez de puissance et la pince est constamment frappée contre quelqu'inégalité de terrain dont elle ne peut se retirer. Cette dernière circonstance est la marque distinctive du défaut, et il ne faut pas le confondre avec l'habitude de broncher, qui se manifeste aus?i bien au départ qu'en d'autre temps, et qui est toujours facilement découverte en épiant dans le trotteur peu sûr par nature, la manière de po-

ser le pied, la pince touche terre d'abord et le talon ensuite, comme on en peut trouver la preuve à l'examen du fer. Ici Ton peut rencontrer un faux pas sans faire de chute, parce que les extenseurs sont forts, et vous tirent d'embarras quand le mal est presque fait, mais quand les extenseurs sont faibles, la pince qui a d'abord été bien levée, après quelques milles, rencontrant terre et n'étant pas rapidement relevé, il s'en suit une chute des plus dures. C'est pour cette raison qu'il est nécessaire de monter un cheval à quelque distance avant de prononcer sur ses allures et ce n'est qu'alors que vous pouvez juger s'il conviendra à un cavaher timide ou maladroit. Il est, j'en suis sûr, de la plus grande absurdité de recommander telles ou telles formes, et quoiqu'obliquité des épaules soit chose désirable, cependant de bien bons chevaux de selle n'ont pas cet avantage. Les allures sont le sine qua non uni à la solidité, la douceur, la parfaite intégrité de l'haleine, des membres et de la vue; un cheval avec une épaule épaisse et chargée fait souvent un bon haçk, tandis que les épaules amaigries font rarement de longs voyages. Une particularité fort désirable dans la forme de l'épaule : savoir un développement convenable de la partie large du scapulum, sans quoi il n'y a rien pour re • tenir la selle en arrière et le cavalier est beaucoup trop sur l'encolure. Pour les chevaux de route le galop n'a pas l'importance du pas et du trot, mais il faut qu'il soit franc, c'est-à-dire, aussi haut de devant que de derrière, car par le défaut d'équilibre convenable entre l'avant-main et l'arrière-main, la fatignie de l'animal s'accroît considérablement. Mais comme dans l'état actuel de nos routes, le galop ne doit pas être continué pendant plusieurs milles, il devient ainsi de moindre importance que le trot, qui est, ou devrait être l'allure régulière sur le terrain dur. Le galop cadencé (canter) n'est pas fort en usage parmi nos cavaliers, et il faut le laisser pour les dames, parce qu'il tend à user la jambe directrice lorsqu'il y a un ^and poids sur la selle. On ne recherche donc le hack au galop raccourci pour aucun service, excepté pour porter ime dame. Le galop cadencé est ordinairement de 15 à 16 milles à l'heure (de 24,135 m. à 25,744 m.).

118. — Quant à la méthode pour se procurer un hack, il y a peu de choix, un petit nombre de ceux qui montent ces animaux ont l'occasion de les élever et s'ils avaient la terre nécessaire, ils ne trouveraient pas la chose profitable, Le hack

3SC I/B OHBlrAL AJ^eiAis.

ost tm animal bfttftrd et peut rarement être êleVé avee certitude; parce que de la manièredont on l'emploie, c'est une exception, tel qu'un hunter ou un cbeval de course accidentellement trop petits, De là si l'on veut tirer des produits d'une jument ha dans l'espoir d'avoir un hack, il y a des chances pour qu'elle produise aussi haut que sa mère, qui était probablement mw forte bête de chasse. Nos hacks viennent tous maintenant d» l'étalon pur sang* croisé avec quelque jument d'attelage ou de chasse, généralement de chasse, et comme celles-là sont main^ tenant presque pur sang, le hack est encore plus pur que si mère, cependant toujours un bâtard, et se trouve souvent crois! avec le sang du pays de Galles ou de Normandie, qui le rené robuste, mais encore plus bâtard. L'achat est ainsi la seule Toi# ouverte au futur cavalier, et il y a quantité de vendeurs dan» le royaume che» lesquels on peut se procurer ces animauif sans compter les foires nombreuses de nos villes de provinces. La meilleure ressource est l'écurie d'un marchand important, elle est très-préférable à une foire, où l'on ne peut bien essaye^ et où le cheval, étant préparé pour un temps fixe, peut avoir été plus facilement arrangé pour tromper le consommateur u» jour donné. Dans l'écurie du marchand, on ne prévient pas * l'avance et on ne peut pas toujours être préparé à la superche* rie. Ensuite, il est bien plus difficile de deviner les maladies des yeux à l'air libre qu'à la porte de l'écurie, et bien des chevaux boiteux sont échauffés et mis temporairement d'aplomi en marchant d'un bout de la foire à l'autre, l'éparvîn a plus de chance d'être dissimulé de la sorte, ainsi que la pousse, qtd jusqu'à un certain poirit peut aussi être artificiellement cachée. L'achat des hacks à l'encan est une parfaite loterie , car il» peuvent être très désagréables à monter, quoiqu'avec toufe l'apparence d'être doux et sûrs. Les chevaux d'attelage peuvent être achetés avec beaucoup plus de certitude de cette manière ; mais le cheval qui fait l'objet de cet article a besoin d'allures si parfaites, qu'on ne peut s'y fier qu'après les aroif mlontés. On ne peut aussi savoir comment la bouche goûte le tnors , quoique l'âge puisse être deviné avec passablement de précision. Une bonne bouche est un grand arvantage et nne mauvaise un terrible défaut ; totit cela ne peut se Voir à l'eucan, c'est pourquoi je dis qu'on rie doit avoir recours à ce mode d'achat qu'à la demièrç eijtti^mité.

Section II. — Aides et accoutrements.

119. — La sellerie, pour les hacks, est très semblable à celle qui a été décrite dans le chapitre de Téquitation de chasse et aussi les aides (voir p. 136). Le fouet est différent, étant une cravache droite comme pour les courses, ou un stick un peu court, ou un jonc court, avec un manche, en usage parmi les cavaliers. Les éperons ne sont guères portés sur hack, à moins qu'il ne soit paresseux ; mais il y en a sur lesquels on ne peut compter sans ce stimulant. Ils sont quelquefois assez indolents pour buter tous les dix pas, si Ton n'a pas d'éperons ; mais au plus léger contact, ils se réveillent et leur allure change instantanément. Avec les animaux de cette sorte, il faut toujours mettre des éperons, bien qu'il ne fisiille s'en servir que rarement.

Section II J. — Monter et mettre pied à terre.

120. — Les règles pour ces pratiques préliminaires de l'équitation sont généralement posées comme si tous les chevaux étaient de taille moyenne et tous les hommes mesuraient 6 pieds à la toise (1™828). Ainsi le capitaine Rîchardson, dans ses dernières élucubrations sur cette branche de notre littérature du Sport, donne les conseils suivants : « Tenez-vous de- » bout en face du pied gauche antérieur, placez la main gau- » ché sur le cou , près du garrot, le dos de la main tourné » vers le tête du cheval et les rênes dans le creux de la main ; » prenez les rênes avec la main droite, mettez le petit doigt » de la main gauche entre les deux et tirez jusqu'à ce que vous » sentiez la bouche du cheval ; tournez le bout des rênes le » long de l'intérieur de la main gauche, laissez-le tomber au- » dessus de l'index, du côté extérieur, et mettez le pouce sur » les rênes ; tordez une mèche de la crinière autour du pouce » ou de Findex et serrez fortement les rênes dans la main ; » prenez l'étrier dans la main droite et engagez-y entièrement » l'orteil gauche, appuyez le genou contre le panneau de la » selle pour que la pointe du pied n'irrite point le flanc du » cheval ; saisissez le troussequin de la selle avec la main 1. droite, et vous élançant de l'orteil droit, jetez la jambe droite » par-dessus le cheval sans le toucher, venant doucement en » selle en retenant le poids du corps avec la main droite » appuyée sut la partie droite du pommeau, ôiettéz l^orteil

» droit dans Tétrier. » Ceci est en somme applicable à im^ homme de 5 pieds 10 pouces à 6 pieds (1™77 à 1™83); maisj un homme moins grand , essayant de monter un cheval dej 15 mains 3 pouces (1"*60), le trouvera impossible, simplement^ parce qu'il ne peut atteindre le troussequin, de la position qui^ lui permet de tenir Tétrier dans la main gauche. Dans mon opinion, le capitaine a également tort de prescrire que le corps^ soit jeté en selle directement de terre en un seul mouvement^ Ceci mettra toujours le cavalier en selle avec une évolutionj assez gauche, et la vraie méthode consiste à lever le corps jus-^ qu*à ce que les deux pieds soient de niveau avec Tétrier, c'esù alors qu'en retenant la jambe gauche contre le quartier de lai selle avec la main gauche sur le pommeau, la jambe droite est^ facilement jetée par-dessus le troussequin et le corps peut être| maintenu dans la position première jusqu'à ce que le cheval soit^ tranquille, surtout s'il fait des courbettes ou se cabre. Un petit homme peut en général mettre le pied à l'étrier pendant qu'il, le tient à la main, mais on ne doit pas ignorer que tous ne le peuvent faire, car j'ai vu de jeunes cavaliers très vexés de ne^ pouvoir y réussir quand on le leur prescrivait. La plupart de nos écrivains sur l'équitation sont dans les principes militaireaj et voudraient couper le drap de chacun sur le modèle de leuraj habits. Ils sont en état de faire aisément certaines choses el^ leurs soldats aussi, parce qu'ils sont presque tous de la tailley que nous venons de citer, mais comme les sportsmen et les cavaliers civils sont de toutes les tailles, j'essayerai d'approprier^ mes préceptes à toutes les tailles et à toutes les classes. Bsms tous les cas, le cavalier doit se mettre h l'épaule, quoique pour un petit homme il soit beaucoup plus aisé de monter un grand cheval en se mettant à la hanche, mais le danger des coups de pieds est imminent et même en montant soutenu par la jambe dans le style des jockeys, j'ai vu la cuisse presque cassée d'uu coup de pied. Si la main peut maintenir l'étrier, il faut ea profiter, 'mais si la personne est trop petite, on peut mettre le pied à l'étrier sans s'aider de la main, et prenant alors les rênes entre les doigts, à peu près comme il a été prescrit plus haut, et saisissant une mèche de crins entre le pouce et le premier doigt, le corps s'enlève jusqu'à ce que le pied droit arrive au niveau du gauche, alors la main droite empoigne le troussequin et la gauche le pommeau, le corps est équihbré pour un moment, qui à l'prdinMre est presqu'imperceptible, mais qui

avec un cheval remuant est quelquefois assez long. Alors on jette doucement la jambe par-dessus la selle , et Ton retire la main à rapproche de la jambe, après quoi le corps s'enfonce en selle d*une manière aisée et gracieuse. Le pied droit est alors mis dans Tétrier avec ou sansTaide de la main droite.

121. — Pied à terre s'effectue en commençant par arrêter complètement le cheval, ensuite raccourcissez la position de la main gauche sur les rênes jusqu'à ce qu'elle repose sur le garrot en sentant bien la bouclie du cheval, entortillez au doigt une mèche de crin et tenez-la avec les rênes, pesant aussi sur le pommeau avec le talon de la main. Puis jetez le pied droit hors de l'étrier et enlevez le corps assujeti par la main gauche et supporté par le pied gauche jusqu'à ce qu'il soit sorti de la selle, jetez doucement la jambe droite par dessus le troussequin ; dès qu'elle est passée, saisissez-le de la main droite, descendez ensuite légèrement le corps à terre à l'aide des deux mains et du pied gauche, ou si c'est un très-petit individu et un très-grand cheval, 'en élevant le corps sur les poignets hors de l'étrier et coulant à terre avec leur appui.

122. — Pour monter sans étriers le cheval étant tranquille l*on s'y prend de la façon suivante : « Le cavalier se met vis à vis de la selle, et saisissant à la fois le pommeau et le trousse quin, gardant en même temps les rênes dans la main gauche et de la manière dont on les tient pour monter à l'ordinaire. Alors élancez-vous fortement de terre, et au moyen de l'élan aidé parles bras, élevez le corps au-dessus de la selle, ensuite passez la jambe par dessuspendant que la main droite arrive rapidement à la partie droite du pommeau, et le corps est fixé en selle à l'aide des deux mains.

123. — Les hommes très-agiles peuvent monter sans étriers pendant la marche du cheval, à peu près par les mêmes moyens que l'on voit tous les jours en pratique dans les cirques; le cavalier court à côté du cheval tenant fortement le pommeau de la selle des deux mains et se laissant traîner en faisant deux ou trois pas très -longs, tout d'un coup il s'élance de terre et se trouve amené en selle. Ce tour est rarement fait par le cavalier ordinaire, mais il est plus aisé qu'il ne paraît, et à la queue des chiens il est quelquefois très-utile avec un cheval turbulent.

124. — Pour descendre sans étriers, le cheval doit d'abord être complé tendent arrêté, ensuite tenant les rênes dans la main

890 L^ C4BVÀL .ANGLAIS.

gauche Von pose les deux ma^n^sujr le pcmipen^ et roasp]j| le corps à la force du poignet, la jambe droite e^t encore jeff par dessus le troussequin, pendant ce mouv^meat la maôn àm^ le saisit, et avec Taide de la gauche soutient le corps descendaf à terre. . .,|

125. — Pour monter et descendre par U dehors il iaut ^n lement faire des mouvements inverses et en lisant gauche p^m droite et viçe-vensa, toutes les prescriptions ci- dessus devi^ nent applicables. Il est quelquefois très-utile de savpir exéçu^ ces mouvements, puisque des chevauiç à la vue défectueuse ) laissent quelquefois mieux monter parla droite. ^

Section IF. — De V assiette et des réries. (

126. — L*assiette est la première chose à assurer et doit toa jours être fixée avant de ifaire tout autre chose, J)ar conséqueil dès que le corps entre en selle. Il y a quatre chpses à observer^ P De placer son poids suffisamment en avant dans la seDi 2® De fixer bien les genoux sûr la partie rembourrée ^ panneau ; 3° La juste longueur en position des étriers ; 4* Vr titude du corps, le poids du corps devrait être bien en avï parce que le centre du mouvement est proche du milieu de selle, et comme le poids est en grande partie dans le siège, Ton jette Tassiette en arrière, ce poids n*agit plus au cetlti mais vefs le trpussequin. Mais en s'asseyant bien en aviatlt, poids est réparti entre le siège, les cuisses et les j)ie.ds, et cheval peut se lever et s'abaisser dans son galop sans dérapa son cavalier. Les genoux doivent être bien en avaiît pSI prendre cette assiette, et aussi bien en avant des étrivières, cari on les met derrière, le corps est jeté trop en arrière et là tenir est mal assurée. Le but de tous les nouveaux cavaliers doit êtl d'aller le plus possible vers Tavant de la selle tant que le genci ne la dépasse pas, et il n'y a guère d'effort de leur part qui leij fasse dépasser le but de ce précepte. Être à cheval bien l'enfourchure avec les genoux sur la partie rembourrée quartier, assurera mie bonne position si les étriers ne sont

, trop courts. Ceux-ci doivent être à peu près de longueu toucher la cheville du pied quand les jambes sont comme été indiqué, mais hors des étriers, et quand elles sont deda le talon devrait être environ un pouce et demi au-dessous de plante du pied (1). Cette partie presse sur l'étrier quand

(1) Kn anglais la balle du pied; purtie de la plante qui préqëde les doi^l

h^ CHKVAL ANGLAIS. 331

l^nine sur les routes, mais à la cJa^assQ et à travers champs Iç

Eéd est complètement enfoucé,rétriçr touche le coude -pied et pression est faite sur^ la partie infi^rieuce de Tarcade ^xlaaidre. La raison en est, qu'en sautant la pression sur Tétrier st presque perdue et si Ton n'y engage que l'orteil le pied sort ontînuellement. En outre, dans le galop l'attitude est telle que 'élan du coude-pied n'est pas nécessaire, le poids étant trop ^'le pied (si l'on est debout sur les étriers), et si l'on est assis ^ fond de la selle, les pieds ne devraient presque pas presser |ir les étriers, et par suite la meilleure place pour eux est cselle lù ils sont le mieux assujétis. L'attitude du corps doit être t^e, penchant à l'occasion en avant, en. arrièrç ou mêmç de pté, mais jamais à l'excès. L'instinct est le meillçyx ^uide à pt égard, et le cavalier doit suivre ses inspirations plutôt qu'auffjae règle préconçue. Si le cheval se cabre, la nature vous appellera à vous pencher en avant, vous pourrez saisir l'epcplure ^1 le faut, tout excepté la bride qui renvei*serait le cheval mv pus. Le corp^ ne doit pas être tenu raide, mais par contre il teut difficilement être trop fixe en creusant légèrement les reins ai ayant. Les jambes aussi doivent être auiàsi immobiles que loseible, et en direction à peu près verticale à partir du geno^; I elles s'écartent de cette ligne ce doit être un peu en avaut,>le Ion bas et les orteils très-légèrement en dehors, Les épaules vraient toujours être tenues carrément, c'e^trà-dire à angles oits avec la rpute que l'on suit, et soit au trot, soit au galop, ^ucune ne doit être avancée plus que l'autre.

127. — Les rênei se prennent dès que l'assiette est fi^ée, t^| kuand c'est un cavalier novice qui entre en selle, le oheyal doit l^e tenu par le groom qui se tient à droite avec les deux rênes jj^ bridon dans la main droite, ou, si le cheyal se tracasse beauT" ipup, le groom peut se mettre en face avec une rêne de fileit E|ns chaque main, et cette metho.de fait tepir trauqujlle tous ^ pheyaux qui ne sont pas absolument vicieux, l^e groom doit tenir aussi l'étrier droit pour que le cavalier y mette facilement ^ pied ; eu prenant les rênes, il faut d'abord les saisir de la laaîii droite et les passer dans Ja gauche, i 128. — Le brifion se tieut en pla'jant entre les , rêues tous le.s Joigts, moins l'index, puis en tournant les rênes par dessus ce jkigt vers le dehors ; on les tient ferme entre le jpouce et^lç premier doigt ; de la sorte, l'on n'a qu'à ouvrir la main gauchç BU tenant l'extrémité des rênes de la main droite jpour être â ^

même de les raccourcir. Quand la main est ainsi fermée sur les rênes, le pouce doit être dans la direction des oreilles du cheval, le petit doigt près du pommeau de la selle, le coude près du corps comme conséquence naturelle de la position de la main, de Forte que le cavalier n'a qu'à regarder pour s'assurer si le pouce est tourné vers les oreilles et le petit doigt vers le pommeau, et il sera tout à fait sûr que son coude est bien placé. Quand la main prend la position indiquée pi. II, fîg. 3, il est à peu près certain que le coude s'écartera du corps; l'attitude devient disgracieuse et le poignet a moins d'action sur la bouche. Avec la rêne séparée, la direction delà bouche est assez facile ; toutefois, il y a diflférentes manières de s'y prendre adoptées dans chaque école et reposant sur des principes contraires. Il n'est point de commençant qui ignore que le cheval tourne à gauche par la traction de la rêne gauche et à droite par le moyen opposé; le problème à résoudre est de le faire d'une seule main; avec une seule rêne, cela s'obtient facilement en levant le pouce vers l'épaule droite quand on veut tirer la rêne droite, et pour la gauche en rapprochant le petit doigt de l'enfourchure ; dans les deux cas, en tournant le poignet sans lever toute la main. Mais indépendamment de l'action de la main, il y a un mouvement qui, dans les chevaux dressés, est susceptible de bien plus de finesse et qui dépend de la sensibilité de la peau de l'encolure. On l'obtient en portant, sans aucum action de poignet, toute la nàain à droite ou à gauche, de façon à presser la rêne droite contre l'encolure pour faire tourner à gauche, et la rêne gauche pour l'autre côté, en relâchant en même temps les rênes, de sorte que la bouche ne sente aucune pression. C'est ainsi que l'on peut faire galoper un cheval autour d'une feuille de chou, comme disent les maquignons, avec beaucoup plus de finesse et de précision qu'en agissant sur les coins de la bouche. Mais les chevaux qui ont été beaucoup maniés, comme les chevaux de troupe, finissent par trop s'habituer à l'action du mors pour être sensibles à une aussi légère et délicate manipulation. Elle est, en conséquence, repoussée par le capitaine Richardson aussi bien que par le colonel Greenwood ; mais il est singulier que ce soit pour des raisons inverses et que chacun ait cherché à remplacer cette méthode par un procédé différent. Je sais qu'il y a des chevaux qui ne peuvent l'apprendre, mais veulent toujours pour tourner sentir l'appui du mors. Toutefois, quand le cheval peut l'appren

dre, il devient si maniable et agréable à monter que cela devient une qualité fort à désirer, et je ne puis, en conséquence, me joindre à ceux qui condamnent cette pratique ; mais, au contraire, je serais heureux de la voir étendue à tous les chevaux.

1.29. — La double rêne peut se tenir de deux façons; mais la meilleure, à mon avis, est la suivante : prenez d'abord les rênes de filet et placez-les comme ci-dessus, excepté que la rêne gauche doit être entre Tannulaire et le médius ; ensuite, levez les rênes de bride et accrochez-les au petit doigt, où on peut les laisser jusqu'à ce qu'elles deviennent utiles, à moins que Ton ne préfère les fixer avec le pouce au-dessus de Tindex à leur point juste. Daas ce cas, toutes les rênes doivent retomber en dehors, du côté hors montoir. Les rênes de brides se trouvent ainsi toujours à portée de la main droite pour être allongées ou raccourcies à l'instant, circonstance qui se présente constamiment dans la pratiqué journalière de l'équitation. L'on tient la main comme précédemrjient, le pouce dirigé vers les oreilles du cheval; mais pour tourner l'on a bien moins de puissance de pression de chaque côté du mors en levant le pouce ou baissant |le petit doigt, parce que la distance entre les rênes de bridon n'est que moitié de ce qu'elle était précédemment. Le mode de tourner par une pression sur Tencolure devient doublement désirable ; aussi l'a-t-on adopté dans tous les cas où l'on emploie ensemble la bride et le filet, soit à la chasse, soit pour faire route. Quelquefois Ion place les rênes de filet comme des rênes de bride, en dehors du petit doigt, et les rênes de bride sont alors accrochées sur l'annulaire, entre les rênes de filet, de façon à permettre h la main d'agir pleinement sur la bouche sans toucher l'encolure. L'objection qui se présente contre cette méthode, c'est que les rênes de bride ne peuvent se raccourcir sans lâcher le bridon, et alors le cheval doit être dirigé par la bride seule ou on doit le lûcher tout à fait, tandis que, dans l'autre méthode, la bouche est toujours sous l'action du bridon pendant que l'on allonge ou que l'on raccourcit la bride.

Section F. — Les allures ordinaires.

130. Le pas est une allure parfaitement naturelle pour le cheval, mais il s'altère un peu à lu longue, devenant plus prompt et plus vif qu'avant le dressage, et chez le hack parfait les jambes de derrière avancent plus sous le cheval. Dans cette

allure la tête ne doit pas être trop maintenue, ^t cependant lé cavalier ne doit pas l'abandonner absolument. Le point d'appui le plus léger suffit, de sorte qu'au moindre faux pas le cavalier soit informé par le mouvement de la tête. Alors, par un lége? eflPet de rênes on reveille le cheval et on Vempêche de tomber.. Ce n'est pas qu'on le soutienne en tirant la bride, mais elle hi ramène et le force à faire son possible. Car, bien des chevaux semblent se soucier fort peu d'une chute, et s'abattraient vingt fois par jour s'ils n'étaient stimulés par les mains et les jambes. Dans la marche au pas, il est préjudiciable de trop tenir 1« cheval, cela cause plus de chutes que cela n'en évite. Le chevai qui marche bien s'avance en branlant la tête à chaque pas, pluA oxi moins suivant la longueur de l'enjambée, et si cette oscillation delatêteestgênéeparlamainlourde(iucavalier,lepied de devant n'estpasbien porté en avant, l'allure est paralysée, et bien souventla pince rencontre terrequand elle l'aurait évitée avec un peu de liberté de bouche. Pour les chevaux qui buttent, j'ai trouvai généralement que des rênes peu tendues avec la main prête à donner une légère saccade, était ce qu'il y a de mieux, et qu'alors le cheval découvre bien vite qu'on le punit à chaque faux pas, et en peu de temps il apprend à se remettre sur pied avanc même de recevoir l'avertissement. Je n'aime pas autant l'usage de l'éperon ou de la cravache, parce que l'emploi de ces aides porte le cheval à s'élancer en avant et à broncher de nouveau dans son empressement à éviter le châtiment. D'un autre côté, la petite saccade de bride le fait relever sur place, par une espèce de demi-arrêt, et il se trouve dans la meilleure position pour éviter de tomber. Il est permis de suivre légère ment avec son corps le mouvement du cheval, mais il ne faut pas se dandiner d'un côté à l'autre, comme cela se voit quelquefois. Il y a des chevaux sur lesquels on ne bouge pas, d'autfes qui vous secouent et vous fatiguent considérablement, on peut le prédire de la part des animaux dont la queue va de droite et de gauche pendant la marche. Ce mouvement est occasionné par l'extrême longueur d'enjambée, qualité fort désirable pour le cheval de course et le hunter, mais nullement pour le hack.

131. Le trot est à tout prendre une allure acquise, et dans l'état de nature on ne le remarque que pour quelques mètres. Dans cette allure les bipèdes diagonaux se meuvent à la fois, lès pieds se relèvent et se posent au même instant.

'139i. Pour faire partir un cbeval au trot, prenez les ré!>ç8 B brickm et sentez la bouche avec fermeté et justesse, penche? bus légèrement en avant, prenez les jambeâ contre les flancs it cbevàl et foites Vappèl de langue, qui en toute occasion sert

encourager le cheval. Si le cheval est bien dr^sé, il çe-meté tout de suite au trot, mais s'il part au galop, il fout le ^tenir et le mettre au |^as ou au tout petit trot de curé. B y a £î cltevaux qui peuvent prendre uu galop raccourci au§^ teçt Ke le pas, dans ce cas il est difficile de leç passer au trot, c$f HcuQ arrêt s'il n'est pas définitif, ne peut empêcher ce galop, tes cette occasion l'on réussii'a souvent en saissi^&aut un0 mllé, ce qui fait baisser la tête, mouv^flaent qui gêne le gf^lop; t amèue ordinairement le trot.

133. — Oft s'élève sur les étriers pendant Iç trot dan§ l'épiitatîou civile pour épargner de la fatigue au cheval et au tvalier., mais d^ns les manèges militaires l'on enseigne le nncipe opposé, parce que dans une troupe de cavalerie il ^'y. I rien de plus laid que de yoir les hommes s'^iter de ba^ eu iaut en dehçrs de toute cadence. Si tou3 pouvaient; sç. lever à h fois, peut-être leur pardonnerait-on cette dérogation à. Iç frédgiou militaire, mais comme les chevaux ne veulent pas aire des pas cadencés, les hommes ne peuvent pas se lever et la afc, en conséquence on les condamne à cogner sur la chabra- [ue d'une fecon désagréable, aussi fatigante pour l'homme que lour le cheval. Voici la méthode civile : Au moment précis où te jambes de devant et de derrière font leur effort pour mettre e dieval en mouvement, le corps du cavalier est jeté en l'air ^ec foijce ; avec quelques chevaux il y a de quoi faire croire à ni novice qu'il ne redescendra jamais. Après avoir atteint une »rtaine hauteur, le corps n'en revient pas moins et atteint la ïeUe juste à tenips pour recevoir l'impulsion suivante et ainsi le suite, tant que le trot dure ; de cette façon, pendant la moitié iu temps, le cheval ne porte absolument aucun poids, l'action Bt la réaction se combinent de façon que ce poids accélère l'allure plutôt qu'il ne la retarde.. Aucun cheval ne peut trotter francàement plus de 12 ou 13 milles (1) à l'heure sans cette méthode, quoiqu'il puisse courir et traquenarder avec un cavafe tûujourô assis. Ce n'est donc pas seulement pour ménager ^ cavdier, mais pour soulager le cheval, que l'on a introduit

U) UmiUes., 19,3U mi^treB 77.-* 13 mUles^ 20,9^1 met. 09.

336 LB CHEVAL AKOLAIS. «

cette habitude, et elle a tenu bon sans être sanctionnée par l'autorité militaire. Comme pour l'assiette , ces messieurs flacrifient l'utilité à Tapparence, et ce n'est que quand la fidUe assjette sur longs étriers de la caserne l'emportera sur l'assiette solide des particuliers, que je m'attends à voir abandonner l'appui sur les étriers pour le trot. La longueur des étriers des militaires n'est pas aussi exagérée qu'il y a trente ans, et peutêtre un jour adopteront-ils l'élévation sur l'étrier, mais j'ai bien peur que ce ne soit après avoir rognonné plusieurs milliers de chevaux qui seraient restés sains sous des cavaliers bourgeois. Dans le trot le pied doit appuyer fortement sur l'étrier, le talon bas, la balle du pied doit peser sur la base de l'étrier, de sorte que l'élasticité de la cheville détruit le choc et empêche qu'on ne soit enlevé deux fois par le temps du trot, ce qui arrive souvent avec quelques chevaux durs. Les genoux doivent se maintenir en place sans laisser voir ces déplacements si fréquents de la part des mauvais cavaliers, et les jambes doivent tomber perpendiculairement à partir du genou. La poitrine bien en avant, la ceinture rentrée, l'élévation presque verticale, mais légèrement en avant avec autant d'aisance que possible, en restreignant plutôt qu'en augmentant l'impulsion que le cheval communique au corps.

134. — La méthode ' militaire , sans s'élever sur l'étrier, s'obtient en laissant le corps chercher le plus possible son équilibre. Les genoux ne doivent pas presser la selle, le pied ne doit pas peser sur l'étrier, les mains ne doivent pas tirer sur la bride. En observant ces préceptes négatifs, le cavalier n'a qu'à se pencher un peu en arrière de la verticale et conserver son équilibre, la pratique fera le reste.

135. — Le galop cadencé, en anglais canter^ est encore plus que le trot une allure artificielle et peu naturelle. On ne peut guère l'enseigner sans mettre beaucoup le cheval sur ses hanches, et bien rarement sans employer la bride. Dans cette allure, chaque jambe est levée et posée dans l'ordre le plus méthodique, la jambe droite ou gauche antérieure posant h première, suivant les cas, mais il y a toujours un pied par terre.

136. — Pour partir au galop cadencé sur vne jambe ou 9W Vautre il faut tirer la rêne opposée et presser le talon du même côté. La raison en est assez évidente, tout cheval partant au galop canter (et plusieurs fois dans le courantdu galop) se metuii

LB CHEYAL ANGLAIS. 337

peu de fcôté sut sa li^e de progres^on, afin de pouvoir mettre en avant la jambe sur laquelle il ^lope. Supposons un cheval qui va galoper sur le pied droit antérieur, il tourne la tête à gauche et la croupe à droite et se trouve fort à Taise pour avoir en avant la jambe droite hors montoir et la jambe gauche en arrière. Pour le forcer de continuer cette allure, il suffit de le tourner de la méine fsuqon eu portant la tête à gauche en le louchant du talon gauche, après quoi on le fait galoper en L'excitant de la voix ou du fouet, tout en le contenant avec la fcride. Quand une fois cette direction est donnée, la tenue de la bride et la pression des jambes peut rester constante, mais si pendant le canter Ton veut changer la jambe directrice, le cheval doit être rassemblé par Taction du mors et de la voix, et l'on change Taction de la rêne et la pression de la jambe de tàùon à tourner le cheval dans le sens opposé à celui de son èépart; il changera généralement l'attitude de son galop, ce nue Ton appelle changer de pied.

137. — L'assiette pour le canter est fort aisée, les genoux pressant légèrement la selle, les pieds pesant peu sur l'étrier et le coi*ps assez droit sur la selle. A cette allure , les mains ne doivent pas être trop bas, mais elles doivent conserver une pression légère mais constante du mors. S'il y avait la moindre tendance à cesser le canter, il faudrait se faire légèrement sentir sur la bouche et exciter la crainte par la voix ou le fouet.

138. — Le galop est la plus naturelle des allures ; on la voit chez tous les chevaux en hberté, depuis le poney du Shetland et le cheval de camion, jusqu'au cheval de course de pur sang. C'est une répétition de sauts, et il diffère du canter par un trait essentiel qui fiedt la vraie distinction de ces deux allures. En décrivant le canter, j'ai dit qu'il y avait toujours un pied en contact avec la terre, tandis que dans le galop lent ou rapide il y a toujours un intervalle pendant lec^uel l'animal tout entier est suspendu en l'air sans toucher terre. Il n'est donc pas vrai de dire que le canter est un galop lent, ni que le galop est un canter rapide : ce sont deux allures parfaitement distinctes, qui dififerent autant que la marche et la course chez l'homme. On trouve, il est vrai, les mêmes alternatives pour la jambe dirigeante , et on emploie la même méthode pour faire partir le cheval sur un pied désigné ou pour changer de pied, quoique

33â tft eHBTAt AKdtAtd.

tmit cela soit beaucoup plus difficile à eflfectuer dans l'àUnie du ^ùp que dans celle da cànter.

139. ^--Dans Tallare du galop, Tassiette du cavalier doit être, suivant les circbnstances, an fond de la selle ou debout sur les étrïers. Là première est la position habituelle, et ce n'est que danè les comiBes et lé galop très-rapide que Von a recours à k deuxième manière. En conservant le fond de la sèUe, les pieds peuvent repo^r sur la balle (1), comme dans kà autres aUores, où bien avec Tétrier complètement enfoncé , comme on le fait oiâiriairement en courant à travers champs. Le corps doit être^ èi Paise, légèrement en arrière, les genoux tenant bien, mai» ' en prenant soin de ne pas serrer au point d'inconimoder le che^ val , âtute que j'ai souvent vu commettre à des hommes d'une grande force musculaire. Les mains doivent âtré basses , avec assez d'action sur la bouche pour retenir le cheval , mais sans le porter à se détendre. S'il est porté à s'encapuchonber on i< mettre le nez au vent, les mains doivent être levées ou baissées { en conséquence. Quand il faudra se mettre debout sur les étrÎCTs, < c'est 'à> eux h, porter le poids, mais il faut l'assujettir avec les \ genoux, qui doivent bien tenir les quartiers de I9. selle. L'as- i siette es^ jetée bien en arrière , pendant qu'en même temps le ' rein se creuse. Par cette action combinée, on évite de fiaîre pe^ Sjer le coq)s sur l'épaule du cheval, ce qui arriverait et ce qui se rémarque souvent lorsque 1 assiette qui a quitte la seUe est apportée presque jusque sur le pommeau, les yeux du cava- ' lier ayant l'air de regarder le long du chanfrein de son cheval, 1 ou quelque chose d'approchant. Si l'on examine un jockey qui' s&it se tenir, l'on verra que s$. jambe ne tombe pas droit à partir du genou, mais qu'elle est jetée légèrement eu arrière de cette ' ligne ; que , conséquemment , le centre de gravité se trouve^ «tûssi en arrière, de sorte qu'en raidissant l'articulation il peui porter le corps en arrière, jusqu'à la ligne de l'étrier , sans cesser de peser dessus. Cette attitude ne peut se conserver longtonpi sans fatigue pour le cavalier ; elle n'est usuelle que dans leâ ' courses ou dans un temps de galop sur mauvais terrain , comme < & la chasse, quand on rencontre un champ labouré un peu profond, ou une montée rapide, ou tout autre terrain susceptibk de fatiguer le cheval.

[X>lttii AwK» iVP^l^t balle te fi^ U parUê qui VtV^d^ ^ ofclMft'

SécHoh FI. — Mauvemènis êxtroùféêMjArêi*

141 . — Outre ^es allures nécessaires an cheval pour l'emploi u'eii fait rhomiriè, il y a encore cértaiiis moùvemeriis que Toiî Bncontre fréquemiùent sans les désirer, il y en à d'autres que liomme lui enseigne pour des cas extraorâinaîrés. tes premiers }nt des vices, les seconds sont plus ou iùoihsle résultat du maége ou école de dressage, tes Vîcés sont 1^ die butter f^* àé se ouper et de se cabrer; 3** de se dérober ; 4^ de riier ; 5* de ÏÈair^ es bonds ; 6® de se coucner; 7** de cogner Tépàule au mur ; * de s*émp6rter. Les airs de manège sont le iectll ^ le pasige, etc.

142. — Le défaut de butter est dans tous les cas occasionné ar une action défectueuse des muscles, bien qu'il soit nors de joute que, chez plusieurs chevaux, ce défaut s'àggràvé par la ioiterié soit des pieds, soit des jambes ou par uiie ferrure d^îctueuse. Il y a des chevaux que Ton ne peut monter en sûreté our une longue course, quoiqu'en sortant de 1 écurie usaient is mouvements fort beaux. La cause eiî est (i^ns la Éatîgue rkîde des muscles qui relèvent et étendent la jambe, à la suite e laquelle la pince ne franchît pas le terrain, et quand elle le enconïrë il n'y a pas la puissance musculaire iiécessaîre pour ^arer la fkute. Beaucoup d' animaux paresseux et rasant lé îrrain sont toujours à rencontrer quelque pierre ; mais ayant è forts extenseurs, ils retirent leur pied de Fobstaclé ets^Telettent facilement. Ceux qui ont de mauvais extenseurs ont îau rencontrer avec moins de force, ils n*ont pas la vîguêui*' ecessairé pour se tirer d'affaire, et tombent. Ceux qui bronient de la première façon peuvent être maintenus feur leurs nûbes par la sévérité en les réveillant constamment ; mais mx qui pèchent par faiblesse ne sont jamais sûrs. Quand le beval butte par suite de boiterie et de douleur, le plas hulain et le plus sûr est ou bien de descendre en menant le chëil en main, ou bien de le tenir éveillé par Tûsage du foueé et 3 Téperon. L'humanité, qui ferait prendre un terme inoyên,

mènerait à mordre la poussière ; il ne faut jamais essaye^ de ï système ; mais il y a plusieurs manières de faire dès ifeiux te de paresse, comme, par exemple, quand la pince rencontre, aoique bien jetée en avant; cela provient de ce que l'action 1 genou étant basse, le pied ne franchit pas l'obstacle. Ce est point un faux pas dangereux ; il est rare ^ue le cheval ô se relève pas. H y en a une àutfè qtd provient de èe que

340 X.E CHBVAL ANGLAIS.

le pied est posé trop en arrière et trop sur la pince, de sorte que le paturon au lieu de se fixer à sa place, derrière la verticale du pied, plie en avant et fait ainsi perdre à la jambe la faculté de supporter le poids; dans ce cas, le cheval ne tombe généralement pas, à moins que l'autre jambe ne se comporte pas mieux; mais c'est un accident très-désagréable, et Ton ne doit jamais considérer comme -sûr un animal qui y est sujet. Ces animaux trompent souvent les jeunes et les inexpérimentés, parce que généralement ils lèvent bien le genou et paraissent marcher avec aisance et sûreté. Mais si on les surveille, on leur verra poser le pied derrière la verticale partant du devant de leurs genoux, et, quand les choses en sont là, Ton doit toujours s'attendre à ce genre de faux pas. Il y a encore celui qui provient d'une pierre roulante qui s'échappe au moment où elle supporte le poids de la jambe. Le cheval perd ainsi l'équilibre au point de faire une faute avec l'autre jambe. Elle sera plus ou moins grande, suivant la bonne ou mauvaise allure du cheval. Enfin, il y a des faux pas qui résultent de la sensibilité de la sole ou de la fourchette ; lorsque les pieds tombent sur une pierre tranchante, la douleur est telle que le genou cède et il se produit le même effet que dans le cas de la pierre roulante et à un plus haut degré.

143. — Le remède aux faux pas dépendra, dans tous les cas, de la cause qui les produit. S'ils proviennent de faiblesse, ni soins ni équitation n'empêcheront de butter, bien que l'on puisse éviter une chute complète en s'asseyant bien en arrière et en prenant garde de ne pas être tiré par dessus l'épaule en cas de faute sérieuse. En pareil cas, il est inutile de lêner beaucoup le cheval ; il faut le tenir éveillé, mais non le presser, parce que plus vous le fatiguez, plus il a de chances pour s'abattre. Il faudra donc beaucoup de jugement pour le dorloter jusqu'à l'accomplissement de sa tâche, et le meilleur moyen pour cela est de soulager ses reins en marchant à côté. Personne ne devrait monter habituellement un pareil cheval; mais si malheureusement l'on se trouve dessus et à quelques milles de chez soi, le conseil précédent est bon à suivre. Toutefois, quand les faux pas proviennent de paresse décidée, la seule méthode à suivre est de s'emparer de la tête du cheval et d'employer vigoureusenjent la cravache ou l'éperon ou même les deux à la fois. Bien des chevaux £ont sûrs au grand trot ^ans que l'on puisse se fier à eux au petit trot. Le cavalier ex-

LE CHBVAL ANGLAIS. 341

périmenté sait découvrir Tallure où son cheval travaille avec aisance et sûreté et le maintient à cette allure. Il v a deschèvaux qui peuvent descendre une côte avec sûreté et sont toujours à trébucher sur terrain ordinaire (ce sont ceux qui rasent, mais ont une bonne épaule) ; d'autres encore buttent en descendant, parce qu'ils jettent les pieds trop en avant ; chacun de ces chevaux doit être monté différemment, en tenant compte de son défaut particulier. Qaand la faute provient de claudication, le remède consiste à défeiTer et à rectifier la ferrure si elle laisse à désirer. Si la boiterie dépend des articulations, ligaments ou muscles, on a recours au repos et à Vart vétérinaire.

144. — Le cheval se coupa quand une jambe est atteinte par le fer ou le pied de l'autre jambe ; cela peut être au boulet ou à l'intérieur de la jambe, ou juste sous le genou (1), ce que nous appelons l'atteinte de vitesse. Elle provient de ce que les jambes se meuvent de travers, de sorte que l'action n'est pas régulière. Ce défaut s'aggrave par la faiblesse ou le mauvais état de l'animal. Ainsi, un cheval qui a dépéri pourra très bien se couper, quoiqu'exempt de ce défaut quand il est en bonne chair. Le cheval peut se couper à la jambe de derrière comme à celle de devant.

145. — Le remède consiste à modifier la ferrure ou à mettre une botte.

146. — L'habitude de se cabrer est un mauvais tour de poulain qui se perd ordinairement en vieillissant, mais il n'est pas maintenant aussi commun qu'autrefois, et on ne voit pas souvent de chevaux dangereux par ce motif. C'est un horrible vice quand il s'agrave, et il peut être fatal à un cavalier inexpérimenté. Quand le défaut est léger, le cheval s'enlève ut^ peu du devant et retombe aussitôt comme pour jouer; mais il y a circonstance aggravante quand le cheval cherche systématiquement à désarçonner le cavalier; quelquefois la brute va jusqu'à se jeter en même temps elle-même sur le dos.

147. — Le remède à ce défaut est la martingale, qui peut être employée avec des anneaux coulants dans lesquels s'engagent les rênes de filet, ou on peut rattacher directement au mors de filet à l'aide de la boucle ordinaire, ou encore à l'aide d'une rêne coulante qui commence au poitrail de la martingale

(1) Speedy eut, coupure qui arri?c quand le cheval est forcô (Note da traducteur.

34? J,B CHBVAJ. AJN^LAXS.

ç|; paase à tray^rç 4e l'wnçau dii filet, avec uu efet de pojilî«; DU la ramène en i»/siiîi et o^ la serre ^elou les circonstanjces, de &çpu que l'on pey.t ramener le nez du cheval sur le bréchet, pu on peut le laisser eu pleine liberté sans être obligé de descendre. C'eçt un fort boa système pour un cavalier expérimenté, mais }es ftutres ne doivent pas y avoir i-ecours. Avec un chevid déterminé à se cabrer, il n'y a que ce moyen qui réussisse, et encore pas tam*o,urs, puisqu'il y a des animaux qui ont trouvé Je i»Loyen de se dresser debout avec la tête entre les jambes de Seyant ; ce sont heure]i>semeut de rares exceptions, et avec la Hiegorité des chevaux il y a toujours un genre de marti^igab qui réussit. Jamais, avec des chevaux qui se cabrent, on ne 4oit en mettre sur les rênes de bride, et même l'on ne doit guère mettre de bride aux animaux affectés de ce vice, le moindre contact du mors les porte à se cabrer, et, à moia^^ qu'ils ne soient aussi enclips à s'emporter, il vaut mieux ^ fier à un pelham ou à un bridon qui, ne produisant pas d'irritation à la boucha, les engagera souvent à marcher francheinent» tfindis que le ipors de bride pourrait bien les disposera montrer en se cabrant leur mauvais caractère. On peut essayer de .casser une bouteille d'eau entre les oreilles ou d'appliquer un coup violent dans la même région, mais l'usage répété de la martingale suffira ordinairement. L'on a essayé quelquefois de guérir les cabreurs en les laissant s'enlever, ensuite en glissant de côté et les tirant en arrièx'e ; mais c'est un tour dangereuîçL pour le cheyal et le cavalier, qui a souvent cassé les reins au cheval et causé à l'hotnme de graves accidents. Il est inutile d'ajouter que dans, tpus les cas le cavalier doit bien se pencher en ayant et lâcher la bride pendant que le cheval est en l'air. V 148. Les écarts proviennent quelquefois de peur et quelquefois de vice, plu^ieur^ chevaux coiqmencent par les premiers et -«jQ livrent ensuite au^ secicmds par suite de mauvais traitements- J^e poulain est presque toujours plus ou moinb peureux, surtout si on l'amène brusquenaent dans les rues d'une ville bruyante jm sortant des prairie^ isolées Aù il a été élevé. Il y a tputejS^i^ des variétés ^ns fin de chevaux peureux > quelques-uQs s'effraient outre mesure d'un objet qui n'a rien de formidabtf |ifour un autre. Quand un cheval s'aperçoit qu'il obtient gain de cause en tournant le dos à ce qui lui déplatt, il répétera ces j^emi tours sans çau^ fi^ignapt l'alarme et çl^.erchant des prétextes. Cela n'est pas rare, et avec les cavaliers timides, cela

mène, i^^màtl» pied à.terre, alors le clféY;?tl iQfftpt; Jrttei# IPfllp()rairqment gou but^ saisit la prmière Qccasipa dp recp'pi^ea^cer. Quand les écarte proviennent naturelleim^nt de }a peur* lès yeux sont généralement plus qu naolus défeçty^iuç, wais Qaelquefois la caàse est dans une irritabilité, générale du syst tème nerveux. Aingi il y en a qui abordent de çonfi?.nfie \^ chariots et autres objets qu'ils rencontrent sur Ja rQute et quji itombent presque de terreur quand uij petit oi^au s^envpl^ i'uniQ haie ou 4^e tout autre bruit les pre^d en sursaut.. 11^ sQjrt aiisâ plus dangereux parce qu'ils n'avertiseçjat piasj. ^wdi^ ^WP celui qui est simplement sur Tœil montre presque tQuj.Qjirs par le nàoliveiment de ses oreilles qu'il médite un demi tour. , - 149. Pour les chevaux peureux, le seul remèdç est, d'y fw^ ftussi peu d'attention, que possible, de mépriser leiw^ frayeurs, d(3 leur, parler d'une façon encourageante et c^epdant ;sév:èj^eT ment, et .d'une manière ou d'autre, de rmmner l'animÉ^l h l'objet qui l'eftaie. S'il est nécessaire, il feut avoir recours au. fouet et ^ l'éperon, mais^amais coaune châtiment. Tant mieux ^i on peut C^niener l'animal à l'objet qui l'effraie sans .i^ser de^çigueur; jcaais çn cas de nécessité c'est .le moyen à emiployer. Ûuan4 1> peur occasionne les écarts, le châttimeQt ne ffdt qu'ajouter h sa peur, ja\^^ quand la jqiauvaise. volQnJé a ^remplacé l'effifoi^ il faut ^.mplQ^e^ 1^ sévérijê pour le d^étruire. Comme règle gén^ raie le fouet ne devrait pas être employé, à moins que le cheval ne ff^ son demi tour, complet, et encore dans cette circonstance faut-il avoir ^ Jtaotife de croire que la cr^qte estfimu- .é^. $'il yeujt ^^ rapprocher de l'objet même fort au large, pirvçc l'aisance 4es coudes., on p^ut lui laiescr. coi^nuer son 3hen)in avec iiapui^jté. ^i&ûi, n'est pire que la» sévérité absurde déployée, par ce?:tains cayaliep après que le cheval a vaincu sa ^épugnQ.nce et dépassé Tobjet. Dans. ce moment on 4çyrâit ilencpurçiger autant que, possible de l^ ii^ain* et de la voix^ et spi^s ai^qun prétexte on ne devrait lui . faire faire cps lançades iufi .nous ob^iryRQs^ sur le§ rpute^. et qvii proviennent* des ï^pyens.de rigueur employés mp.1 à, propo^, ^ ch^timwfc ôU pqntraire^dqyraitêti-e appliqué d'avapciç; mais il,arj:iye.s(?u^i^ftt lue le cavalier n'est en mesure de frapper que quja,o4 l^/éiîftrt 3s;t ter^né.; et dans sa colère il ne réfléchit pas qu'il n'e^plus

^^ipçsd^pupir, ; ^ ;, ,: ,^ , ,, . ....,,,

JL,50. La, made est un défaut très désagréajbjçi è Ift s^llç,et à 'attelage, mais il est moins dangereux dans le premier cas; }1

344 LK CHBVAL ANGLAIS.

est trop connu pour qu'il faille le décrire. Souvent il provient de gaieté, mais tout aussi souvent il est occasionné par un désir vicieux de se débarrasser du cavalier.

151 • La meilleure méthode avec un rueur estde bien tenir la tête aussi haute que possible et alors de frapper fortement l'épaule avec la cravache. Si la tête n'est pas bien en main il n'en ruera souvent que plus, mais si au moment où le coup arrive l'on se tient bien , le cheval renoncera ordinairement à ruer. Avec des rueurs décidés le gag snaffle (filet bâillon) est fort utile, parce que ce mors maintient la tête haute mieux que tout autre.

152. Les sauts de mouton sont une suite de bonds et cabrioles que le cheval emploie évidemment dans l'espoir de se débarrasser de sa charge ; généralement il voûte l'épine dorsale et souvent fera le saut des bêtes à cornes, verticalement au-dessus de terre, qui désarçonne sûrement un faible cavalier.

153. Le remède est de rester fixé en tenant bien la tête, sans trop la confiner ; souvent les sauts sont suivis d'une quinte de ruades auxquelles le cavalier doit être préparé. Si vous êtes fondé à croire que le cheval veut se livrer à ces tours, on trouvera beaucoup d'aide en bouclant sur le devant de la selle une pièce de drap roulée comme le manteau d'un soldat ; souvent quand l'assiette n'est pas très-bonne, c'est le moyen d éviter une chute.

154. Le défaut de se coucher est seulement pratiqué pour les poneys du pays de Galles et autres brutes obstinées, et il est bien rare dans les chevaux de provenance anglaise. Quelquefois à coups d'éperon on fait relever ces méchantes rosses, mais dans les mauvais cas il faut prendre son parti de céder.

155. On ne trouve aussi que dans des chevaux de race inférieure, le vice de frotter l'épaule au mur, bien que dans toutes les races il y en ait qui par suite d'éducation vicieuse adopteront cette pratique dans l'espoir d'écraser le genou du cavalier conti^ les murs et palissades. Si l'on étend fortement en dehors la main et le pied, le cheval ne peut exercer une pression latérale assez forte pour vaincre leur résistance, et il ne s'ensuit aucun mal.

156. Un cheval qui s'emporte est celui qui pousse à l'extrême l'habitude de tirer sur la main au galop, mais quelquefois cela arrive de la façon la plus vicieuse, et l'animal court comme si l'excitation le rendie^it fpu. C'est un vice dangereux en ce oue le

îheval en fait ordinairement usage quand il est le plus gênant, îomme dans les rues les plus fréquentées, etc.

157. — Pour les chevaux qui s'emportent, Ton a inventé plusieurs mors d'une grande dureté, mais l'on n'a encore rien nventé qui réussisse aussi bien que la muserolle à la bucéphàle, i laquelle j'ai déjà fait allusion à la page 197. C'est un i)on système pour les animaux acharnés que de les faire galoper jusqu'à ce qu'ils s'arrêtent, en les poussant à la montée, 5e que Von trouve souvent occasion de faire. Il y en a toutefois jue ce traitement ne fait que rendre pires. En général, il réusàt et un semblable effort rend les chevaux tranquilles pour îtielque temps. En dépit de la leçon, ils recommencent aussilot qu'ils se sentent frais, et il est rare que l'on puisse les confier à des cavaliers ordinaires. Il ne sert à rien de tirer droit sur la bouche de ces animaux, mais il est plus avantageux de les laisser aller quand il y a de l'espace, et puis d'essayer ce que produira sur la bouche une pesée vive et sévère ; il ne faut pas la prolonger si elle ne réussit pas, mais on doit rendre la main pour quelque temps et puis essayer une autre fois. Quelquefois il n'y pas d'espace pour cela, et alors le seul plan à suivre est d'essayer de plier la tête de côté, soit pour galoper encercle, soit pour pousser la tête du côté d'une palissade, ou même d'une murafie- ou d'une forte grille. Quelquefois tout vaut mieux qu'une course directe, comme dans une rue encombrée où il y aurait à peu près certitude d'accident. Dans ce cas, tout est • bon à faire plutôt que persévérer dans la direction prise par le fugitif. Dans ces occasions il faut mener le cheval contre tout ce qui peut l'arrêter, comme une haie épaisse ou une muraille de parc, ou tout autre obstacle insurmontable, et il faut courir tous les risques d'endommager la brute et même le cavalier. Celui-ci échappera toutefois avec des contusions généralement légères, si le cheval est dirigé droit et de plein élan contre l'obstacle et non obliquement, ce qui serait loin de remplir le but.

158. — La marche en arrière devrait être enseignée à tous les chevaux, bien qu'on la demande beaucoup moins à la selle qu'à h voiture. C'est toujours une des premières choses qu'enseigne au poulain celui qui est chargé de le dresser, et le cheval bien mis, obéira naturellement à la main du cavalier qui le tire légèrement en arrière; l'action nedoit avoir que le degré de dureté Bécess^ire ^ la bouche de l'animal en particulier, car il y ^ dçs

chevaux qui s'irritent d'être trop sévèrement retenus, ^i le c] Val i*efuse obstinément de bouger. Ton peut légèrem scier de côté et d'autre, ce qui manque rarement de lé mettre en mouvement.

Quand un cheval recule par malice et malgré son maître^î cela s'appelle s'acculer (jibbing). C'est un tour fort ém^arras^l sant et contre lequel il n'y â guère d'autre remède que la pa-^i tîence. Le châtiment est inutile et fait fuir le cheval davantage^ mais en attendant tranquillement qu'il se lasse, ranimai te^ noncera généralement à cette défense et reprendra sa marctii vers là direction demandée. ' ' I

159. — Le passage est un exercice d'équitation dont on vé 6e sert que dans les écoles militaires. C'est l'allure du cheval ié mouvant en côté en «e servant à la fois des deux jambes laté-^ raies et apportant ensuite les deux autres eh cadence. '^

Section FIL — iJéquitation de promenade. \

160. — Cette équitation est la mise en pratique de tous ^ej| préceptes qui ont déjà été donnés plus haut. Quand oii a oT?i donné dé préparer \xn cheval, il' est amenè'à la porté ^ellé q| bridé. C'est le devoir du groom de bien mettre là selle, mais if^ est' bon que lé maître sache où et comment il' faut la posera U| réglé ordinaire est de mettre la sellé une mafn (4 poiiceé) àexÀ riére lé scapuïum, mais c'est trop en arrière, et peu désefl&j peuvent y rester. Il vaut mieux la mettre tout de suite où âk va bien' que de lui ^aissef de la placé pour revenir en âVaiill parce que lés sangles ne font que se relâcher quan^ ellé^gliss^ et lui perinettent alors de venir trop en avant. *Si on lÀ mé| tout d'abord â réndroit où elle arriverait en glissant par sùîte( du niouvemént, les sangles resteiit serrées et là sellé bien fixe. La meilleui^è règle est de placer là sellé là où elle s^ ajuste bien,i en ayant soin que ce soit aussi en arrière qu'il e&i possible de le faire, saris qu'elle cesse d'être ajustée ; la bride doit être mise de sorte que le mors ne soit ni trop haut ni trop ^as, et

chérie chévatr pendant quelques' minutes, alors les sangles sb. rélâchent ordinairement un peu et le groom dôijt* s*occuper de resanglér. Au moment de monter, lé cavalier qui n'a pas dans ; ïiôn groom une confiance absolue, doit regarder les sangles,

r' filment de la bride, la façon don^ }a gpurmpttç ps{ serrée, a mors de ][)ride et 4e filet.

I)^ que ^out cela est arrangé, le groom conduit le çheyjl ontre la porte, le tenant de la main gauche par lés rênes ào ^-• ^ et pesant sur Vitrier droit pour empêcher la selle ^e tourner, >rsque le cavalier est d'un poids un peu fort. Alors çeluj-d lonte d'après les principes donnés au§ 15Î0, et met sonc|ievaî fi pas ; c'est toujours pair là qu'il faut commencer une promeade d'agrément. A cette allure, ainsi que je l'ai déjà expli- Uéy on peut ^ouner à la tête de son cheyaï beaucoup de fierté et l'on n'aura pas de difficulté à le tourner à droite oii à fuche, soit avec une main, soit avec les deux, soi^; parlapyes^ iw des rênes sur l'encolure suivant la maniéré dont le cheval pt dressé. Après avoir parcouru une certaine distance, lecaalier peut s'exercer aux diverses abjures, et s!il a envié 4*Çpçendre à bien monter ^ ij peut 4© temps en teipps, jeter les triers sur le po'mmeau et pratiquer le canter sans étriers. ^n pprenantàse passer d'étrièrs, il est bon 4'avo|r' l'intérieur B son pantalon douJDlé en basane noire à la manfère frMçaise, da adhère bien à la selle, tandis qu'avec du drap et une' seïîe

rî, il y a bien peu 4^ tenue et réquilil)re seul vous maînt|ent selie^ Avec cette précaution, l'on peut bientôt marcher à putes allures, mais il ne faudra essayer le trot qu.en dernier BU, car c!est le plus difficile. L'.on ne peut plus s enlever sur ttrier et on doit laisser le corps chercher sa chance sur laseUe lise penchant un peu en arrière de la perpeùdiculaire, et ne ijsant rieu que se mettre en équilibre. Quari^. on est gans l^ers, les pieds doivent être portés comme si on en aVajt, lies lions bas et les orteils relevés par la puissance musculaire de I jambe.

j 61.-^ four les principes à observer en sg,utant, vojgz |e |apitre de l'équitation à la suite d'une meute.

Section VIII . — De féqvitation des dames,

L'équipement du cheval à Tusage des dames est sen^- «sple en principe h celui que l.on fait pour 1 équitation qes lommes; si ce nest que le mors et |es rênes ^e pn4e;son|.

Sus Téffers et plus éîpsrants, et k seÙe est'^garnie'*4c fourcÊes ►ur pouvoir monter en côté. Les rênes, excepte la partie tenue » main, sont généralement arrondies pour lès' àllégfëï*y é?t 'îês nontants sont ornés de rosettes et d'une mu^roîlfe. *'* ^'*

348 LB CHEYAL ANGLAIS.

La selle doit être bien adaptée au cheval, et il devrait toujours y avoir une troisième fourche, dont nous expliquerons plus loin l'usage. Il y a, en outre, un surfaix pour maintenir les quartiers de la selle* L'étrier peut être comme celui d'un homme, avec une doublure de cuir ou de velours ; ou il peut être eu forme de pantoufles, ce qui est plus sûr et plus commode pom le pied. La cravache des dames est quelque chose de fort léger, mais comme les chevaux de ce genre doivent rarement méritei châtiment, on la porte plutôt pour menacer que pour punir, L'on peut ajouter un éperon, et pour les dames qui chassent 3 est quelquefois nécessaire pour stimuler à un moment donné. Si on l'emploie, il doit être bouclé sur la bottine, et Ton faii une petite ouverture dans Famazone avec un cordon à Tintèrieur, que Ton attache autour de la cheville, et de la sorte Téperon ne sort pas toujours au-delà des plis du vêtement. Ordinairement pour ornement on met une martingale ; mais toul cheval qui porte au vent est impropre à porter une dame.

163. — Le cheval de dame devrait être le plus parfait da hack, au heu d'être, comme cela arrive souvent, une brute inutile, bonne à fusiller. Beaucoup d'hommes croient que toul cheval qui a de l'extérieur portera une dame ; mais c'est uim grande méprise, et si les dames choisissaient elles-mêmes leun chevaux, elles auraient bien vite décidé le contraire. La seule ponsidération qui soient en leur faveur, c'est que généralemeni elles ont peu de poids à faire porter, et que par conséquent un cheval qui les porte est rarement bon pour un homme, à cause de la supériorité de poids du sexe masculin sur la dame cava- Hère. Il y en a bien peu qui pèsent plus dé 9 stones (1) ; h plupart sont au-dessous, et un cheval fait pour porter 10 stoneî avec la selle, fera triste figure sous 12 stones et au-delà; mais au point de vue de la netteté, de l'action de la bouche et di) caractère, le hack d'une dame devrait être irréprochable : du reste, ce sont là les conditions qui font le hack parfait poui n'importe quel sexe. Le hack d'un gentleman peut encore être bon sans avoir été dressé au canter, et être assez formé pour ne plus pouvoir apprendre d'allures nouvelles. Il ne vaut donc rien pour une dame, et d'un autre côté un cheval de dame devrait avoir toutes les allures bonnes. Il est vrai que beaucoup

(1) 9 Stone, 57k.05.

10 Id. 63 46.

n Id, 76 15.

le dames ne trottent jamais ; m^is il ne faut pas leur laisser )our excuse la mauvaise volonté du cheval. La taille du cheval le dame doit être de 15 mains (1) ou de 14 main» 1/2 à 15 nains 1/2 ; au-dessous l'amazone traîne dans la boue, au-dessus e cheval est trop haut et trop peu maniable pour un cheval de lame.

164. — Pour dresser le cheval de dame, s'il a un bon caracère et la bouche fine, il n'y a guère à lui enseigner que le anter sur le pied droit. Cela doit être ainsi, parce qu'en raison le l'attitude de côté que les dames ont sur la selle, le galop sur a jambe gauche leur est désagréable. L'écuyer doit donc Iresser le cheval sur le pied droit par les moyens que nous fcvons déjà indiqués, et persévérer jusqu'à ce que le cheval soit ompu à cette allure et porte habituellement sur le pied droit. 1 faut aussi que le cheval soit bien mis et galope bien sur les rieds de derrière, et non avec l'allure désunie que l'on voit si «uvent. Il faut pour cela employer la bride, mais sans trop ïeser dessus ; le cheval doit apprendre ce qu'il doit faire par la besse du doigté et non par force, par des pressions de mors égères et intermittentes, sans se pendre aux rênes. C'est ainsi jt graduellement, sans aller trop loin, que l'on s'empare de la iête, que les jambes de derrière sont poussées en avant, de malière à régler la bouche sans ces pressions qui l'égarent, [uand le cheval a été mis sur les hanches. On peut boucler une «uverture du côté droit pour habituer le cheval au ballottement du vêtement. J'ai néanmoins trouvé que dans tous les Ûievaux de bon caractère, quand les allures et la bouche ne aissent rien à désirer, l'on peut être sûr que l'animal supporiéra les ballottements de l'amazone. Les messieurs ont trop ouvent l'habitude de dire que leurs chevaux n'ont jamais )orté une dame ; mais s'ils portent tranquillement un genleman , ils auront le même caractère sous une lady, bien qu'ils ne soient pas encore faits à son assiette et à sa main.

165. — Les règles pour tenir les rênes et pour s'en servir sont ipphcables, telles que nous les avons données, à l'équitation les dames, avec cette différence que le genou empêche de baisler la main jusqu'au pommeau de la selle. Voilà une des raisons pour que l'encolure doive être plus pliée que sous un bmme, parce que si elle est droite ou renversée, les mains des

(l) 15 mains, i'^hl,

14 mains 1/2 à 15 mains 1/2=: de l""!? à l»d7.

S5t) LB CHlnrAL ANGLAIS.

dictiièi ^ui se t<*o\iveht hautes, amènent le cheval 6 regirdet les étoiles. Beaucoup de dames tiennent leurs rênes comme en cônSiîîsani une voiture ; nous dirons comment au chapitre prochain. Sous quelques rapports cela vaut mieux, parce que cela permet à la main d'être plus basse qu'à là manière des hommes; et Textrémité des rênes tombe mieux sur Tamazone.

166. — Pour monter, le cheval est amené à la |)orte |)ar le groom et tenu fermé comme pour un gentleman, en ayant soin de le tenir bien à côté de Tendroit où se trouve la dame dont il cherche souvent à se dérober par le côté. Le gentleman qui accompagne la dame met alors sa main droite sur le genou droit ou un peu au-dessus, et y reçoit le pied gauche de la damé. Avaiït cela elle doit avoir pris les rênes dans là înâia droite, 4àî est placée sur la fourche du milieu, alors avec la main gàiïèhe snt Tépaule du monsieur et le pied dans sa main, elle prend son élan de terre, raidît immédiatement sa jambe gauche et s'appuie par un second élan sur sa main raffermie parlé genou. L'on pëui aisément alors la lever en suivant avec 11 main et finissant son élan avec la force minime qiii se trouye nécessaire. En s' élevant, la main continue à tenir la fourche, ce qui jette lé corps de côté sur la selle, c'est alors qiie la dàcW passe le ^enou droit par-dessus la fourché du milieu. Puis elfe se met en selle et le gentleman retire l'amazone jusqa'èî ce qu'il n'y ait plus de replié. Quand il a mis le pied gauche de la dame dans l'étrier avec un pli de l'amazone, l'assiette est complète, elle doit prendre les rênes et s'en servir comme il a été prescrit pour le gentleman au paragraphe 129. La faute qui se commk te plus souvent en montant est l'absence de tension de jarret 4è la part de la dame ; si le genou reste plié, il faut une grande force pour la mettre en selle, tandis qu'avec un bon élan et le jarret tendu, elle doit peser peu de livres dans là main.

167. — La ténue en selle des dames passe en général pour faible et reposant entièrement sur l'équilibré ; mais il n'y a i)as de plus grande erreur, et d'après ce que l'on voit en particulier tout aussi bien qu'au Cirque , il faut un aussi grand effort du cheval pour déloger une bonne cavalière que pour projeter le gentleman. Même avec la vieille fourche toute seule, Il jambe tenait bien : maintenant qu'il y en a une troisième, la dame est solidement accrochée. Quand on n'emploie pas h troisième fourche, l'on tient à la paire qui reste par la , jambe droite, on serre la fourche entre là cuisse et le mollet et l'on oV

ieiit une tenue ferme et solide, surtout eh se servant de l'é- Ker. Mais ce dernier support n'est que pour l'équilibre et est 'Clément utile en trottant, ce n'est pas lui qui assujettit Vasîettè, quoiqu'il vienne en aide à la solidité obtenue par le geloù. Quand on emploie là fourche supplémentaire, la jambe i'est pas retirée en arrière pour saisir comme auparavant, hàîs on tient bien des deux genoux sur les fourches ; la fournie supérieure sç trouvant sous le genou droit , et là fourche inférieure sur le genou gauche; le ! genou droit, acîroché sur la fourche, empêche le corps de glisser en Brière, tandis que le gauche l'empêche de tomber en avant, et ta position se maintient juste. Dans tous les cas, le pied droit loît être tenu en arrière, la pointe du pied à peine visible. Toutes les dames cavalières ne doivent jainais perdre ces principes ïe vùei et elles doivent apprendre aussi promptement que possi-; Ble à se fixer en selle en pressant sur les fourches sans avoir ^ecou^sà^étrier. Quoiqu'assises de côté, elles doivent faire (ace en avant, le coude plié avec aisance et maintenu en posifion relativement au pouce par les principes décrits minutieusement au paragraphe 128 pour l'équitation des hommes. Gé-; ïiéralement la cravache se tient dans la main droite, la ihèchç eh avant et vers la gauche. A l'aide de cette position, on peut s'en servir sur toutes les parties du corps du cheval en croisant vers la gauche, en fouettant en avant ou en arrière dé la sellé, oii, avec encore plus de facilité , sur le flanc droit. L'on peut donc, dans tous les cas, substituer son action à la pression 9è là jambe pour les changements de pied, pour tourner àgauche ou k droite, pour galoper sur un pied ou sur l'autre. Avec cette substitution et le soin d'éviter la dureté des mouvements, ce qui est plus facile avec la main fine et le tact délicat d'une dame, toutes les prouesses faites par les hommes peuvent être imitées par elles.

168. — ^Pour descendre, le cheval est arrêté court; sa tête, tenue par un serviteur, la dame retire les genoux de la fourché supérieure, sort le pied de l'étrier et s'assied complètement dé côté. Elle pose ensuite la main sur l'épaule du cavalier qui raccompagne, qui passe le bras droit autour de sa taille et la soutient légèrement jusqu'à terre.

Chevava: (Tatlelage.

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