SUPPRESSION DES HARAS
N'ayant pas d'idées arrêtées, s'attachant à produire non des races, mais des individus, l'Administration des Haras n'avait rien créé de stable, mais, du moins, avait élevé notablement le chiffre de la population chevaline, population qui offrit tant de ressources aux armées de la République et de l'Empire pour résister aux luttes terribles qu'ils eurent à soutenir pendant vingt-cinq ans contre l'Europe coalisée.
Les effets de la suppression des Haras ne tardèrent pas à se faire sentir et, dès l'an 111, par un décret du 2 germinal, la Convention ordonna la formation de 7 établissements, devant contenir un certain nombre d'étalons et de poulinières.
Trois des établissements décrétés seulement fonctionnèrent : Au Pin, à Pompadour, à Rosières, on plaça quelques étalons de tête, qu'il fut possible de retrouver, et on leur adjoignit ce que les localités voisines purent fournir de meilleur.
C'était peu, eu égard aux besoins.
Quoique abandonnée presque complètement à elle-même, l'industrie privée, stimulée par une consommation incessante, trouva néanmoins les moyens de satisfaire les besoins sans cesse renaissants de notre commerce intérieur et de notre armée*