‹ Le cheval Anglo-NormandChapitre 51 sur 64 · ACHATS DE CHEVAUX DE TRAIT · texte numérisé non relu

ACHATS DE CHEVAUX DE TRAIT

On cherche à justifier l'action des Haras dans la production des chevaux de gros trait par cette considération « que les Haras placés sous l'autorité immédiate du ministre de l'agriculture ont pour mission d'accorder une attention égale à toutes les branches de notre industrie chevaline et qu'ils manqueraient à leur devoir en négligeant certaines races qui, si éloignées qu'elles paraissent des races propres à la remonte de notre armée, y sont cependant reliées sous bien des rapports et qui, d'autre part, constituent

une portion importante de notre richesse agricole (1). »

Reconnaissant d'ailleurs que les Haras ne font, en définitive, que se conformer à la loi de 1874, nous ne verrions aucun inconvénient àce que l'État abandonnât complètement, soit à l'industrie privée, soit aux départements intéressés, l'étalonnage du gros trait.

Au surplus, si nous consultons les chiffres officiels fournis par l'honorable directeur des Haras, M. Plazen, nous voyons que l'Administration n'entretient dans ses établissements que 402 étalons de trait alors que l'industrie privée en possède 658, tant approuvés qu'autorisés.

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