‹ Le Cheval BarbeChapitre 6 sur 28 · C. Claude · texte numérisé non relu

C. Claude

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si désagréablement leur sens de l'esthétique et heurtent leur compréhension du beau en matière de cheval.

Toute une éducation serait nécessaire pour leur faire accepter que certaines lignes peuvent être belles sans être harmonieuses, quand elles sont considérées dans le sens de leurs utilités, et habitués qu'ils sont aux formes développées et plus suivies dans leur ensemble des chevaux d'Europe, ils regardent avec une moue significative ces chevaux, à peine moyens, aux lignes heurtées et vigoureuses, mais presque toujours sans distinction et qu'écrase le plus souvent un cavalier trop grand et hors de proportion avec sa monture.

Quelle chute pour ces esprits prévenus qui s’apprêtaient à jouir du spectacle tant vanté d’une chevauchée superbe où cavales et étalons, aux lignes idéalement harmonieuses, luttent de vitesse dans toute l’explosion de ce sang oriental fameux ! C’est l’estampe ancienne que l’on décroche et qu’on bràle, tant est loin du cheval arabe proverbial, le lamentable sujet qui nous apparaît et, avec la vision du noble étalon et de la fine cavale qui tombe, tombent aussi toute l’admiration que l’on éprouvait pour cette race renommée et la confiance en son avenir que commandait son passé |

À vrai dire, le thème n’est pas nouveau. Au temps de Salomon déjà le cheval arabe, — un des ancétres du cheval nord-africain actuel, — « s’abâtar-

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