DH BRONZE
El soudain disparut cette jeune immortelle Les nuages légers se refermaient sur elle,
Et sa voix murmurait eneoi... toujours... toujours! {Regardant Tsing-Sing qui sourit.)
Ah ! cela vous fait rire ,
pl V |°- UI ? e P.°“ vc *. croirc * ce révc charmant !
Eh Ljcn I voici qui semble encor plus étonoaot !
Quand la nuit sombre Ramène l'ombre ,
Et le sommeil Rêve pareil Pour moi prolonge Ce doux mensonge,
Et près de moi
Je la revoi | ,
Au rendez-vous fidèle Oui , vraiment c’est bien elle Qui vient toutes les nuits,
El dans l'impatience De sa douce présence Tous les jours je me dis :
O nuit! mon bien suprême,
O sommeil enchanteur !
Rendex-moi ce que j'aime Rendcz-moi le bonheur!
Des heurt» que le son , hcl» ! m’» destiné»,
Que ne pim-je h l’inuanl relr.nclier lei journée»? Oui , je toudrii», e’eil U mon »eul dé»ir,
Oui, je voudrais toujours dormir!
O nuit, mon bien suprême!
O sommeil enchanteur Rendez -moi ce que j'aime,
Rendez-moi le bonheur !
TSING-SING. C’est fort extraordinaire...
Vous ne l’avez vue qu’en songe ?...
le prince. Oui , mon ami.
tsing-sing. Et depuis ce tems, elle vous est apparue toutes les nuits?...
LE prince. Sans en manquer une seule...
Tu te doutes bien que dans mes voyages j ai consulté là-dessus tous les astrologues et les savans de la Chine et du Thibet. Les uns ont prétendu que c'était une habitante des étoiles ; d’autres que c’était la fille du Grand-Mogol... une princesse charmante, oui depuis son enfance a disparu de la cour de son père, et qu’un enchanteur a transportée l’on ne sait dans quelle planète
niais tous m’assuraient que c’était celle que je devais épouser!...
tsing-sing. Jç suis de leur avis.
le prince. Mais dans quel pays.... dawu quelle région la rencontrer?
tsing-sing. Je n’en sais rien.
le prince. Ni moi non plus... mais nous la trouverons... tu m’y aideras, et puisque tu ne dois plus me quitter, nous partirons ensemble dès ce soir.
tsing-sing, à part. Ah! mon Dieu!
( Hout. ) Cela ne vous serait pas égal demain?,..
le prince. Pourquoi cela ?
ê • ..,,1* MAOAMH
TOiNG-SlKG. C’est que je suis marié depuis ce matin. ■.* tuo*! »i »?»•!
!»,. U prince. Est-il possible!
tsing-ginu. A la fille de Tchin-Kao , un riche fermiei;.
U prince. Que ne le disais-tu ?... Reste ! alors, c’est trop juste ! (En souriant. ) Estelle jolie?
TSiiVG-SDiG. Une petite Gliinoise charmante!
le prince. Pourquoi alors ne me l’as-tu pas présentée?... Ah! mon Dieu!... quelle
idée : tu dis qu'elle est charmante si
c'était celle que j'aime et que je cherche.#.
tsing-sing. Laissez donc!
LE prince. Pourquoi pas? partout je crois la voir, et si seulement elle lui ressemblait...
tsi\g-si\g , à part. Il ne manquerait plus que cela... et s'il lui prend fantaisie de me l’enlever. . .
LE PRINCE. Qui vient là?...
SCEKB VII.
Le Prince, TSING-SING, TAO-JIN,
sortant de la pagode.
TRIO
TAO-JIN, voilée et s 'art rts tant h Tsing-Sing. Eli bien l... ch bien ( cher époux I LE PRINCE.
Que dit-elle ?
C'est ta femme!
TSING-SIKG , vivement.
Oui vraiment !
fis PRINCE , la regardant avec curiosité.
Son épousé nouvelle Z
• RL. «ING-SINO, fipari.
Ah ! s il pouvait me la ravir.
Qu'il me serait doux d'obéir !
*,,1.1 ENSEMBLE
*. Jaflïi tB PfttNCB. regardant Tao-Jin.
! Que sa démarche est belle 1
Que de cricc et d’altraii !
Oui , tout me dit : c'eat elle Que j'adore en secret J
• lf/lf l TSING-SIWC.
L’aventtire est nouvellcl
• .m • Ç* du ciel quel bienfait,
Si ma fr mme était celle Qu'il adore en secret !
TAO-JIN , à pari , regard mt le prince qui la rcc. garde.
Sans le rempart iidéle De ce vuilc discret ,
D'une flamme nouvelle tf Son cœur s'embraserait!
- I.E Put NCH, à Tan- Jin.
un instant A mes yeux.
Soulever ce voile envieux 1 ^ TAO-JIN.
Quoi ! vous voulez?...
TSING-SING
Eh 1 oui , ma bonne, Sitôt que le prince l'ordonne
MÉATRAL
vt i
C'eet votre devoir etàe mien ' , mw £
D’obéir...
( Tao-Jin lève son vile»)
LE PRINCE
O ciel I...
TSING-SING, avec curiosité.
Eh bien?...
LE PRINCE. t ■
Ehbseol:
ENSEMBLE
LE PRINCE. . % j
O surprise nouvelle!
Ce ne sont point ses traits.
Non, non, ce n'esl pas celle Qu’cn secret j'adorais I
tsing - sing , tristement.
Espérance infidèle Dont mon coeur se berçait,
Ma femme n'est pas celle Que le prince adorait 1
TAO-JIN , n gardant le prince.
Oui , je lui semble belle Si mon coeur le voulait D’une flamme nouvelle Le sien s'embraserait!
•I MIS t • *U
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