QUINTETTE
TCHIN-KAO
Pour vous, nobles seigneurs, le repas est servi!
LE PRINCE
C’est Tchin-Kao, le fcrmierlJl
TCHIN-KAO
Oui , mon prince !
LE PRINCE
Reçois mon compliment ! dans foute la province {Lui montrant Tao-Jin.)
Je n’ai rien vu., je crois, d'aussi joli
QMtaBlkl... Mr -'7
TAO-JIK, s'éloignant aetc indignation. ‘ S» fille!... *
TCHIN-KAO
Eh ! mais... ce n'ést pas elle !
TAO-JIN
Se fille !-., quelle horreur 1 ✓ •»- Moi cousine de l'empereur !
LE PRINCE, à Tao-Jin.
Eh ! quoi, vous n'étes pas celte beauté nouvelle Que le seigneur Tsing-Siûg ce matin épousé !
TAO-JIN
Qu'il épousa ! r .qu’cntcad»-je?
{A Tsing-Sing.) j
Une nouvelle femme!
TSING-SING, à demi-roi r.
Taisez-vous donc !... le prince est là !
TAO-JIN
Non, je ne puis calmer le courroux qui m'enflamme. Une cinquième! !... à vous !... vous, monsieur qui
déjà...
TSING-SING, de même.
Taisez-vous donc , le nrince est là 1 tao-jin , ae même.
Et quelle est-elle ?
TCHIN-KAO , montrant Peki qui arrive voilée,
La voilà I TOUS.
La voilà!... la voilà!
TAO-XIN.
Le perfide me le pttral
LS CBSVAL
LS PRINCE , regardant tour à tour Peki et Tsing Sing.
Et m’abuser ainsi!... pauvres princes, voilà Comme en tout tenu on nous trompa !
ENSEMBLE
LE PRINCE
Que sa démarche est belle ,
Que de grâce et d'attrait!
Oui tout me dit : c'est elle Que j’adore en secret !
tsing— smo.
O souffrance mortelle !
Abl de moi c'en est fait !
Mon autre femme est celle Qu’il adore en secret !
TAO-JIN
Une flamme nouvelle En secret l’occupait ;
Le traître, l'infidèle Ainsi donc nous trompait!
PEKI.
Dans ma douleur mortelle 1 Héla»! si je l'osais ,
D’une chance aussi belle Ah ! je profiterais !
TCHlN-tàO.
Quelle gloire nouvelle!
Quel triomphe complet Si ma Elle était celle Qua le prince adorait !
TA O- J IN , passant près de Peki et soulevant son
voile. '
Je connaîtrai du moins ma rivale !
TOUS
Ah ! grands dieux !
LE PRINCE , regardant Peki.
Non... non , ce n’est pas elle !
TSING-SING, à part.
AK ! je l'échappe belle.
LE PRINCE, regardant toujours Peki.
Mais d'où viennent les pleurs qui coulent de ses yeux? TSING-SING , s'approchant.
Qu’a-t-elle donc ?
PEKI.
Ah ! je ne puis le dire !
TSING-SING
A moi votre époux!
PEKI.
Non.
LE PRINCE
Mais à moi , mon enfant!
PEKI.
Vous , monseigneur, c’est différent!
Je «oi§ que j’oserai !
LE PRINCE
C’est bien ! qu’on se retire!
TSING-SiNG , avec effroi.
Qui moi?... me retirer !
TAO-JIN
C’est bien fait 1 LE PRINCE.
C’est charmant !
TAO-JIN
Cirn, femmes !... ah ! cela mérite châtiment ! ENSEMBLE.
TAO-JiN.
Ah 1 d’une telle offense Je veux avoir vengeance,
Et pareille inconstance Lui portera malheur !
Oui, pour loi point de grâce,