‹ Le cheval de bronze operafeerie en trois actes paroles de M. ScribeChapitre 12 sur 48 · QUINTETTE · texte numérisé non relu

QUINTETTE

TCHIN-KAO

Pour vous, nobles seigneurs, le repas est servi!

LE PRINCE

C’est Tchin-Kao, le fcrmierlJl

TCHIN-KAO

Oui , mon prince !

LE PRINCE

Reçois mon compliment ! dans foute la province {Lui montrant Tao-Jin.)

Je n’ai rien vu., je crois, d'aussi joli

QMtaBlkl... Mr -'7

TAO-JIK, s'éloignant aetc indignation. ‘ S» fille!... *

TCHIN-KAO

Eh ! mais... ce n'ést pas elle !

TAO-JIN

Se fille !-., quelle horreur 1 ✓ •»- Moi cousine de l'empereur !

LE PRINCE, à Tao-Jin.

Eh ! quoi, vous n'étes pas celte beauté nouvelle Que le seigneur Tsing-Siûg ce matin épousé !

TAO-JIN

Qu'il épousa ! r .qu’cntcad»-je?

{A Tsing-Sing.) j

Une nouvelle femme!

TSING-SING, à demi-roi r.

Taisez-vous donc !... le prince est là !

TAO-JIN

Non, je ne puis calmer le courroux qui m'enflamme. Une cinquième! !... à vous !... vous, monsieur qui

déjà...

TSING-SING, de même.

Taisez-vous donc , le nrince est là 1 tao-jin , ae même.

Et quelle est-elle ?

TCHIN-KAO , montrant Peki qui arrive voilée,

La voilà I TOUS.

La voilà!... la voilà!

TAO-XIN.

Le perfide me le pttral

LS CBSVAL

LS PRINCE , regardant tour à tour Peki et Tsing Sing.

Et m’abuser ainsi!... pauvres princes, voilà Comme en tout tenu on nous trompa !

ENSEMBLE

LE PRINCE

Que sa démarche est belle ,

Que de grâce et d'attrait!

Oui tout me dit : c'est elle Que j’adore en secret !

tsing— smo.

O souffrance mortelle !

Abl de moi c'en est fait !

Mon autre femme est celle Qu’il adore en secret !

TAO-JIN

Une flamme nouvelle En secret l’occupait ;

Le traître, l'infidèle Ainsi donc nous trompait!

PEKI.

Dans ma douleur mortelle 1 Héla»! si je l'osais ,

D’une chance aussi belle Ah ! je profiterais !

TCHlN-tàO.

Quelle gloire nouvelle!

Quel triomphe complet Si ma Elle était celle Qua le prince adorait !

TA O- J IN , passant près de Peki et soulevant son

voile. '

Je connaîtrai du moins ma rivale !

TOUS

Ah ! grands dieux !

LE PRINCE , regardant Peki.

Non... non , ce n’est pas elle !

TSING-SING, à part.

AK ! je l'échappe belle.

LE PRINCE, regardant toujours Peki.

Mais d'où viennent les pleurs qui coulent de ses yeux? TSING-SING , s'approchant.

Qu’a-t-elle donc ?

PEKI.

Ah ! je ne puis le dire !

TSING-SING

A moi votre époux!

PEKI.

Non.

LE PRINCE

Mais à moi , mon enfant!

PEKI.

Vous , monseigneur, c’est différent!

Je «oi§ que j’oserai !

LE PRINCE

C’est bien ! qu’on se retire!

TSING-SiNG , avec effroi.

Qui moi?... me retirer !

TAO-JIN

C’est bien fait 1 LE PRINCE.

C’est charmant !

TAO-JIN

Cirn, femmes !... ah ! cela mérite châtiment ! ENSEMBLE.

TAO-JiN.

Ah 1 d’une telle offense Je veux avoir vengeance,

Et pareille inconstance Lui portera malheur !

Oui, pour loi point de grâce,

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