AVANT-PROPOS
— Voilà le hic? Adressez-vous à l'Etat, c'est lui qui devrait vous les commander et vous les payer, puisque c'est lui le gros consommateur!
Et c'est toujours à la question d'argent qu'est arrêtée cette discussion; mais parce qu'une forme de clieval rapporte à son éleveur, il ne faut pas en conclure que cette forme soit celle du cheval de chasse ou d'armes; il ne faut pas non plus du haut d'un pur-sang, décider, parce qu'il y a de vilains et de mauvais trotteurs, que ces chevaux ne valent et ne vaudront jamais rien, on se tromperait grossièrement, si on était de bonne foi.
Le lecteur voit à quel point de vue je me place; il ne sera donc pas étonné en lisant dans le chapitre relatif au cheval normand, que, en Normandie, où on pourrait faire naître le premier cheval de selle du monde... il n'existe qu'à l'état d'exception, et son propriétaire en est honteux comme une poule qui aurait couvé des canards.
En traitant les différents sujets de cette étude, j'ai été entraîné à parler de bien des choses sportives qui ne s'y rapportent qu'indirectement. Je prie encore le lecteur de m'excuser du manque de clarté dans l'exposé d'une matière si touffue.
Quant aux pays d'élevage, la description que j'en fais est d'après mon impression première et personnelle. J'ai dû par conséquent commettre quelques erreurs. Je me suis pourtant adressé pour éclairer mon opinion aux renseignements complémentaires qu'ont bien voulu m'envoyer M. le vicomte de Chezelles, M. Blondin, directeur de l'école de dressage de Caen, pour la Normandie; M. Ouizille, M. le vicomte deRertangny, M. du Breuil de Marzan, M. le comte II. de Robien, etc., pour